Publié dans Français, Mathématique

Évaluation fin d’année CE1


Voici un examen de révision pour le CE1.  Il s’agit de l’examen de mai 2011

Cela donne une bonne idée du minimum à bien maîtriser à la fin de l’année.

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Publié dans Français

Porte-clé des sons de deuxième année


Je semble inexistante…  mais croyez-moi, je suis occupée certes, mais bien encore là!

J’ai énormément de travail mais j’ai toujours quelques minutes pour ajouter quelques petites choses pour améliorer notre classe-maison.

Je vous propose…

Un« porte-clé référence » de tous les sons de deuxième année avec quelques mots pour renforcer le son.  Naturellement, je n’ai pas mis tous les mots disponibles…  j’ai essayé de prendre les plus significatifs pour moi.

J’y ai mis plusieurs…  plusieurs heures…  ouf…  mais  mon fils l’utilise déjà et même mon fils de 4e année l’utilise à l’occasion.  C’est donc un travail qui apportera un peu d’aide lors de l’écrit.

Voici donc mes 64 sons :

Porte-clé des  sons de 2e année ( CE1 )

***  C’est une  façon de donner des outils à votre jeune enfant lors des situations d’écriture.

Publié dans Français

Chatte rousse et Poulet vert ( texte )


Un jour, un de nos amis, partant pour quelques jours, nous confia son perroquet pour en avoir soin tant que durerait son absence. L’oiseau se sentant dépaysé était monté, à l’aide de son bec, jusqu’au haut de son perchoir et roulait autour de lui, d’un air passablement effaré, ses yeux semblables à des clous de fauteuil, en fronçant les membranes blanches qui lui servaient de paupières. Madame-Théophile, notre chatte rousse à prunelles bleues et le nez rose, ainsi nommée parce qu’elle vivait avec nous dans une intimité tout à fait conjugale, n’avait jamais vu de perroquet ; et cet animal, nouveau pour elle, lui causait une surprise évidente. Aussi immobile qu’un chat embaumé d’Egypte dans son lacis de bandelettes, elle regardait l’oiseau avec un air de méditation profonde, rassemblant toutes les notions d’histoire naturelle qu’elle avait pu recueillir sur les toits, dans la cour et le jardin. L’ombre de ses pensées passait par ses prunelles changeantes et nous pûmes y lire ce résumé de son examen : «Décidément c’est un poulet vert».

Ce résultat acquis, la chatte sauta à bas de la table où elle avait établi son observatoire et alla se raser dans un coin de la chambre, le ventre à terre, les coudes sortis, la tête basse, le ressort de l’échine tendu, comme la panthère noire du tableau de Gérome, guettant les gazelles qui vont se désaltérer au lac.

Le perroquet suivant les mouvements de la chatte avec une inquiétude fébrile ; il hérissait ses plumes, faisait bruire sa chaîne, levait une de ses pattes en agitant les doigts et repassait son bec sur le bord de sa mangeoire. Son instinct lui révélait un ennemi méditant quelque mauvais coup.

Quant aux yeux de la chatte, fixés sur l’oiseau avec une intensité fascinatrice, ils disaient dans un langage que le perroquet entendait fort bien et qui n’avait rien d’ambigu : «Quoique vert, ce poulet doit être bon à manger».

Nous suivions cette scène avec intérêt, prêt à intervenir quand besoin serait. Madame-Théophile s’était insensiblement rapprochée : son nez rose frémissait, elle fermait à demi les yeux, sortait et rentrait ses griffes contractiles. De petits frissons lui couraient sur l’échine, comme à un gourmet qui va se mettre à table devant une poularde truffée ; elle se délectait du repas succulent et rare qu’elle allait faire. Ce mets exotique chatouillait sa sensualité.

Tout à coup son dos s’arrondit comme un arc qu’on tend, et un bond d’une vigueur élastique la fit tomber juste sur le perchoir. Le perroquet voyant le péril, d’une voix basse, grave et profonde, comme celle de M. Joseph Prudhomme cria soudain : «As-tu déjeuné, Jacquot ?».

Cette phrase causa une indicible épouvante à la chatte, qui fit un saut en arrière. Une fanfare de trompette, une pile de vaisselle se brisant à terre, un coup de pistolet tiré à ses oreilles, n’eussent pas causé à l’animal félin une plus vertigineuse terreur. Toutes ses idées ornithologiques étaient renversées.

«Et de quoi ? De rôti du roi», continua le perroquet.

La physionomie de la chatte exprima clairement : «Ce n’est pas un oiseau, c’est un monsieur, il parle!».

Quand j’ai bu du vin clairet, Tout tourne, tout tourne au cabaret….

 

chanta l’oiseau avec des éclats de voix assourdissants, car il avait compris que l’effroi causé par sa parole était son meilleur moyen de défense. La chatte nous jeta un coup d’oeil plein d’interrogation, et, notre réponse ne la satisfaisant pas, elle alla se blottir sous le lit, d’où il fut impossible de la faire sortir de la journée. Les gens qui n’ont pas l’habitude de vivre avec les bêtes et qui ne voient en elles, comme Descartes, que de pures machines, croiront sans doute que nous prêtons des intentions au volatile et au quadrupède. Nous n’avons fait que traduire fidèlement leurs idées en langage humain. Le lendemain, Madame-Théophile, un peu rassurée, essaya une nouvelle tentative repoussée de même. Elle se le tint pour dit, acceptant l’oiseau comme un homme.

Théophile Gauthier

Compréhension de lecture :

  • Pourquoi la chatte se nomme-t-elle Madame Théophile?
  • « Aussi immobile qu’un chat embaumé d’Égypte » : que veut dire cette expression?
  • A quels signes voit-on que le perroquet s’inquiète?
  • Comment le perroquet fait-il finalement peur à la chatte?
  • Quelle réponse ses maîtres auraient-ils pu donner à la question de la chatte?
  • pourquoi est-elle allée se blottir sous le lit?

Pour télécharger ce texte + les questions : Chatte rousse et Perroquet vert