Situation d'écriture secondaire 5 (1ère)·Textes à télécharger secondaire 5 (1ère )

Jeannot et Colin (écriture)


Voici un petit travail proposé par un vieux manuel :

Lecture

Plusieurs personnes dignes de foi ont vu Jeannot et Colin à l’école dans la ville d’Issoire, en Auvergne.  Jeannot était le fils d’un marchand de mulets très renommé, et Colin devait le jour à un brave laboureur des environs.  Jeannot et Colin étaient fort jolis pour des Auvergnats ; ils s’aimaient beaucoup.

Le temps de leurs études était sur le point de finir, quand un tailleur apporta à Jeannot un habit de velours à trois couleurs, avec une veste de Lyon de fort bon goût ; le tout était accompagné d’une lettre à monsieur de La Jeannotière. Colin admira l’habit, et ne fut point jaloux ; mais Jeannot prit un air de supériorité qui affligea Colin. Dès ce moment Jeannot n’étudia plus, se regarda au miroir, et méprisa tout le monde. Quelque temps après un valet de chambre arrive en poste, et apporte une seconde lettre à monsieur le marquis de La Jeannotière : c’était un ordre de monsieur son père de faire venir monsieur son fils à Paris. Jeannot monta en chaise en tendant la main à Colin avec un sourire de protection assez noble. Colin sentit son néant, et pleura. Jeannot partit dans toute la pompe de sa gloire.

(Le père de Jeannot a fait fortune.  Mais bientôt, il se ruine et il est jeté en prison.  Le jeune marquis de la Jeannotière est méprisé par tous ses amis du beau monde)

Comme il était plongé dans l’accablement du désespoir, il vit avancer une chaise roulante à l’antique, espèce de tombereau couvert, accompagné de rideaux de cuir, suivi de quatre charrettes énormes toutes chargées. Il y avait dans la chaise un jeune homme grossièrement vêtu ; c’était un visage rond et frais qui respirait la douceur et la gaieté.

Le voyageur eut tout le temps de contempler le marquis immobile, abîmé dans sa douleur. « Eh ! mon Dieu ! s’écria-t-il, je crois que c’est Jeannot ! » À ce nom, le marquis lève les yeux, la voiture s’arrête : «C’est Jeannot lui-même, c’est Jeannot ! » Le petit homme rebondi ne fait qu’un saut, et court embrasser son ancien camarade. Jeannot reconnut Colin ; la honte et les pleurs couvrirent son visage. « Tu m’as abandonné, dit Colin ; mais tu as beau être grand seigneur, je t’aimerai toujours. » Jeannot, confus et attendri ; lui conta en sanglotant une partie de son histoire. « Viens dans l’hôtellerie où je loge me conter le reste, lui dit Colin.

Jeannot, éperdu, se sentait partagé entre la douleur et la joie, la tendresse et la honte ; et il se disait tout bas : « Tous mes amis du bel air m’ont trahi, et Colin, que j’ai méprisé, vient seul à mon secours. Quelle instruction ! »

La bonté d’âme de Colin développa dans le cœur de Jeannot le germe du bon naturel, que le monde n’avait pas encore étouffé. Il sentit qu’il ne pouvait abandonner son père et sa mère. « Nous aurons soin de ta mère, dit Colin ; et quant à ton bonhomme de père, qui est en prison, j’entends un peu les affaires ; ses créanciers, voyant qu’il n’a plus rien, s’accommoderont pour peu de chose ; je me charge de tout. » Colin fit tant qu’il tira le père de prison. Jeannot retourna dans sa patrie avec ses parents, qui reprirent leur première profession. Il épousa une sœur de Colin, laquelle, étant de même humeur que le frère, le rendit très heureux.

Voltaire, inspiré de « Jeannot et Colin»

Vieux manuel : L.Geslin «Méthode de Composition Française» IV – Le Plan.


Sujet d’écriture : (250-300 mots)

En t’inspirant du texte de Voltaire, montrez par un récit de votre invention que : Quand on est malade, tous les plaisirs vous abandonnent, excepté ceux de l’amitié.


Si cela vous intéresse

Jeannot et Colin_semaine 3


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Textes à télécharger en secondaire 3 (3e)

La femme au parapluie (texte)


Un petit texte pour s’amuser…

 

-Tiens, drôle d’endroit pour perdre son parapluie. Il se pencha, ramassa le parapluie.

Le téléphone sonna.
-Allô.
-Bonsoir, monsieur. Vous avez trouvé mon parapluie?
-Pardon?
-Je vous demande si vous avez trouvé mon parapluie. Un parapluie noir avec…
-Oui, en effet, j’ai trouvé un parapluie, ce matin. Mais comment savez-vous, madame, que c’est moi qui l’ai trouvé?
-Mais mon cher monsieur, je l’ai perdu précisément pour que vous le trouviez! Et maintenant, je voudrais le ravoir. Vous voulez bien venir me le porter? Je vous attendrai ce soir au milieu du pont de bois, à l’est de la ville, à onze heures. Bonsoir, monsieur.

-Vous êtes en retard, je vous attends depuis dix minutes.
-Je m’excuse, j’ai été retardé… Voici votre parapluie, madame.
-Merci, monsieur.
Elle le regardait droit dans les yeux.
-Et maintenant, sautez. Votre heure est venue.
Il enjamba le garde-fou et se jeta dans la rivière.

Et elle repartit, laissant son parapluie au milieu du pont de bois, à l’est de la ville…

Michel Tremblay, «Contes pour buveurs attardés»

Découvrir une poésie

L’Oiseau futé (poésie)


A quoi bon me fracasser,

dit l’oiseau sachant chanter

au chasseur sachant chasser

qui voulait le fricasser.

Si tu me fais trépasser,

chasseur au cœur desséché

tu n’entendras plus chanter

l’oiseau que tu pourchassais.

 

Mais le chasseur très froissé

dit à l’oiseau tracassé :

Je n’aime pas la musique

et tire un coup de fusique.

Le chasseur manque l’oiseau

qui s’envole et qui se moque.

Le chasseur se sent bien sot,

et l’oiseau lui fait la nique.

Après tout, dit le chasseur,

j’aime beaucoup la musique.

Moi-z-aussi dit le siffleur

se perchant sur le fusique.

Claude Roy

 

Journal quotidien 2017-2018

Journal quotidien


Une autre semaine qui débute ce matin.

Comme nous travaillons en classe-maison depuis longtemps, mes enfants connaissent la routine et sont conscients de mes attentes envers eux.  Je n’ai pas grand chose à vous raconter puisque mes enfants, devenus plus grands, travaillent sans difficultés maintenant.  C’est l’avantage de les voir grandir !

Cette année, nous éliminons les projets farfelus, les recherches, etc. Nous nous concentrons sur les matières à voir.  Mes enfants sont maintenant en mesure de créer ou d’explorer des passions à l’extérieur du temps de classe.

En classe, on travaille les matières à voir, à l’extérieur de la classe, on s’amuse, on grandit, on explore, on découvre, …  bref on ne travaille tout simplement pas les mêmes choses.  De toute façon, plus le niveau scolaire augmente, plus le travail demandé devient exigeant et le temps disponible pour apprendre, lui, ne devient pas plus grand.  On manque de temps.

Dans notre classe aujourd’hui…

Secondaire 1

  • Dictée
  • Orthographe : Les noms en y, ill
  • Français : lecture «Je parle loup ! »
  • Écriture : Pour faire suite à la lecture : Raconter un jeu entre la jeune fille et le loup.
  • Mathématique : Estimer et arrondir
  • Histoire : La vie des nomades au Paléolithique
  • Anglais : Grammar (prepositions) + lecture.
  • Arts plastiques : il doit terminer, dans ses temps libres, son projet d’arts.
  • Lecture : il doit terminer son roman à l’étude cette semaine.

Secondaire 3

  • Dictée
  • Orthographe : Les consonnes doubles
  • Français : lecture «L’herbe bleue » + analyse
  • Mathématique : La loi des exposants
  • Histoire : Les croyances et les rites des autochtones
  • Science :  on termine la séquence de la semaine dernière
  • Anglais : grammar (adverbs)
  • Lecture : il doit terminer son roman à l’étude cette semaine.

Bonne journée à vous !

Textes à télécharger en secondaire 3 (3e)

Le chant des partisans (texte)


Voici un de nos textes à l’étude cette semaine.

Maurice Druon et son oncle Joseph Kessel sont deux écrivains qui s’engagèrent dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.  Tous deux furent correspondants de guerre pendant l’Occupation et c’est ensemble qu’ils composèrent, en 1943 à Londres, « Le chant des partisans », qui devait devenir l’hymne de la Résistance.

Le chant des partisans

Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne?
Ohé! Partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir, l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades!
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé! Les tueurs à la balle et au couteau, tirez vite!
Ohé! Saboteur, attention à ton fardeau : dynamite!

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères!
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère!
Il est des pays où les gens aux creux des lits font des rêves!
Ici, nous vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève.

Ici chacun sait, ce qu’il veut, ce qu’il fait, quand il passe.
Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté vous écoute.

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh…

Paroles de Maurice Druon et Joseph Kessel (1943)

 

 

 

 

Français secondaire 5 (1ère)·Livres à découvrir secondaire 5

Les cerfs-volants de Kaboul


J’aime bien ce roman…

Je préfère l’exploiter un peu plus tard, en secondaire 5.  Je trouve qu’il vaut la peine d’en utiliser quelques extraits en classe.

Résultats de recherche d'images pour « le cerf volant de kaboul »

Résumé :

Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d’un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n’entament leur amitié. Jusqu’au jour où Amir commet la pire des lâchetés…

Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. « Il existe un moyen de te racheter », lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l’Afghanistan des talibans… et de son propre passé.


Un extrait…

Chapitre 1

Je suis devenu ce que je suis aujourd’hui à l’âge de douze ans, par un jour glacial et nuageux de l’hiver 1975. Je revois encore cet instant précis où, tapi derrière le mur de terre à demi éboulé, j’ai jeté un regard furtif dans l’impasse située près du ruisseau gelé. La scène date d’il y a longtemps mais, je le sais maintenant, c’est une erreur d’affirmer que l’on peut enterrer le passé : il s’accroche tant et si bien qu’il remonte toujours à la surface. Quand je regarde en arrière, je me rends compte que je n’ai cessé de fixer cette ruelle déserte depuis vingt-six ans.

L’été dernier, mon ami Rahim khan m’a téléphoné du Pakistan pour me demander de venir le voir. Le combiné collé à l’oreille, dans la cuisine, j’ai compris que je n’avais pas affaire seulement à lui. Mes fautes inexpiées se rappelaient à moi, elles aussi. Après avoir raccroché, je suis allé marcher au bord du lac Spreckels, à la limite nord du Golden Gate Park. Le soleil du début d’après-midi faisait miroiter des reflets dans l’eau où voguaient des douzaines de bateaux miniatures poussés par un petit vent vif. Levant la tête, j’ai aperçu deux cerfs-volants rouges dotés d’une longue queue bleue qui volaient haut dans le ciel. Bien au-dessus des arbres et des moulins à vent, à l’extrémité ouest du parc, ils dansaient et flottaient côte à côte, semblables à deux yeux rivés sur San Francisco, la ville où je me sens maintenant chez moi. Soudain, la voix d’Hassan a résonné en moi : Pour vous, un millier de fois, me chuchotait-elle. Hassan, l’enfant aux cerfs-volants affligé d’un bec-de-lièvre.

(…)


Après la lecture des 2 premiers chapitres, on peut faire l’étude des personnages.

  • Caractéristiques du personnage d’Hassan (physiques, psychologiques et sociaux)
  • Caractéristiques communes et différences sociales entre Amir et Hassan.
  • Comment remarque-t-on que le père d’Hassan est un homme pieux?
  • Description de Baba.
  • Les autres personnages…  la nourrice, Sanaubar…
  • Quels personnages ont des rôles actifs ? passifs ?
  • etc…