Publié dans Routine

Je réponds…


Je réponds ici aux questions de Marylaine :

«Comment tu fais pour que ton école maison ne soit pas formelle en secondaire 3? »

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Question un peu étrange puisque je mentionne dans la publication que je travaille d’une façon très formelle présentement.  (J’ai l’impression que vous croyez le contraire, je me trompe ? )

Ma façon de travailler ne pourrait pas être plus formelle que ça !  On dirait presque une classe réelle à la maison.  J’ai dit presque…  ce n’est pas la même chose puisque je travaille avec seulement deux enfants.

Nous travaillons sur une routine de 9 jours qui revient en boucle.  Chaque jour, nous travaillons 4 périodes de 75 min. soit 5 heures en classe-maison le matin de 7:00 à 12:00.  Puis, en après-midi, les gars terminent ce que je demande de terminer, font les lectures obligatoires, la musique, les petits projets, etc. pour 1 à 2 heures parfois davantage.

Je ne compte pas les petits exercices que je demande de refaire en soirée lorsque je fais la correction des travaux de l’après-midi !

Dans un monde idéal, une meilleure façon d’apprendre pourrait être plus stimulante mais je n’ai pas le temps de travailler autrement plusieurs matières.  Dans une école, l’enseignant ne fait qu’une seule matière.  Le chanceux, il peut se concentrer sur des projets stimulants dans sa seule matière.  Par contre, à la maison, c’est toutes les matières qui sont enseignées par maman…  toutes et pour plus d’un enfant bien souvent.

Pour ne pas travailler «formellement» il faudrait suivre les intérêts des enfants, leur proposer des projets stimulants qui permettraient de travailler les mêmes compétences mais à travers une façon de faire totalement différente.  Par contre, dans notre réalité 2017, faire évaluer une telle façon d’apprendre n’est pas encore possible.

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«Comment arrives-tu à être certaine que tu as couvert l’essentiel sans en oublier?  »

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J’utilise principalement des manuels scolaires approuvés par le MELS.  Je suis donc assez certaine de couvrir le minimum au moins.

De plus, comme j’ai deux autres enfants plus âgés (CEGEP et université), j’ai déjà enseigné la même matière plus d’une fois.  Je connais suffisamment le programme pour pouvoir nager dans plusieurs autres manuels sans trop m’éloigner du travail nécessaire à faire.  Comme je sais déjà ce qui est essentiel à voir pour les autres niveaux à venir, les ayant déjà enseignés, j’oriente déjà les apprentissages vers cette direction.  Je m’assure de la compréhension réelle des choses afin de faciliter le travail l’an prochain.  C’est un puissant avantage, crois-moi !

Mais, et c’est le plus important, j’essaie de me concentrer sur MA classe-maison, sur ce que j’aimerais que les enfants puissent retenir de ce que nous apprenons.  Pour moi, découvrir de beaux textes est souvent bien plus important que de travailler un texte insipide.  Oui, j’en fais…  soupirs… puisque je veux bien préparer mes enfants à répondre de la bonne façon aux questions posées dans un cahier québécois mais ce n’est pas tout !!!!  On peut ajouter, même en travaillant très formellement, un tas de petites choses qui améliorent la compréhension des choses, les rendent plus intéressantes et demeurent plus longtemps dans la mémoire de nos jeunes.

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