Je réponds / Leçons de maths ?


Donnes-tu de véritables cours, comme en classe régulière, à tes enfants ?


Non, je ne donne pas de cours formels, comme en classe régulière.  Par contre, effectivement, je prends toujours le temps d’expliquer les notions avant de laisser l’enfant travailler en autonomie.

En fait, je fais un peu plus que ça.

Mon cahier de travail :

Chaque programme contient sa page de leçon.  Parfois, pour certains programmes, la leçon se trouve dans un calepin des savoirs dans un autre manuel ou sur des feuilles reproductibles.

J’imprime toujours ces leçons que nous conservons précieusement dans un cartable (classeur).

Lors de la leçon, je lis, avec l’enfant, la leçon et je l’explique.  Parfois, la lecture suffit puisque c’est très simple.  Par contre, très souvent, il faut plus qu’une simple lecture pour réellement comprendre.


En passant, au sujet des savoirs… 

Il m’arrive, parfois, de complètement modifier certaines informations.  Oui, oui, « modifier, changer », puisque les techniques enseignées ne sont pas toujours les seules à produire un même résultat. Prenons la simple division, plus d’une façon de faire existe pour réaliser une division.  Quelle méthode est la meilleure ?

Les connaissances à acquérir sont souvent étalées sur plusieurs années et la façon de travailler peut changer d’une année à l’autre (pour une même notion).  Par exemple, pour trouver l’équation d’une droite au secondaire, deux façons seront enseignées…  Pourquoi ?  Pour rien.  L’important n’est-il pas de trouver cette équation ?  En tout cas, pour moi, ça me suffit.  J’enseigne donc la bonne manière dès le départ.  La première façon, en secondaire 2, n’apporte rien d’utile pour les prochains niveaux puisqu’elle ne sera plus utilisée ensuite!

Je n’hésite pas à corriger le tir.  Je connais, maintenant, suffisamment les programmes pour savoir que la seconde façon sera plus utile pour la suite. 

Je modifie donc, à l’occasion, la feuille des savoirs pour mieux nous servir.


Pendant la lecture de la leçon, je fais toujours les exercices proposés par la leçon, au tableau, en prenant le temps de répéter notre démarche de travail pour réaliser l’exercice.  J’insiste beaucoup sur la bonne façon de faire puisqu’elle facilitera grandement le travail éventuellement.

Je n’hésite pas à répéter comment résoudre les exercices.  J’insiste même sur une bonne façon de faire,  la même d’ailleurs jusqu’à la fin du secondaire.

  • On sépare notre travail en deux : à gauche, les formules, les données de travail.  À droite, les calculs.
  • On écrit «en mots» ce que l’on doit faire.
  • On écrit, sur la ligne suivante, à gauche, la formule mathématique utilisée.
  • On écrit, sur la ligne suivante, toujours à gauche, les données.
  • On fait les calculs à droite.
  • On écrit la réponse à gauche.

Je donne toujours, par la suite, un autre exemple que j’invente.

Nous faisons ce nouvel exemple ensemble.  Je le laisse me dire comment faire.  Je peux donc voir, dès le départ, qu’il comprend ce qu’il devra faire.  D’ailleurs, je regarde toujours les exercices qui seront proposés, avant.  Mon exemple est un exemple qui ressemble au travail qu’il devra effectuer ensuite.

Il est important, selon moi, d’expliquer «comment faire» car c’est ce que l’enfant devrai faire.


Un exemple (secondaire 4 – méthode de réduction)

  1. Choisir la variable à éliminer ;
  2. Obtenir des coefficients numériques opposés devant la variable choisie en trouvant des équations équivalentes au besoin ;
  3. Additionner membre à membre les équations obtenues en 2 ;
  4. Résoudre l’équation à une seule variable qui en résulte ;
  5. Trouver la valeur de l’autre variable en plaçant la valeur trouvée à l’étape 4 dans l’une ou l’autre des équations du système ;

Je prépare, la plupart du temps, ces feuilles de «manières de faire».


Les feuilles de leçons, manières de faire et d’exemples restent dans un cahier de travail et peuvent être consultées si le besoin se fait sentir pendant les exercices.

Donc, finalement, avec ce que je viens de dire, je remarque qu’effectivement je donne un cours. Ha!

 

Une recette miracle SVP !


Lorsqu’on examine les statistiques, on constate des résultats assez moyens voire complètement mauvais en orthographe au Québec.

Comment se fait-il que personne n’a encore réalisé que le programme actuel (ou la façon de l’enseigner) ne fonctionne pas ?

Sachant que notre objectif est de bien écrire, on se demande pourquoi passer autant de temps à travailler des notions complètement farfelues et inutiles ?!   Pourquoi avoir autant compartimenté le travail ?  Pourquoi passer autant de temps à diviser, décortiquer, analyser chaque mot de la phrase ou encore la place qu’il occupe dans cette phrase au lieu d’apporter des moyens concrets et efficaces pour retenir l’orthographe des mots ?  N’y aurait-il pas un moyen d’organiser les connaissances à acquérir autrement ?

Sérieusement…  Suis-je la seule à observer que la méthode ne fonctionne pas!?!

J’aimerais vous dire que je possède une recette miracle, mais je ne l’ai pas.  J’aimerais être en mesure d’expliquer pourquoi mes deux plus vieux ont un excellent français écrit, mais je ne peux expliquer réellement pourquoi.  Cependant, je suis assurée que j’ai fait nettement plus qu’un simple manuel scolaire.  Est-ce le fait de multiplier les méthodes?  Est-ce le fait de diversifier les façons d’apprendre ?  Est-ce nos nombreuses dictées ?  Est-ce le fait d’écrire presqu’à tous les jours ?  Est-ce les nombreuses lectures ?  Est-ce l’utilisation des anciens manuels où la façon d’apprendre est nettement différente ?  Je l’ignore.  Mais cela a fonctionné pour eux.

Ils me restent mes deux derniers maintenant.  Le travail semble nettement moins simple avec eux.  J’aimerais tellement trouver une recette miracle!!!!!  Je rêve qu’un petit bijou de manuel qui travaillerait d’une façon parfaite l’étude de la langue et qui donnerait, à la fin, un résultat assuré.

Pfft…

Je rêve…

Je le sais.

Je sais bien qu’il me faudra, pour eux aussi, multiplier les façons d’apprendre pour atteindre la réussite…

Mais… Quel travail faudra-t-il faire encore tout de même !

Je rêve de mieux.

Je suis certaine qu’il y a mieux.

Quelqu’un connaît sûrement un moyen ultra efficace pour apprendre plus rapidement !  Je ne demande qu’une chose : qu’il se manifeste enfin !

Bon, je retourne à mes cahiers…  Vous aurez compris que je suis en train de bâtir mon programme pour l’automne prochain en étude de la langue.  Je soupire…  Je rage intérieurement de ne pas trouver mieux.  Je tente de trouver la recette miracle et l’inspiration de faire mieux.

Bonne journée…  Profitez de vos vacances!