Des pistes pour compléter les unités (DES)


Je m’adresse surtout aux mamans qui dirigent leurs enfants vers l’obtention d’un DES.

On me demande souvent des alternatives au cours d’ECR ou encore pour aller chercher quelques unités manquantes afin de compléter le parcours de l’élève.  Comme ce n’est pas toutes les écoles qui proposent suffisamment de cours pour compléter les unités, on peut se tourner vers le programme des adultes pour terminer notre programme.

Après avoir expérimenté quelques cours à la formation à distance pour adultes, je vous suggère de regarder certains cours qui sont courts et faciles à réussir.

Naturellement, plusieurs cours de sciences peuvent faire l’affaire mais demandent beaucoup…  beaucoup plus de temps que ceux que je mentionne ici.

Pour 1 unité  : traitement de textes niveau 1 (WORD)

Facile à réaliser en très peu de temps puisqu’il s’agit de la base…  pour un élève qui a déjà travaillé avec WORD, en quelques heures il aura réussi le travail à faire!  Un seul devoir et l’évaluation prend moins de 30 minutes!

Pour 1 unité  : traitement de textes niveau 2 (WORD)

Il faut avoir fait le premier…  tout aussi simple.  On ajoute l’insertion d’images, etc. Encore une fois, rapide à faire et simple à réussir.  Un seul devoir et une évaluation simple à faire.

Pour 1 unité  : tableur 1 (Excel)

Idem que pour le traitement de texte… rapide et très simple à faire. Un seul devoir et une évaluation.

Pour 1 unité  : tableur 2(Excel)

La suite du premier.  Un seul devoir et une évaluation.

Pour 3 unités : bilan et choix professionnels

Le cours parfait pour un enfant qui ne sait pas trop quoi faire comme métier.  C’est l’équivalent de «Projet personnel orientant – PPO» mais en plus complet.  Ici encore, un cours facile à faire… Il demande plus de temps que les cours d’informatique mais réellement facile à faire!  3 devoirs et une évaluation.

Pour 3 unités : À la recherche d’un emploi

La suite de l’autre…  simple et facile à réaliser!

Pour 6 unités : Anglais enrichi

Avant tout, il faut avoir réussi le cours d’anglais de secondaire 5 avec un résultat supérieur à 85%.  Il ne se donne pas dans tous les centres d’éducation pour adultes.  Il est surtout axé sur la conversation anglaise.  Donne beaucoup d’unités…  mais demande beaucoup de travail aussi!

 

N’hésitez pas à demander les cours qui sont offerts au centre de cours pour adultes de votre région puisque les cours ne sont pas tous proposés partout et d’autres pourront faire l’affaire.

Il y a des alternatives au DES régulier…  on peut compléter sans y mettre trop de temps!

Réflexions sur ma routine…


J’ai l’impression de répéter la même chose depuis des années.  J’ignore si je suis la seule dans cette situation, mais je n’arrive jamais à trouver du temps pour faire «toutes» les matières dans mes semaines de travail.

Bon, je l’avoue, je suis un tantinet perfectionniste en mathématique et en français : ça gruge beaucoup de mon temps de disponible c’est certain, mais quand même…

En fait, si je pars du principe qu’à l’école régulière, toutes les matières y passent chaque semaine, pourquoi je ne serais pas capable d’en faire autant ?

Bon, avouons qu’à l’école régulière, ils n’ont pas toujours le temps de bien approfondir les notions ou d’accompagner un enfant particulièrement en retard dans une matière.

Vous le savez, j’ai tenté plusieurs choses au fil du temps, le constat reste toujours le même : plus le niveau scolaire des enfants augmente, plus la quantité de matières à faire devient importante et plus il devient difficile de tout faire «rigoureusement»!  J’insiste sur le mot puisque c’est là que le problème survient : lorsqu’on veut bien travailler chaque matière, ça prend du temps!

Un des problèmes que je rencontre souvent c’est que j’approfondis trop certaines sections de travail.  Comme je vais toujours plus loin en français, plus loin en maths, plus loin en science, plus loin en histoire, plus loin en art, plus loin…  Devinez ce qui arrive?  Je manque de temps! Hihihi.

Je n’ai donc pas trouvé de recettes miracles pour le moment puisqu’il me faudrait diminuer mes «ajouts» pour me concentrer sur la matière : ce que je me refuse de faire pour le moment.  Franchement, je ne vois pas encore l’utilité de ne pas enrichir mes programmes (souvent médiocres d’ailleurs).

Mes solutions sont donc très temporaires puisqu’elles ne fonctionnent qu’à moitié.  Les dernières semaines, je fais, chaque jour, les matières de base importantes : dictée, français, étude de la langue, mathématique, anglais.  Puis, je travaille par «bloc» les autres matières en alternance.   Quand je dis «Travailler par bloc» je veux simplement dire que je travaille un sujet, par exemple la lumière en science, pendant 2-3 semaines à tous les jours jusqu’à ce que le sujet soit entièrement travaillé.  Ainsi, je suis assurée qu’une section du programme est entièrement bien faite et complète!

Bon, je ne peux jamais totalement vider un sujet puisque ce serait sans fin, mais on approfondit autant qu’ il est possible de le faire.

Ma routine ressemble donc à…

Les enfants ne travaillent pas avec moi en après-midi cette année puisque je ne suis pas disponible (je travaille).  Par contre, ils débutent dès 7:30 le matin et nous travaillons 60 minutes en fin de journée.

  • 7:30 – 8:00 : dictée de mots de vocabulaire et dictée (2-3 phrases).
  • 8:00-9:00 : Travail sur le texte ou étude de la langue.
  • 9:00-9:30 : Mathématique
  • 10:00 – 10-30 : Mathématique
  • 10:30 – 11:00 : Anglais
  • 11:00-12:00 : Travail sur une matière (autre que la base)
  • 17:30 – 18:30 : Travail sur la même chose qu’à 11:00
  • Lecture en soirée sur le roman à l’étude.

Ce n’est pas encore parfait…  soupirs…  naturellement…  puisque, si c’était le cas, je n’en parlerais pas!

Le «vrai» problème reste toujours le même : mon obligation de rendre des comptes en bout de ligne à une commission scolaire.  Je «dois» faire certains sujets, au niveau imposé par le programme.  Ce n’est pas toujours le niveau que je choisirais pour faire une matière en particulier et, croyez-moi, plusieurs choses ne seraient même pas au programme chez nous!


Je réponds à quelques questions que j’ai reçues dernièrement sur ce sujet


«Comment arrives-tu à tout faire dans une semaine de travail?

Facile.  Je n’y arrive pas.  Ha!

Présentement, je suis en retard en science, en histoire, en géographie et en mathématique.

Par contre, contrairement à plusieurs d’entre vous, ça ne me fait pas peur.  Je «sais» que nous terminerons le programme…  comme toujours!


«Tu commences à quelle heure le matin? Vous travaillez combien de temps?»

Présentement, nous débutons à 7:30.  J’ai un horaire atypique cette année puisque je travaille un peu en après-midi à l’extérieur de la maison.

7:30-9:30 / 10:00 – 12:00  parfois un peu en après-midi / 17:30-18:30

Nous travaillons environ 5 heures chaque jour parfois un peu plus, parfois un peu moins.  Je ne compte pas ici le temps de lecture obligatoire chez nous avant d’aller au lit (45-60 min.) et les petits moments ici et là que j’utilise à l’occasion quand je peux le faire.


Tu travailles les langues combien de fois chaque semaine ?

Présentement, les deux derniers ne font que de l’anglais.  Ils travaillent tous les jours environ 30 min.


Tu passes combien de temps en français chaque semaine?

Tous les jours, 90 min…  et même beaucoup plus par moment…  beaucoup trop souvent!


As-tu une matière que tu ne fais pas?

Oui…  Éthique et culture religieuse.  Je ne fais que quelques sections dans tout le manuel que j’utilise.

Pour moi, la culture religieuse et l’éthique se font quotidiennement, autrement…  c’est une longue route d’une vie!


Penses-tu qu’en deux heures je peux enseigner l’essentiel à mon garçon de secondaire 2?

Le rêve, l’illusion…  Même avec 5 heures par semaine je n’arrive pas à tout faire!

C’est d’ailleurs un mythe qui a la vie dure dans l’univers de l’école-maison : croire qu’on peut faire la classe «adéquatement» en 2 heures chaque jour!!!!  Pfft…  JAMAIS!

J’aimerais bien que ce soit possible par moment! ha!


Où trouves-tu le temps de faire des arts?

C’est un incontournable chez nous…  Cette période du vendredi est toujours là parce que j’y tiens!  Pour moi, les arts devraient être «obligatoires» dans toutes les maisons!


Comment fais-tu pour trouver du temps pour faire écrire autant?

Je le décide.

Écrire est un des moyens le plus efficace que je connaisse pour maîtriser l’écrit.  On apprend à bien écrire en écrivant souvent!  Pas seulement… naturellement, mais c’est un outil précieux que je désire conserver.  Sous forme de dictées, de courts textes rapides, d’un résumé, d’une narration sur un sujet, d’une opinion ou d’une situation d’écriture longue, on écrit souvent!

Comme je l’ai mentionné plus haut, le français occupe toujours trop de temps dans ma semaine.


Es-tu quelqu’un d’organisé? 

Est-ce une question piège? 🙂

Oui.  Je suis organisée.  Je planifie, je fais des listes, je fragmente le travail à faire, je néglige rien, je fais les choses une seule fois, j’essaie d’être «à jour» partout!


 

 

Merci… Tout simplement…


Bonjour tout le monde!

En plus des nombreux commentaires sur ma dernière publication, j’ai reçu une bonne centaine de courriels avec des messages fabuleux!  Impressionnant!  Je vous assure que je n’en reviens tout simplement pas.

Une mère m’écrit : «Je perds comme une voisine, une amie, celle qui venait me rappeler chaque matin que je ne suis pas seule dans cette aventure que je trouve si pénible par moment.  J’avais enfin quelqu’un qui comprenait ce que je vis chez nous.  J’y puise des exercices, des textes, des idées, des réflexions, le goût de me battre, le sentiment que je suis capable de le faire,…»

Sérieusement?  J’ignorais à quel point, pour certaines, mes publications apportaient autant.  Il y a tellement de blogues francophones présentement que je n’avais pas songé une seule minute que le mien pouvait encore apporter quelque chose.

Comme un blogue est souvent un long monologue avec soi-même, je n’ai pas totalement réalisé que pour certaines mamans «plus seules», mon blogue pouvait apporter une aide précieuse et l’impression qu’une amie venait jaser un brin avec eux chaque jour.

Une mère m’écrit : «Je vis dans une région très éloignée où personne ne fait ou connait l’école à la maison.  Tu es l’amie que j’ai toujours espéré côtoyer.»

C’est touchant tous ces messages…  Vraiment.

Par contre…  Cela ne change rien au fait que je n’ai pas le temps, présentement, de publier autant qu’à une certaine époque (pas si lointaine d’ailleurs), où je publiais pratiquement quotidiennement.

Je vous promets cependant d’être encore présente, même si c’est un peu plus discrètement qu’avant!!!!

Merci encore pour vos nombreux messages tellement émouvants.

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Blogue en pause…


Après plusieurs mois de réflexion, je pense que le temps de me retirer un peu vient de sonner.

Lorsque j’ai débuté ce blogue, peu de choix francophones étaient présents dans l’univers de l’école à la maison, il était donc pertinent d’être là.  Par contre, ce n’est plus le cas maintenant.  Les blogues francophones foisonnent et se multiplient et vous offrent la possibilité de connaître le parcours qui vous attend avant même de débuter l’aventure.

Vous avez maintenant un riche éventail de choix!

Comme mon quotidien reste le même…  n’ayant plus que deux enfants qui font l’école à la maison, je pense que je n’ai plus autant d’informations à vous partager.  Je vais peut-être m’investir dans un autre blogue moins «école-maison» éventuellement, mais pas pour le moment.

Je ne le ferme pas, je le laisse «ouvert» puisqu’il contient beaucoup de choses qui peuvent encore servir.  Je publierai , à l’occasion, si quelque chose de particulier attire mon attention et que je crois pertinent de venir vous le partager.  Je n’ai plus le temps, ni l’énergie pour publier aussi souvent que je le faisais par le passé!!!

Vous pouvez continuer à m’écrire si vous avez des questions, je serai toujours aussi heureuse de vous répondre par message privé.

Je suis heureuse d’avoir pu vous partager une large partie de mon quotidien depuis plusieurs années déjà.   Je vous remercie d’avoir été aussi nombreuse à me suivre et à me lire…

Je vous souhaite une belle aventure auprès de vos enfants.

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Compréhension de lecture


Voici des épreuves de compréhension de lecture.  Elles sont principalement pour des élèves qui éprouvent des difficultés avec la lecture.  Par contre, quelle belle idée de les utiliser pour vérifier si nos enfants saisissent bien le sens des questions posées et comment y répondre adéquatement.

Les exercices sont proposés par une équipe de chercheuses à l’UQAM:

Cliquer ici pour vous rendre sur leur site.

Ce que j’aime particulièrement de ces évaluations c’est le corrigé qui les accompagne.   On propose, dans le corrigé, les «bonnes réponses» et celles qui devraient être «rejetées» en mentionnant pourquoi elles devraient l’être.  Cela permet de mieux comprendre ce que nos enfants n’arrivent pas à saisir dans la question posée.

Je sais que plusieurs mamans éprouvent de la difficulté à bien évaluer les réponses de leurs enfants… c’est un moyen de s’entraîner!


Plusieurs niveaux de disponible sur le site :

Je réponds / la dictée


Je réponds à un courriel reçu la semaine dernière au sujet de la dictée.

J’en ai parlé souvent, mais la dictée, chez nous, est un outil précieux pour revoir les notions vues en étude de la langue.  Chaque semaine, j’essaie de cibler une notion, -parfois davantage, que je désire retravailler.

Par exemple, cette semaine, mon fils de secondaire 2 revoit les adjectifs numéraux.  J’ai remarqué la semaine dernière qu’il se questionnait encore sur l’accord de «mille».  J’ai donc sélectionné une dictée ou plusieurs nombres sont présents dont le fameux mille.

Cette dictée, mine de rien, ne retravaillera pas uniquement les adjectifs numéraux puisqu’on y retrouve une tonne de petites choses qui reviennent continuellement : des temps de verbe influencés par des personnes différentes, des groupes nominaux variés, des homophones, participes passés, accords sujet-verbe, accords de l’adjectif, etc.

Sous la dictée, l’enfant «doit» déployer tout ce qu’il a retenu comme outils pour bien écrire ses phrases.  C’est un bon moyen de revoir, par la suite, tous les fameux trucs qui peuvent lui être utiles lorsqu’il écrit.  Le but de cette dictée, chez nous en tout cas, est de le forcer à «réfléchir»  ou à «se questionner» pendant qu’il écrit.


Sa dictée de la semaine

Les gens du roi, enfin, se trouvaient deux cents par navire ; nous soixante en tout.  En d’autres temps, cette écrasante supériorité ne nous eût guère intimidés : nous nous serions battus comme dix mille diables ; avec vingt-sept canons, à soixante hommes, nous avions démâté et abordé, par le travers de Maracaïbo, cinq mois plus tôt, un vaisseau de second rang que nous avions laissé à l’état de brûlot après lui avoir enlevé ses boulets (cent quatre-vingt-cinq en tout), sa poudre (plus de deux cent cinquante kilos), et le coursier qui s’allongeait maintenant sur notre gaillard.  Mais depuis lors le poids d’une fortune si obstinément contraire s’était abattu sur nos épaules.  Ses mille et un coups répétés nous enlevaient notre confiance en nous-mêmes avec la sauvagerie qui nous rendait invincibles.  La vérité est que nous étions amollis, découragés.

R.Margerit «L’île des perroquets»


Par la suite, il m’arrive parfois d’utiliser cette dictée pour une situation d’écriture.  Par exemple, dans ce cas-ci, on pourrait proposer la situation d’écriture suivante :

Les pirates parviendront-ils à échapper aux vaisseaux du roi quand tout semble annoncer leur fin proche ?

 

Une mise au jeu difficile (texte)


Voici le texte à l’étude ce matin dans la classe de mon 6e.


Le football

Alceste nous a donné rendez-vous, à un tas de copains de la classe, pour cet après-midi dans le terrain vague, pas loin de la maison. Alceste c’est mon ami, il est gros, il aime bien manger, et s’il nous a donné rendez-vous, c’est parce que son papa lui a offert un ballon de football tout neuf et nous allons faire une partie terrible. Il est chouette, Alceste.

Nous nous sommes retrouvés sur le terrain à trois heures de l’après-midi, nous étions dix-huit. Il a fallu décider comment former les équipes, pour qu’il y ait le même nombre de joueurs de chaque côté.

Pour l’arbitre, ça a été facile.  Nous avons choisi Agnan.  Agnan c’est le premier de la classe, on ne l’aime pas trop, mais comme il porte des lunettes on ne peut pas lui taper dessus, ce qui, pour un arbitre, est une bonne combine. Et puis, aucune équipe ne voulait d’Agnan, parce qu’il est pas très fort pour le sport et il pleure trop facilement. Là où on a discuté c’est quand Agnan a demandé qu’on lui donne un sifflet. Le seul qui en avait un, c’était Rufus, dont le papa est agent de police.

«Je ne peux pas le prêter, mon sifflet à roulette, a dit Rufus, c’est un souvenir de famille. » II n’y avait rien à faire. Finalement, on a décidé qu’Agnan préviendrait Rufus et Rufus sifflerait à la place d’Agnan.

« Alors? On joue ou quoi? Je commence à avoir faim, moi! » a crié Alceste.

Mais là où c’est devenu compliqué, c’est que si Agnan était arbitre, on n’était plus que dix-sept joueurs, ça en faisait un de trop pour le partage. Alors, on a trouvé le truc il y en a un qui serait arbitre de touche et qui agiterait un petit drapeau, chaque fois que la balle sortirait du terrain. C’est Maixent qui a été choisi. Un seul arbitre de touche, ce n’est pas beaucoup pour surveiller tout le terrain mais Maixent court très vite, il a des jambes très longues et toutes maigres, avec de gros genoux sales. Maixent, il ne voulait rien savoir, il voulait jouer au ballon, lui, et puis il nous a dit qu’il n’avait pas de drapeau. Il a tout de même accepté d’être arbitre de touche pour la première mi-temps. Pour le drapeau, il agiterait son mouchoir qui n’était pas propre, mais bien sûr, il ne savait pas en sortant de chez lui que son mouchoir allait servir de drapeau.

« Bon, on y va? » a crié Alceste.

Après, c’était plus facile, on n’était plus que seize joueurs.

Il fallait un capitaine pour chaque équipe. Mais tout le monde voulait être capitaine. Tout le monde sauf Alceste, qui voulait être goal, parce qu’il n’aime pas courir. Nous, on était d’accord, il est bien, Alceste, comme goal; il est très large et il couvre bien le but. Ça laissait tout de même quinze capitaines et ça en faisait plusieurs de trop.

« Je suis le plus fort, criait Eudes, je dois être capitaine et je donnerai un coup de poing sur le nez de celui qui n’est pas d’accord!

— Le capitaine c’est moi, je suis le mieux habil­lé! » a crié Geoffroy, et Eudes lui a donné un coup de poing sur le nez.

C’était vrai, que Geoffroy était bien habillé, son papa, qui est très riche, lui avait acheté un équipe­ment complet de joueur de football, avec une che­mise rouge, blanche et bleue.

« Si c’est pas moi le capitaine, a crié Rufus, j’appelle mon papa et il vous met tous en prison! »

Moi, j’ai eu l’idée de tirer au sort avec une pièce de monnaie. Avec deux pièces de monnaie, parce que la première s’est perdue dans l’herbe et on ne l’a jamais retrouvée. La pièce, c’était Joachim qui l’avait prêtée et il n’était pas content de l’avoir perdue; il s’est mis à la chercher, et pourtant Geoffroy lui avait promis que son papa lui enver­rait un chèque pour le rembourser. Finalement, les deux capitaines ont été choisis : Geoffroy et moi.

« Dites, j’ai pas envie d’être en retard pour le goûter, a crié Alceste. On joue? »

Après, il a fallu former les équipes. Pour tous, ça allait assez bien, sauf pour Eudes. Geoffroy et moi, on voulait Eudes, parce que, quand il court avec le ballon, personne ne l’arrête. Il ne joue pas très bien, mais il fait peur. Joachim était tout con­tent parce qu’il avait retrouvé sa pièce de monnaie, alors on la lui a demandée pour tirer Eudes au sort, et on a perdu la pièce de nouveau. Joachim s’est remis à la chercher, vraiment fâché, cette fois-ci, et c’est à la courte paille que Geoffroy a gagné Eudes. Geoffroy l’a désigné comme gardien de but, il s’est dit que personne n’oserait s’approcher de la cage et encore moins mettre le ballon dedans. Rudes se vexe facilement. Alceste mangeait des biscuits, assis entre les pierres qui marquaient son but. Il n’avait pas l’air content. « Alors, ça vient, oui? » il criait.

On s’est placés sur le terrain. Comme on n’était que sept de chaque côté, à part les gardiens de but, ça n’a pas été facile. Dans chaque équipe on a commencé à discuter. Il y en avait des tas qui voulaient être avants-centres. Joachim voulait être arrière-droit, mais c’était parce que la pièce de monnaie était tombée dans ce coin et il voulait continuer à la chercher tout en jouant.

Dans l’équipe de Geoffroy ça s’est arrangé très vite, parce que Eudes a donné des tas de coups de poing et les joueurs se sont mis à leur place sans protester et en se frottant le nez. C’est qu’il frappe dur, Eudes!

Dans mon équipe, on n’arrivait pas à se mettre d’accord, jusqu’au moment où Eudes a dit qu’il viendrait nous donner des coups de poing sur le nez à nous aussi : alors, on s’est placés.

Agnan a dit à Rufus : « Siffle! » et Rufus, qui jouait dans mon équipe, a sifflé le coup d’envoi. Geoffroy n’était pas content. Il a dit : « C’est malin! Nous avons le soleil dans les yeux! Il n’y a pas de raison que mon équipe joue du mauvais côté du terrain!»

Moi, je lui ai répondu que si le soleil ne lui plai­sait pas, il n’avait qu’à fermer les yeux, qu’il jouerait peut-être même mieux comme ça. Alors, nous nous sommes battus. Rufus s’est mis à souffler dans son sifflet à roulette.

« Je n’ai pas donné l’ordre de siffler, a crié Agnan, l’arbitre c’est moi! » Ça n’a pas plu à Rufus qui a dit qu’il n’avait pas besoin de la permission d’Agnan pour siffler, qu’il sifflerait quand il en aurait envie, non mais tout de même. Et il s’est mis à siffler comme un fou. «Tu es méchant, voilà ce que tu es! » a crié Agnan, qui a commencé à pleurer.

« Eh, les gars! » a dit Alceste, dans son but.

Mais personne ne l’écoutait. Moi, je continuais à me battre avec Geoffroy. je lui avais déchiré sa belle chemise rouge, blanche et bleue, et lui il disait : «Bah, bah, bah! Ça ne fait rien! Mon papa, il m’en achètera des tas d’autres! » Et il me don­nait des coups de pied, dans les chevilles. Rufus courait après Agnan qui criait : « J’ai des lunettes! J’ai des lunettes! » Joachim, il ne s’occupait de per­sonne, il cherchait sa monnaie, mais il ne la trou­vait toujours pas. Eudes, qui était resté tranquille­ment dans son but, en a eu assez et il a commencé à distribuer des coups de poing sur les nez qui se trouvaient le plus près de lui, c’est-à-dire sur ceux de son équipe. Tout le monde criait, courait. On s’amusait vraiment bien, c’était formidable!

« Arrêtez, les gars! » a crié Alceste de nouveau.

Alors Eudes s’est fâché. « Tu étais pressé de jouer, il a dit à Alceste, eh! bien, on joue. Si tu as quelque chose à dire, attends la mi-temps! »

« La mi-temps de quoi? a demandé Alceste. Je viens de m’apercevoir que nous n’avons pas de ballon, je l’ai oublié à la maison! »

Tiré de «Le petit Nicolas»


Le début du récit

  1. Où et quand l’action se passe-t-elle ?
  2. Quels liens unissent les personnages ?
  3. Combien sont-ils ?
  4. Dans quel but se rencontrent-ils ?

Le coeur du récit

  1. Que doivent faire Nicolas et ses copains avant de jouer ?
  2. Pour quoi commencent-ils ?
  3. Pourquoi Nicolas suggère-t-il de choisir les capitaines d’équipe par un tirage au sort ?
  4. Quels joueurs sont choisis comme capitaine ?
  5. De quelle manière a-t-on déterminé l’équipe que joindrait Eudes ?
  6. Qu’a fait Eudes pour que les joueurs des deux équipes prennent rapidement leur place ?
  7. Pour quelle raison Geoffroy et Nicolas se battent-ils ?

La fin du récit

  1. Comment le récit se termine-t-il ?
  2. Que peux-tu dire des différents personnages ?

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Simple comme bonjour (poésie)



L’amour est clair comme le jour
L’amour est simple comme bonjour
L’amour est nu comme la main
C’est ton amour et le mien…
Pourquoi parler du grand amour ?
Pourquoi chanter la grande vie ?
Notre amour est heureux de vivre
Et ça lui suffit

C’est vrai l’amour est très heureux
Et même un peu trop…peut-être
Et, quand on a fermé la porte,
Rêve de s’enfuir par la fenêtre…

Si notre amour voulait partir
Nous ferions tout pour le retenir
Que serait notre vie sans lui :
Une valse lente sans musique
Un enfant qui jamais ne rit

Un roman que personne ne lit
La mécanique de l’ennui
Sans amour, sans vie !

Jacques Prévert

Journal quotidien


Quel quotidien!  Par moment, je suis dépassée par tout le travail qui occupe mes journées.  Je vous assure que ma maison n’est pas toujours aussi en ordre que je le voudrais présentement.  Je dois être partout en même temps!

Sérieusement, je commence à penser que mes attentes sont trop élevées…

Mais… ne cherche-t-on pas toutes la même chose ? Une famille heureuse, une maison reluisante, de bons repas équilibrés, une école-maison qui roule adéquatement, du temps pour le conjoint, du temps pour les amis, du temps pour la famille élargie, du temps pour aider, du temps pour accompagner, du temps pour écouter, du temps…

Inutile de dire que le temps pour «moi» est franchement très petit cette année!!!!!  Heureusement que j’aime bien ce rythme un peu fou.

En ce moment, je rêve…  hum…  je rêve de mon prochain été les deux mains dans la terre de mes jardins!

Prochaine lecture en 6e


Voici la prochaine lecture «suivie» pour mon fils en 6e.  Un roman fantastique…  en fait, c’est un roman qui mélange aventure, fantastique et préhistoire.

Ce livre-ci (Frère de Loup) est le premier roman d’une série de 6.

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L’esprit du mal s’est emparé d’un ours qui dévaste la forêt et tue tout sur son passage. Torak, 12 ans, voit son père mourir sous les coups de l’animal.  Le voilà seul pour affronter l’inconnu et ses dangers. Seul pour rejoindre la Montagne de l’Esprit du Monde, où il sait depuis toujours que son destin l’attend. Seul… mais pas pour longtemps. Car il va rencontrer un petit loup au regard magnétique, qui s’attache à l’enfant. Avec l’aide de ce compagnon inattendu, Torak va tenter de remplir la promesse faite à son père : vaincre l’ours démoniaque pour sauver la Forêt Profonde et tous ses habitants, humains et animaux, au prix de nombreux dangers et d’étonnantes aventures où la magie se mêle à la réalité.


Un magnifique roman qui nous fait découvrir les coutumes et la façon de vivre à la préhistoire. C’est un roman parfait pour travailler le schéma actanciel puisqu’on se retrouve au cœur d’une quête initiatique : Torak a des capacités particulières (qu’il ignore… naturellement!!) et les découvrira progressivement.

Le lien qui unit Torak et Loup fait rêver plus d’un jeune (chez nous en tout cas).


J’ai trouvé sur le net ce document de travail qui propose plusieurs pistes vraiment intéressantes :

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