Français / secondaire 5


Vous ne comprendrez rien à cette publication mais elle n’est là que pour me laisser une trace…  pour ne pas oublier.

Éventuellement lorsque Raphaël préparera l’examen de français secondaire 4 et 5, je saurai où trouver! ha!

Français secondaire 4 et 5 (réelles questions d’examens)

(2015)  Le développement technologique contribue-t-il au bien-être des êtres humains ?

(2015)  Pourquoi le phénomène de la peur fascine-t-il autant les jeunes ?

(2013) Peut-on réduire notre empreinte écologique?

(2016) En 2016, les étudiants peuvent-ils être heureux ?

(2017)  Se vêtir de façon responsable, est-ce possible ?

(2017) Doit-on considérer les figures d’autorité comme des oppresseurs ?

Voici plusieurs idées proposées par la classe de français de Julie Dubé

  1. L’environnement
    • Le gouvernement veut permettre le passage d’un oléoduc sur le territoire québécois. Plusieurs populations locales sont en désaccord avec ce projet, car la peur des déversements de pétrole est énorme. Et si un tel incident arrivait, les conséquences environnementales seraient énormes. La compagnie Embridge cherche à rassurer les citoyens en disant que tout est sécuritaire. De votre côté, qu’en pensez-vous? Devrions-nous permettre le passage du pétrole bitumineux dans notre province? Infos sur le site d’Équiterre.
    • En cas de déversement pétrolier ou d’autres catastrophes environnementales provoquées par une entreprise, à qui revient la responsabilité de nettoyer les dégâts dans les écosystèmes?
    • Malgré l’apparition de nombreux groupes qui visent à protéger le monde de la pollution et à éveiller les consciences au triste sort qui guette notre planète, il semble bien que la situation ne s’améliore pas. Croyez-vous que vous parviendrez à léguer à vos enfants un monde plus propre?
  2. La brutalité policière
    • Les médias présentent souvent des cas de brutalité policière ces dernières années. Vous avez certainement en tête un ou plusieurs événements du genre. Croyez-vous que le travail des policiers est suffisamment encadré et que les sanctions imposées sont appropriées?
  3. La commercialisation des Fêtes
    • Selon vous, le temps des Fêtes est-il rendu trop commercial?
    • Comme il semble que Noël soit rendue beaucoup trop commerciale, donc cette fête a perdu sa valeur religieuse pour plusieurs, devrait-on abolir les vacances des Fêtes?
  4. Les jeux de hasard
    • Il a été prouvé que les appareils vidéos de loterie (AVL) créent de la dépendance. À cet égard, croyez-vous qu’il faudrait abolir ces AVL dans les bars et les casinos?
    • Que faut-il penser également des jeux de pocker ou autres via le réseau Internet? Est-ce que la règlementation limite efficacement l’accès aux sites fournisseurs de tels jeux, pour les jeunes de moins de 18 ans par exemple?
    • Le Canada devrait-il modifier le code criminel pour abolir complètement les casinos?
  5. Le décrochage scolaire et l’éducation des adultes
    • Le décrochage scolaire inquiète énormément les autorités qui jugent inadmissible qu’à peine un élève sur trois parvient à obtenir son diplôme d’études secondaires. À qui la faute? À l’élève ou à l’école?
    • La formation devient de plus en plus essentiel pour accéder au marché du travail. Il semble de plus en plus difficile d’obtenir d’excellentes conditions de travail sans diplôme reconnu. Ainsi, que pensez-vous de l’Éducation des adultes? Trouvez-vous qu’elle a sa place dans notre société?
  6. La musique et les jeunes
    • La musique est de plus en plus disponible. Il est facile d’en télécharger, d’en écouter grâce à des I-Pod ou cellulaire, etc. Croyez-vous que les jeunes écoutent trop de musique au détriment d’autres activités telles des rencontres avec des amis?
    • Plusieurs centres d’Éducation des adultes permettent maintenant l’écoute de musique en classe. Êtes-vous d’accord avec ce privilège qui est accordé aux élèves? Pensez-vous que cela peut nuire à leurs études?
    • L’usage de casque d’écoute peut nuire à l’ouïe si la période d’écoute est régulière, sur une longue période et a un volume plus ou moins élevé. Croyez-vous qu’on devrait interdire le port du casque d’écoute ou du moins le diminuer?
    • La direction de l’établissement scolaire que vous fréquentez envisage d’imposer un quota de musique francophone à la radio étudiante. Êtes-vous favorable à une telle mesure?
  7. Le sport
    • La performance dans les sports est valorisée, soutenue dans notre société. C’est presque la course au meilleur, au dépassement de soi, aux risques même d’hypothéquer la santé des athlètes. Plusieurs consomment des drogues pour améliorer leurs résultats. D’autres sont prêts à se battre, les hockeyeurs entre autres, pour se faire une place.
      • Seriez-vous d’accord qu’il y ait plus de contrôle  et de tests antidrogue et ce, dans tous les sports?
      • Doit-on interdire les batailles au hockey?
      • Devrait-on rendre obligatoire le port du casque de vélo?
      • Devrait-on resserrer les règlements pour limiter les commotions cérébrales, au football notamment?
      • Les contrats en or  sont offerts au hockey et d’autres sports professionnels. Croyez-vous que les salaires sont trop élevés pour les joueurs professionnels?
    • Le Canada devrait-il financer les grandes équipes sportives?
    • Le gouvernement devrait-il soutenir plus les athlètes olympiques?
    • Faire du sport, cela fait très chic dans les milieux branchés. C’est même presque devenu une obligation. Néanmoins, certains individus qui ont en horreur toute forme d’activité physique semblent se porter à merveille sans cette solution miracle. Pour ta part, croyez-vous que la pratique régulière d’un sport est nécessaire à l’épanouissement de la personne?
  8. L’immigration :
    • Notre pays accueille plusieurs milliers d’immigrants chaque année. Ils sont de toutes origines. Ils apportent leurs manières de vivre, leurs croyances et leurs valeurs. Croyez-vous que les frontières sont trop ouvertes, donc qu’on accueille trop d’immigrants?
    • Est-ce que les services d’accueil et d’intégration des immigrants sont suffisants et appropriés?
    • Devrait-on limiter et encadrer les accommodements dit « raisonnables »? En ce sens, êtes-vous en accord avec la « Charte des valeurs québécoises » proposée par le parti québécois (PQ) ?
  9. Le crédit
    • Les cartes de crédit ont provoqué une vive controverse. Alors que les uns y voient la solution de l’avenir, les autres sont persuadés qu’elles vont nous conduire à la catastrophe. En ce qui vous concerne, êtes-vous favorable à l’utilisation des cartes de crédit?
  10. La lecture et la culture
    • La lecture est un moyen privilégié d’accès à la culture. Pourtant, lire représente pour plusieurs une activité ardue, ennuyeuse ou rebutante. Ces personnes qui ne lisent que peu ou pas du tout sont-elles condamnées à demeurer incultes? À votre avis, faut-il absolument avoir lu pour être cultivé?
  11. La robotique
    • Depuis cinquante ans. la robotique a fait d’énormes progrès. Elle a aussi entraîné d’importants changements dans la société. Selon vous, le développement de cette technique conduit-elle à l’affranchissement de l’être humain?
  12. Couples sans enfant
    • On rencontre de plus en plus de personnes qui vivent, pour de multiples raisons, sans enfants. D’après toi, ces personnes peuvent-elles quand même s’épanouir et mener une vie bien remplie? Ou crois-tu plutôt qu’avoir un enfant est une condition essentielle à la réalisation de soi?
  13. La recherche scientifique et ses effets
    • Les États-Unis, tout comme d’autres pays industrialisés, investissent des sommes astronomiques dans la recherche et l’industrie aérospatiale. Certains estiment pourtant que nous devrions utiliser cet argent pour régler les problèmes énormes auxquels nous faisons face ici, sur notre planète. Qu’en pensez-vous?
    • Le Canada devrait-il permettre la recherche sur le clonage humain et les cellules souches?
    • Certaines découvertes peuvent provoquer des catastrophes. Citons seulement la bombe atomique et les armes biologiques. Des chercheurs continuent pourtant à exiger, au nom de la science, leur entière indépendance. D’autres, en revanche, reconnaissent qu’ils ont une responsabilité morale face à la société. À ton avis, devrait-on imposer des limites à la recherche scientifique?
    • Dans le domaine de l’alimentation, peu de réglementation existe pour protéger les consommateurs contre les OGM (organismes génétiquement modifiés). Aucun producteur n’a l’obligation d’afficher que leurs produits contiennent des OGM. Selon plusieurs, ce serait nuire aux producteurs de l’indiquer sur l’étiquette puisque par manque de connaissance, les consommateurs vont fuir tous ces produits. Croyez-vous que la population a le droit à une étiquette claire qui lui permet de prendre une décision éclairée? Ou est-ce que le gouvernement peut évaluer lui-même si un produit est propre à la consommation et ainsi éviter l’étiquettage?
  14. La publicité
    • La publicité est présente partout, elle nous envahie même dans notre vie privée (Internet, télévision, affiches, etc.) Le gouvernement devrait-il plus réglementer l’affiche publicitaire?
  15. Les jeunes vivent chez leurs parents
    • Le coût de la vie augmente, les frais de scolarité aussi. C’est pourquoi, quand cela leur est possible, que plusieurs jeunes adultes habitent longtemps chez leurs parents, même quand ils débutent leur carrière. Croyez-vous que les parents font bien d’accueillir plus longtemps leurs enfants ou devraient-ils les inciter plus tôt à voler de leurs propres ailes?
  16. Les études et le travail
    • Notre société d’aujourd’hui et son économie repose essentiellement sur la production et la consommation de biens. Les jeunes n’y échappent pas. En plus de devoir payer leurs études puisque les frais augmentent sans cesse, ces derniers désirent se payer du luxe tels des CD, des DVD, des appareils électroniques (i-pod, cellulaire), des sorties, etc. L’une des solutions les plus populaires est de travailler pendant les études; certains auront même à gérer un emploi à temps plein en plus des études. Que pensez-vous de la coordination travail – études? Êtes-vous d’accord de permettre aux étudiants de travailler.
  17. Taxes  et lois sur les cigarettes
    • Est-ce que le gouvernement taxe suffisamment les produits du tabac selon vous?
    • Que pensez-vous de la loi qui interdit de fumer sur les terrains scolaires et à moins de 9 mètres des portes des autres lieux publics?
    • Doit-on encore plus limiter les endroits pour fumer? L’interdire par exemple dans les résidences privées ou dans une voiture en présence de mineurs?
    • Devrait-on interdire complètement la vente de cigarettes?
  18. La justice
    • On entend souvent dire qu’il y a deux justice : une pour les pauvres, l’autre pour les riches. Quelle est ton opinion sur le sujet? Le système judiciaire traite-t-il équitablement les citoyens?
    • On entend souvent parler de criminels qui récidivent à plusieurs reprises. Les peines sont souvent trop peu sévères selon plusieurs. D’autres croient que cela coûterait trop cher à l’État d’augmenter les peines d’emprisonnement puisque les prisons actuelles débordent déjà. Qu’en pensez-vous? 
    • Un meurtre spectaculaire a fait couler beaucoup d’encre depuis quelques jours. Dans les journaux, les bulletins de nouvelles et Internet, certains réclament le rétablissement de la peine de mort, d’autres s’y opposent fermement. Croyez-vous que le Canada devrait rétablir la peine capitale? Exposez votre position sur le sujet.
  19. Les jeunes conducteurs
    • Les statistiques sont éloquentes à ce sujet : les jeunes conduisent plus vite que leurs ainés et sont mêlés à un plus grand nombre d’accidents de la route. À la lumière de ces données, certains ont suggéré l’imposition d’un couvre-feu aux jeunes conducteurs de moins de 18 ans. Êtes-vous d’accord avec cette mesure?
    • D’autres proposent de porter à 18 ans l’âge de l’obtention du permis de conduire. Qu’en pensez-vous?
  20. La prévention du SIDA
    • Depuis quelques années déjà, on distribue gratuitement des seringues stériles aux consommateurs de drogues qui en font la demande. Cette mesure qui vise à ralentir la propagation du SIDA est cependant loin de faire l’unanimité. En ce qui te concerne, donnez-vous votre appui à ce moyen de prévention?
  21. Les abuseurs sexuels
    • Les peines sont-elles assez sévères?
    • Devrait-on établir une liste public des criminels en liberté? On pourrait protéger la population, mais nuire à la vie privée de la personne…
  22. L’euthanasie
    • Doit-on aider les gens souffrants à mourir dans la dignité ou est-ce que l’euthanasie doit être considérée encore et toujours comme un crime?
  23. Les Jeux Olympiques
    • Pour ou contre les Jeux olympiques qui coûtent de plus en plus cher?
  24. La consommation et le commerce de drogues
    • Depuis de nombreuses années, divers groupes et individus militent en faveur de l’assouplissement de la loi sur les drogues. Pour votre part, verriez-vous d’un bon oeil la législation des drogues dites « douces »? Par exemple, seriez-vous d’accord pour légaliser la marijuana?
  25. Cours d’anglais au collégial
    • À conserver ou à abolir?
  26. La Réforme scolaire
    • Devrait-on revenir à l’ancien programme ou poursuivre son intégration dans les écoles?
    • Donnons-nous assez de ressources aux écoles pour former les enseignants et assurer la réussite des élèves?
  27. Semaine de relâche
    • À conserver ou à abolir?
  28. Les « assistés sociaux »
    • Les gens «chialent» contre les «BS», ils considèrent qu’ils abusent du système et que le gouvernement devrait couper dans les ressources qui leur sont offertes. D’autres croient qu’on contraire, malgré quelques abus occasionnels, la majorité des assistés sociaux ont réellement besoin d’aide et on ne leur en donne pas assez. Qu’en pensez-vous?
  29. La ville, un enfer?
  30. La ville ou la campagne
    • Où désiriez-vous éduquer vos enfants? Pourquoi?
  31. Auto ou transport en commun?
  32. Partage des tâches domestiques
    • À qui la responsabilité?
  33. OVNIS
    • Certains y croient, d’autres non. Que croyez-vous?
  34. Accouchement à la maison
    • Certains croient qu’accoucher à la maison est plus sain pour la mère et l’enfant. D’autres considèrent que c’est beaucoup trop dangereux. Quel choix feriez-vous?
  35. Grèves et manifestations
    • Êtes-vous d’accord de faire la grève dans un contexte de négociation avec un employeur ou le gouvernement?
    • Que pensez-vous de la loi qui limite le droit de manifester?
  36. Allocation aux enfants
    • Beaucoup de parents donnent de l’argent de poche à leurs enfants sans exiger d’eux une contrepartie parce qu’ils croient que ces derniers y ont droit. D’autres préfèrent que leurs enfants gagnent leur argent de poche en accomplissant certaines tâches à la maison : ils en font une question d’éducation. D’après vous, laquelle des deux formules est la meilleure?
  37. La famille et le mariage
    • Le thème de l’année 1994 a été la famille. On a réfléchi sur la crise sérieuse que vit la famille québécoise et on a cherché des moyens pour la revaloriser. Selon vous, comment une véritable famille devrait-elle être?
    • Aujourd’hui, les familles monoparentales et reconstituées sont monnaie courante. Les divorces et séparations sont souvent mal vécues par les enfants qui supportent mal le choc de la rupture. D’autres vivent mieux depuis la séparation puisque les conflits ont passablement diminué. Pour votre part, vous paraît-il acceptable qu’un couple qui a des enfants divorce ou se sépare?
    • Le nombre de couple qui divorcent ou se séparent augmentent chaque année. Par ailleurs, le nombre de mariages est lui aussi en hausse constante. Personnellement, croyez-vous encore au mariage?
  38. Violence conjugale
    • Il ne se passe guère de semaine sans que les médias ne dénoncent un cas de violence dont une femme ou un enfant a été victime. Comment devrait-on s’y prendre pour freiner cette violence?
  39. La valeur du travail
    • On reproche aux adolescents de ne pas accorder au travail la même importance que leurs ainés. Certains adultes vont même jusqu’à condamner leur manque de sérieux. Partagez-vous leur opinion?
  40. La télévision
    • Lorsque la télévision a fait son apparition au début des années 50, on s’est félicités : on disait qu’un merveilleux moyen de s’instruire venait de voir le jour. Mais les jeunes en font-ils un instrument de formation?
  41. La beauté physique
    • Nous vivons dans une société qui attache une grande importance à la beauté corporelle. On fait de l’exercice physique intensif et on suit des régimes amaigrissants pour conserver cette beauté. La chirurgie esthétique est régulièrement employée pour garder au corps son apparence de jeunesse. Que pensez-vous de l’importance qu’on accorde à la beauté physique?
  42. Le don d’organes
    • Toute personne détentrice d’une carte d’assurance-maladie peut, au moyen d’une simple signature, céder ses organes sains à la médecine. Néanmoins, partout au Québec, des banques d’organes réclament des dons qui ne viennent pas. En effet, bien peu de gens pensent à poser ce geste et chaque année, des centaines de malades meurent faute de donneurs. Devrait-on laisser les gens libres de léguer leurs organes?
  43. Les études supérieures
    • Les frais de scolarité de nos universités ne cessent d’augmenter au point qu’un bon nombre d’étudiants craignent de ne pas avoir les moyens financiers de se payer des études supérieures. À votre avis, les études universitaires devraient-elles être gratuites?
  44. La politique
    • Beaucoup de Québécois estiment que le Québec devrait se séparer du reste du Canada pour devenir un pays indépendant. D’autres s’opposent à ce projet parce qu’ils doutent de l’avenir d’un petit pays francophone sur un continent anglophone. Quant à vous, êtes-vous favorable à l’indépendance du Québec?
    • Le Canada devrait-il abolir le Sénat?
    • Le gouvernement fédéral devrait-il abolir le poste de gouverneur général?
  45. L’avortement
    • Certains pays légalisent l’avortement; d’autres le considèrent comme un crime. Les avis sont très partagés sur cette délicate question. Et vous, qu’en pensez-vous?
  46. Heures d’ouverture des commerces
    • Il y a quarante ans à peine, tous les commerces étaient fermés le dimanche, sauf les restaurants et les cinémas. Aujourd’hui, un bon nombre de petites entreprises (dépanneurs, épiceries, stations-service, pharmacies, etc.) et la plupart des grands magasins sont accessibles même le dimanche. Ce changement vous paraît-il avantageux pour l’ensemble des citoyens?
  47. La malbouffe
    • La santé des gens est préoccupante. L’accès à la malbouffe est de plus en plus facile, elle est même parfois plus accessible que la nourriture santé! En effet, les prix sont souvent beaucoup moindre, même dans les épiceries. Aussi, croyez-vous que le gouvernement canadien devrait interdire la distribution de la malbouffe?
    • Que pensez-vous de la loi qui interdit la malbouffe dans les écoles?
    • Sans tout interdire, le Canada devrait-il légiférer pour limiter la quantité de sel, de gras et de sucre dans les aliments disponibles sur le marché?

Les types de textes au secondaire


Je réponds à une question :

«Il me semble avoir lu à quelque part sur ton blogue qu’il y a différents types de textes à travailler selon le niveau.  Tu peux les mentionner?»

 

Secondaire 1 :

  • Le texte descriptif
  • Le texte justificatif
  • Le texte narratif
  • Le texte poétique

Secondaire 2 :

  • Le texte descriptif
  • Le texte justificatif
  • Le texte narratif
  • Le texte poétique

Secondaire 3:

  • Le texte descriptif
  • Le texte explicatif
  • Le texte narratif
  • Le texte poétique

Pour ceux qui font l’examen de français : texte descriptif

Secondaire 4 :

  • Le texte descriptif
  • Le texte argumentatif
  • Le texte narratif
  • Le texte théâtral
  • le texte poétique

Pour ceux qui font l’examen de français (DES) : texte argumentatif –  texte d’opinion

Secondaire 5 :

  • Le texte argumentatif
  • Le texte narratif
  • Le texte poétique

Pour ceux qui font l’examen de français (DES) : texte argumentatif – lettre ouverte

Il est important de se rappeler que même si un type de texte est étudié à chaque niveau, l’angle de travail est différent.

Écrire ( français fin du secondaire)


Comme j’aurais aimé avoir ceci l’an dernier…

Des idées pour travailler des textes importants à la fin du secondaire :

J’espère que les mamans québécoises prendront le temps de les examiner si vous avez des enfants à la fin du secondaire qui passent des examens au régulier.

 

 

Un hiver en Norvège ( extrait)


Voici la lecture et le travail que je propose à mon fils-2 demain :

L’hiver de 1799 à 1800 fut un des plus rudes dont le souvenir ait été gardé par les Européens ;

La mer de Norvège se prit entièrement dans les fjords, où la violence du ressac l’empêche ordinairement de geler. Un vent dont les effets ressemblaient à ceux du levantis espagnol, avait balayé la glace du Stromfjord en repoussant les neiges vers le fond du golfe.  Depuis longtemps il n’avait pas été permis aux gens de Jarvis de voir en hiver le vaste miroir des eaux réfléchissant les couleurs du ciel, spectacle curieux au sein de ces montagnes dont tous les accidents étaient nivelés sous les couches successives de la neige, et où les plus vives arêtes comme les vallons les plus creux ne formaient que de faibles plis dans l’immense tunique jetée par la nature sur ce paysage, alors tristement éclatant et monotone. Les longues nappes de la Sieg, subitement glacées, décrivaient une énorme arcade sous laquelle les habitants auraient pu passer à l’abri des tourbillons, si quelques-uns d’entre eux eussent été assez hardis pour s’aventurer dans le pays.

Mais les dangers de la moindre course retenaient au logis les plus intrépides chasseurs qui craignaient de ne plus reconnaître sous la neige les étroits passages pratiqués au bord des précipices, des crevasses ou des versants. Aussi nulle créature n’animait-elle ce désert blanc où régnait la bise du pôle, seule voix qui résonnât en de rares moments.

Le ciel, presque toujours grisâtre, donnait au lac les teintes de l’acier bruni. peut-être un vieil eider traversait-il parfois impunément l’espace à l’aide du chaud duvet sous lequel glissent les songes des riches, qui ne savent par combien de dangers cette plume s’achète ; mais, semblable au Bédouin qui sillonne seul les sables de l’Afrique, l’oiseau n’était ni vu ni entendu ; l’atmosphère engourdie, privée de ses communications électriques, ne répétait ni le sifflement de ses ailes, ni ses joyeux cris.

Quel oeil assez vif eût d’ailleurs pu soutenir l’éclat de ce précipice garni de cristaux étincelants, et les rigides reflets des neiges à peine irisées à leurs sommets par les rayons d’un pâle soleil, qui, par moments, apparaissait comme un moribond jaloux d’attester sa vie ? Souvent, lorsque des amas de nuées grises, chassées par escadrons à travers les montagnes et les sapins, cachaient le ciel sous de triples voiles, la terre, à défaut de lueurs célestes, s’éclairait par elle-même.

Là donc se rencontraient toutes les majestés du froid éternellement assis sur le pôle, et dont le principal caractère est le royal silence au sein duquel vivent les monarques absolus.

Séraphîta, Honoré de Balzac

Étude du texte :

Nous travaillons l’idée principale et les idées secondaire de cet extrait. ( idée principale au premier paragraphe, 4 idées secondaires, le dernier paragraphe dégage l’impression générale )

On trace le plan de ce texte ( introduction, développement et conclusion )

Exercice d’écriture :

Le plus beau paysage d’hiver.

Sous la forme d’une lettre à un ami, fais le tableau d’un paysage d’hiver qui montre toutes les beautés que peut revêtir cette saison ( neige, dentelles de givre, lumière du soleil, le crissement de la neige sous les pas, etc. )

Pour télécharger cet extrait :

Un hiver en Norvège

Aujourd’hui en classe… ( semaine 16 jour 1)


Incroyable de penser que nous en sommes à la 16e semaine… encore 2 semaines et nous en serons à la mi-année déjà!

Nous ne travaillons qu’en début de matinée… uniquement en français.

  • Nous avons débuté par une courte dictée pour tout le monde
  • Une analyse d’une phrase

Mon fils de secondaire 3

Nous avons officiellement terminé le premier manuel…  donc nous sommes en avance sur ma planification.  Je suis très heureuse!!!  Nous prendrons une route parallèle pour les prochaines semaines.

Texte 1 de la semaine :  L’hiver au village

Mon fils de 5e année

Écriture : Il travaille à sa situation d’écriture : Mon personnage préféré

Conjugaison : les temps composés

Mon fils de 3e année

Écriture : Père Noël souhaite partir en vacances avec Mère Noël.  Propose-lui un endroit. ( Souligne le sujet dans chacune des phrases )

Grammaire : Le groupe sujet

L’hiver au village ( extrait )


La première neige floconna : les vergers, les toits de feurre et de tuiles sombrèrent dans un silence blanc. L’intimité alors se retira au cœur des maisons, une quiète vie feutrée de silence et d’attente près des bêtes domestiques.

L’horloge, au chaud des âtres, scanda les heures actives, le rythme des mains tressant l’osier, les molles et muettes détentes de la veillée au feu des crassets. Tout le hameau, derrière les vitres, façonnait des bannes, des paniers à égoutter le fromage et de délicates corbeilles.

On entendait au fond des étables le ruminement pesant des vaches, le barbotement des porcs dans l’auge; et les routes étaient vides, il n’y avait point d’autre bruit. Toute attache sembla coupée avec le monde du dehors.

Cependant au matin un clapotement de sabots d’enfants traînait, filles et garçons en petites bandes, le nez bleu et les mains dans les moufles. C’était la classe du cordonnier Jean.La petite école finissait à midi.  Alors, comme au matin, les sabots se remettaient à battre le long des haies(…)

Quand nous rentrions, la pomme de terre fumait sur la table.  Il y avait le père et trois de ses fils, assis autour de l’âtre, sur des escabeaux bas, avec les outils et les osiers frais.  Ils ne s’interrompaient de remuer les mains que pour manger et ensuite travaillaient jusqu’au soir.

Dans le taciturne hiver de la maison, l’horloge battait d’un pouls lent, la lampe s’allumait, le chaudron cuisait à la crémaillère.

Camille Lemonnier, Au coeur frais de la forêt

Notre travail sur ce texte :

  • Chercher les détails réalistes
  • Relever  les verbes d’action
  • Relever les métaphores
  • Quel est le rôle de l’horloge dans ce tableau?  Pourquoi.
  • Montrer que l’énumération des actions suit l’ordre du temps.

Exercice d’imitation :

Utiliser un des tableaux suivants et écrire en suivant un ordre chronologique.

  • Une journée d’hiver à la campagne, bloquée par le mauvais temps.
  • Le rythme d’une journée pendant une tempête de neige.
  • Une journée de repos « obligatoire » en hiver ( rhume, grippe ).
  • La vie au coin du feu après une longue sortie à l’extérieur en hiver.

 

Si vous voulez télécharger ce court extrait :

L’hiver au village

Si vous avez envie de lire le texte en entier : cliquer ici

En français cette semaine ( semaine 15 )


Mon fils de secondaire 3 ( secondaire 4 en français )

Il est nettement en avance sur ma planification… en fait il a terminé ce que j’avais prévu jusqu’à Noël!

À partir de la semaine prochaine, je vais pouvoir «créer juste pour lui » de belles séquences de travail sur des textes différents!

Cette semaine : Le compte rendu critique

Il doit me trouver deux publicités (totalement différente) dans un journal ou un magazine, et en faire l’analyse :

  • Énonciateur
  • Destinataire
  • But du message
  • Arguments
  • Thèse
  • Procédés linguistiques et non linguistiques

Finalement, à la fin de la semaine, il devra inventer une publicité « efficace » en utilisant ce qu’il a appris les dernières semaines sur l’argumentation.

Ce sera une belle semaine!

En français pour la semaine 9


FILS 2 

On poursuit notre route avec les textes argumentatifs.

Cette semaine

On travaille sur la structure d’un texte argumentatif : thèse, argument et une accroche ( ouverture )

Plan d’un texte argumentatif

Introduction
1.Sujet amené
2.Sujet posé
3.Thèse
4.Sujet divisé

Développement 
1.Formulation de l’argument
2.Explication
3.Fondement (fait, statistique, valeur, etc.)
4.Conclusion partielle

Conclusion
1.Rappel de la thèse et des arguments
2.Ouverture

Nous passerons la semaine à explorer différents textes et repérer les différentes sections d’un texte argumentatif.

Par la suite, je lui propose de très courtes situations d’écriture qui devront contenir une thèse défendue ou combattue, l’argumentation et la conclusion.

Sujets possibles :

  • La cruauté est la force des lâches ( proverbe arabe )
  • Une chèvre habillée de soie reste toujours une chèvre ( proverbe irlandais )
  • Écoute mille fois, et ne parle qu’une ( proverbe turc )
  • Ne regarde pas la cruche, mais ce qu’elle contient ( proverbe juif )
  • Les petits ruisseaux font les grandes rivières (proverbe populaire )
  • Qui veut faire quelque chose trouve un moyen; Qui ne veut rien faire trouve une excuse ( Proverbe Arabe )

FILS 3

TEXTE 1 :

Pourquoi, en automne, les érables rougissent et le cerf perd ses bois 

Si cela vous intéresse, voici ma fiche de travail :

Après la lecture de_ pourquoi, en automne, les érables rougissent

TEXTE 2 :

J’ajoute le travail sur les trois petits textes : Nasreddine, le fou qui était sage

.

On travaille ces 3 textes surtout oralement : où se déroule les faits?  Quels personnages? etc.

Seule question écrite : Résume les trois situations racontées dans le récit 1 : ce que font Nasreddine, son fils et l’âne; les réflexions des hommes qui les observent; la conclusion.

FILS 4

TEXTE 1 :

Un petit texte humoristique d’une ancienne méthode ( Mémo 3) : La princesse Montgolfière veut se marier

On ne fait que retravailler le schéma du récit avec ce texte…  il n’arrive pas toujours à bien cerner l’élément déclencheur d’un texte…

TEXTE 2 :

Je m’en parle encore…  je verrai s’il réussit à trouver le schéma du récit facilement…  sinon…  je poursuivrai avec un autre texte.

En français à la semaine 8


Fils-2 

Nous débutons une autre section de travail : une longue séquence qui représente  « le coeur*** » du programme de secondaire 4 et même pour le secondaire 5 : le texte argumentatif.

***Les deux examens du DES régulier sont des textes argumentatifs…  et comme nous passons par là… c’est un travail important pour nous.

Je débute tôt cette section…  c’est vrai, puisque souvent elle apparaît au printemps dans les manuels, mais je veux installer solidement la structure d’un texte argumentatif pour la travailler ensuite tout au long de l’année au lieu d’attendre à la fin de l’année et courir pour le maîtriser.

J’ai choisi de travailler cette section à l’aide d’un vieux manuel…  et oui…  un vieux manuel tout droit sorti de mes vieilles boites! ha!  Pourquoi?  tout simplement parce qu’il aborde l’argumentation d’une façon différente des autres manuels que je possède.  Il propose un tour dans toutes sortes d’écrits afin de prendre conscience qu’une visée persuasive peut se trouver partout, même dans un poème!  C’est exactement l’angle que je désire apporter à notre travail…  un travail plus large que de simplement observer la critique d’un livre, la critique d’un film ou la publicité!

On débute la semaine par l’exploration de différents écrits :

L’écrit polémique :  un extrait : manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis, Pierre desproges p.100-102

Donc, l’intelligence distingue l’homme de la bête. Pour s’en convaincre, livrons-nous à une petite expérience fort simple. Prenons un homme que nous appellerons Albert. (S’il ne vient pas lorsque nous l’appelons Albert, appelons-le René ou Sigismond, ça n’a absolument aucune espèce d’importance. Personnellement, je m’en fous complètement.)

Je disais: Prenons un homme que nous appellerons Albert par pure convention. D’ailleurs, je n’avais même pas terminé ma phrase. Je voulais dire: Prenons un homme que nous appellerons Albert et un chien que nous appellerons Kiki. (Ce sont juste des appellations arbitraires que je choisissais au hasard pour aider à la compréhension de cette expérience.) Bien. Prenons un homme que… (Si vous préférez appeler le chien Albert et l’homme Kiki, je m’en fous, vous pouvez pas savoir à quel point. Simplement, c’est ridicule. Aucun chien ne s’appelle Albert. Aucun homme ne s’appelle Kiki. Seuls les chiens et les femmes s’appellent Kiki. Kiki Caron, par exemple.) Bon. Prenons un homme… (Je sais bien que Kiki Caron c’est un nom qui n’évoque plus rien aux moins de soixante ans. C’était une nageuse. Pas dans l’équipe est-allemande. Une femme.)
Bon, trêve de digressions oiseuses. Revenons à l’intelligence, car je sens qu’on s’en écarte.

Donc, soit un homme qui répond au nom d’Albert… (S’il ne répond pas au nom d’Albert, ne nous affolons pas, c’est peut-être qu’il est sourd. Pardon. Qu’il est mal-entendant. Je ne voudrais surtout pas vexer les aveugles qui nous lisent par milliers.)

Donc, soit un homme qui répond au nom d’Albert et un chien qui répond au nom de Kiki. Pour démontrer que l’homme est beaucoup plus intelligent que le chien, il nous suffira de les conduire tous les deux au front à Verdun alors que le combat fait rage et que les obus font des trous dans les jeunes gens qui poussent des petits cris désespérés en ramassant leurs intestins dans la boue des tranchées. Au moment où le capitaine crie :  » A l’assaut les p’tits gars! », lâchons simultanément l’homme qui répond au nom d’Albert et le chien qui répond au nom de Kiki. Qu’observons-nous ? Alors que le chien file se planquer dans le sous-bois, l’homme court se faire éventrer en crant : « Mort aux Boches ! » N’est-ce pas la preuve que l’homme est plus intelligent que le chien ?

Le plaidoyer : un extrait « affaire Mathurin, plaidoirie en défense de Me Michèle Arnold »

Paulïn et Mathurin, deux tueurs en série, ont commis des crimes atroces entre 1984 et 1987. Le premier étant mort de maladie avant le procès Mathurin comparaît seul devant la justice pour répondre de onze crimes commis en 1984, dont il a été le complice. Voici un extrait de la plaidoirie de son avocate, devant la cour d’assises de Paris.

Monsieur l’avocat général a ironisé en disant que Jean Thierry Mathurin jouait le rôle de la douzième victime de Paulin.
Non, Monsieur l’avocat général, pas la douzième victime, la première : le jour où il est tombé sous la coupe de ce monstre dépravé, avant de devenir son complice.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Conseillers, Mesdames et Messieurs les jurés, lourde tâche que la mienne, me direz-vous, tâche impossible, défendre le tueur, défendre l’assassin, défendre le coupable, défendre l’indéfendable.
Non ! Défendre l’homme!
Car c’est d’un homme qu’il s’agit, d’un homme jeune de vingt-cinq ans, dix-huit au moment des faits, un tout jeune majeur.
Dans son casier judiciaire : rien. Ou plutôt si : une condamnation aujourd’hui amnistiée pour défaut de titre de transport dans le train. Une simple amende pour une simple contravention.
Vous voyez, je ne vous cache rien. Alors, rien, me direz-vous, rien d’autre sur le monstre ? Rien ! […] Alors comment tout peut-il basculer ? Comment expliquer que l’on puisse aller ainsi de l’insignifiant au pire ? Car c’est cela qu’il faut comprendre. […]
Si horribles que soient tous ces crimes, il faut avoir présent à l’esprit qu’après dix-sept à dix-huit ans de vie sans nul crime, sans nul délit, ils se déroulent pendant une période de quatre semaines de vertige, où Mathurin n’est plus lui-même, où, suivant son expression, il est possédé par ce démon de Paulin, où il est plus drogué que le plus camé des camés, drogué par Paulin à l’héroïne, à la cocaïne, et à des cocktails inimaginables dont vous a parlé le Dr Lambert.
Dix-huit ans de vie difficile sans céder à la tentation du mal. Comment penser que l’on commette, même indirectement, même comme complice, une série de sept agressions meurtrières en un mois, sans être sous l’emprise des drogues les plus dures et de l’homme le plus dur ?
Je dois vous décrire cette plongée dans l’horreur comme il me l’a décrite lui-même dans les centaines de pages qu’il a écrites et qu’il m’a adressées depuis sa cellule. Et, comme il l’a fait devant le juge d’instruction, avec honte et sans rien nier, sans rien dissimuler, je serai simple.

Affaire Mathurin, Plaidoirie en défense de Me Michèle ARNOLD dans Art et techniques de la plaidoirie aujourd’hui, éd. Berger-Levrault, 1995.

Le texte politique : testament politique de Chevalier de Lorimier écrit la veille de son exécution

Prison de Montréal, 14 février 1839, à 11 heures du soir.

Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l’heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d`impartialité. L’homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour l’intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. Je ne prendrais pas ce parti, si je ne craignais qu’on ne représentât mes sentiments sous un faux jour; on sait que le mort ne parle plus, et la même raison d’état qui me fait expier sur l’échafaud ma conduite politique pourrait bien forger des contes à mon sujet. J’ai le temps et le désir de prévenir de telles fabrications et je le fais d’une manière vraie et solennelle à mon heure dernière. Non pas sur l’échafaud, environné d’une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l ‘insurrection et l ‘indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n’ont été entachées d’aucun des crimes qui déshonorent l’humanité et qui ne sont que trop communs dans l’effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 a 18 ans, j’ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour indépendance de mes compatriotes; nous avons été malheureux jusqu’à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d’exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d’un hiver canadien. Malgré tant d’infortune, mon coeur entretient encore du courage et des espérances pour l’avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l’assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l’anarchie et d’une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l’autel de la liberté arrosent aujourd’hui les racines de l’arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. Je laisse des enfants qui n’ont pour héritage que le souvenir de mes malheurs. Pauvres orphelins, c’est vous que je plains, c’est vous que la main ensanglantée et arbitraire de la loi martiale frappe par ma mort. Vous n’aurez pas connu les douceurs et les avantages d’embrasser votre père aux jours d’allégresse, aux jours de fêtes! Quand votre raison vous permettra de réfléchir, vous verrez votre père qui a expié sur le gibet des actions qui ont immortalisé d’autres hommes plus heureux. Le crime de votre père est dans l’irréussite. Si le succès eut accompagné ses tentatives, on eut honoré ses actions d’une mention honorable. « Le crime et non pas l’échafaud fait la honte. » Des hommes, d’un mérite supérieur au mien ont battu la triste voie qui me reste à parcourir de la prison obscure au gibet. Pauvres enfants! vous n’aurez plus qu’une mère tendre et désolée pour soutien. Si ma mort et mes sacrifices vous réduisent à l’indigence, demandez quelque fois en mon nom, je ne fus jamais insensible aux malheurs de mes semblables. Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d’échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais!… Je n’ai plus que quelques heures a vivre, et j’ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus a mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m’écriant: Vive la liberté, vive indépendance!

« CHEVALIER DE LORIMIER.

La chronique : N’importe quelle chronique d’un journal…  à voir…

Lettre ouverte : Lettre ouverte au président colombien Andres Pastrana ( dans mon manuel à la maison )

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Fils-3

Une semaine majoritairement d’écriture :

  • On termine notre séquence sur les fables par l’atelier d’écriture : écrire une fable ( Français CM1/CM2 de Hatier )
  • Il écrit au propre sa situation d’écriture (semaine 5 :  texte imaginaire sur le thème de la citrouille )

Mémo mag 5 : « Madona Turecotte »  Un petit texte humoristique sur les mots de la même famille.  Ce n’est pas un «grand » texte, mais un texte qui propose plusieurs mots de la même famille que « nature » : nature, naturel, naturellement, surnaturel,…  et qui rappelle que le mot « nature » peut être un nom et un adjectif.  En résumé, une petite histoire qui permet d’aborder les mots de la même famille et les différents sens d’un mot.

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Fils-4

On se promène…   On découvre…  On travaille…  J’aime cette façon d’explorer et construire un programme tellement plus riche et diversifié!  Pour un petit comme lui, il ne se sent pas coincé par un seul manuel qu’il n’aime pas.

Notre base de travail se poursuit…

  • On poursuit notre séquence sur les contes répétitifs avec la lecture d’un conte du Niger : la ruse de l’araignée (français CE2, Hatier p.42-45 )

et j’ajoute dans un autre manuel…

  • Comment est construit un texte documentaire ( titre, sous-titre, intertitre, encadré, schéma, etc… ) avec une courte lecture : Le système solaire, les planètes du système solaire. (ZigZag de ERPI p.34-37 )

Je lui propose plusieurs petites lectures rapides sur les contes répétitifs :

  • Une histoire sombre, très sombre : CLIQUER ICI
  • La maison que Jack a bâtie : CLIQUER ICI
  • L’oeuf que la poule a pondu

Notre travail sur le texte – semaine 7


Fils-2 : Français secondaire 4

On poursuit une séquence de travail sur la sagesse des autres.  Cette semaine, un texte d’Hubert Reeves : Homo sapiens au pays des merveilles.

Voici une copie du texte : CLIQUER ICI

Il travaille la situation d’énonciation, le point de vue et le discours rapporté.

Il n’y a pas grand chose à dire sur le travail demandé…  pfffffff…   Vous ais-je dit que je n’aimais pas trop ce genre de manuel de français?  Mon fils l’aime bien justement pour ce que je déteste… ha!  Il ne va pas trop loin…  les questions sont simples et courtes à répondre…  donc… on ne va jamais suffisamment loin pour mon goût!

J’ajoute : 

Terre, planète bleue d’Hubert Reeves : CLIQUER ICI

et ceci :

Un extrait de « LA CHUTE » de Camus

Un jour où, conduisant ma voiture, je tardais une seconde à démarrer au feu vert, pendant que nos patients concitoyens déchaînaient sans délai leurs avertisseurs dans mon dos, je me suis souvenu soudain d’une autre aventure, survenue dans les mêmes circonstances. Une motocyclette conduite par un petit homme sec, portant lorgnon et pantalon de golf, m’avait doublé et s’était installée devant moi, au feu rouge. En stoppant, le petit homme avait calé son moteur et s’évertuait en vain à lui redonner souffle. Au feu vert, je lui demandai, avec mon habituelle politesse, de ranger sa motocyclette pour que je puisse passer. Le petit homme s’énervait encore sur son moteur poussif. Il me répondit donc, selon les règles de la courtoisie parisienne, d’aller me rhabiller. J’insistai, toujours poli, mais avec une légère nuance d’impatience dans la voix. On me fit savoir aussitôt que, de toute manière, on m’emmenait à pied et à cheval. Pendant ce temps, quelques avertisseurs commençaient, derrière moi, de se faire entendre. Avec plus de fermeté, je priai mon interlocuteur d’être poli et de considérer qu’il entravait la circulation. L’irascible personnage, exaspéré sans doute par la mauvaise volonté, devenue évidente, de son moteur, m’informa que si je désirais ce qu’il appelait une dérouillée, il me l’offrirait de grand coeur. Tant de cynisme me remplit d’une bonne fureur et je sortis de ma voiture dans l’intention de frotter les oreilles de ce mal embouché. Je ne pense pas être lâche (mais que ne pense-t-on pas!), je dépassais d’une tête mon adversaire, mes muscles m’ont toujours bien servi. Je crois encore maintenant que la dérouillée aurait été reçue plutôt qu’offerte. Mais j’étais à peine sur la chaussée que, de la foule qui commençait à s’assembler, un homme sortit, se précipita sur moi, vint m’assurer que j’étais le dernier des derniers et qu’il ne me permettrait pas de frapper un homme qui avait une motocyclette entre les jambes et s’en trouvait, par conséquent, désavantagé. Je fis face à ce mousquetaire et, en vérité, ne le vis même pas. À peine, en effet, avais-je la tête tournée que, presque en même temps, j’entendis la motocyclette pétarader de nouveau et je reçus un coup violent sur l’oreille. Avant que j’aie eu le temps d’enregistrer ce qui s’était passé, la motocyclette s’éloigna. Étourdi, je marchai machinalement vers d’Artagnan quand, au même moment, un concert exaspéré d’avertisseurs s’éleva de la file, devenue considérable, des véhicules. Le feu vert revenait. Alors, encore un peu égaré, au lieu de secouer l’imbécile qui m’avait interpellé, je retournai docilement vers ma voiture et je démarrai, pendant qu’à mon passage l’imbécile me saluait d’un « pauvre type » dont je me souviens encore.

Histoire sans importance, direz-vous?

Albert Camus, La chute, 1956 p.56-58

***  J’ai choisi ce texte pour travaillé les énoncés rapportés

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Fils-3 : Français 5e année

Mon fils-3 travaille sur une nouvelle fable : Le lièvre et la tortue.

Il redécouvre la fable traditionnel de LaFontaine mais aussi deux autres versions amusantes : celle de Gudule et une fable détournée de Vivian french ( version vraiment différente et vraiment drôle )

Le lièvre et la tortue

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Rien ne sert de courir; il faut partir à point :
Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.
«Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point
Sitôt que moi ce but. – Sitôt? Êtes-vous sage ?
Repartit l’animal léger :
Ma commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d’ellébore.
– Sage ou non, je parie encore. »
Ainsi fut fait; et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire,
Ni de quel juge l’on convint.
Notre lièvre n’avait que quatre pas à faire,
J’entends de ceux qu’il fait lorsque, prêt d’être atteint,
Il s’éloigne des chiens, les renvoie aux calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir et pour écouter
D’où vient le vent, il laisse la tortue
Aller son train de sénateur.
Elle part, elle s’évertue,
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu’il y a de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s’amuse à toute autre chose
Qu’à la gageure. A la fin, quand il vit
Que l’autre touchait presque au bout de la carrière,
Il partit comme un trait; mais les élans qu’il fit
Furent vains : la tortue arriva la première.
« Eh bien! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi l’emporter! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ? »
Jean de la Fontaine

 Pour télécharger une copie de la  fable version La Fontaine : CLIQUER ICI

***  Quel plaisir de proposer plusieurs versions et les comparer… on s’amuse beaucoup plus!!!!  J’aime les fables…  au-delà de la morale, elle propose un vocabulaire différent qui pousse l’enfant à mieux lire, à chercher, à se questionner.  C’est un univers fascinant ne trouvez-vous pas?

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Fils-4 : français 3e année

Après les contes à problèmes, il débute une séquence sur les textes répétitifs.

Premier texte de la séquence de travail?

Avanceras-tu cochon têtu?

Un jour, une fermière partit vendre son cochon au marché.  Arrivé près d’un pont, le cochon refusa d’avancer.  La femme, contrariée, lui parla d’abord gentiment : « Allons, cochon, il faut que tu passes sur ce pont! »

Le cochon baissait la tête et refusait toujours d’avancer.  Rien n’y faisait : ni les paroles douces, ni les encouragements, ni les cris, ni quelques coups de baguette.

Alors, la fermière appela son chien et lui ordonna : « Chien, viens mordre le cochon!  Le cochon ne veut pas avancer. »  Mais le chien répondit : « Le cochon est mon ami, je ne le mordrai pas. »

Alors la fermière appela le bâton : « Bâton, viens battre le chien!  Le chien ne veut pas mordre le cochon.  Le cochon ne veut pas avancer. »  Mais le bâton répondit : « Le chien est mon ami, je ne le battrai pas. »

Alors la fermière appela le feu : « Feu, viens brûler le bâton!  Le bâton ne veut pas battre le chien.  Le chien ne veut pas mordre le cochon.  Le cochon ne veut pas avancer. »  Mais le feu répondit : « Le bâton est mon ami, je ne le brûlerai pas. »

Alors la fermière appela le ruisseau : « Ruisseau, viens éteindre le feu!  Le feu ne veut pas brûler le bâton.  Le bâton ne veut pas battre le chien.  Le chien ne veut pas mordre le cochon.  Le cochon ne veut pas avancer. »   Mais le ruisseau répondit : « Le feu est mon ami, je ne l’éteindrai pas. »

Alors la fermière appela la vache : « Vache, viens boire le ruisseau !  Le ruisseau ne veut pas éteindre le feu. Le feu ne veut pas brûler le bâton.  Le bâton ne veut pas battre le chien.  Le chien ne veut pas mordre le cochon.  Le cochon ne veut pas avancer. »  Mais la vache répondit : « Le ruisseau est mon ami, je ne le boirai pas. »

Alors la fermière appela le boucher : « Boucher, viens tuer la vache!  La vache ne veut pas boire le ruisseau.  Le ruisseau ne veut pas éteindre le feu. Le feu ne veut pas brûler le bâton.  Le bâton ne veut pas battre le chien.  Le chien ne veut pas mordre le cochon.  Le cochon ne veut pas avancer. »  Et le boucher dit : « Je viens tuer la vache! »

Alors la cache de peur d’être tué accepta de boire le ruisseau, le ruisseau de peur d’être bu accepta d’éteindre le feu, le feu de peur d’être éteint accepta de brûler le bâton, le bâton de peur d’être brûlé accepta de battre le chien, le chien de peur d’être battu accepta de mordre le cochon, le cochon de peur d’être mordu accepta d’avancer sur le pont.

Mais le marché était déjà fini.  La fermière ramena le cochon chez elle.  C’était tout ce qu’il attendait.  Il ne voulait pas être vendu et finir en saucisses et boudin!

Conte d’Europe, variante hollandaise.

Pour télécharger ce conte : Avanceras-tu cochon têtu

***  ce sont toujours des petits textes humoristiques…  mon plus jeune adore ce genre de texte.