Enfants ouvriers


Nous poursuivons l’exploration du « pouvoir »  en Éthique et Culture Religieuse.  

Le thème de la semaine : Les enfants ouvriers.  

On proposait la lecture d’un extrait de ce roman, j’ai choisi de le faire lire en entier :

Résumé :

Robin et Lucie doivent faire une enquête pour l’école sur le travail des enfants en 1843. Le plus simple est d’emprunter le machine à remonter le temps et d’aller voir sur place. La réalité dans l’usine
est terrible : un travail épuisant toute la journée, les brimades, les coups et la nuit… à l’école !
Les deux cousins pourront-ils échapper è cette usine-prison ? Robin va-t-il se perdre dans la forêt avec les jeunes de la Grande Bande’ traquée par les gendarmes ? Quel rôle vont jouer Gueule d’Amour et Boit Sens Soif, les deux joyeux compagnons rencontrés par Lucie après son évasion ? Et de jeunes enfants seront-Ils capables de déclencher et de gagner une grève ?

La question Éthique de la semaine :

Comment expliquer qu’on ait encore recours au travail des enfants dans certains pays du monde?  Selon toi que peuvent faire les gens devant une telle situation?

Je vous place ma feuille de travail…

La grève des enfants _p.107-109

À quand le bonheur?


Que se passe-t-il lorsqu’un roi ne souhaite qu’une chose : le bonheur de ses sujets?

Voilà ce que propose le cahier d’Éthique de mon fils-2…

Voici son texte à lire :

Les canards du roi : cliquer ici de Marc Laberge

Sujet de réflexion :

« Selon toi, les sujets de ce roi ressemblent-ils aux citoyens de notre société?  En quoi leur ressemblent-ils?  En quoi sont-ils différents? »

Places publiques, Fides, p.87

Situation d’écriture proposée :

Imaginons un monde où le pouvoir est mis au service du bonheur…

Qui détiendrait le pouvoir?  Quelle forme de bonheur serait recherchée?  Comment seraient prises les décisions?…

Places publiques, Fides, p.89

Au bord de l’étang ( conte tibétain )


Dans la fourmillière d’un vaste monastère, il y avait un vieux moine discret, humble, un sans-grade, un obscur parmi les obscurs, un rien farfelu. Ses confrères le tenait pour un ignare, doublé d’un illuminé dans le sens commun, et non boudhiste, de simple d’esprit. Il faut dire que malgré toutes les années passées à l’ombre des murs du monastère, il ne brillait pas par son érudition. Le vétéran boudait en effet la lecture des textes sacrés et, à la belle saison, passait le plus clair de son temps au bord d’un étang constellé de lotus, bercé par le murmure du vent, la psalmodie des insectes et le chant des oiseaux. Il y méditait distraitement assis sur un rocher, sous le monumental parasol d’un vieil arbre.

Par un bel après-midi d’été inondé de soleil, un groupe de jeunes moines partit faire le tour de l’étang. C’est alors qu’ils purent observer avec stupéfaction, la manière fort découssue que l’ancien avait de méditer. Il ne se passait pas cinq minutes sans qu’il se penche pour troubler le miroir liquide avec une brindille. Il allait même parfois jusqu’à se lever pour faire quelques pas une branche à la main, avec laquelle il tirait une feuille d’arbre hors de l’eau. Son curieux manège fit rire ses cadets qui entreprirent de lui donner une leçon sur la méditation.

– Ne serait-il pas préférable de vous recueillir les yeux fermés afin de ne pas être distrait par le spectacle du monde ?

– Comment espérer atteindre une haute réalisation spirituelle si vous bougez sans cesse ? Vous ne pouvez pas stabiliser votre esprit ni laisser le prana circuler harmonieusement dans les canaux subtils.

– C’est vrai, prenez exemple sur le Boudha qui a obtenu l’Éveil suprême en demeurant immobile sous l’arbre de l’illumination.

Le vieux moine s’inclina pour les remercier de leurs conseils et, tout en leur montrant un insecte qu’il venait de repêcher avec une brindille, il leur dit, un sourire désarmant aux lèvres :

– Vous avez sans doute raison, mes jeunes frères. Mais comment pourrai-je méditer sereinement s’il y a autour de moi des êtres vivants en train de se noyer ?

La bande des cadets resta interloquée. Il y eut un long silence puis l’un d’eux, rompu aux joutes métaphysiques et voulant à tout prix sauver la face, répliqua :

– Vous devriez vous retirer dans une grotte pour vous consacrer à votre propre salut. Ne vous souciez pas trop du destin des autres. Laissez faire l’ordre naturel du monde. Chacun récolte le résultat de ses actes antérieurs. Telle est la loi du karma.

Et, sur ces paroles sentencieuses, les donneurs de leçons se drapèrent dans leurs toges monastiques et s’éloignèrent. Ils gagnèrent une passerelle qui enjambait l’étang. C’est alors qu’au beau milieu de la traversée, l’un d’eux glissa sur une planche moussue et tomba à l’eau. Le malheureux, qui n’était autre que le discoureur karmique, pataugeait parmi les nénuphars, visiblement en train de se noyer. L’étang était profond à cet endroit. Ce fut l’affolement général, aucun moine ne savait nager.

Le vieil original, son infatigable sourire aux lèvres, se leva d’un bond, prit une branche et, comme elle n’était pas assez longue, il se mit à marcher sur l’eau. Sous le regard médusé des jeunes moines, il crocheta le candidat à la noyade et le tira jusq’à la berge sans même mouiller les pans de sa robe rapiécée.

L’histoire miraculeuse fit le tour du monastère. On tenait désormais le vieux pour un saint, un bodhisattiva caché, un Boudha vivant. Il en prit ombrage car il ne supportait pas d’être un objet de dévotion. Il gagna une autre province où il se cacha dans le fourmillière d’un vaste monastère.

source de ce texte : cliquer ici

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Un texte qui amène plusieurs réflexions…

C’est le texte que mon fils-2 doit lire et travailler demain en Éthique et Culture Religieuse.   J’ai bien hâte de découvrir ce qu’il répondra à une des questions de travail  :

  • Quelles leçons peux-tu tirer de ce récit?

Lecture, réflexion et écriture


J’adore ce genre de travail…

Thème : Traite autrui comme tu veux être traité

ouf… déjà j’adore le thème. Un thème qui colle tellement bien à mon fils-2!!!

Lecture :

Compère le Renard se mit un jour en frais,
Et retint à dîner commère la Cicogne.
Le régal fut petit et sans beaucoup d’apprêts:
Le galand, pour toute besogne,
Avait un brouet clair (il vivait chichement).
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette:
La cigogne au long bec n’en put attraper miette,
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là, la cigogne le prie.
« Volontiers, lui dit-il, car avec mes amis,
Je ne fais point cérémonie.  »
A l’heure dite, il courut au logis
De la cigogne son hôtesse,
Loua très fort sa politesse ,
Trouva le dîner cuit à point.
Bon appétit surtout, renards n’en manquent point.
Il se réjouissait à l’odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu’il croyait friande.
On servit, pour l’embarrasser,
En un vase à long col et d’étroite embouchure .
Le bec de la cigogne y pouvait bien passer,
Mais le museau du sire était d’autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un renard qu’une poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l’oreille.

Trompeurs, c’est pour vous que j’écris :
Attendez-vous à la pareille.

La Fontaine

On se questionne…

  • Selon toi, que cache l’amabilité du renard dans la fable de La Fontaine?
  • Comment se venge la cigogne?
  • Quelle est la morale de la fable « le Renard et la Cigogne »?  Comment est-elle formulée par La Fontaine?

On réfléchis…

  • Pourquoi faudrait-il se soucier des besoins d’autrui?

On écrit…

  • Dans la vie quotidienne, est-il toujours possible de tenir compte des besoins d’autrui?  Justifie ta réponse.

*** J’aime tellement…  J’adore…  cette obligation de réfléchir, de questionner, de porter le regard vers soi pour mieux grandir!!!!

Éthique et culture religieuse…


Mon fils de secondaire 2 poursuit sa route dans son manuel d’Éthique et culture religieuse que j’aime bien.

Je ne pensais pas dire ça un jour…  mais j’aime beaucoup ce cours avec lui! ha!

Oui, oui, … ce fameux cours que j’ai tellement détesté avec mon plus vieux l’an dernier et qui m’a donné beaucoup de problèmes!!!

Le cours de 2e secondaire est très intéressant…  en tout cas avec notre manuel « Places Publiques » de Fides.  J’aime l’approche pour le moment… et surtout, j’adore les questions de la partie « éthique ».

Mon fils-2 est un garçon plus timide, plus solitaire,…  plus « mystérieux » je trouve que mes autres enfants.  Il est parfois plus difficile de bien le cerner présentement.  Étant un enfant lunatique, on a souvent l’impression qu’il n’est pas avec nous…  hihihi…  mais je sais très bien qu’il est toujours bien là entre une nouvelle création ou invention dans sa tête  et notre conversation!

« Éthique »  offre des questionnements qui le poussent à « sortir » un peu de sa coquille…  et moi???  J’en suis ravie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  Oui,  car je découvre mon fils autrement!!!  Si vous saviez comme j’aime le découvrir ainsi!

Cet après-midi, après avoir lu des extraits de Robinson Crusoé et Vendredi ( Vendredi et la vie sauvage)

Voici le questionnement, très simple,  proposé par son manuel :

« Quelles seraient les conséquences d’une telle solitude?  Saurais-tu y survivre?  Comment envisagerais-tu la vie quotidienne?  Y-aurait-il des avantages à cette situation?  Quels seraient pour toi les plus grands inconvénients?  Qu’est-ce qui te manquerait le plus?  As-tu déjà imaginé faire naufrage sur une île déserte?  Qu’aimerais-tu emporter avec toi? »

J’ai bien hâte de voir les réponses…  Oui…  bien hâte!!!

Voici ma fiche de travail si cela vous intéresse :

réflexion sur la solitude

Éthique et culture religieuse ( secondaire 2 )


Parfois…  j’adore…

Voici ce que propose « Places Publiques » :

Lecture d’un extrait de Robinson Crusoé :

« Il advint qu’un jour, vers midi, comme j’allais à ma pirogue, je fus excessivement surpris en découvrant le vestige humain d’un pied nu parfaitement empreint sur le sable. Je m’arrêtai court, comme frappé de la foudre, ou comme si j’eusse entrevu un fantôme. J’écoutai, je regardai autour de moi, mais je n’entendis rien ni ne vis rien. Je montai sur un tertre pour jeter au loin mes regards, puis je revins sur le rivage et descendis jusqu’à la rive. Elle était solitaire, et je ne pus rencontrer aucun autre vestige que celui-là. J’y retournai encore pour m’assurer s’il n’y en avait pas quelque autre, ou si ce n’était point une illusion ; mais non, le doute n’était point possible : car c’était bien l’empreinte d’un pied, l’orteil, le talon, enfin toutes les parties d’un pied. Comment cela était-il venu là ? je ne le savais ni ne pouvais l’imaginer. Après mille pensées désordonnées, comme un homme confondu, égaré, je m’enfuis à ma forteresse, ne sentant pas, comme on dit, la terre où je marchais. Horriblement épouvanté, je regardais derrière moi touts les deux ou trois pas, me méprenant à chaque arbre, à chaque buisson, et transformant en homme chaque tronc dans l’éloignement. – Il n’est pas possible de décrire les formes diverses dont une imagination frappée revêt touts les objets. Combien d’idées extravagantes me vinrent à la tête ! Que d’étranges et d’absurdes bizarreries assaillirent mon esprit durant le chemin ! » Robinson Crusoé, Daniel DEFOE

Questions de réflexion…

  • Comment expliques-tu la réaction de Robinson Crusoé devant l’empreinte de pied dans le sable?
  • Selon toi, que pouvait donc imaginer Crusoé?  Quelles « étranges et absurdes bizarreries » son esprit pouvait-il concevoir?
  • Quel effet quinze années de solitude ont-elles eu sur le naufragé?
  • Pourquoi Robinson ne s’est-il pas réjoui de la présence soudaine d’un autre être humain?
  • Robinson Crusoé pouvait-il suffire à tous ses besoins, y compris ceux d’affection et de compagnie?

Source de ce travail  : Places publiques manuel B, Fides

***  Rien d’exceptionnel me direz-vous…  hum…  moi, j’adore ce genre de réflexion.  Elle amène mon fils à réfléchir à la solitude et aux besoins de l’être humain.  Moi…  J’ADORE!

Pour télécharger les questions :

Robinson Crusoé p.41-42

Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée…


J’ai longtemps critiqué le cours « d’Éthique et Culture religieuse»,  et oui… je l’avoue bien humblement.  Pourquoi perdre son temps à suivre un cours comme celui-là?

Et bien…  J’ai changé d’avis!

Oui…  J’ai vraiment changé d’avis.  Une fois qu’on examine certains cahiers…  hum…  On peut littéralement être surpris du contenu.

Ce fut le cas avec les deux cahiers du premier cycle du secondaire ( 1ère et 2e année ) :

Places publiques de FIDES

Places publiques

J’aime beaucoup tous les extraits qui peuplent le cahier…  les images sont fabuleuses…  les thèmes sont intéressants et me plaisent beaucoup.

Secondaire 2 :

La solidarité

  • La vie en société ( dépendance, autonomie et ordre social )
  • Toi et les autres ( liberté, rites et règles )
  • Les uns et les autres ( des éléments fondamentaux des religions )

Le pouvoir

  • Le pouvoir établi ( un ordre social à préserver )
  • Le pouvoir contesté ( Un ordre social à contester )

Le savoir

  • Le savoir nécessaire ( quelques éléments du patrimoine religieux du Québec )
  • La quête du savoir ( Liberté, représentations du divin et êtres surnaturels )
  • Le savoir et la tentation du pouvoir (Ordre social et connaissance )

Les projets collectifs

  • Grands défis ( solidarité et ordre social )
  • Petite planète ( des sociétés interdépendantes )

Alors…  il sera au programme de mon fils-2 à l’automne!