Douce, affectueuse, humeur égale…


«Une maman-enseignante est douce, affectueuse et toujours d’humeur égale.  Elle ne perd jamais son sang-froid en classe avec ses enfants puisqu’elle les aime.  Elle est constante, ne change pas continuellement d’avis, etc.»

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Désolée…  mais quand j’ai lu cette affirmation dans un courriel je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire.

La maman-enseignante n’est pas plus un «être idéal» qu’un enseignant le serait.  Ça n’existe tout simplement pas une personne qui ressemble à ça!

Un mythe…  ce n’est rien de plus qu’un mythe!

Quelle déception pour une maman qui a l’impression de devoir toujours être parfaite de se rendre finalement compte qu’elle ne le sera JAMAIS.  Pourtant, c’est un mythe tenace.  Je parle régulièrement à des mères qui ont l’impression qu’elles devraient être plus patientes, plus tolérantes, plus calmes, plus ceci ou plus cela.

Je vous rassure, vous n’avez pas a être parfaite!

Fiou…  Heureusement.

On apprivoise, avec le temps, notre travail auprès des enfants.  On améliore notre tempérament, nos attitudes, nos réactions excessives.  On apprend à mieux cerner ce qui nous rend impatiente ou intolérante.  On mesure davantage la portée de nos paroles, nos gestes, nos réflexions sur le travail.  On découvre de meilleures façons de réagir…  mais…  on ne devient JAMAIS une personne parfaite.

Croire le contraire serait une grave erreur puisqu’on serait continuellement à la recherche de quelque chose d’illusoire et d’inatteignable.

Bonne journée!

Poésie à mémoriser : Conseils à un jeune


Un jour, au coin du feu, tout en songeant, bien vieux,

Tu te diras peut-être : «Ah! si j’avais fait mieux!

Si , jeune, j’avais eu le courage et prévoyance !

Je tenais dans mes mains toute mon existence,

Je pouvais lui donner son sens et sa valeur,

je pouvais à mon aise y semer le bonheur,

À mon gré, je pouvais y jeter cette graine

Qui devrait aujourd’hui rendre la grange pleine.

sans doute, je pouvais !  Mais je ne l’ai pas fait !

Je ne l’ai pas voulu !  Si jeunesse savait !… »

.

Et le soir de tes jours tombera triste et sombre,

Sans que, pour toi, se lève aucun astre dans l’ombre

Où pouvoir à loisir reposer ton regard.

.

Enfant, pense à cela si tu veux que plus tard

La nuit de la vieillesse, apaisante et sans voiles,

En descendant vers toi t’apporte ses étoiles.

.

Étienne Fougeron

 

Cette semaine…


la patience
Notre phrase morale de la semaine.

Cette semaine encore, j’ai décidé de poursuivre avec quelques matinées uniquement.  Je propose, pour cette deuxième semaine, un travail allégé en classe puisque l’été et les vacances semblent s’accrocher encore un peu.  Il faut dire qu’avec les nombreuses récoltes de mes jardins, j’ai beaucoup de travail.  Vous savez, comme dans beaucoup de choses, lorsqu’on sème au printemps, on ne se rappelle qu’en août à quel point cela demande beaucoup de temps tout ça!

Comme la semaine dernière, je vais proposer des exercices ici et là, dans les différentes matières afin d’apprivoiser nos manuels et ma nouvelle façon d’aborder certaines matières (comme l’histoire).  Ce sera un rythme lent, sans stress, avec des attentes réalistes.  Les enfants avaient bien coopéré la semaine dernière sachant que ce serait une semaine écourtée.  Je m’attends à la même coopération cette semaine.

J’en profite pour installer une «façon de faire», une manière de travailler un peu différente cette année.  Rien de spectaculaire, loin de là, une simple prise de conscience que notre temps de travail est précieux et devrait être bien employé.

Bon, bon, plus facile à dire aux enfants qu’à le vivre réellement, je le sais!

Je vous laisse donc sur ma planification de demain matin :

  1. Phrase morale du jour à recopier.
  2. Dictée de mots
  3. Lecture et travail sur un texte.
  4. Étude de la langue ( 2 exercices sur le verbe)
  5. Mathématique : première leçon de l’année.
  6. Anglais

Je verrai s’il me reste du temps pour ajouter autre chose.

Bonne semaine et bonne rentrée pour celles qui débutent!

Découverte / vieux manuel


Je suis toujours surprise de voir à quel point le choix des textes a changé depuis les années 40-50!  C’est incroyable ce recul quand on y pense.

J’ai déniché ce petit manuel de français (1960) dans une vente débarras.

Un petit bijou de manuel!

Sérieusement, je me demande toujours pourquoi nos chers pédagogues ont délaissé tous ces textes magnifiques et inspirants?  Pourquoi ne pas avoir conservé cette belle idée d’inspirer à travers le travail scolaire?

C’est devenu tellement banal d’être «instruit» de nos jours qu’on dirait que le désir d’apprendre, de s’instruire, d’être inspiré, de se surpasser, l’amour et le respect du travail bien fait,…  plus rien ne semble attirer l’attention.

Tous ces mots couchés sur papier par des auteurs inspirés peuvent servir à inspirer nos jeunes!

Voici un texte proposé dès les premières pages :

Lettre d’un père à sa fille.

Turin (Italie), le 3 juin 1797.

J’ai été très content, ma bonne petite Adèle, de l’extrait du journal le Rédacteur, que tu m’as envoyé.  Il est très bien choisi, et contient des vérités intéressantes. Quand on cite les journaux, il faut citer le jour et l’an, et même le numéro, si l’on peut, pour le retrouver à volonté; par exemple : Rédacteur du samedi 27 mai 1797, no 185.  Quand il s’agit de livres, on cite le tome, le chapitre, et quelquefois la page.  Voilà, mon enfant, une petite leçon que je te donne en passant ; car, en te louant sur ce que tu fais de bien, je tâche toujours de te conduire à faire encore mieux, rien ne me faisant plus de plaisir que d’avoir de nouvelles raisons de t’aimer.

J’ai été aussi très content du verbe chérir que tu m’as envoyé.  Je veux te donner un petit échantillon de conjugaison, mais je m’en tiendrai à l’indicatif, c’est bien assez pour une fois.

Je te chéris, ma chère Adèle, tu me chéris aussi, et maman te chérit ; nous vous chérissons également, Adolphe et toi, parce que vous êtes tous les deux nos enfants, et que vous nous chérissez aussi également l’un et l’autre ; mais c’est précisément parce que vos parents vous chérissent tant, qu’il faut tâcher de le mériter tous les jours davantage.  Je te chérissais mon enfant, lorsque tu ne me chérissais point encore ; et ta mère te chérissait peut-être encore plus, parce que tu lui as coûté davantage.  Nous vous chérissions tous les deux lorsque vous ne chérissiez encore que le lait de votre nourrice, et que ceux qui vous chérissaient n’avaient point encore le plaisir du retour.  Si je t’ai chérie depuis le berceau, et si tu m’as chéri depuis que tu as pu dire : Mon papa m’a toujours chérie, si nous vous avons chéris également, et si vous nous avez chéris de même, je crois fermement que ceux qui ont tant chéri ne changeront point de cœur.  Je te chérirai et tu me chériras toujours, et il ne sera jamais aisé de deviner lequel de deux chérira le plus l’autre.  Nous ne chérirons cependant nos enfants, ni moi ni votre maman, que dans le cas où vous chérirez vos devoirs.  Mais je ne veux point avoir de soucis sur ce point, et je me tiens pour sûr que votre papa et voire maman vous chériront toujours. 

Marque-moi, ma chère enfant, si tu es contente de cette conjugaison, et si tous les temps y sont (pour l’indicatif).  Adieu, mon cœur,

Joseph De Maistre.

On peut y voir un simple texte monotone ou, au contraire, une magnifique leçon de vie!

Que j’aime ce genre de texte…   Je suis toujours étonnée de voir à quel point les auteurs ont su utiliser la langue avec autant d’imagination!

C’est d’ailleurs ce que j’essaie de transmettre à mes enfants lorsque je leur propose ce genre de chose.  J’aime leur rappeler qu’un simple extrait, ou comme ici, une simple lettre d’un père à sa fille, rend témoignage de son amour pour elle.  Ce n’est donc pas un simple texte anodin que nous présente cet auteur, c’est un témoignage vibrant d’un père, fier de sa fille, heureux de recevoir sa lettre, etc.

Que peut-on souhaiter de plus!

Conclusion?  Ce petit livre rejoint les autres que je possède pour construire ma nouvelle année.  Ne vous en faites pas, heureusement ou malheureusement pour certaines, je vais vous faire découvrir plusieurs textes pendant l’année scolaire!

Bon dimanche!

Retour sur ma semaine


GjGnQo9Pour une première (très courte) semaine, je suis vraiment contente.  Bien entendu, ce n’était que 3 matinées, on est loin d’une semaine complète pour le moment.  Même si ce n’était que 3 journées, j’ai déjà eu le temps d’apercevoir quelques petits nuages à l’horizon déjà.

Ma préparation

C’est lorsque je m’installe en classe que je me rencontre à quel point j’aime que mes choses soient organisées pour que tout fonctionne parfaitement bien.  Comme je déteste chercher la fameuse feuille d’exercices qui accompagne une leçon!  Que dire du fameux texte – un vague souvenir, qui devait accompagner une leçon d’histoire mais que j’ai oublié d’imprimer…  soupirs…  que je ne retrouve plus! hihi

Ne vous trompez pas, ce n’est pas les enfants le problème mais bien MOI.  Les enfants peuvent attendre éternellement que je la trouve cette fameuse feuille puisque, pendant ce temps, eux, ils rigolent, s’amusent, se détendent,…  ils attendent tranquillement que JE trouve ce que je cherche.  Je vois alors le temps me filer entre les doigts : notre précieux temps…  toujours trop court.

C’est dans ces fâcheux moments, heureusement occasionnels, que je réalise à quel point être organisé peut optimiser notre précieux temps en classe.

Vacances = «Hein?  J’ai déjà vu ça moi?»

Ah les vacances…  On adore!  Vraiment, ce fut une belle période de calme et de plaisirs partagées autrement. Par contre, les connaissances antérieures semblent avoir totalement disparues ! hihihi

Je peux en rire puisque c’est la même chose qui se passe à chaque rentrée chez nous.  On dirait que pendant quelques jours, les enfants découvrent une nouvelle langue.  Ils me regardent souvent comme si je leur parlais de quelque chose de complètement nouveau.

«Nous avons vu qu’il existe deux sortes de verbe…

-Hein?  Deux sortes? De quoi tu parles?

-Les verbes d’action et les verbes d’état.

-Il me semble que je n’ai pas vu ça.  Il n’y avait pas juste une sorte?

– C’est certain qu’en 6e année et en secondaire 2 vous n’avez jamais entendu parler de la notion de verbe avant!

-Ah les verbes! C’est une notion qui est loin…

– Loin? À qui le dites-vous!»

Les enfants…  Ils me surprendront toujours!

Finalement, c’est un bon départ, en douceur…  un tout petit pas dans la bonne direction.

Je réponds / maths?


Je réponds

«Je suis un peu découragée là.  Ma fille devait entrer à l’école à l’automne mais là je sais pas.  Elle a complètement raté l’examen pour la rentrée (en maths) et devra reculer d’une année.  Je comprends pas parce que j’ai pourtant utilisé les mathématiques Singapoure pour le primaire et ça allait vraiment bien.  L’enseignante a dit qu’elle n’a pas pu faire une grosse partie de l’examen.»

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Il n’y a pas de temps perdu…  Ne l’oublions pas.  Des mathématiques, ça reste des mathématiques!  Que cette matière soit apprise au Québec ou ailleurs, un périmètre reste un périmètre!

Cependant, vous arrivez à la même conclusion que plusieurs : les programmes québécois SONT DIFFÉRENTS.

J’ai rencontré le même problème avec mon plus vieux lorsqu’on préparait un examen en secondaire 3.  Il avait trouvé pénible d’apprendre à s’y retrouver!

Je l’ai répété plusieurs fois :  Si un parent prévoit envoyer son enfant, éventuellement, à l’école régulière OU faire les examens au régulier pour le DES, l’enfant DOIT FAIRE UN PROGRAMME QUÉBÉCOIS.

Le programme est le même, à quelques petites différences, mais le jargon utilisé n’est pas le même.  De plus, une bonne partie du programme québécois tourne autour de la situation-problème, section qui ne se retrouve pas ailleurs!

N’oublions pas que l’école québécoise a choisi d’évaluer les «compétences» au lieu des connaissances.  Ce qui donne un programme totalement différent.  On recherche une démarche, une manière de faire et non un simple résultat comme dans plusieurs méthodes provenant d’ailleurs.

Voilà pourquoi on retrouve beaucoup, beaucoup de problèmes d’application et de raisonnement dans nos programmes québécois.  On recherche une compréhension qui va au-delà de la simple application de formule.

Par certains côtés c’est positif puisque l’enfant développe une vision plus globale des mathématiques, mais ce n’est pas aussi simple de bien préparer les élèves par contre.

«Singapour» est un programme vraiment bien fait, magnifique programme…  mais complètement à l’opposé des attentes québécoises!  hahaha

Il n’est jamais trop tard… Il faut juste prendre un bon cahier québécois et ajuster les savoirs appris avec ceux du Québec.  D’ailleurs, ce n’est probablement que la section «situation-problème» qui occasionnera le plus de difficulté.

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Un point à retenir : Garder en tête l’objectif final dans le parcours de l’enfant.

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Notre deuxième matinée…


Comme je viens tout juste de le mentionner, je prépare toujours un petit emploi du temps…  mais je ne le respecte pas toujours complètement!  Ce n’est qu’un canevas qui me permet de prévoir toutes les ressources pour accompagner notre travail.

Deuxième très courte matinée…

  • Dictée
  • Calcul mental
  • Lecture d’un court texte ( +/- 15 lignes ) silencieusement et à haute voix ensuite.
  • On fait plusieurs exercices oraux et écrits sur cet extrait.
  • Anglais
  • Dessin?  on verra….  J’ai un fils qui a un rendez-vous chez le dentiste en fin de matinée.

Bonne journée!

 

 

Je réponds / souplesse dans l’emploi du temps


Je réponds… comment tu composes avec ton horaire… tes exercices prévus s’enchaînent (10 minutes de ci, puis 10 minutes de ça, puis 50…). Si tu te retrouves avec des imprévus qui décalent ton horaire, tu composes comment avec cela? Je veux dire que si tu prends finalement 20 minutes pour une activité, puis 20 pour une autre… tu te retrouves à la fin de la journée sans avoir tout fait le programme prévu finalement??? Comment tu composes avec cela?

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Comme je l’ai sûrement mentionné à quelque part, j’ai un emploi du temps mais il ne représente que le canevas «approximatif» de ma journée.  Il est simplement là pour me rappeler, de temps en temps, que plusieurs matières sont au programme et non pas uniquement français-maths!!!

Je prends toujours le temps!

Au jour le jour, j’avance et prends le temps qu’il faut pour faire chaque chose que nous faisons.  Je n’ai pas toujours été ainsi, crois-moi!  Ce n’est pas payant de sauter d’une matière à une autre si on ne travaille pas avec attention.

Et les imprévus?

Si ma dictée prend le double de temps , je verrai plus tard si je peux m’ajuster ou si je devrai reprendre le lendemain.  Si je n’ai pas eu le temps de faire du calcul mental, par exemple, on en fera un peu plus longuement le lendemain, c’est tout.

C’est facile de comprendre pourquoi je n’ai pas toujours le temps de faire des matières comme géographie puisque je prends beaucoup trop de temps pour faire les matières de base. Ha!

Il faut apprendre à ne pas voir notre quotidien comme une succession de périodes sans rapport les unes aux autres mais plutôt comme une longue chaîne d’information qui s’ajoute successivement.  Même si les matières sont différentes, le but reste le même : absorber le contenu et rejoindre des connaissances sur un sujet.

Lorsqu’on s’assoit devant l’enfant (ou les enfants) qu’on prend le temps de les regarder dans les yeux, qu’on prend le temps d’expliquer les notions en donnant plusieurs exemples, plusieurs anecdotes ou des informations complémentaires.  SI on prend le temps de faire des liens avec ce qui a été vu antérieurement ou des liens avec des connaissances de l’enfant est-ce la même chose que de déposer un cahier devant l’enfant?

Et bien…  non…  justement.  Tout est là.

Enseigner ce n’est justement pas de rêver que l’enfant devienne autonome au plus vite pour pouvoir faire autre chose en attendant…  Transmettre un savoir nécessite une présence!  Les imprévus sont des moments qui aident à mieux faire passer ce savoir! hihihi

Souplesse…  souplesse dans le temps, dans les manuels, dans le programme, dans les attentes, dans les attitudes, dans…  tout!


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Une fois la première journée passée, je me sens plus légère.

Ce n’est jamais la meilleure journée pour moi puisque je veux dire plusieurs choses et mes pensées semblent toujours se bousculer.  J’ai l’impression de faire le clown devant les enfants et eux, chacun de leur côté, semblent être complètement ailleurs que dans notre classe!

Comme ce n’est pas la première, ni la dernière fois j’imagine, qu’elle se passe ainsi, notre première matinée fut, dans l’ensemble, à la hauteur de ce qu’elle devait représenter : une simple première matinée! hihi

Comme ma vision de l’école-maison évolue annuellement et que mon désir de leur transmettre autre chose que de simples connaissances de base devient de plus en plus pressant, je me rends compte que mon regard de cette première journée est complètement différent.  Je l’avoue, je préfère cette position à l’ancienne.

C’est à la lumière de cette première matinée que je réalise à quel point «la souplesse» est une habitude extraordinaire à avoir lorsqu’on fait la classe-maison.  C’est incroyable tous les imprévus qui se glissent dans une simple matinée : un enfant avec un mal de gorge, une visite surprise, plusieurs appels téléphoniques alors que généralement il n’y a jamais personne qui téléphone, on ne retrouve plus le fameux crayon vert qui écrivait mieux que les autres, on préfère s’installer sur l’autre côté de la table maintenant, etc.

Que dire de mon propre ajustement…  c’est fou à quel point on est vraiment bien en vacances! ha!  J’avais du temps pour tout!  Je n’ai pas trouvé si facile de reprendre cette routine un peu folle qu’est la mienne pendant l’année scolaire.

soupirs…

Une première matinée qui nous a permis, au moins, de se retrouver dans un contexte complètement différent des dernières semaines.  On sent que les enfants sont prêts, malgré tout, à démarrer une autre année scolaire.

On se retrouve demain pour la suite.

Bonne soirée!