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Je réponds…


« Tu m’étonnes, tu sembles avoir un parcours très linéaire comme un parcours d’école secondaire.  Pourquoi ne avoir choisi de faire un apprentissage plus libre? Qu’est-ce qui a fait pencher la balance pour un parcours scolaire régulier ?»

 

Il y a autant de visions de l’école-maison qu’il y a de familles.  Si pour certaines, comme moi, le désir d’approfondir est omniprésent, pour d’autres la liberté d’apprendre est au cœur de leurs apprentissages.  Le CHOIX nous appartient.

De mon côté, j’ai nagé dans plusieurs façons d’apprendre et j’ai  « flirté » plus d’une fois avec quelques pédagogies bien différentes que le parcours que nous faisons maintenant ( Steiner, PMEV, Charlotte Mason,…).  Je l’avoue, j’ai toujours aimé l’idée que mes enfants apprennent réellement quelque chose et qu’ils pourront intégrer le système sans difficulté.

Je l’ai dit souvent :  je rêve de beaucoup plus mais je vis avec les contraintes qui me sont imposées et j’avance, à ma manière, vers le but que nous nous sommes fixés chez nous : atteindre le diplôme d’études secondaires (DES).  C’est donc un choix personnel.  Chez nous, avoir le diplôme d’études secondaires n’est pas une option ou  un choix personnel, c’est un incontournable.

Alors oui, nous avons un parcours très « formel » puisque j’utilise des manuels approuvés par le MELS dans la majorité des matières.  Cependant, de nombreux ajouts viennent bonifier notre parcours, le rendre « unique »  et totalement différent d’un parcours scolaire.  Au quotidien, notre parcours est similaire, je l’avoue, mais totalement différent dans sa manière d’être puisque j’accompagne mon adolescent en le suivant, LUI, pas à pas.  Mon travail, même s’il ressemble à un travail scolaire, est totalement dirigé vers l’adolescent devant moi ; j’y ajoute une tonne de petites choses qui rend notre route différente.  Un observateur trouverait probablement notre parcours « sans couleur » mais dans la réalité, je sais que notre parcours est « unique ».

Je n’ai pas honte de mon parcours formel…  pour moi, c’est une force !  Devant la vague de parcours « libres » dans l’univers d’école-maison, je garde le phare, reste ferme dans mes décisions et poursuis, malgré tout vers la direction que je me suis fixée.  Nous approfondissons la matière, nous l’explorons autrement, on discute, on argumente, on cherche, on grandit avec elle…  bref, on apprend d’une façon qui nous ressemble.

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Ajustement chez nous…


On change de programme de mathématique chez nous ! Mon fils désire faire ce programme pour ne pas être pénalisé si son idée de choix de carrière change.

On passe au programme fort (SN) au lieu du programme faible (CST)

J’utiliserai donc ce manuel dorénavant !

C’était notre première idée… mais, je ne voulais pas d’un examen unique dans cette matière pour lui.  Comme la nouvelle loi semble nous ouvrir à d’autres possibilités…  Pourquoi pas !

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On évalue ou non ?


Je l’avoue, je me suis souvent posée la question sur la pertinence de faire passer une évaluation à mes enfants dans notre quotidien.  Je dois le dire, la véritable raison de mon questionnement n’a jamais été « d’évaluer » mes enfants mais le temps que cela gruge dans ma routine quotidienne.

Dans mon cas, je fais passer des évaluations à mes enfants pour qu’ils s’entraînent à le faire mais, à chaque fois, je désespère du temps que ça prend.  Il faut se le dire, prendre deux-trois périodes de la semaine pour faire une évaluation qui n’apportera pas grand chose de plus à l’enfant, s’est franchement long !

Je me suis toujours demandée, d’ailleurs, si c’était pertinent ou non.  Un enfant qui n’a jamais été évalué pendant toute sa scolarité sera-t-il pénalisé ensuite lorsque viendra le temps de faire ses études supérieures ?  Je l’ignore.  J’ai toujours supposé que oui.  Comme mes enfants ne réussissent pas toujours aussi bien que je le voudrais lors de ces évaluations à la maison, je suppose que de ne jamais en faire occasionnerait une certaine difficulté éventuellement.  Par contre, un enfant qui n’est jamais évalué ne s’évalue pas lui-même…  hum…  c’est intéressant aussi, vous ne trouvez pas ?

À la maison, c’est tellement différent…

L’évaluation pour vérifier la compréhension ?  Dans une relation un à un en classe, on connaît déjà suffisamment l’enfant.  Doit-on évaluer pour en connaître sa compréhension ?

L’évaluation pour vérifier notre façon de travailler ? oui… En situation d’évaluation, l’enfant peut vérifier s’il a acquis les bonnes méthodes de travail pour effectuer la tâche qui lui est demandée mais, sérieusement, on peut très bien évaluer ça dans le travail quotidien sans passer par l’évaluation formelle.

L’évaluation  pour encadrer ?  On peut s’en servir comme levier, comme moyen de rappeler l’importance d’une façon de faire, etc.  mais…  on peut très bien faire la même chose dans la routine de travail.

L’évaluation pour porter un jugement sur les apprentissages ?  hum…  très discutable.

L’évaluation amène un grave problème je trouve : enseigner en fonction d’une évaluation à venir est une tangente facile à prendre.  Doit-on enseigner en fonction d’une évaluation à venir ?  Peut-on faire autrement ?

Pertinent ou non d’évaluer à la maison ?  Pas de réponses claires ce matin…  je vais continuer de le faire et me poser encore les mêmes questions.

Je vous laisse, je retourne dans ma classe-maison où l’évaluation s’invite cette semaine dans quelques matières.

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Effectivement, je n’ai toujours pas reclassé toutes mes publications…  pas facile de s’y retrouver dans mes catégories, je l’imagine.  Je m’en excuse encore, ça viendra !

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Bilan – semaine 4


Une très belle semaine ! 

Pour une fois, tout ce que j’avais prévu, ou presque, a été fait et même au-delà de mes espérances dans certaines matières.  J’ai «vraiment» eu le temps d’ajouter plusieurs petites choses pour bonifier notre programme un peu tristounet par moment.  On traîne toujours dans certaines matières mais nous ne sommes qu’en septembre !


En classe cette semaine ?

Bon, je l’avoue, je suis toujours un peu rébarbative face à nos manuels québécois en français…  Dieu qu’on n’apprend pas grand chose !

Les vieux manuels reviennent me hanter présentement…  Je m’ennuie de cette rigueur, de cette impression d’avoir «bien» lu, compris, analysé et travaillé un texte.

Bon, il faut quand même que le je dise : les vieux textes semblent souvent simplistes, hideux, peu attrayants,…  mais le travail, lui, est tellement profitable!  Que voulez-vous, j’ai besoin de sentir que ce que l’on fait en classe, en français surtout, nous conduit quelque part.  Je ne veux pas avoir l’impression de passer rapidement sur ce qui ne fonctionne pas.

Après avoir travaillé les premières semaines avec mon fils de secondaire 2 sur un manuel québécois, je n’ai pas l’impression que le « vrai » travail se fait.  Oui, il lui plaît ce programme pour le moment mais qu’avons-nous réellement travaillé pour l’instant?  Sérieusement?  Pas grand chose qui restera dans sa mémoire de travail malheureusement.  Si j’avais devant moi un jeune homme ( vient à peine d’avoir 13 ans) solide en français cela ne m’inquièterait nullement mais, malheureusement, ce n’est pas le cas.  Il a désespérément besoin de travailler!

J’ai donc farfouillé pas mal dans mes vieux manuels pour bonifier notre travail quotidien en français.  J’ai décidé d’ajouter un texte par semaine ( puisé dans un vieux manuel ) et le travailler en profondeur.


Secondaire 2

J’ai tellement bien travaillé avec lui!   Vraiment, je suis satisfaite de tout ce travail de la semaine.  J’ai l’air de vanter mes mérites mais ce n’est absolument pas le but de cette exclamation.

Mon plus jeune travaille, habituellement, toujours trop rapidement sans prendre le temps d ‘assimiler les notions.  C’est une façon de faire récurrente, il survole toujours tout.  Cette semaine, je l’ai harcelé…  harcelé…  et harcelé…  pour qu’il prenne enfin conscience de l’importance d’être pleinement « là » quand je lui donne une leçon.  Souvent en train de penser à autre chose lorsque j’explique une notion, il n’est pas rare qu’il me pose une question complètement hors sujet pendant que je m’échine à lui faire comprendre quelque chose ! ha!  Ça n’arrive pas souvent, heureusement, puisque je connais cette dynamique depuis longtemps alors je le questionne continuellement pour garder son cerveau en action « avec moi ».


Secondaire 4

Une très belle semaine !

Je l’avoue c’est surtout avec SA semaine que je suis vraiment satisfaite.  Comme la semaine dernière avait été pas mal déprimante, je m’attendais à une semaine un peu similaire.  Quelle belle surprise de le voir travailler avec bonne humeur et entrain.  Quel soulagement surtout.

Ceux qui ont des adolescents me comprendront sûrement : ce n’est pas toujours simple de négocier avec nos jeunes !  Lorsqu’on sent que quelque chose ne va pas, on craint le pire…

Quelle chance d’avoir une belle relation avec mon jeune de 15 ans, sinon, ce serait probablement une bataille intense pour faire correctement la classe quotidiennement.  Lorsqu’un pépin se présente, je réfléchis longuement avant de dire ou faire quelque chose pour conserver notre relation intacte malgré les divergences d’opinion au sein de notre quotidien école-maison.  J’ai toujours séparé farouchement notre quotidien d’école-maison et le reste de notre vie.  Chaque fois qu’un enfant revenait, en soirée par exemple, avec une revendication provenant de la classe, je demandais de m’en reparler le lendemain, « en classe » .  J’ai toujours séparé les deux mondes.  Chez nous, c’était mieux ainsi.

Bref, il a bien travaillé cette semaine et c’est ce qui compte.


Ajustement pour la prochaine semaine ?

Éliminer le temps précis pour faire une matière.

Et oui, le moment est venu pour moi d’abandonner l’idée de travailler pendant une période déterminée à l’avance.

Ça semble si facile pour la plupart d’entre vous, mais, malheureusement pas pour mon cerveau.  Si j’abandonne l’idée d’un temps prédéterminé pour faire un travail, j’accepte aussi l’idée de passer plus de temps dans certaines matières au détriment des autres matières..  et ça… bin…  c’est loin d’être évident.  J’ai tendance à étirer le temps dans plusieurs matières puisque sortir du manuel est tellement plus intéressant…  Par contre, ça gruge du temps toutes ces belles envolées !

Je veux tenter de ne pas tenir compte du temps qui passe…  ha…  un beau rêve, je le sais !

On verra.

Et vous?  Vous avez passé une belle semaine ?