Noël·Textes à télécharger 5e année (CM2)

Le Noël du sapin ( texte )


Personnages par ordre d’entrée en scène :

     1) Le rouge-gorge
     2) Le chevreuil
     3) Le sanglier
     4) Le sapin
     5) Le chat noir
     6) Le vieux
     7) Jules
     8) Le poète
    * * *
– C’est vraiment un bon petit sapin, dit le rouge-gorge.
– Oui, dit le chevreuil. Il est toujours content. Je me souviens, cet été, quand il faisait si chaud et que ses aiguilles jaunissaient, il    chantonnait doucement : « Quelle belle lumière !  Quel beau soleil ! Ah, quel bonheur ! ». Quand il a plu, à l’automne, les eaux ont raviné la colline et j’ai bien cru qu’il allait être emporté. Un jour je lui ai crié : « Alors sapinot, qu’est-ce que tu dis de ça ? » Et lui, je    l’entendais bien, il fredonnait sa petite musique : « Quelle belle pluie ! Le ciel contenait donc tant de belle eau claire !  J’avais si soif ! Ah, quel bonheur ! »
– Bon,    dit le sanglier, et que va-t-il dire aujourd’hui qu’il neige ? » Il imita le petit sapin : « Quelle belle neige ! Comme elle est légère ! Ah quel bonheur !
 », puis il ajouta de sa grosse voix rude : « L’innocent, il ne sait pas que Noël approche. »
Le chevreuil frissonna : « Quoi, tu crois que…
– Oui,  ce sera son tour, cette année, je le vois bien – et toi aussi, ne fais pas semblant d’être aveugle !
– C’est vrai qu’il est parfait, soupira le rouge-gorge. Pas trop grand, et    tout rond, et si vert… »
     * * *
     Les tronçonneuses ronflaient sur la colline, et le vacarme était assourdissant. Le chevreuil et le sanglier s’étaient enfuis dès l’arrivée des bûcherons, mais le rouge-gorge, tout en haut d’un grand hêtre, assistait au massacre, et regardait, navré, le petit sapin qui tremblait encore, abattu sur le sol parmi ses frères.
     Soudain le silence se fit, et ce fut comme une pluie bienfaisante ; les bûcherons cassaient la croûte dans une clairière éloignée. Aussitôt le rouge-gorge quitta son hêtre, se posa, pour la dernière fois, il le savait, sur les branches du petit sapin et s’efforça de prendre une voix gaie : « Alors, sapinot, c’est le grand jour… Qu’est-ce que tu me chantes aujourd’hui ? » Et, à sa surprise, la petite chanson grêle s’éleva aussitôt. « Quel bonheur que tu sois là, mon rouge-gorge ! Et que c’est reposant d’être couché ainsi ! Comme la terre est ferme et douce ! »
     Le rouge-gorge en fut ému, mais un peu agacé aussi.
« C’est tout ce que tu trouves à dire ? Mais on va t’emmener loin d’ici, loin, très loin !
– Je sais bien, chantonna le sapin. Quel bonheur de voir le monde, moi qui ne pouvais pas bouger ! »
    Alors le rouge-gorge se vexa.
« Mais tu ne nous verras plus jamais ! Jamais, tu m’entends ? Ni moi, ni le sanglier, ni le chevreuil ! Tu y as pensé ? Tu ne nous aimes donc pas ?
– Oh    si, chantonna le sapin, oh si, je vous aime ! Quel bonheur de vous avoir connus tous les trois ! »
     Cette fois le rouge-gorge éclata de colère. « Mais tu vas mourir, pauvre innocent ! Mourir, tu comprends ça ? » Il y eut un silence ; puis la petite chanson trembla, à peine audible.
« Oui, je comprends, mon rouge-gorge. Mais tu savais bien que je mourrais un jour… alors aujourd’hui ou demain…
– J’aurais préféré demain, sanglota le rouge-gorge. Les arbres, ça vit si longtemps ! Moi dans quelques  semaines, le froid me tuera ou la buse, qui guette là-haut… Je t’aurais eu avec moi jusqu’au bout…

– Espèce d’égoïste ! » grogna le sanglier.Il n’avait pas pu y tenir, et il était là, le poil hérissé, ses petits yeux brillants de colère. « Tu voulais partir le premier, c’est ça ? Et laisser le sapin tout seul ? Ah, bravo l’amitié ! Eh bien, c’est toi qui pleureras, sale petite boule de plumes !

– Et lui, cria le rouge-gorge, tu crois qu’il ne pleurera pas,  peut-être ?- Non,  dit le chevreuil, à demi caché derrière un chêne, non, je le connais… Il chantera jusqu’au bout. »

     Et ses yeux étaient pleins de larmes. Bravement, le sanglier essaya de rire.
« Oh mais, à la ville, on va le faire beau, notre sapin ! Des guirlandes dorées, des boules de toutes les couleurs, des cheveux d’ange…
 – C’est vrai ? chantonna le sapin. Et les enfants seront heureux,    n’est-ce pas ? Ils chanteront, comme moi, ils danseront de    joie ! Quel bonheur, oh, quel bonheur ! »
     Sa voix avait retrouvé un peu de force, et les trois amis se regardèrent tristement.
     * * *
     Le petit sapin gisait sur le trottoir, près des poubelles, dans la nuit froide. Quelques boucles de cheveux d’ange restaient prises dans ses branches desséchées.
     « Quel bonheur d’être dehors, chantonna-t-il. Il faisait si chaud dans cette maison ! Et tant de bruit ! Ici, c’est reposant ! Oui, je me repose ! Quel bonheur ! » Goutte à goutte, la sève dorée coulait de son tronc coupé, comme du miel, et ses aiguilles répandues sur le sol lui faisaient un beau lit vert. Soudain au loin, on entendit un roulement.
« Tiens, les boueux ! dit un chat noir. Le jour ne tardera plus. Ils vont t’emmener, petit sapin.

 

– M’emmener ?    Mais où ?

 

– Oh,    à la décharge… mais avant, tu passeras à la broyeuse, pobrecito ! »

 

     C’était un chat espagnol, très maigre, avec de longues moustaches recourbées.
     « Qu’est-ce que c’est que la broyeuse ? » demanda le sapin. Et sa voix tremblait, parce qu’il le savait déjà.
     « Tu le verras bien assez tôt, dit le chat. Adios, amigo, et viva la muerte ! »
     D’un bond il disparut. Le roulement se rapprochait. Pobrecito !
     « Voilà que je comprends l’espagnol, se dit le sapin, quel bonheur ! »
     Et il se sentit mourir.
     « Oh, le joli petit sapin ! » Un vieil homme en loques se pencha et le saisit. « Ca alors, c’est une chance ! C’est Jules qui va être content ! »
     Et il reprit sa marche bancale, un vieux cabas dans une main, de l’autre traînant le sapin dont les branches balayaient le sol. Le vieux braillait à tue-tête, d’une vois éraillée : « Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta verdu-reu ! » Il s’interrompit et grommela : « Je ne sais plus le reste… La lalala… Bois et guérets… La la… Bon Dieu, je croyais pas me rappeler ça ! Bien soixante ans que je l’ai plus chanté ! la lalala… Tu gardes ta paru-reu ! »
     « Il chante comme moi, pensait le sapin tout attendri, quel bonheur ! »
     Enfin le vieux s’arrêta sous un pont.
     « Eh ! Jules, tu te réveilles ? Regarde ce que je t’apporte ! » Il ouvrit le cabas. « Une carcasse de dinde, mon vieux, avec plein de viande dessus, tu m’en diras des nouvelles ! Et un bout de bûche, un peu cradingue, mais ça m’a l’air d’être de la crème au beurre. Et du bois pour le feu ! »
     Il brandissait le sapin, triomphalement. Jules le regardait en baillant, appuyé sur un coude.
     « Ca tombe bien, dit-il, y a plus que des braises. Mets-le vite, ça caille. »
     Et le vieux jeta le sapin sur les braises.
     « Mmm… sens-moi ça ! dit-il. Quand j’étais môme, on n’avait pas de guirlandes électriques, ça n’existait pas. On mettait des bougies pour éclairer l’arbre… ah, l’odeur que c’était, non, tu peux pas savoir ! Ca et les oranges… »
     Le petit sapin flambait joyeusement. « Comme ils tendent leurs mains vers moi ! Comme le vieux sourit ! Comme leurs yeux brillent ! Ah, quel bonheur, quel bonheur ! »
     * * *
     Le jour se levait. Les clochards s’étaient endormis dans leurs cartons ; Jules tenait encore son litre à la main et le vieux ronflait, de la crème au beurre dans la barbe. Une petite fumée s’élevait des cendres chaudes.
     Elle ondula, légère, puis soudain s’élança en vrille vers les nuages roses du levant qui semblaient attendre, là-haut, bien loin au-dessus des villes et des forêts.
   Un vieux poète qui se promenait le long du fleuve, après une nuit d’inspiration, entendit alors une petite voix claire qui chantonnait : « Quel bonheur ! Ô quel bonheur ! » puis un rire comme une clochette. Il regarda autour de lui, ne vit personne et se crut fou. Mais une telle joie le saisit soudain qu’il se mit à courir comme un lapin sans savoir pourquoi, ce qui ne lui était pas arrivé depuis des années.
     * * *
     Dans la forêt trop claire, le chevreuil et le sanglier marchaient tristement côte à côte. Le rouge-gorge s’était posé entre les cornes du chevreuil.
« C’était vraiment un bon petit sapin, dit-il.
– Oui,    dit le chevreuil. Il était toujours content… »
Le sanglier se cogna rudement contre un arbre et grogna :
« Ah, c’est malin ! Vous me faites pleurer avec vos jérémiades, et je n’y vois plus rien !
– Qui sait, dit le rouge-gorge, il est peut-être plus heureux que nous, notre sapinot… »
Là-haut, les nuages roses du levant filaient joyeusement vers l’est. L’un d’eux, plus petit que les autres, était un peu bleuté, allez savoir pourquoi, et il criait de joie dans le vent de l’aube.  « Plus vite ! Plus vite ! Ah, quel bonheur ! »
Le chevreuil dressa les oreilles. « Vous avez entendu ?
– Quoi ? grogna le sanglier.

– Qu’est-ce qu’on devait entendre ? » demanda le rouge-gorge.

     Le chevreuil baissa la tête.
     « Rien, dit-il. Rien. J’avais cru… mais non. »
     Le soleil bondit soudain, et les nuages se fondirent dans sa lumière.

 Source : Anne Christiani, Le Noël du sapin, In Libro Veritas

Si vous désirez télécharger le texte : 

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Noël

Projet de Noël


On avance…  lentement…  2e dimanche de l’Avent.  Nous allumerons deux bougies pour le repas du soir.

Voici notre petit texte à méditer…  Je n’ai que la version anglaise par contre :

Christmas Love ( A paraphrase of 1 Corinthians 13 )

If I decorate my house perfectly with plaid bows, strands of twinkling lights and shiny balls,
but do not show love to my family, I’m just another decorator.

If I slave away in the kitchen, baking dozens of Christmas cookies,
preparing gourmet meals and arranging a beautifully adorned table at mealtime,
but do not show love to my family, I’m just another cook.

If I work at the soup kitchen, carol in the nursing home and give all that I have to charity,
but do not show love to my family, it profits me nothing.

If I trim the spruce with shimmering angels and crocheted snowflakes,
attend a myriad of holiday parties and sing in the choir’s cantata
but do not focus on Christ, I have missed the point.

Love stops the cooking to hug the child.
Love sets aside the decorating to kiss the spouse.
Love is kind, though harried and tired.
Love doesn’t envy another’s home that has coordinated Christmas china  and table linens.
Love doesn’t yell at the kids to get out of the way.
Love doesn’t give only to those who are able to give in return
but rejoices in giving to those who can’t.
Love bears all things, believes all things, hopes all things, endures all things.
Love never fails. Video games will break, pearl necklaces will be lost,
golf clubs will rust, but giving the gift of LOVE will endure.

~ author unknown

 

***  Je n’ajoute pas de projets pour le moment…   mes enfants vivent bien ainsi…  Nous attendons Noël différemment cette année, et cela me convient parfaitement!

Notre projet de Noël 2013

Projet de Noël 2013 : tous les liens


Je vais placer ici tous les liens des publications… ce sera plus facile de s’y retrouver je pense.

  • Mon projet de Noël ( introduction ) : CLIQUER ICI
  • 30 novembre : CLIQUER ICI ( activité manuel )
  • 1er décembre : CLIQUER ICI ( conte à lire + couronne de l’Avent + brioche )
  • 2 décembre : CLIQUER ICI ( vidéo – origine de Noël)
  • 3 décembre : CLIQUER ICI (nativité )
  • 4 décembre : CLIQUER ICI (activité manuel – carte de Noël)
  • 5 décembre : CLIQUER ICI ( lecture – origine de la fête de Noël)
  • 6 décembre : CLIQUER ICI ( St-Nicolas)
  • 7 décembre : CLIQUER ICI ( Découverte – chant Huron )
  • 8 décembre :
  • 9 décembre :
  • 10 décembre :
  • 11 décembre :
  • 12 décembre :
  • 13 décembre :
  • 14 décembre :
  • 15 décembre :
  • 16 décembre :
  • 17 décembre :
  • 18 décembre :
  • 19 décembre :
  • 20 décembre :
  • 21 décembre :
  • 22 décembre :
  • 23 décembre :
  • 24 décembre :
  • 25 décembre :

***  je ne sais pas encore si je vais faire tous les jours…  je pense que non car je trouve toujours que c’est un peu lourd.

Notre projet de Noël 2013

Projet de Noël 2013 : 2 décembre


***  Comme je l’ai mentionné, je ne vais pas toujours faire de « grandes activités » …  l’idée est de simplement garder un fil conducteur tout au long du mois de décembre.  L’an dernier, mon lutin Fridolin occupait trop de temps…  il devenait difficile de garder le rythme à la fin !

Cette année, je veux rendre la chose encore plaisante mais sans me sentir continuellement à la course. Je veux en profiter… Elle est si courte cette période…

Les activités de la journée :

  • Je leur demande de donner une définition personnelle du mot Noël.
  • On s’informe sur l’origine du mot « Noël » en écoutant une petite capsule vidéo
  • Je leur demande d’écrire la définition qui représente le mieux, selon eux, le mot « Noël »

Voici mes pages de travail : 

Notre album-souvenir 2013_2 décembre

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Dans notre album-souvenir aujourd’hui:

  • Lignes pour donner la définition personnelle du mot « Noël »
  • Deux définitions du mot « Noël »
  • Lignes pour écrire leur choix et pourquoi.

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Voici donc…

Je pense que ce que j’ai trouvé de mieux est cette petite capsule vidéo proposée par «Francetv Éducation ».

D’ailleurs, je vais les utiliser à plusieurs reprises pendant ce projet!!!  Je les adore!  C’est une belle façon de donner des explications autrement qu’en lisant.

Voici celle du jour.

Si Noël m’était conté  : l’origine du mot « Noël »

Notre lutin de Noël 2012

lutin de Noël


Suite à trois courriels aujourd’hui, je veux aviser qu’il n’y aura pas de lutin cette année…  mon dernier est maintenant au courant que le père Noël n’existe pas…  et les lutins non plus!

Je pense à un autre projet…  je médite…  je cogite tout ça…  je ne sais pas trop si j’ai réellement le temps de me lancer dans une autre aventure! ha!

Pour les mamans qui veulent utiliser mes documents de l’an dernier, le mot de passe était : fridolin2012