Publié dans Poésies à découvrir et à mémoriser

Le printemps ( poésie )


Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie

Et s’est vêtu de broderies,

De soleil luisant, clair et beau.

 

Il n’y a ni bête, ni oiseau

Qu’en son langage ne chante ou crie

Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie.

 

Rivières, fontaines et ruisseaux

Portent en livrée jolie,

Gouttes d’argent, d’orfèvrerie

Chacun s’habille de nouveau.

 

Charles d’Orléans

Publicités
Publié dans Poésies à découvrir et à mémoriser

Le cheval bleu ( poésie )


Cheval bleu

 

J’’avais un petit cheval bleu

Qui se promenait dans ma chambre

En liberté, crinière longue

Et des rayons sur ses sabots.

Il galopait sur le bureau

Sur les bouquins de l’étagère.

Il galopait, tête levée

Sur la steppe blanche des draps.

Il vivait d’’un reflet

S’’endormait chaque nuit

Dans le creux de mes mains

Comme font les oiseaux

 

Madeleine Riffaud

Publié dans Poésies à découvrir et à mémoriser

Le rat de ville et le rat de champs ( fable )


Un rat des champs avait pour ami un rat de maison. Le rat de maison invité par son ami s’empressa d’aller dîner à la campagne. Mais comme il n’avait à manger que de l’herbe et du blé, il dit : « Sais-tu bien, mon ami, que tu mènes une vie de fourmi ? Moi, au contraire, j’ai des biens en abondance. Viens avec moi, je les mets tous à ta disposition. » Ils partirent aussitôt tous les deux. Le rat de maison fit voir à son camarade des légumes et du blé, et avec cela des figues, un fromage, du miel, des fruits. Et celui-ci émerveillé le bénissait de tout son cœur, et maudissait sa pro
pre fortune. Comme ils s’apprêtaient à commencer le festin, soudain un homme ouvrit la porte. Effrayés du bruit, nos rats se précipitèrent peureusement dans les fentes. Puis comme ils revenaient pour prendre des figues sèches, une autre personne vint chercher quelque chose à l’intérieur de la chambre. À sa vue, ils se précipitèrent encore une fois dans un trou pour s’y cacher. Et alors le rat des champs, oubliant la faim, soupira et dit à l’autre : « Adieu, mon ami, tu manges à satiété et tu t’en donnes à cœur joie, mais au prix du danger et de mille craintes. Moi, pauvret, je vais vivre en grignotant de l’orge et du blé, mais sans craindre ni suspecter personne. »

Cette fable montre qu’il vaut mieux mener une existence simple et paisible que de nager dans les délices en souffrant de la peur.

 

Que faire avec cette fable?

La comparer avec la version de La Fontaine. ( ici )

La mémoriser

La mettre en scène

La dessiner, la mettre en bande dessinée, etc…

 

De belles situations d’écriture :

1) Le rat des champs invite le rat des villes à dîner chez lui. Inventez le dialogue entre les deux amis

2) Faire le carton du menu du repas chez le rat des champs.

3) Inventer un échange entre un animal ou une bestiole de la ville et un autre des champs ( chat, chien, cheval, fourmi,…) ( ma fiche : Invente un échange entre un animal ou une bestiole de la ville et un autre des champs )

 

Univers social :

Comparer la ville et la campagne.

 

Une enseignante de Coaticook , Caroline Héon, propose gentiment trois fiches :

J’aimerais tre (1)

Marc Chagall rat (1)

valuation rat