Je réponds / routine


Je réponds à un courriel reçu hier :

« Dis-moi, quelle est la routine de travail de ton gars de secondaire 3.  Comment fais-tu pour le motiver à travailler à tous les jours ? »

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Depuis très longtemps maintenant, j’ai presque toujours la même routine quotidienne.  J’ai un horaire un peu atypique puisque j’aide d’autres enfants en après-midi alors je débute tôt le matin.

Nous débutons dès 7:00 !  Oui… 7:00…  même pour mes adolescents.

Heureusement, j’ai la chance d’avoir des enfants qui sont raisonnables au moment d’aller au lit le soir alors ils ont une bonne nuit de sommeil derrière eux avant de débuter à 7:00.

Je débute toujours par une dictée de deux ou trois phrases que nous corrigeons ensemble et que nous analysons.  Cette dictée matinale permet de revoir la plupart des notions vues en étude de la langue et de repérer les fautes qui reviennent tout le temps.  C’est vraiment dans cette courte période que le gros de l’étude de la langue se travaille « réellement », bien plus que dans tous les exercices que nous faisons.

Par la suite, la matinée se découpe ensuite en 4 périodes de travail avec les matières en alternance :

  • Français – texte
  • Français – écriture
  • Français – étude de la langue
  • Mathématique
  • Science et technologie
  • Histoire
  • Géographie ( en secondaire 1)
  • Informatique ( logiciel WORD )
  • Arts plastiques et musique
  • ECR ( juste quelques séances mensuellement )

J’ai divisé mes périodes de travail sur 9 jours que j’alterne 20 fois dans l’année :

  • Jour 1 : Dictée, français, mathématique, histoire , anglais
  • Jour 2 : Dictée, mathématique, science, français, anglais
  • Jour 3 : Dictée, science, français, histoire, anglais
  • Jour 4 : Dictée, français, mathématique, arts plastiques, anglais
  • Jour 5 : Écriture express, mathématique, science, français, anglais
  • Jour 6 : Dictée, français, histoire, mathématique, science
  • Jour 7 : Dictée, science, français, mathématique, anglais
  • Jour 8 : Dictée, mathématique, science, arts plastiques, anglais
  • Jour 9 : Écriture express, français, mathématique, histoire, anglais

Pourquoi ne pas faire la même chose chaque jour ?  Tout simplement parce que la première période de travail, après la dictée, dure plus longtemps (1:30) au lieu d’une heure.  En alternant les matières, je peux travailler cette plus longue période dans autre chose que du français ou des maths.  De plus, mes gars aiment bien ne pas toujours commencer par « français ou maths ».

Pour ECR et informatique, je les place toujours à la dernière minute à quelque part.  J’ajoute la mémorisation ou la préparation d’un exposé oral de temps en temps aussi.  Pour mon fils de secondaire 3, je lui demande souvent de me préparer un sujet d’argumentation, un sujet que nous débattons ensuite.

Et l’après-midi ?

Naturellement, les enfants doivent travailler encore un peu en après-midi.  Au secondaire, les matières demandent plus de temps à faire.  Comme ils ont déjà fait 5 heures en matinée, je ne leur demande que quelques petites choses à compléter en après-midi :

  • Lecture obligatoire : dans notre travail en français, la lecture occupe une place vraiment importante.  Sachant cela, tu comprendras aisément que j’oblige mes adolescents à lire un roman que nous travaillons en classe.  Ils doivent donc lire  chaque jour (45-60 minutes).
  • Matières à terminer : ils ont toujours un peu de mathématique à terminer et, bien souvent, un exercice à faire dans notre petit cahier « BLED ».  Parfois, rarement, un exercice à compléter dans les autres matières (30-60 minutes).

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Comment fais-tu pour le motiver à travailler à tous les jours ?

Rien de particulier, il n’a pas le choix! ha !

Comme la routine est toujours la même depuis le tout début de son école-maison, mon fils de secondaire3 s’installe sans rechigner puisqu’il sait qu’il doit le faire.  Il peut arriver, exceptionnellement, qu’il tente de négocier une journée de congé mais, franchement, ça n’arrive qu’une ou deux fois annuellement.

Chez nous, faire la classe, n’est certainement pas une chose que l’on fait « si cela nous tente ».  On choisit la route de l’école-maison pour plusieurs raisons et la mienne n’est pas pour ne faire que la moitié du travail.  Au contraire, ma devise a toujours été :  « faire la même chose ou mieux que l’école régulière, certainement pas moins ».  On apprend tellement de choses pendant toute notre scolarité…  tellement.  On peut donner à nos enfants un réel goût pour apprendre qui va bien au-delà de simplement faire et terminer un cahier de français ! On peut faire une « vraie » différence.

Bonne journée !

 

 

 

Je réponds / Les figures de style


«Bonjour Sylvie, est-ce qu’on enseigne encore les figures de style ? Si oui, à quel niveau?  Merci.»

Oui, naturellement. Voici la liste des principaux procédés et figures de style au programme de chacun des secondaires :

Secondaire 1
• apposition
• apostrophe
• inversion
• phrase emphatique
Secondaire 2
• apposition
• comparaison
• énumération
• gradation
• métaphore
• personnification
• répétition
Secondaire 3
• alternance
• apostrophe
• description
• dialogue
• discours direct /indirect
• ellipse
• euphémisme
• hyperbole
• illustration
• inversion
• monologue
• narration
• onomatopée
• paradoxe
• périphrase
• progression
• substitution
• transition
• type de narrateur
Secondaire 4
• antithèse
• archaïsme
• contraste
• digression
• effet caricatural
• portrait physique /psychologique
Secondaire 5
• néologisme
On retrouve facilement, sur le net, des explications claires pour compléter les manuels scolaires.

Je réponds / Routine de travail


Question reçue :

« L’an dernier, j’ai eu beaucoup de misère avec mon ado et je veux que ça change cette année.  Je sais que tu as des ados en classe, peux-tu dire combien de temps tu les fais travailler et que fais-tu faire? »


Ma routine de travail reste toujours sensiblement la même depuis des années.  Cependant, l’autonomie des enfants a grandement contribué à modifier légèrement le temps de travail en classe.

Nous débutons « très » tôt le matin afin d’en faire le plus possible en matinée puisque je ne suis pas disponible en après-midi, et nous reprenons un peu en début de soirée.

Notre routine ressemblera à ça :

Note : Secondaire 3 est une «grosse» année, elle marque un tournant dans le secondaire : le travail demandé est plus grand, plus intense dans certaines matières et demande une plus grande autonomie.  Mon fils devra donc travailler un peu plus que par le passé afin d’être prêt à temps pour les évaluations de fin d’année que je fais faire à la Commission scolaire.

N’oubliez pas que cet horaire n’est jamais rigide comme ici…  le temps de travail sur chaque matière représente approximativement à ça.

  • 7 : 00 – 9 : 00  : Travail sur le texte, étude de la langue, séance d’écriture.
  • 9 : 00 – 9 : 30 : pause
  • 9 : 30 – 10 : 30 : Mathématique (sec.1) / Science ou histoire (sec. 3)
  • 10 : 30 – 11 : 00 : Anglais (sec.1)/ Science ou histoire (Sec. 3)
  • 11 : 00 – 11 : 30 : Science, histoire ou géo (sec. 1) /Anglais (sec.3)
  • 11 : 30 – 12 : 00 : Orthographe ou vocabulaire en autonomie.
  • 12 : 00 – 13 : 00 : Repas du midi
  • 13 : 00 – 14 : 00 :  Lecture obligatoire (sec. 1) / Mathématique (sec. 3)
  • 14 : 00 – 15 : 00 : Lecture obligatoire (sec. 3)  / Arts plastiques(sec. 1)
  •        15 : 00 – …  : Arts plastiques (sec. 3) quand il y en a.
  • Libre
  • 18:00 – 19 : 00 : Dictée, correction et analyse.

 

En résumé, mes adolescents travaillent autour de 6 heures chaque jour.

Je réponds (leçon de mathématique)


Bonjour tout le monde, j’ai reçu cette question ce matin :

«Je sais que tu en as déjà parlé mais peux-tu redire comment tu procèdes pour donner les leçons en mathématique.  Tu laisses ton fils travailler seul ou tu lui donnes une leçon avant de faire les exercices.  Merci.»


Effectivement, je donne TOUJOURS une leçon avant de débuter les exercices et même une leçon qui va bien au-delà de celle proposée par le manuel.

Le mieux, comme toujours, est de vous donner un exemple concret.  Prenons, par exemple, la première leçon proposée par le manuel de secondaire 2.

Voici la leçon proposée par le manuel PANORAMATH B

La réduction d’expressions algébriques

C’est très simple…  très clair même…  mais pour nous !!!!

Je prends toujours le temps de bien expliquer chaque chose clairement.


Étape 1 : Le vocabulaire

  • variable,
  • exposant,
  • expression algébrique,
  • terme,
  • coefficient,
  • terme constant,
  • monôme,
  • binôme,
  • trinôme,
  • degré du monôme,
  • termes semblables.

Étape 2 : on passe à la démonstration

  • Comment déterminer le nombre de termes
  • Comment trouver le degré d’un monôme
  • Comment réduire une expression algébrique par l’addition et la soustraction.

Étape 3 : Exemples

Je donne plusieurs exemples ( pas ceux du cahier) afin de voir s’il comprend bien ce qu’on attend de lui.


Étape 4 : une feuille de route

Je lui donne TOUJOURS une feuille «aide-mémoire» comme référence.  On relit ensemble les informations qui pourront lui être utiles.

Généralement, cette feuille référence est pour le chapitre en entier.

par exemple, dans ce cas-ci : panorama 9


Étape 5 : les exercices du cahier

Finalement, on passe aux exercices du cahier.


Étape 6 : en cas de difficultés…

On ajoute d’autres exercices!


À mon avis, tout ce travail en amont est vraiment essentiel.

Bonne journée !

Je réponds / Leçons de maths ?


Donnes-tu de véritables cours, comme en classe régulière, à tes enfants ?


Non, je ne donne pas de cours formels, comme en classe régulière.  Par contre, effectivement, je prends toujours le temps d’expliquer les notions avant de laisser l’enfant travailler en autonomie.

En fait, je fais un peu plus que ça.

Mon cahier de travail :

Chaque programme contient sa page de leçon.  Parfois, pour certains programmes, la leçon se trouve dans un calepin des savoirs dans un autre manuel ou sur des feuilles reproductibles.

J’imprime toujours ces leçons que nous conservons précieusement dans un cartable (classeur).

Lors de la leçon, je lis, avec l’enfant, la leçon et je l’explique.  Parfois, la lecture suffit puisque c’est très simple.  Par contre, très souvent, il faut plus qu’une simple lecture pour réellement comprendre.


En passant, au sujet des savoirs… 

Il m’arrive, parfois, de complètement modifier certaines informations.  Oui, oui, « modifier, changer », puisque les techniques enseignées ne sont pas toujours les seules à produire un même résultat. Prenons la simple division, plus d’une façon de faire existe pour réaliser une division.  Quelle méthode est la meilleure ?

Les connaissances à acquérir sont souvent étalées sur plusieurs années et la façon de travailler peut changer d’une année à l’autre (pour une même notion).  Par exemple, pour trouver l’équation d’une droite au secondaire, deux façons seront enseignées…  Pourquoi ?  Pour rien.  L’important n’est-il pas de trouver cette équation ?  En tout cas, pour moi, ça me suffit.  J’enseigne donc la bonne manière dès le départ.  La première façon, en secondaire 2, n’apporte rien d’utile pour les prochains niveaux puisqu’elle ne sera plus utilisée ensuite!

Je n’hésite pas à corriger le tir.  Je connais, maintenant, suffisamment les programmes pour savoir que la seconde façon sera plus utile pour la suite. 

Je modifie donc, à l’occasion, la feuille des savoirs pour mieux nous servir.


Pendant la lecture de la leçon, je fais toujours les exercices proposés par la leçon, au tableau, en prenant le temps de répéter notre démarche de travail pour réaliser l’exercice.  J’insiste beaucoup sur la bonne façon de faire puisqu’elle facilitera grandement le travail éventuellement.

Je n’hésite pas à répéter comment résoudre les exercices.  J’insiste même sur une bonne façon de faire,  la même d’ailleurs jusqu’à la fin du secondaire.

  • On sépare notre travail en deux : à gauche, les formules, les données de travail.  À droite, les calculs.
  • On écrit «en mots» ce que l’on doit faire.
  • On écrit, sur la ligne suivante, à gauche, la formule mathématique utilisée.
  • On écrit, sur la ligne suivante, toujours à gauche, les données.
  • On fait les calculs à droite.
  • On écrit la réponse à gauche.

Je donne toujours, par la suite, un autre exemple que j’invente.

Nous faisons ce nouvel exemple ensemble.  Je le laisse me dire comment faire.  Je peux donc voir, dès le départ, qu’il comprend ce qu’il devra faire.  D’ailleurs, je regarde toujours les exercices qui seront proposés, avant.  Mon exemple est un exemple qui ressemble au travail qu’il devra effectuer ensuite.

Il est important, selon moi, d’expliquer «comment faire» car c’est ce que l’enfant devrai faire.


Un exemple (secondaire 4 – méthode de réduction)

  1. Choisir la variable à éliminer ;
  2. Obtenir des coefficients numériques opposés devant la variable choisie en trouvant des équations équivalentes au besoin ;
  3. Additionner membre à membre les équations obtenues en 2 ;
  4. Résoudre l’équation à une seule variable qui en résulte ;
  5. Trouver la valeur de l’autre variable en plaçant la valeur trouvée à l’étape 4 dans l’une ou l’autre des équations du système ;

Je prépare, la plupart du temps, ces feuilles de «manières de faire».


Les feuilles de leçons, manières de faire et d’exemples restent dans un cahier de travail et peuvent être consultées si le besoin se fait sentir pendant les exercices.

Donc, finalement, avec ce que je viens de dire, je remarque qu’effectivement je donne un cours. Ha!

 

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