Le chien déchaîné (texte)


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Voici le texte qui accompagnera mon fils de secondaire 2 la prochaine semaine.  Nous poursuivons sur le texte narratif.


Lasse d’avoir tant marché, la famille Piccolin décide qu’elle va se rafraîchir dans cette ferme, et M. Piccolin, du pied, pousse la barrière. Il recule, parce qu’un chien attaché aboie, furieux, et se précipite vers lui, d’une longueur de chaîne.

— On voit que tu ne m’as jamais vu, dit M. Piccolin ; tu ne me reconnais pas.

Il demande à la fermière qui regarde ces visiteurs, de sa porte, sans se déranger :

— Est-ce qu’il mord, votre chien, ma brave femme ?

— Il mordrait, s’il pouvait, dit la fermière, et quand on le lâche la nuit, je vous promets qu’il ne fait guère bon rôder autour d’ici.

— Oh ! je sais, dit M. Piccolin, qu’on les apprivoise avec du fromage de gruyère.

— Ne vous y fiez point, dit la fermière, si vous tenez à vos mollets.

— J’y tiens, dit M. Piccolin. En attendant, je vous prie de me donner quatre tasses de lait pour moi et ma famille.

La fermière ne se presse pas de les servir. Elle les sert pourtant, et, comme elle a autre chose à faire, elle ne s’inquiète plus d’eux.

Les Piccolin, tenant du bout des doigts leurs tasses de lait qu’ils boivent par petites gorgées, se promènent dans la cour. Ils regardent les volailles et les instruments aratoires. Mais une inquiétude limite leur plaisir, et ils jettent fréquemment un coup d’œil au chien qui continue d’aboyer derrière eux.

— Te tairas-tu ? lui dit M. Piccolin ; ne sommes-nous pas encore amis ?

Le chien tout noir montre ses dents si blanches qu’une femme en serait fière, dit Mme Piccolin, et semble un nègre révolté.

— La belle bête ! dit M. Piccolin. Quoiqu’on ait du courage, elle impressionne.

Ils en oublient de visiter les étables, et ils viennent finir leurs tasses de lait devant le chien.

— À propos, comment t’appelles-tu ? dit M. Piccolin.

Personne ne répond.

M. Piccolin passe en revue des noms de chiens célèbres. Aucun ne produit d’effet à ce chien et sa fureur augmente. M. Piccolin, qui n’ose approcher, le flatte vainement de loin, sur ses propres cuisses.

— Mon gaillard, lui dit-il, tu en fais un vacarme ! Tais-toi donc, tu vas t’étrangler. C’est heureux que ta chaîne soit solide.

Elle paraît si solide, qu’ils deviennent familiers. Ne pouvant calmer le chien, ils l’excitent, lui jettent du sable, aboient avec lui, ou, dédaigneux, attendent qu’il finisse.

— Quand tu voudras, lui dit M. Piccolin.

Et le chien hurle et bave, la gueule en feu comme un enfer, et il tord si violemment sa chaîne que, tout à coup, elle se casse et tombe par terre.

Il est libre !

Instantanément les Piccolin se figent. Mme Piccolin dit : « Mon Dieu ! mon Dieu ! » M. Piccolin, qui riait, reste bouche ouverte, comme s’il riait toujours. Les petits Piccolin oublient de se sauver. Une tasse s’échappe et se brise, et la fermière, les bras levés, accourt, moins vite, elle le sent, que le malheur.
Mais le plus stupide c’est encore le chien.

Le bond dont il allait s’élancer, il ne le fait pas. Il tourne sur place. Il flaire sa chaîne qui ne le retient plus. Comme pris en faute, penaud, avec un grognement sourd, il rentre dans sa niche.

Jules Renard «Bucoliques»


 Voici :

  • le texte
  • le travail sur le texte proposé par «Lectures littéraires»
  • un exercice de rédaction
  • le corrigé du travail sur le texte

pdf émoticon

le-chien-dechaine-_-jules-renard

Travail proposé par «lectures littéraires tome 1» des Frères de l’instruction chrétienne 1948


Notre prochaine semaine en 6e


Mots de la semaine 

Noms : région, pays, zone, froid, gel, couche de neige, verglas, glaçon, tempête, poudrerie, glacier, banquise, avalanche, expédition, guide, traîneau, raquette, ski, traîne, chiens, voyage, phoque, ours, caribou, manteau, fourrure, parka, botte, engelure, gerçure, danger, souffrance, misère, joie, plaisir, beauté.

Verbes : sévir, régner, engourdir, tomber, combler, couvrir, voltiger, tourbillonner, ensevelir, briller, briller, étinceler, éblouir, s’aventurer, s’égarer, braver, disparaître, souffler, balayer, fouetter, cingler, chasser, affronter, braver, lutter, tuer, dépecer, se nourrir, se vêtir, s’emmitoufler, résister, combattre, vaincre.

Adjectifs : glacial, intense, polaire, étincelant, éblouissant, violent, douloureux, énorme, dangereux, rusé, hasardeux, pénible, pauvre, humide, malsain, chaud, protecteur, infranchissable, indispensable, expérimenté.


Notre dictée «éclairée » de la semaine.

Notre climat atteint sa perfection lorsqu’il y a trois pieds de neige dans les champs et que les nez gèlent avant d’avoir eu le temps d’éternuer pour appeler au secours.  Le froid piquant, la neige, le vent du nord font partie de notre patrie et il faut les aimer ; s’ils redoublent, il faut s’en frotter les mains, pour les réchauffer d’abord, en signe de réjouissance patriotique ensuite.  Il n’y a vraiment que les âmes molles qui aient l’onglée des doigts et le regret au cœur ; l’homme qui aime ardemment son pays n’y gèle pas.

«Chroniques» d’Hector Fabre

***  hahaha…  J’en connais beaucoup qui ont «l’âme molle» au Québec! hihihi

 


En français cette semaine

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Un incontournable chez nous…  on l’adore ce petit roman!  Je lui propose d’en lire un extrait cette semaine. (vocabulaire adapté)

Texte 1 : Extrait d’un chant de Noël


Lectures supplémentaires

Pour cette lecture, je ne fais que lire le texte avec lui en travaillant le vocabulaire.

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Un extrait seulement ( section – le chant )


En étude de la langue cette semaine

  1. Conjugaison : imparfait et plus-que-parfait
  2. Élision et contraction de l’article défini
  3. Articles partitifs
  4. s’il reste du temps : conjugaison : passé simple, passé antérieur et futur antérieur de quelques verbes.

On écrit cette semaine…

Projet 1 : Il termine son projet d’écriture de la semaine dernière.

Projet 2 : Écrire deux paragraphes sur «les plaisirs de l’hiver» ou sur «la tempête».


En mathématique cette semaine

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  1. Multiplier et diviser des fractions (encore…  + exercices supplémentaires)
  2. Estimer et mesurer les dimensions d’un objet.

En science cette semaine

Nous n’avons pas tout à fait terminé les notions de la semaine dernière.

Respirer à pleins poumons :

  • Comment respires-tu ?
  • Le voyage de l’air dans ton corps.
  • Les poumons : de puissants filtres
  • Calcul de la capacité pulmonaire

On ajoute une «c’est pas sorcier» puisque mon fils adore ça!


Projet spécial de la semaine

Il doit choisir une tradition de Noël (au Canada ou ailleurs dans le monde), se documenter, rédiger un texte qu’il présentera ensuite.


En anglais cette semaine

Grammaire de la semaine : There is, is there?, there are, are there?

Texte de la semaine : Lecture d’image en anglais, vocabulaire de la semaine à mémoriser, petit texte à lire à haute voix avec papa et à traduire, etc…


En arts plastiques cette semaine

On découpe quelques flocons de neige!

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Lecture

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Mémorisation

Le noroît de Blanche Lamontagne

Le noroît (poésie)


Le noroît siffle dans les aulnes,

Il fait bien noir, il fait bien froid,

Et la nuit jette son effroi

Sur les plaintes pâles et jaunes.

 

Tristes, soudain, nous nous taisons,

et tremblons, dans cette nuit sombre,

D’entendre le démon de l’ombre

Rôder autour de nos maisons!

 

Mais la braise au poêle s’attise,

La chaleur monte des tisons,

Et près des flammes, nous pouvons

Oublier le froid et la brise . . .

 

Dans les rayonnements que font

Les bûches pleines d’étincelles,

Oublions les peines cruelles,

Et le mal cuisant et profond ! . . .

 

Dans les plaines pâles et jaunes

La nuit jette un sinistre effroi;

Il fait bien noir, il fait bien froid:

Le noroît siffle dans les aulnes!

Blanche Lamontagne


Un chant de Noël (extrait)


Voici l’extrait que mon dernier travaillera la semaine prochaine en classe.


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Un jour, le meilleur de tous les bons jours de l’année, la veille de Noël, le vieux Scrooge était assis, fort occupé, dans son comptoir. Il faisait un froid vif et perçant, le temps était brumeux ; Scrooge pouvait entendre les gens aller et venir dehors, dans la ruelle, soufflant dans leurs doigts, respirant avec bruit, se frappant la poitrine avec les mains et tapant des pieds sur le trottoir pour les réchauffer. Trois heures seulement venaient de sonner aux horloges de la Cité, et cependant il était déjà presque nuit. Il n’avait pas fait clair de tout le jour, et les lumières qui paraissaient derrière les fenêtres des comptoirs voisins ressemblaient à des taches de graisse rougeâtres qui s’étalaient sur le fond noirâtre d’un air épais et en quelque sorte palpable. Le brouillard pénétrait dans l’intérieur des maisons par toutes les fentes et les trous de serrure ; au dehors il était si dense, que, quoique la rue fût des plus étroites, les maisons en face ne paraissaient plus que comme des fantômes. À voir les nuages sombres s’abaisser de plus en plus et répandre sur tous les objets une obscurité profonde, on aurait pu croire que la nature était venue s’établir tout près de là pour y exploiter une brasserie montée sur une vaste échelle.

La porte du comptoir de Scrooge demeurait ouverte, afin qu’il pût avoir l’œil sur son commis qui se tenait un peu plus loin, dans une petite cellule triste, sorte de citerne sombre, occupé à copier des lettres. Scrooge avait un très petit feu, mais celui du commis était beaucoup plus petit encore : on aurait dit qu’il n’y avait qu’un seul morceau de charbon. Il ne pouvait l’augmenter, car Scrooge gardait la boîte à charbon dans sa chambre, et toutes les fois que le malheureux entrait avec la pelle, son patron ne manquait pas de lui déclarer qu’il serait forcé de le quitter. C’est pourquoi le commis mettait son cache-nez blanc et essayait de se réchauffer à la chandelle ; mais comme ce n’était pas un homme de grande imaginative, ses efforts demeurèrent superflus.

« Je vous souhaite un gai Noël, mon oncle, et que Dieu vous garde ! », cria une voix joyeuse. C’était la voix du neveu de Scrooge, qui était venu le surprendre si vivement qu’il n’avait pas eu le temps de le voir.

« Bah ! dit Scrooge, sottise ! »

Il s’était tellement échauffé dans sa marche rapide par ce temps de brouillard et de gelée, le neveu de Scrooge, qu’il en était tout en feu ; son visage était rouge comme une cerise, ses yeux étincelaient, et la vapeur de son haleine était encore toute fumante.

« Noël, une sottise, mon oncle ! dit le neveu de Scrooge ; ce n’est pas là ce que vous voulez dire sans doute ?

– Si fait, répondit Scrooge. Un gai Noël ! Quel droit avez-vous d’être gai ? Quelle raison auriez-vous de vous livrer à des gaietés ruineuses ? Vous êtes déjà bien assez pauvre !

– Allons, allons ! reprit gaiement le neveu, quel droit avez-vous d’être triste ? Quelle raison avez-vous de vous livrer à vos chiffres moroses ? Vous êtes déjà bien assez riche !

– Bah ! » dit encore Scrooge, qui, pour le moment, n’avait pas une meilleure réponse prête ; et son bah ! fut suivi de l’autre mot : sottise !

« Ne soyez pas de mauvaise humeur, mon oncle, fit le neveu.

– Et comment ne pas l’être, repartit l’oncle, lorsqu’on vit dans un monde de fous tel que celui-ci ? Un gai Noël ! Au diable vos gais Noëls ! Qu’est-ce que Noël, si ce n’est une époque pour payer l’échéance de vos billets, souvent sans avoir d’argent ? un jour où vous vous trouvez plus vieux d’une année et pas plus riche d’une heure ? un jour où, la balance de vos livres établie, vous reconnaissez, après douze mois écoulés, que chacun des articles qui s’y trouvent mentionnés vous a laissé sans le moindre profit ? Si je pouvais en faire à ma tête, continua Scrooge d’un ton indigné, tout imbécile qui court les rues avec un gai Noël sur les lèvres serait mis à bouillir dans la marmite avec son propre pouding et enterré avec une branche de houx au travers du cœur. C’est comme ça.

– Mon oncle ! dit le neveu, voulant se faire l’avocat de Noël.

– Mon neveu ! reprit l’oncle sévèrement, fêtez Noël à votre façon, et laissez-moi le fêter à la mienne.

– Fêter Noël ! répéta le neveu de Scrooge ; mais vous ne le fêtez pas, mon oncle.

– Alors laissez-moi ne pas le fêter. Grand bien puisse-t-il vous faire ! Avec cela qu’il vous a toujours fait grand bien !

– Il y a quantité de choses, je l’avoue, dont j’aurais pu retirer quelque bien, sans en avoir profité néanmoins, répondit le neveu ; Noël entre autres. Mais au moins ai-je toujours regardé le jour de Noël quand il est revenu (mettant de côté le respect dû à son nom sacré et à sa divine origine, si on peut les mettre de côté en songeant à Noël), comme un beau jour, un jour de bienveillance, de pardon, de charité, de plaisir, le seul, dans le long calendrier de l’année, où je sache que tous, hommes et femmes, semblent, par un consentement unanime, ouvrir librement les secrets de leurs cœurs et voir dans les gens au-dessous d’eux de vrais compagnons de voyage sur le chemin du tombeau, et non pas une autre race de créatures marchant vers un autre but. C’est pourquoi, mon oncle, quoiqu’il n’ait jamais mis dans ma poche la moindre pièce d’or ou d’argent, je crois que Noël m’a fait vraiment du bien et qu’il m’en fera encore ; aussi je répète : Vive Noël ! »

Le commis dans sa citerne applaudit involontairement ; mais, s’apercevant à l’instant même qu’il venait de commettre une inconvenance, il voulut attiser le feu et ne fit qu’en éteindre pour toujours la dernière apparence d’étincelle.

« Que j’entende encore le moindre bruit de votre côté, dit Scrooge, et vous fêterez votre Noël en perdant votre place. Quant à vous, monsieur, ajouta-t-il en se tournant vers son neveu, vous êtes en vérité un orateur distingué. Je m’étonne que vous n’entriez pas au parlement.

– Ne vous fâchez pas, mon oncle. Allons, venez dîner demain chez nous. »

Scrooge dit qu’il voudrait le voir au… oui, en vérité, il le dit. Il prononça le mot tout entier, et dit qu’il aimerait mieux le voir au d… (Le lecteur finira le mot si cela lui plaît.)

« Mais pourquoi ? s’écria son neveu… Pourquoi ?

– Pourquoi vous êtes-vous marié ? demanda Scrooge.

– Parce que j’étais amoureux.

– Parce que vous étiez amoureux ! grommela Scrooge, comme si c’était la plus grosse sottise du monde après le gai Noël. Bonsoir !

– Mais, mon oncle, vous ne veniez jamais me voir avant mon mariage. Pourquoi vous en faire un prétexte pour ne pas venir maintenant ?

– Bonsoir, dit Scrooge.

– Je ne désire rien de vous ; je ne vous demande rien. Pourquoi ne serions-nous pas amis ?

– Bonsoir, dit Scrooge.

– Je suis peiné, bien sincèrement peiné de vous voir si résolu. Nous n’avons jamais eu rien l’un contre l’autre, au moins de mon côté. Mais j’ai fait cette tentative pour honorer Noël, et je garderai ma bonne humeur de Noël jusqu’au bout. Ainsi, un gai Noël, mon oncle !

– Bonsoir, dit Scrooge.

– Et je vous souhaite aussi la bonne année !

– Bonsoir, » répéta Scrooge.

Son neveu quitta la chambre sans dire seulement un mot de mécontentement. Il s’arrêta à la porte d’entrée pour faire ses souhaits de bonne année au commis, qui, bien que gelé, était néanmoins plus chaud que Scrooge, car il les lui rendit cordialement.

«Voilà un autre fou, murmura Scrooge, qui l’entendit de sa place : mon commis, avec quinze schellings par semaine, une femme et des enfants, parlant d’un gai Noël. Il y a de quoi se retirer aux petites maisons. »

Tiré de l’ouvrage de Charles Dickens, «A Christmas Carol»


  1. À quel moment de l’année se situe l’action de ce récit ? Quel temps fait-il ?
  2. Comment Scrooge traite-t-il son commis ?
  3. Que penses-tu de l’échange de voeux de Noël entre Scrooge et son neveu ? Quels traits de caractère ces paroles laissent-elles deviner chez l’un et chez l’autre ?
  4. Quelle est l’opinion de Scrooge sur Noël ? de son neveu ?
  5. Quelle est la réaction du neveu de Scrooge lorsque son oncle refuse son invitation à dîner le jour de Noël ?
  6. Que penses-tu de Scrooge ?
  7. Quels mots et expressions du texte donnent au récit une atmosphère mystérieuse ?

Journal quotidien


Quelle belle semaine qui se termine!!!!

J’en suis heureuse parce que nous avons eu le temps de faire beaucoup de choses…  beaucoup plus que les semaines précédentes en tout cas. Il faut dire que ce n’était pas difficile de faire mieux! ha!

Mon idée de reprendre le fractionnement des périodes de travail fut un éclair de génie chez nous!  En alternant les matières quotidiennement, nous avons pu travailler dans chacune des matières ; tout en prenant notre temps pour approfondir les notions comme je le souhaitais.

Quelle vilaine bataille entre le temps et moi!  En fait, je ne devrais pas dire ça car il n’y a pas vraiment de bataille puisque, de toute façon, on ne peut pas obliger l’enfant à comprendre ce qu’il ne comprend pas encore!  L’enfant devient donc le moteur de cette routine, souvent un peu trop lente chez nous.

Et les enfants parlent tellement…  tellement…  On dirait qu’ils ont toujours quelque chose à raconter!  Dieu qu’ils parlent ces enfants-là!  Ha!


Notre projet d’art du jour

PASTELS GRASSES

 

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Journal quotidien


Je suis obligée de constater que ma manière de faire, cette année, est boiteuse.  Je n’arrive pas à insérer certaines matières dans notre routine hebdomadaire (surtout pour mon fils de secondaire 2).

Nous passons beaucoup de temps avec la dictée, la lecture, le travail sur le texte, l’écriture, l’étude de la langue, les mathématiques et l’anglais :  ce qui me laisse peu de temps pour le reste.  Pourtant, je suis consciente qu’il faudra bien passer à travers ce programme aussi!

C’est dans ces moments que je comprends pourquoi, dans une école régulière, on ne fait pas tout ; on sélectionne ce qui semble pertinent et utile pour le bon fonctionnement de l’élève uniquement.  Est-ce une bonne chose ?  Pour certains enfants oui, pour d’autres non.

J’ai tenté plusieurs choses au fil du temps, sans réel succès.  Mais là, maintenant, je DOIS trouver une solution puisque nous prenons énormément de retard.

Quelle serait ma meilleure solution ?

Réduire le temps en français ou en mathématique est absolument non envisageable pour moi : ce sont deux matières qui demandent du temps et de l’investissement!

Je pense reprendre ma journée «sans matières de base » : faire une journée par semaine avec uniquement les matières que je n’ai pas le temps de faire…  hum…  j’y pense, sérieusement.  Sinon, il faudrait que je songe à réduire le temps passé sur chacune des matières de base, chaque jour.  Il me faudrait songer à réutiliser les courtes périodes bien rythmées de mes anciennes journées de classes primaires qui fonctionnaient tellement bien pour les petits.

Avez-vous des idées qui fonctionnent bien chez vous?

Je réponds / Choisir d’apprendre un peu plus…


Voici le message reçu :

«Quand je viens sur ton blog, pas souvent, j’ai l’impresion d’être une mauvaise mère et faire moin que le minimum. C’est pas le cas et je fais les cahiers d’école au complet.  C’est plus que l’école ou mes filles allaient avant. tu nous fais passer pour des mères inconpétentes»

*** Je ne place que l’essentiel puisque cette maman n’avait pas que des bons mots à mon endroit🙂


Je n’ai jamais mentionné, JAMAIS, qu’une maman qui fait le programme à la lettre (ce qui est rarement le cas d’ailleurs puisque plusieurs mères n’utilisent même pas le guide enseignant qui propose des exercices supplémentaires, des évaluations, des exercices d’enrichissement, etc.) était négligente ou incompétente.

Il y a autant de visions de l’école-maison qu’il y a de familles.

Si pour certaines, comme moi, le désir d’approfondir est omniprésent, pour d’autres la liberté d’apprendre est au cœur de leurs désirs et ne passent que très peu de temps sur les apprentissages formels.

Le CHOIX nous appartient… tout simplement.

J’aime l’idée que mes enfants apprennent réellement quelque chose…  oui…  tout simplement.

J’aime, surtout, «avoir l’impression» que nous ne faisons pas que le minimum justement.  Je me trompe, probablement…  mais cette impression me donne des ailes pour poursuivre dans la même direction.

Je l’ai dit souvent :  je rêve de beaucoup plus!!!!  mais je vis avec les contraintes qui me sont imposées et j’avance, à ma manière, vers le but que nous nous sommes fixés chez nous : atteindre le diplôme d’études secondaires (DES) en puisant dans différentes ressources tout au long de notre parcours.

C’est donc un choix personnel…

J’ai choisi, dès le départ, de rendre notre parcours «unique» et différent.  J’aime ouvrir plusieurs de nos anciens cahiers et revoir à quel point le goût du travail bien fait transparaît dans plusieurs des travaux exécutés par les enfants.  Ils sont beaux, colorés, intéressants…  ils ne savent rien de plus que la majorité des enfants du même âge, mais je sais, moi, qu’ils ont appris différemment.

Ça me suffit.

Bonne journée.

Revue en anglais


Pour faire suite à ma publication d’hier…

Voici une revue que mon grand adolescent aime particulièrement.

Il s’agit d’une revue écrite par des étudiants pour des étudiants… plusieurs sujets très intéressants.  On peut les lire en ligne ou les télécharger gratuitement.

Cliquer ici pour accéder au site

 

 

 

Notre prochaine semaine en secondaire 2


Une semaine sous le thème de l’écriture.  Comme pour mon fils de 6e, il passera beaucoup de temps à travailler son texte.  Je ne ferai donc que le minimum dans les autres matières.


Mots de la semaine à mémoriser

Je verrai au fil de la semaine.


La dictée de la semaine

L’hiver, cette année-là, fut terrible. Dès la fin de novembre, les neiges arrivèrent après une semaine de gelées. On voyait de loin les gros nuages venir du nord ; et la blanche descente des flocons commença.  En une nuit, toute la plaine fut ensevelie.
Les fermes, isolées dans leurs cours carrées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s’endormir sous l’accumulation de cette mousse épaisse et légère.   Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel, cherchant leur vie inutilement, s’abattant tous ensemble sur les champs livides et piquant la neige de leurs grands becs.  On n’entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours.   Cela dura huit jours pleins, puis l’avalanche s’arrêta. Là terre avait sur le dos un manteau épais de cinq pieds.   Et, pendant trois semaines ensuite, un ciel clair, comme un cristal bleu le jour, et, la nuit, tout semé d’étoiles qu’on aurait crues de givre, tant le vaste espace était rigoureux, s’étendit sur la nappe unie, dure et luisante des neiges.   La plaine, les haies, les ormes des clôtures, tout semblait mort, tué par le froid. Ni hommes ni bêtes ne sortaient plus : seules les cheminées des chaumières en chemise blanche révélaient la vie cachée, par les minces filets de fumée qui montaient droit dans l’air glacial.

«Conte de Noël» de Guy de Maupassant


En français cette semaine

Un court texte narratif : «Les chats de mon grand-père» de Paul Arène

 


Lectures supplémentaires

Pas cette semaine puisque le travail proposé sur le texte sera suffisamment long!


En étude de la langue cette semaine

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  1. La phrase : phrase simple, phrase complexe
  2. Classe de mots : les adverbes

On écrit cette semaine…

Il doit écrire un conte se passant l’hiver : conte fantastique, science-fiction, féérique, populaire,…  à son choix!  Dans son cas, il y a une contrainte importante : 300 mots maximum!  (il a tendance à s’emballer un peu trop et s’éparpiller inutilement)

On y passera beaucoup de temps…


En mathématique cette semaine

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  1.  «Méli-Mélo»…  la révision du chapitre.
  2. Si on a le temps…  même si j’en doute, je lui proposerai une situation-problème

En science cette semaine

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On avance tranquillement dans notre manuel…


En géographie cette semaine

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On débute ce deuxième cahier.


En histoire cette semaine

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On avance dans notre manuel.


En anglais cette semaine

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Grammaire : on avance dans le cahier

Lecture d’un court texte : «Appointment in Samarra »

Différents exercices qui changent chaque semaine : vocabulaire, lecture d’image, traduction, compréhension écrite, transposition, écriture, écoute d’un fichier audio, lecture d’un journal, d’une revue, etc.  On fait le tour, chaque semaine.


En arts plastiques cette semaine

Il doit illustrer son conte.


Mémorisation

Pas cette semaine.


Lecture de la semaine

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Il continue son roman qu’il adore!


Les chats de mon grand-père (texte)


Au secondaire, une grande différence entre le travail des manuels anciens et les manuels scolaires de notre époque est sans nulle doute la longueur des textes étudiés.

Au Québec, dans beaucoup de manuels en tout cas, on propose de longs textes mais qu’on travaille pourtant à peine.  Je vous assure que les quelques questions ne font qu’effleurer la compréhension «réelle» d’un texte.  Pourtant, n’est-ce pas le but que nous devrions atteindre?

Je déteste la structure de nos manuels québécois pour cela…

On se concentre sur les caractéristiques du texte au lieu de l’approfondir par le vocabulaire.  Pourtant, je suis pratiquement certaine que cette approche utilisée  n’est pas la meilleure.  On insiste sur l’apparence : texte narratif, descriptif, justificatif, etc.

Dans les manuels anciens, pour le même groupe d’âge, on proposait de courts textes qu’on approfondissait longuement.

Je vous invite à utiliser ce très court texte comme travail cette semaine (12-14 ans).  Faites faire tout le travail : l’analyse du texte, les exercices sur le vocabulaire ( assez intense) et la rédaction.

Après le travail, vous ne verrez plus ce qui est proposé comme travail sur le texte québécois de la même manière!


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Voici, dans le document ci-dessous, le texte de l’élève ainsi que la partie «Maître» du  texte : «les chats de mon grand-père»

pdf émoticonLes chats de mon grand-père de Paul Arène


Bonne découverte!