La littérature aux brevets des capacités (vieux manuel)


Un livre de lecture pour des élèves du secondaire, 6e et plus… même si plusieurs textes pourraient être lus bien avant, le travail de rédaction demandé est assez difficile pour des élèves plus jeunes. Les sujets de composition ne sont pas toujours simples et demandent une bonne maîtrise de l’écrit.

Un exemple? 

Canevas : En vous inspirant d’une histoire de France assez développée, faites un court parallèle entre Charlemagne et Napoléon 1er, étudiant le caractère de chacun : 1- dans la guerre; 2- dans la gloire.

Je l’ai utilisé à l’occasion pour mon fils-2 en secondaire 2 et 3 (4e -3e)

 

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Congrégation de Notre-Dame.  La littérature aux brevets des capacités.

La littérature au brevet des capacités supérieur

Source : BANQ

***Si ce vieux manuel vous intéresse, écrivez-moi en privé.

 

Tempête de neige ( texte )


J’adore ces extraits puisés ici et là sur un sujet donné…  ils sont tellement bien racontés.  

 

Une bise aigre sifflait, collant leurs minces capes sur le corps des comédiens, et leur souffletant le visage de ses doigts rouges.

Aux tourbillons du vent se mêlèrent bientôt des flocons de neige, montant, descendant, se croisant sans pouvoir toucher la terre ou s’accrocher quelque part, tant la rafale était forte. Ils devinrent si pressés, qu’ils formaient comme une obscurité blanche à quelques pas des piétons aveuglés. A travers ce fourmillement argenté, les objets les plus voisins perdaient leur apparence réelle et ne se distinguaient plus.

(…)

La tempête augmentait. Chassée par le vent, la neige courait en blanches fumées rasant le sol, et ne s’arrêtant que lorsqu’elle était retenue par quelque obstacle, revers de tertre, mur de pierrailles, clôture de haie, talus de fossé. Là, elle s’entassait avec une prodigieuse vitesse, débordant en cascade de l’autre côté de la digue temporaire. D’autres lois elle s’engouffrait dans le tournant d’une trombe et remontait au ciel en tourbillons pour en retomber par masses, que l’orage dispersait aussitôt.

(…)

Ahuri par les flagellations de la neige et du vent, le cheval n’avançait plus qu’à grand-peine. Il soufflait, ses flancs battaient, et ses sabots glissaient à chaque pas.

(…)

Cette tempête neigeuse, loin de s’apaiser, faisait de plus en plus rage, et se roulait avec furie dans les amas de flocons blancs qu’elle agitait en mille remous comme l’écume des vagues.

Capitaine Fracasse, Théophile Gauthier.

Que ce soit pour une lecture, pour un travail sur le mouvement dans une description, comment l’auteur fait agir la tempête comme une personne…  ou simplement une dictée.  Ce genre d’extrait est toujours plaisant à découvrir.

Vous ne trouvez pas?

Français 3e pour la semaine 19


Ce n’est pas toujours simple de bien cerner la meilleure place pour lui en français…  il pourrait très bien faire l’évaluation de secondaire 4 à la fin de l’année s’il le voulait, mais il tient à se retrouver en secondaire 4 dans toutes les matières l’an prochain en classe régulière.  Il ne veut pas avoir des cours en secondaire 4 et d’autres en 5.

Pour les prochaines 18 semaines, je vais donc lui proposer des textes de 3e (français) et quelques textes de secondaire 3 (Québec) pour le préparer « à ma façon » à l’évaluation de fin d’année en secondaire 3. Je vais me promener entre des programmes québécois, européens et manuels anciens jusqu’à la fin de l’année!

Cette semaine :

Travail sur le texte :

Manuel québécois « FORUM secondaire 3 » on débute le module 4 : L’article explicatif : une séquence en Pourquoi…?  Parce que…

  • texte 1 : Pourquoi le virus de la grippe réapparait-il en hiver plutôt qu’à une autre saison?
  • texte 2 : Le mystère du chatouillement.
  • texte 3 : Les jeux vidéo fabriquent des myopes

À travers les trois textes, on cerne la phase de questionnement ( Pourquoi? ) et la phase explicative ( parce que…)

***  Inutile de vous dire que ce sera…  hum…  assez ridiculement simple!

J’ajoute donc…

Feux d’artifice de la publicité

Pendant la journée, le soleil les réduit à l’impuissance.  Mais la nuit leur appartient.  Ils se sont partagé le royaume de l’ombre.  Ils s’éveillent, de-ci, de-là, dès le crépuscule.  Avec une obstination, une sérénité parfaitement mécaniques, ils se remettent à leur besogne d’endoctrinement et d’intimidation.

C’est un hourvari de lumière, une émeute, une mêlée.  Le triomphe de la discordance et du désordre.  La discipline est au ras du sol, tout juste bonne pour la multitude rampante.  Dans l’espace ténébreux, seule règne la loi du plus fort.  La brousse, avec toutes ses sauvageries.

Voici les éléphants et les hippopotames, les grands pachydermes de la publicité, qui dominent, sans conteste, par leur masse.  Voici les brutes vigoureuses : lions et tigres. Voici les renards de la fable, les maigres et les fourbes. Les singes enfin, ceux qui ne savent quelle acrobatie inventer pour attirer sur eux l’œil effaré du passant.

Ceux qui, tel un bonneteur ses cartes, étalent tout leur jeu, lettre à lettre, et le raflent d’un revers de main.  Ceux qui jonglent avec des mots, les rattrapent, les relancent et ne se trompent jamais : inhumaine monotonie.  Ceux qui, de deux en deux minutes, donnent les dernière nouvelles politiques, le résultat des courses, l’heure exacte, ou quelque autre renseignement qu’on ne leur demandait point.  Ceux qui cherchent à nous séduire, à nous braver, à nous lasser, à nous irriter, à nous surprendre, à nous vaincre, à nous convaincre de quelque façon que ce soit.  Tous ceux qui jaillissent, retombent, naissent, meurent, tournent, serpentent, bondissent, se roidissent, se brisent, éclatent, germent, bourgeonnent, se décomposent, se recomposent, changent de couleur, de rythme, de démarche, de vitesse, clignent de l’œil, battent de l’aile, frappent du pied, tremblent de la bedaine, respirent, chantent, crient, pètent, avec des grimaces, des tics nerveux, des contradictions, des spasmes, des inventions d’épileptiques, d’hystériques, d’ivrognes ou d’aliénée.

Georges Duhamel, Scènes de la vie future.

Pour télécharger mon petit travail :

Feux d’artifices

Étude de la langue:

À la québécoise jusqu’à la fin de l’année pour en connaitre le fameux jargon!!!

  • La conjugaison : les modes et les temps
  • L’harmonisation des temps verbaux dans le récit au passé
  • Les marqueurs de relation
  • La ponctuation

La petite fille aux allumettes


Voici un magnifique conte rempli de tristesse que mon fils-2 étudiera cette semaine.

Pourquoi ce choix???

Premièrement pour faire remarquer à mon grand qu’il y a des gens plus malheureux que lui dans notre monde, et surtout pour démontrer, qu’un conte n’est pas toujours joyeux et peut se terminer mal.

Voici le résumé :

Une petite fille très pauvre vend des allumettes. En cette veille du jour de l’an, il fait tellement froid qu’elle ose brûler ses allumettes une à une pour se réchauffer. À chaque fois, des visions réconfortantes et rassurantes lui viennent à l’esprit. Elles ne durent que le temps de l’allumette qui brûle. La dernière vision fait apparaître sa grand-mère disparue et elle achève de brûler tout son paquet d’allumettes afin que sa grand-mère ne disparaisse pas. Au petit matin, cette petite fille est retrouvée morte près d’un tas d’allumettes brûlées. A-t-elle rejoint sa grand-mère ?

Pour lire ou écouter le conte :

Pour travailler le texte :

Estula ( fabliau)


Il y avait jadis deux frères qui n’avaient plus ni père ni mère pour les conseiller, ni aucun parent. L’amie qui était le plus souvent avec eux, c’était la pauvreté, hélas, et il n’est pire compagnie que celle-là, pire tourment que sa présence obsédante. On ne cesse pas d’avoir faim quand on a faim.

Les deux frères vivaient ensemble. Un soir, ils furent vraiment comme poussés hors d’eux-mêmes par cette faim en leur ventre, par la soif dans leur gorge, par le froid dans leur corps et dans leur cœur. Ces trois maux-là, on les ressent souvent quand la pauvreté les enchaîne !… Ils résolurent de se défendre contre elle, et ils cherchèrent comment y parvenir.

Tout près de chez eux habite un homme qu’on sait très riche. Eux sont pauvres, le riche est sot. Il a des choux dans son jardin et des brebis dans son étable. C’est de ce côté-là qu’il leur faut aller. Pauvreté fait perdre la tête à plus d’un.

L’un prend un sac, l’autre un couteau. En route ! Le premier, aussitôt dans le jardin, arrache les choux. Le second tracasse si bien la porte de la bergerie qu’il finit par l’ouvrir ; déjà il tâte les moutons pour choisir le plus gras.

Mais dans la maison les gens ne sont pas encore tout à fait couchés. Ils entendent la porte qui grince, et le fermier dit à son fils :

« Dis, fils, va donc voir s’il n’y a rien d’anormal, et appelle le chien. »

Ils avaient nommé leur chien « Estula » : c’est une idée comme une autre ! Heureusement pour les deux apprentis larrons, le chien, ce soir-là, était allé à ses affaires… Le fils ouvre la porte qui donne sur la cour, il regarde, il écoute, puis il crie :

« Estula ! Estula ! »

Une voix lui répond aussitôt, du côté des moutons :

« Oui, oui, je suis là ! »

La nuit est noire comme la suie et le fils a peur. La voix est drôle, il s’imagine que c’est le chien qui vient de répondre. Ah ! il n’attend guère, il tourne le dos, il court, il tremble, il rentre dans la grand-salle, bouleversé :

« Qu’as-tu donc, fils ?

– Estula m’a parlé, Estula…

– Qui ? Notre chien ?

– Oui, notre chien.

– Tu es fou. !

– Si. C’est vrai. Je vous le jure par la foi que je dois à ma mère.

Allez voir si vous ne me croyez pas. Appelez-le, vous l’entendrez !… »

Le fermier y va, il entre dans la cour, il appelle son chien :

« Estula ! Estula ! »

Et naturellement le voleur, qui ne se doute toujours de rien, répond encore une fois :

« Oui, oui, bien sûr ! »

Le fermier n’en croit pas ses oreilles :

« Par tous les saints et par toutes les saintes, j’ai déjà entendu parler de bien des choses étranges, mais comme celle-là alors, jamais ! Va trouver tout de suite le curé et dis-lui ce qu’il y a. Ramène-le, hein ! Fais lui prendre son étole… L’eau bénite aussi, n’oublie pas. »

Le fils court aussitôt à la maison du curé. Il court, il court ; il a peur… Il arrive vite, et là non plus il n’attend guère ; il ne reste pas à la porte, il entre tout de suite :

« On a besoin de vous, Messire. Il faut que vous veniez… Si, il faut… Vous entendrez… Vous entendrez… Je ne peux pas vous dire… Jamais je n’ai entendu parler comme ça. Prenez votre étole. »

Le curé répond :

« Non et non ! Il n’y a pas de lune… Je n’irai pas dehors à cette heure-ci !… Je suis nu-pieds ! Je n’y vais pas !

–       Si, si, il faut venir. C’est votre affaire. Je vais vous porter. »

Le curé a pris l’étole, il monte sur le dos du fils, et les voilà partis. Arrivés près de la ferme, pour aller plus vite, ils coupent tout droit par le petit chemin qu’ont pris les deux affamés. Celui qui s’occupait des choux était encore dans le jardin. Il voit la forme blanche du prêtre, et il croit que son frère lui apporte un mouton ou une brebis. Il demande tout joyeux :

« Alors, tu l’as avec toi ?

– Oui, oui, répond le jeune homme, croyant que c’est son père qui a parlé.

– Vite alors, fait l’autre, flanque-le par terre. Mon couteau est bien aiguisé, je l’ai passé hier à la meule. On l’aura bientôt égorgé. »

Le curé l’entend, il croit qu’il est trahi ; il saute sur ses pieds nus, mais il court vite quand même, il file ! Son surplis s’accroche à un pieu, mais il le laisse ; il ne perd pas son temps à le décrocher… et le coupeur de choux dans le jardin est aussi ébahi que le curé qui détale dans le sentier. Tout de même il va prendre la chose blanche qu’il voit autour du pieu, il s’aperçoit que c’est un surplis. Il n’y comprend plus rien du tout.

À ce moment son frère sort de la bergerie avec un mouton sur le dos. Il va tout de suite le rejoindre, son sac rempli de choux. Ils ont tous les deux les épaules lourdes !… Ils ne restent pas sur place, comme vous pensez, ils s’en retournent chez eux. Lorsqu’ils y sont, celui qui a le surplis montre ce qu’il a trouvé. Tous deux rient et plaisantent de bon cœur. Car la gaieté maintenant leur est rendue, qu’ils ne connaissaient plus depuis des mois.

En peu de temps Dieu travaille ! Tel rit le matin qui pleure le soir, tel est furieux le soir qui sera joyeux le lendemain matin.

Auteur anonyme, « Estula » (première moitié du XIIIe siècle), Traduit de l’ancien français et adapté par P.Gaillard et F. Rachmuhl

Pistes de lecture :

  • De quoi les deux frères se munissent-ils pour aller voler?
  • Pourquoi le bourgeois veut-il aller chercher le curé?  Pourquoi fait-il porter ce dernier?
  • De qui  parle le frère quand il dit : je vais lui couper la gorge ?
  • Pourquoi les deux frères peuvent-ils à nouveau rire?  Le narrateur les condamne-t-il?  Justifiez votre réponse.

Si vous désirez télécharger ce texte : 

Estula

 

En français cette semaine ( semaine 10 )


Une autre semaine débute pour nous demain…  une 10e semaine !

Le temps file rapidement…

Travail sur le texte

FILS 2 :

Prenant pour acquis que mon fils prendra la route de l’école régulière l’an prochain et qu’il ne veut pas avoir des cours sur plusieurs niveaux, nous avons pris la décision que nous nous concentrons sur les notions de « secondaire 3 » partout.  Comme nous n’avons travaillé qu’avec des manuels européens…  alors…  nous devons nous mettre à jour dans le jargon de la grammaire québécoise!

Texte 1 : le petit chaperon rouge ( version Perrault )

Version Perrault : cliquer ici

Texte 2 : Le petit chaperon rouge  (  version Jacques Ferron )

Version Jacques Ferron : cliquer ici

*** on travaille la morale du conte, la comparaison des deux contes, l’univers narratif et le schéma actanciel 

FILS 3 :

Texte 1 : Un texte explicatif : la coloration automnale

Si cela vous intéresse, voici le texte que je propose : CLIQUER ICI  ou celui-ci : CLIQUER ICI

Texte 2 : Bas les masques! de Stanley Péan  ( la dernière histoire de son petit roman « l’emprise de la nuit»)

***  on travaille sur le schéma narratif et sur les éléments mystérieux d’un texte.

FILS 4 :

Texte 1 : L’arbre qui n’avait pas d’amis

***  On travaille le résumé

Le reste de la semaine, il est en situation d’écriture : il doit écrire le début d’un conte ( situation initiale et élément déclencheur )

 

Travail en étude de la langue

FILS 2 :

  • Les énonciateurs
  • la phrase de base ( groupe sujet, groupe prédicat, groupe compléments de phrase…   ouf…  un jargon québécois bien différent! )
  • Les types et les formes de phrases
  • Les manipulations syntaxiques
  • La jonction de phrases
  • La conjugaison des temps simples et composés

FILS 3 :

  • Grammaire : Le féminin des adjectifs
  • Conjugaison : le pronom personnel
  • Conjugaison : plusieurs verbes au présent/imparfait/futur simple/conditionnel présent ( marcher, choisir, agir, savoir, offrir, prendre, perdre, mordre et mettre )

FILS 4:

Une semaine de révision :

  • le nom
  • le déterminant
  • l’adjectif
  • le verbe à l’infinitif
  • les règles générales de formation du féminin et du pluriel
  • le dictionnaire
  • le groupe du nom
  • le radical et la terminaison
  • les accords dans le groupe du nom
  • le sens des mots
  • le verbe
  • le présent des verbes du 1er et 2e groupe

Dictées de la semaine

FILS 2 :

Tous les élèves sont venus à la rencontre de parents.  Gilles s’est fait expliquer certains exercices par son professeur de mathématiques, mais il n’a pas compris tous ses devoirs.  Il se dit que toutes les semaines, c’est la même routine. « regarde toutes les feuilles que j’ai à remplir » , dit-il à son frère!  Pendant qu’il s’échine, tous les garçons de son entourage jouent au hockey dans le parc.  en plus, il est souvent dérangé par sa jeune soeur, qui de sa voix aiguë, pousse de petits cris.  il suffit quelquefois de quelques consignes ambiguës pour décourager ce garçon patient.

***  L’accord de « tout » employé comme adjectif et l’accord des adjectifs se terminant par « gu »

FILS 3 :

Jour 1 : La qualité et la variété des aliments contribuent à une bonne santé.
Jour 2 : Cette célébrité souffre de nervosité et de timidité.
Jour 3 : La malpropreté n’est absolument pas une qualité très appréciée.
Jour 4 : La réalité, c’est que l’activité proposée n’est pas appropriée pour son âge.

***les noms féminins qui se terminent pas té et tié.

FILS 4 :

Jour 1 : je fais le ménage dans le garage pour déloger la saleté.
Jour 2 : J’aime manger du fromage sur ma tige de céleri.
Jour 3 : Dans mon potager j’ai une grosse courge.
Jour 4 : Il dessine un singe sur un gros nuage dans le ciel.

***On emploie la graphie « g » dans les mots qui se terminent par les sons « ge  et ger »

Une nuit étoilée ( extrait )


Voici le dernier travail de mon fils-2 en français cette année.  

Un petit extrait d’un texte magnifique…  J’aime ce langage poétique…  

Le temps était serein; la voie lactée, comme un léger nuage, partageait le ciel. Un doux rayon parlait de chaque étoile pour venir jusqu’à moi, et lorsque j’en examinais une attentivement, ses compagnes semblaient scintiller plus vivement pour attirer mes regards.

C’est un charme toujours nouveau pour moi que de contempler le ciel étoile, et je n’ai pas à me reprocher d’avoir fait un seul voyage, ni même une simple promenade nocturne, sans payer le tribut d’admiration que je dois aux étoiles du firmament. Quoique je sente toute l’impuissance de ma pensée dans ces hautes méditations, je trouve un plaisir inexprimable à m’en occuper.

J’aime à penser que ce n’est point le hasard qui conduit jusqu’à mes yeux cette émanation des inondes éloignés, et chaque étoile verse avec sa lumière un rayon d’espérance dans mon cœur. Eh quoi! ces  merveilles n’auraient-elles d’autre rapport avec moi que celui de briller à mes yeux? Et ma pensée qui s’élève jusqu’à elles, mon cœur qui s’émeut à leur aspect, leur seraient-ils étrangers?…

Spectateur éphémère d’un spectacle éternel, l’homme lève un instant les yeux vers le ciel, et les referme pour toujours; mais, pendant cet instant rapide, qui lui est accordé, de tous les points du ciel et depuis les bornes de l’univers, un rayon consolateur part de chaque monde, et vient frapper ses regards pour lui annoncer qu’il existe un rapport entre l’immensité et lui, et qu’il est associé à l’éternité.

Xavier de Maistre, expédition nocturne autour de ma chambre

On se questionne : 

  • Quel est le sujet de ce texte?
  • Montre que l’idée principale est exprimée à la fin.
  • Montre que l’auteur répond successivement aux questions : où?  comment?  pourquoi ?

Exercice d’imitation : au choix…

  • Le calme de la nuit
  • La multitude des étoiles
  • Le sommeil de la terre sous le ciel nocturne

Si vous avez envie de lire le texte en entier : CLIQUER ICI

Une belle façon…


Mon fils-1 découvre les légendes cette semaine.  Une des légendes est celle de la Corriveau.

Au-delà de découvrir la légende elle-même, de l’associer avec une recherche pour découvrir si le personnage de la légende a bel et bien existé, il peut être intéressant de découvrir « autrement » la légende.

La légende :

À l’âge de 16 ans, la Corriveau se maria pour la première fois. Mais par un affeux malheur, son premier époux mourut, une nuit, en plein sommeil, étouffé par son oreiller.

À peine quelques mois plus tard, elle se remaria. Mais à son grand malheur, parce qu’elle était tombée sur un alcoolique violent qui la battait. Lui aussi mourut, pendu. Il s’était pendu… ou on l’avait pendu…

Son troisième mari se trouva à être un fondeur de cuillères, et, comble de l’ironie, il mourut à son tour, quelqu’un lui avait versé du métal fondu dans l’oreille.
Le quatrième, un médecin cette fois-ci, se fit empoisonner avec un très puissant remède destiné en fait à guérir les chevaux.
Le cinquième, il mourrut aussi dans son sommeil, à coup de hache sur la tête. On avait voulut le faire passer pour un accident, en le traînant dans l’enclos du cheval.
Quant-aux sixième, un cordonnier. On lui enfonça son alêne(aiguille très longue) au travers du nombril.
Et enfin, le dernier se fit empaler sur sa fourche.Trouvant étrange, toutes ces morts, on arrêta Marie-Josephte, qu’on apellera dorénavant; la Corriveau. On la trouva coupable de ces meurtres, on la condamna à être pendue et exposée dans une cage de fer sur la place publique.
Des rumeurs se mirent à courir; la Corriveau était une sorcière, de son vivant, elle sortait 2 nuits par semaines, pour se rendre à un sabbat, sur l’Île d’Orléan. Elle avait tué tous ses maris parce qu’ils l’avaient découvert. D’autres histoires se racontaient; que sous sa cage de fer, l’herbe était toujours brûlée, qu’elle sortait encore la nuit pour se rendre à ses sabbats, qu’elle attaquait les passant et qu’on entendait gémir les derniers mots qu’elle avait prononcés: JE ME VENGERAI.

Après plusieurs années accrochée à la vue de tout le monde, la cage et son occupante disparurent mystérieusement. On dit alors que le diable lui-même était venu la chercher pour la ramener avec lui en enfer.

Mais tout ceci n’est qu’une légende. D’après les preuves historiques qu’on a pu retrouver, ce que l’on peut présumer être la vérité a pu être établie:

Marie-Josephte Corriveau bien née le 14 mai 1733 à Saint-Vallier-de-Belle-Chasse n’a pas tué sept maris, ni six, ni cinq, ni quatre, ni trois, elle en a tué un seul pour certains, pour d’autre, deux. Elle se retrouva veuve une première fois : son mari, Charles Bouchard, cultivateur de Saint-Vallier, avec qui elle s’est mariée le 17 novembre 1749, mourut d’un manière inconnue, certains croient que c’est bien la Corriveau qui l’a tué. Alors qu’il se peut très bien qu’il s’agisse d’une simple mort naturelle comme une maladie. On doit croire, à tort, qu’elle a assassiné son premier mari, simplement parce que tout porte à croire qu’elle a bien assassiné le second et dernier. Elle avait déjà eu trois enfants avec le premier mari : Marie-Françoise, 19 mars 1752; Marie-Angélique, 6 février 1754; et Charles, le 16 août 1757. Contrairement à ce que racontent certaines versions de la légende, oui, elle a bel et bien eu des enfants. C’est le 25 avril 1760 que Charles mourut.

Il est très vrai qu’elle se remaria peu de temps après, probablement parce qu’elle souffrait de solitude. Son nouveau mari s’appellait Louis Dodier, ils se sont mariés en juillet 1761. C’était, selon ce que racontent des gens, avec un alcoolique qui la battait. Toujours soul, il exigeait inlassablement qu’elle fasse son devoir conjugal, et la battait ensuite. Ça ajoute un peu plus de drame à l’histoire personnelle de la Corriveau. Un certain jour, tannée de sa situation, Marie-Josephte profita qu’il était en train de dormir pour le tuer à coup de hache sur la tête, et elle le traîna dans l’enclos du cheval pour camouffler son crime. On constata le décès le 26 janvier 1763.
On l’accusa quand même de meurtre. Mais elle réussit à convaincre son propre père de se rendre coupable à sa place. Le 10 avril 1763 , il fut condamné à mort. Le 15 avril, Marie-Josephte avoua avoir tué ses deux maris, ce qui épargna la corde à son père. Trois jours plus tard, elle fut pendue et son cadavre fut exhibé dans une cage de fer, accroché à un carrefour.

La cage resta longtemps accrochée, assez pour que les habitants et les aubergistes des alentours se plaignent que l’exposition de ce cadavre effrayaient la clientèle. Ainsi donc, une nuit, quelques courageux décrochèrent la cage et l’enterrèrent dans la partie du cimetière réservée aux condamnés à mort et aux inconnus mort en mer. C’est environs 150 ans plus tard, quand on agrandissait le terrain de l’église, que la cage fut retrouvée. Il restait à peine quelques ossements. Elle fut vendu à un cirque Américain qui l’exposa avec comme affiche: FROM QUEBEC.

En musique :

 

Par exemple dans notre cas, nous avons découvert qu’un groupe en a fait une chanson!  Vous pouvez même l’écouter sur le net :

La corrida de la Corriveau du groupe Mes Aïeux ( il faut entrer le titre et vous verrez apparaitre la chanson que vous pouvez écouter en ligne )

 

Un petit film d’animation : ici

En art :

Charles Walter Simpson (1878-1942)

Le squelette de La Corriveau, dans sa cage de fer, terrorisant un voyageur

bronze du sculpteur Alfred laliberté

Littérature :

Le magnifique roman historique de Monique Pariseau

Histoire :

Pourquoi ne pas en profiter pour situer cette légende sur notre ligne du temps!  Parler de la Nouvelle-France…  etc…

 

Parfois un simple thème peut nous conduire dans plusieurs directions et rendre l’apprentissage plus intéressant pour un jeune adolescent.  Il ne faut pas hésiter à chercher un peu!

On peut pousser la réflexion encore plus loin en abordant le meurtre, la souffrance, la cruauté, la barbarie, etc…

On peut proposer par la suite de raconter la légende comme un conteur le ferait!  Et même pourquoi ne pas écrire une légende sur un vécu de l’enfant?

Si on prend le temps de lire ce que nos jeunes étudient, s’y impliquer, les discussions peuvent prendre une belle direction!