Bin voyons…


Je reçois toujours beaucoup de questions chaque semaine.  Ce matin, une question m’a fait vraiment sourire :

«J’ai souvent l’impression que tu ne fais que ça, lire pour préparer ta classe.  Dis-moi, est-ce qu’il t’arrive de lire autre chose que des livres d’école?»


J’aime toujours ce genre de questions.

Ça me fait sourire ce genre de questions.

Ça me fait sourire car je me rends compte à quel point l’image, que l’on se fait souvent des autres, est fausse.

Je prends le risque de décevoir certaines personnes (hahaha) mais oui, je fais autre chose que lire des manuels scolaires! ha!

D’ailleurs, j’adore lire…  mais, malheureusement, avec la vie remplie que je mène, je n’ai jamais le temps de lire comme je le voudrais.

Je lis, pour moi, chaque jour, mais quelques petits moments ici et là seulement.  Il m’arrive de me laisser emporter un peu et lire tard le soir mais c’est rare puisque je me lève très tôt.


Comme je suis toujours la première à me lever, je suis seule le matin.  J’en profite toujours pour lire dans le silence complet pendant que je mange mon petit déjeuner.  J’écris quelques minutes puis je lis pendant 30 minutes…  rarement plus, soupirs, même si j’aimerais souvent le faire.

Je lis quoi le matin ?

J’alterne.  Un roman classique ou contemporain, un essai, un livre jeunesse, un livre pour grandir, un livre pour apprendre, etc.

Présentement je lis :

Sonneries de portables, cacophonie des voitures, brouhaha de la foule, stress… Nous vivons, pour la plupart d’entre nous, dans le bruit. Notre vie quotidienne se résume bien souvent à un vacarme permanent qui nous empêche de penser, de nous concentrer et d’être sereins.

John Lane nous invite à renouer avec le silence et à l’apprivoiser. Cultiver le silence, c’est enrichir sa vie, s’épanouir intellectuellement et personnellement.
En compagnie de peintres comme Cézanne et Vermeer, de poètes comme Virgile et Walt Whitman, de philosophes comme Pascal et Montaigne, il nous engage à écouter la beauté du monde. À retrouver un espace de silence propice à la créativité. À apprendre, enfin, comment vivre en accord avec soi-même. Dans le sillage de L’Art de la simplicité, de Dominique Loreau, un livre apaisant et érudit qui touche le coeur et nourrit l’esprit.
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Après le petit déjeuner, lorsque je fais ma promenade du matin ( je marche 30-40 minutes), j’écoute toujours un livre audio.  Depuis que j’ai découvert les livres audios, mes marches sont devenues des moments que j’attends souvent avec impatience! ha!  Quel bonheur de marcher en écoutant quelqu’un nous lire quelque chose.
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Ce matin, j’ai terminé ceci :
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Pour fuir le stress et la pression au travail et dans la vie quotidienne, John prend la route pour quelques jours de vacances. Retardé par un accident, il se voit contraint de modifier son itinéraire et d’emprunter un chemin inconnu et isolé sur lequel il se perd. Contre toute attente, alors qu’il est sur le point de manquer d’essence et qu’il est affamé, il aboutit à un café au milieu de nulle part et dans lequel il fait la connaissance de trois personnes qui l’amèneront à réfléchir sur la vie d’un point de vue différent. Mais surtout, il découvre sur le menu du café trois questions qui le porteront à réévaluer sa propre existence : Pourquoi êtes-vous ici ? Craignez-vous la mort ? Êtes-vous pleinement épanoui ? De discussion en discussion, de réflexion en réflexion, l’homme voit sa vision de la vie se transformer. Lorsqu’il quitte le café, tard dans la nuit, il sait qu’il ne sera plus jamais le même homme et que sa vie vient de prendre un tournant majeur.
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Puis, au fil de la journée, je lis ici et là lorsque j’attends un enfant pendant un cours particulier ou un examen, pendant que j’attends à un rendez-vous, parfois pendant que j’attends la fin de la cuisson de mon repas! hihihi
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Qu’est-ce que je lis ?  Tout dépend.  Par moment je poursuis la lecture du matin, à d’autres moments, je lis carrément autre chose.
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Ce midi, par exemple, pendant que mon repas cuisait, je lisais une page de ce petit bijou qui m’accompagne presque quotidiennement depuis la naissance de mon dernier.  J’aime ce genre de livre qui propose une piste de réflexion quotidienne.  J’en possède plusieurs de ce genre que j’alterne.
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Sarah Ban Breathnach vous propose de célébrer la spiritualité des sens, en cheminant à travers mois et saisons. Tout au long de ces récits savoureux, l’auteure de L’abondance dans la simplicité vous invite à libérer votre « moi essensuel » et à savourer pleinement la « splendeur de l’Ordinaire ».
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En soirée, lorsque mon mari se couche tôt puisqu’il se lève tôt, je prends souvent le temps de lire encore un peu dans le silence de la maison.  Je poursuis ma lecture du matin ou autre chose.
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Donc, non, je ne lis pas seulement des livres «d’école» !!!!  Je lis beaucoup.  Je lis vraiment beaucoup.  J’adore apprendre, découvrir, m’inspirer, rêver, voyager, me guérir,…  le livre me permet de faire ce que mes moyens financiers ne me permettent pas.
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Journal quotidien


Dernière semaine avec mon troisième (Raphaël) et notre parcours 2016-2017 sera derrière nous !  Une autre année de terminée…

Je dis «dernière semaine» mais, en fait, ce n’est que son programme de mathématique qui n’était pas encore totalement terminé.  Je voulais absolument faire une révision pour solidifier plusieurs petits coins importants pour la suite.  Ce n’est pas un programme totalement acquis que nous laissons derrière nous…  soupirs…

À ce niveau, j’aime que les notions soient plus solides que ça.  Certaines notions sont fragiles et j’ai l’impression que la prochaine année risque d’être un peu ardu pour lui par moment.  Ce n’est pas la matière qu’il préfère même s’il réussit assez bien dans l’ensemble.  Comme pour mon deuxième jadis, il trouve le nombre d’exercices trop grands et arrive difficilement à suivre le rythme qu’un tel programme impose.

Il ne reste que l’évaluation finale à faire et nous fermerons les cahiers !


Je rencontre le conseiller de ma Commission Scolaire aujourd’hui pour l’évaluation du portfolio.  On peut déjà imaginer qu’il me manquera quelque chose !   Ça ne me dérange pas…  J’apporte l’essentiel, c’est tout.  L’important c’est mon propre bilan, mon propre retour sur notre année scolaire.


Bonne journée!

 

 

 

Les vacances se pointent…


Oui, les grandes vacances de l’été se pointent à l’horizon pour nous.  J’ai, avouons-le, franchement hâte!!!!

Nous fermons les cahiers tranquillement.  Plusieurs matières sont déjà terminées, il ne reste que quelques petites choses à finaliser et je ferme définitivement les manuels pour l’été.

L’heure est au bilan…  à l’analyse…

J’aime cette période où je revois en image notre parcours afin de me repositionner pour la prochaine année.  Croire que puisque nous travaillons depuis des années tout va pour le mieux quotidiennement est complètement farfelu.  Plusieurs choses sont vraiment positives mais plusieurs me causent de sérieux maux de tête!

Je n’aurai que des enfants au secondaire l’an prochain…  Il faut dire que mon dernier en 6e cette année avait déjà un pied dans le monde des grands puisque la façon d’aborder la matière ne ressemble plus tellement à celles des petits.  Le programme s’alourdit tout de même un peu plus l’an prochain.  J’attaque le fameux secondaire 3 avec Raphaël qui marque définitivement le premier pas vers la sortie finale dans 3 ans.  Le programme augmente largement, s’intensifie, trace un profond sillon entre le premier cycle et le deuxième cycle du secondaire.  Plusieurs matières, comme les mathématiques, s’alourdissent vraiment.  Nous avons du pain sur la planche chez nous à l’automne prochain!!!!

J’ai toujours trouvé que ce «secondaire 3» faisait réaliser «clairement» le niveau réel de l’enfant.  On commence souvent à pressentir, à ce niveau, comment la fin du secondaire se vivra.

Chez nous, l’enfant DOIT devenir plus autonome et plus conscient du travail à faire.  On devrait sentir qu’il comprend l’impact du travail constant dans chacune de ses matières sans que je le lui rappelle constamment.  Je mets toujours en place plusieurs stratégies afin d’installer une plus grande rigueur de travail.

Oui…  L’automne sera chaud chez nous!

En attendant, je retourne à nos cahiers, les enfants m’attendent déjà pour débuter la dictée, même s’il n’est que 7:20!

 

 

Journal quotidien


J’ignore comment se passe votre classe-maison, mais la nôtre arrive à la fin de son parcours bientôt.

Quel bonheur de sentir les vacances qui approchent!

Il faut dire que nous travaillons assidûment et rigoureusement depuis fort longtemps.  Nous n’avons pris que quelques petits congés durant l’année scolaire, alors ces longues vacances, elles seront les bienvenues!!!!

Nos semaines qui restent seront surtout utiles pour terminer les programmes qui ne le sont pas encore, réviser ceux qui sont terminés et peaufiner nos portfolios.  Je fais beaucoup de choses au fil de l’année…  beaucoup…  mais plusieurs choses se font oralement : ce qui ne laisse malheureusement pas de documents écrits à mettre dans un portfolio.  Je me répète souvent que je vais le faire et j’oublie.  Je vais donc profiter du temps qui restent pour ajouter les documents nécessaires.

Si je fais un petit bilan de notre année scolaire, je suis plus ou moins satisfaite de cette année qui vient de passer à la vitesse de l’éclair.  Étrange n’est-ce pas?

J’ai l’impression d’avoir pris plus de temps qu’à l’habitude pour m’installer et orienter nos apprentissages à l’automne. On dirait que nous n’avons jamais totalement pris le plein contrôle de nos journées de travail.

Les enfants grandissent et j’ai souvent l’impression que je possède moins de «liberté» pour improviser que lorsqu’ils étaient petits.  C’est malheureusement une réalité puisque les programmes deviennent plus lourds et toujours plus longs à faire.  Malheureusement, le plaisir n’est jamais aussi grand que lorsqu’ils étaient au début de leurs classes primaires.  Comme nous aimions cette belle période d’improvisation et de plaisirs partagés!!!!

Je me rends bien compte que notre école évolue avec le temps, elle change,…  Est-ce en mieux ? Hum…  Je l’espère…  même si je n’en suis pas tout à fait certaine par moment.  Je vous l’ai dit souvent, je rêve de plus !  Je bataille toujours entre mon cœur et ma raison.  Les «bons» apprentissages sont au rendez-vous, je le sais, mais notre plaisir n’est pas aussi palpable que jadis…  je le sais aussi.  J’ajoute des choses, j’en enlève d’autres… On abandonne certaines choses pour en faire apparaître d’autres.  Je poursuis, malgré tout, notre route en regardant en avant.  Les enfants apprennent bien, travaillent bien, ne souffrent pas trop de mes demandes incessantes…  hihihi

Il ne reste que peu de temps à notre classe-maison quand on y pense.   Mon dernier sera au secondaire l’an prochain (secondaire 1 – 5e collège).  Ah mon Dieu…  dans 5 ans, je n’aurai plus personne près de moi quotidiennement!!!!!  Incroyable…  Que fait-on quand le plaisir d’enseigner reste vivant mais qu’on ne trouve plus d’enfants à accompagner…  Je me le demande?!?!

Je vous laisse, je retourne à mes cahiers.  Je vous souhaite une magnifique journée auprès de vos enfants!

Mon exaspération du jour…


Suis-je la seule à remarquer qu’on travaille une tonne de choses qui semble tellement inutile en étude de la langue?

Sérieusement, une fois adulte, qui sépare encore ses phrases en plusieurs propositions à la recherche des subordonnées?  Qui conjugue au passé antérieur ou au subjonctif imparfait?  Qui se questionne encore sur la nature des mots ou la fonction d’un mot dans une phrase ?

Soupirs…

Je me demande souvent pourquoi le programme est aussi complexe alors que le but recherché est tellement simple : écrire sans faire de fautes !

 

 

Commentaires désagréables…


Je reçois encore des commentaires totalement inutiles et désagréables.

Le fameux commentaire :

je suis enseignante…en voyant vos fiches de compréhension, cela me rassure un peu…On ne peut pas s’improviser enseignant! les questions ne sont pas pertinentes et il y a beaucoup de fautes d’orthographe! Il vaut mieux aller voir des sites faits par de bons enseignants et non par des parents qui jouent à la maîtresse !

Dorénavant, je vais les laisser apparaître dans la file des commentaires…  histoire de me rappeler à quel point certaines personnes n’ont rien à faire.  Je n’ai tellement pas besoin qu’une personne vienne passer ses commentaires déplaisants…  Je ne prends la place de personne !

La méchanceté n’apporte rien de positif…  C’est une des raisons qui me poussait à vouloir fermer définitivement ce blogue.  Soupirs…

J’imagine que c’est le prix à payer pour tenir un blogue comme le mien.  Mais..  Mais…  je suis tellement fatiguée de ça!

Journal quotidien


Comme on accompagne nos enfants quotidiennement pendant des années, on remarque trop facilement les différences.  On a beau se répéter qu’il ne faut pas comparer un enfant avec un autre, je trouve toujours difficile de ne pas le faire…  soupirs…  Ils sont tellement différents sur certains points.

Dans mon cas, même si ma rigueur de travail quotidien reste la même, je remarque des différences entre mes deux derniers et mes deux premiers.  En fait, ils ne travaillent pas de la même façon et ne retiennent pas la matière de la même façon non plus.

J’ai parfois l’impression qu’ils ne réussissent pas aussi bienJ’ai bien dit «l’impression» puisqu’en fait, ils ne travaillent pas moins que les deux autres et n’ont pas plus de difficultés que mes deux premiers à l’époque.  Au contraire, mais comme ils ne sont plus que deux auprès de moi en classe, j’ai seulement plus de temps pour remarquer leurs lacunes! ha!

J’ai l’impression, par moment, que les enfants s’ennuient devant les apprentissages.

Avez-vous remarqué que les programmes scolaires sont conçus pour que l’élève n’en retienne que peu de choses à la fin de sa scolarité ?  On a l’impression de travailler très fort pour qu’il ne reste que très peu d’informations utiles et «usuelles»pour la vie adulte ensuite.  On apprend tellement de choses inutilement…  On pourrait apprendre tellement plus!

C’est décourageant et décevant.

Le problème, à mon avis, c’est que lire un manuel scolaire est insipide…  l’élève ne réalise même plus le génie derrière une invention puisqu’on lui étale ça platement en lui demandant de répondre à 20 questions autour du sujet au lieu de lui faire réaliser à quel point cette invention a changé le quotidien de milliers de personnes à l’époque !  Ce n’est que de la matière qu’on ingurgite.  Le fleuve St-Laurent ? Bof…  de l’eau.  Pourtant, c’est tellement plus !  Jacques Cartier?  Bof…  c’était il y a tellement longtemps.

Pourtant, c’est tellement plus que ça.

J’ai l’impression de ne pas être en mesure de leur donner le goût d’en savoir plus.  C’est un triste constat.  Il m’arrive, par moment, de rêver qu’un passionné d’histoire enseigne à mes enfants, un passionné de sciences, un passionné de ceci ou cela…  Imaginez à quel point ils apprendraient et «retiendraient» la matière !

Mais…  pour le moment…  ce n’est que moi.

J’ai beau aimé, vraiment aimé ce que j’enseigne, je «sais» que je ne transpire pas suffisamment de passion pour rendre les matières assez vivantes pour les retenir à long terme.  J’exagère un brin puisqu’ils retiendront plusieurs choses mais j’aimerais qu’ils retiennent tellement plus.  Je n’ai malheureusement que peu l’occasion de les voir s’interroger ou s’allumer suffisamment pour pousser l’apprentissage plus loin et désirer en apprendre plus sur un sujet.  Oui, ça arrive…  mais si peu souvent à mon goût.

Je cherche donc des moyens présentement pour «allumer» mes deux derniers…   Je vais peut-être trouver une idée de génie dans les prochaines semaines! ha!

Journal quotidien


Bonjour tout le monde!  Je suis toujours là…  malgré de longs silences.


Notre classe poursuit sa route dans le dernier trimestre de l’année scolaire.  Il n’est pas si loin le temps de fermer les cahiers!  Je prévois terminer en mai alors on travaille fort présentement pour que ma prévision s’avère exacte!

Je tente un nouvel outil dans ma classe cette semaine : un journal créatif.  En fait, il s’agit simplement de faire écrire davantage les enfants.

Je leur propose plusieurs petites choses à écrire dans la semaine afin de garder «vivant» ce que l’on travaille assidûment autrement.  Par ailleurs, j’essaie d’améliorer leur capacité à réfléchir et à donner leur opinion sur une tonne de sujet : exprimer clairement ce que l’on pense, ce que l’on croit, ce que l’on vit, etc.

Dans les prochains, j’en profiterai pour aiguiser leur sens de l’observation, améliorer le regard qu’ils portent sur les choses ou les personnes, faire des liens, se questionner sur certains sujets, etc.  De plus, en donnant la possibilité de l’illustrer, il deviendra un journal «beau» à regarder et à relire éventuellement.  Il permettra à mes gars de relire tout ça plus tard!

Bon, c’est encore une idée qui s’installe dans notre quotidien.  On verra après quelques semaines si cet outil à sa place en classe.  Pour le moment, il me plaît bien puisque les enfants aiment beaucoup l’idée.  Il offre la possibilité d’écrire toujours un peu plus!


Voici donc le journal de cette semaine :

Journal de la semaine 13-17 mars


J’en profite pour vous proposer la lecture de ce petit roman qui accompagnera mon fils de secondaire 2 dans les prochaines journées puisqu’on le travaillera en classe la semaine prochaine.

Une belle découverte !

Le Garçon en pyjama rayé - JOHN BOYNE

Résumé :

Bruno et sa sœur, Gretel, doivent quitter Berlin, où ils ont une vie très agréable, pour«Hoche-Vite» où leur père a été nommé.  Bruno a du mal à se faire à cette nouvelle vie.  Sa seule distraction est de regarder par la fenêtre de sa chambre d’où il aperçoit un drôle de paysage : des rouleaux de fil de fer barbelé, des baraquements, des gens en pyjama rayé et des soldats…

Un jour, il décide de partir en exploration.  Il fait alors la connaissance d’un garçon de son âge.  Très rapidement, malgré le grillage qui les sépare, une amitié s’ instaure entre eux…


Oui, c’est un roman sur un sujet un peu lourd : guerre, camp de concentration, injustice, amitié,…  C’est tellement bouleversant de découvrir l’horreur des camps de concentration dans le regard naïf d’un jeune enfant de 9 ans.

C’est un petit roman qui ne vous laissera pas indifférent!!!


J’opte pour le travail proposé par «Gallimard», il permet de faire le tour de plusieurs choses que je me proposais de revoir.

Garcon_pyjama_raye


Notre travail en étude de la langue


Une maman demande : «Il me semble que tu en avais parlé mais je ne trouve pas l’endroit sur ton blogue, tu travailles avec tes deux derniers en grammaire hein?


Je l’avoue, même moi je n’y pense pas toujours…

Mais quelle belle idée de travailler avec mes deux derniers «en même temps» par moment!!!!  Comme mon programme annuel d’étude de la langue est terminé, depuis trois semaines nous retravaillons les mêmes notions d’étude de la langue dans la même période de temps.

J’aime tellement…  tellement ça!

Au lieu de répéter deux fois la même chose n’est-il pas plus logique d’expliquer une seule fois?

Franchement, oui.

J’oublie de les mettre ensemble bien souvent puisqu’ils sont dans un niveau différent et que chacun travaille des exercices assez différents ; l’un approfondissant ce que l’autre découvre bien souvent.

Comme l’étude de la langue est un programme d’éternels recommencements – comment faire autrement puisque les notions ne sont jamais totalement acquises avant 14-15 ans, nous revoyons présentement plusieurs notions de base… encore!

Depuis trois semaines, notre étude de la langue se fait donc avec mes deux derniers, l’un en 6e et l’autre en secondaire 2 (4e).

Nous y travaillons environ 1 heure chaque matin…

Je donne, au départ, une courte dictée. 

Je la sélectionne en fonction du travail en étude de la langue que je désire travailler. Naturellement, je continue d’insister sur plusieurs choses pendant la dictée : orthographe particulier d’un mot, accord de l’adjectif, accord d’un verbe, mot de la même famille, etc.  Par contre, le «réel» travail, lui, se fera sur la notion en étude de la langue.

Ce matin, par exemple, je révise le complément d’objet direct.

Dictée de mon fils de 6e :

Soudain, un hurlement lointain paralysa (la langue de Bruno).  Hervé, avec des yeux terrifiés, épiait (les réflexes) sur la figure de son protecteur.

-Ce doit être un loup qui poursuit (un chevreuil)! supposa Bruno.  Tu comprends, les loups sont fous de joie à la première bordée de neige !

-Pourquoi cela ?

-Parce qu’ils ont (la chance) d’attraper plus facilement (un chevreuil).  Ils sont légers et portent sur la croûte, tandis que le chevreuil, avec ses pattes fines, enfonce…

Un second hurlement coupa (la parole) au guide.  Hervé, muet d’épouvante, blêmissait.  Bruno s’en aperçut et, pour chasser (une crainte légitime), lui dit :

-Ne me dis pas que tu as peur d’une petite bête !

 

Dictée de mon fils de secondaire 2

Une admirable Providence se fait remarquer dans les nids des oiseaux. On ne peut contempler, sans être attendri, cette bonté divine qui donne l’industrie au faible, et la prévoyance à l’insouciant.

Aussitôt que les arbres ont développé leurs fleurs, mille ouvriers commencent leurs travaux ; ceux-ci portent de longues pailles dans le trou d’un vieux mur ; ceux-là maçonnent des bâtiments aux fenêtres d’une église ; d’autres cherchent un crin à une ravale, ou le brin de laine que la brebis à laissé sus- pendu à la ronce. Il y a des bûcherons qui croisent des branches dans la cime d’un arbre ; il y a des filandières qui recueillent la soie sur un chardon. Mille palais s’élèvent, et chaque palais est un nid chaque nid voit des métamorphoses charmantes : un œil brillant, ensuite un petit, couvert de duvet.

Chateaubriand

La dictée permet de réviser bien plus que des compléments d’objet direct mais je l’utilise dans ce but en particulier.

Une fois la dictée donnée et corrigée, je révise avec eux la notion à revoir du jour. 

Vous connaissez les enfants, l’étude de la langue n’est pas une priorité dans leur vie!  Je commence toujours par vérifier ce qu’il reste de nos anciennes leçons puisqu’il arrive encore, trop souvent à mon goût d’ailleurs, que les notions soient complètement dissimulées derrière d’autres éléments plus pertinents à leurs yeux! hihihi

Une fois la notion révisée…

Ils cherchent, dans leur dictée respective, la notion du jour.

Par exemple, aujourd’hui, il recherche les COD dans le court extrait donné.

J’insiste beaucoup sur le «pourquoi» car, on ne cherche pas ces fameux COD pour rien!  On ne travaille pas uniquement pour le plaisir!!!! Comme nous re-travaillerons les participes passés dans les prochains jours, je prépare le terrain!

Par la suite, je leur demande de m’écrire quelque chose… 

Un sujet imposé, une narration sur une lecture la veille, un sujet proposé par l’un ou l’autre…  n’importe quoi!  Ce court paragraphe d’écriture doit «obligatoirement» contenir la notion du jour.  Il m’arrive de proposer un canevas de travail que les enfants peuvent compléter.

Si je sens que la notion reste fragile, je donne un exercice à faire.

Par contre, je sais déjà que j’y reviendrai à nouveau éventuellement puisque les notions ne sont jamais totalement acquises pour le moment.  Alors je n’étire pas en longueur les exercices supplémentaires.  Je préfère me dire que le secret, en étude de la langue surtout, c’est la répétition…  Je reviens continuellement sur les mêmes choses!!!


L’important, c’est d’y revenir.

Je sais que le travail que je propose peut sembler trop long, ou monotone, à faire pour plusieurs, mais chez nous, les enfants préfèrent cette façon de faire à une multitude d’exercices répétitifs qui n’apportent aucune compréhension «réelle» d’une notion apprise.

C’est en l’utilisant qu’on retient «réellement» une notion.  Un exercice sur une notion est superficiel dans la mémoire de l’enfant alors que l’utilisation répétitive de la notion la rend «concrète» et  utilisable par la suite.

On oublie trop souvent qu’il faut rendre nos apprentissages «utilisables» pour la suite!

Bonne journée.