Je réponds / manuel de français


« Ton manuel de français secondaire 3 m’intéresse pas mal mais j’hésite encore un peu à cause du travail qu’il demandera­.  Maintenant que tu l’as fait, dirais-tu qu’il demande beaucoup de temps de travail ? »

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Pour celles qui se demandent de quel manuel il est question ici, cette dame me parle du manuel que j’utilisais avec Raphaël en secondaire 3 :

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Effectivement, si vous avez l’intention de le faire d’un couvert à l’autre, il demande beaucoup de temps de travail.  Ce genre de manuel propose beaucoup de situations d’écriture qui demandent, pour certains enfants en tout cas, beaucoup de temps.

Le choix des textes n’est pas trop intense et facilement accessible pour un élève de ce niveau habitué à lire des classiques.

À ne pas négliger : Pour un adolescent qui n’a lu que des textes provenant de manuels québécois ? Ça risque de coincer par moment!  En effet, on nage dans des extraits provenant des auteurs comme : Théophile Gauthier, Émile Zola, Ernest Heminway, Montesquieu, Rabelais, …  Nous n’avons pas rencontré, chez nous en tout cas, de difficultés importantes avec les textes.

Le travail sur le texte peut très bien se faire oralement sauf, naturellement, les situations d’écriture qui sont proposées.  Et…  Pour chaque texte lu, on propose une situation d’écriture.

Avouons que pour mon Raphaël, ces situations d’écriture prenaient par moment beaucoup trop de temps.  De plus, on propose, à la fin de la séquence, un autre parcours de situations d’écriture supplémentaires…

La section en étude de la langue se fait assez bien si on fait quelques numéros oralement, ceux qui s’y prêtent et qui pourront alléger un peu le travail, et qu’on conserve les numéros qui proposent des exercices d’écriture intégrant la notion à faire à l’écrit.

Mon avis ?  Je trouve les sections « vocabulaire et orthographe » un peu faible, je suis d’avis que ce n’est pas tous les adolescents de ce groupe d’âge qui maîtrisent bien l’orthographe.  L’ajout de dictées, cahiers en vocabulaire et orthographe est un atout pertinent.

Le parcours d’étude d’œuvres complètes est particulièrement intense…  7 romans à lire, c’est pas trop mal, mais le travail accompagnant les romans est vraiment…  vraiment… long !  Il faut donc prévoir, lors de la planification, une bonne semaine de travail juste pour les romans en fin de séquence.  Il est possible de ne pas tous les faire mais ils complètent tellement bien les séquences je trouve.  On apprend différemment avec des lectures complètes.

Et…   que dire de la section « fil rouge » qui propose une tâche complexe à la fin de chaque séquence ?  demande beaucoup de temps…  vraiment beaucoup de temps…  mais, franchement, c’est la section que je préfère !

Franchement, tout faire, y compris la section « fil rouge » prend beaucoup de temps à ce niveau.  C’est un programme vraiment intéressant à faire mais qui exige beaucoup plus d’une heure de travail chaque jour.

Mon fils et moi avons bien apprécié, assez en tout cas pour faire la suite l’an prochain.  Cependant, et c’est important d’y penser, si on veut poursuivre avec ce programme en secondaire 4 il faut aussi songer à prendre un manuel québécois pour la section argumentative afin de bien préparer le jeune à la structure exigée pour l’examen du MELS.

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Je réponds / épreuve de français


« Ma fille fera l’examen du ministère en français au printemps, quel outil conseillerais-tu pour la grammaire pendant son évaluation ? »

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C’est très « personnel » comme réponse puisque ça dépend de ce qu’elle utilise en classe pour travailler.

Comme je devine qu’elle utilise majoritairement des manuels québécois, l’utilisation d’un petit cahier de référence comme celui-ci peut être vraiment intéressant puisque toutes les règles s’y retrouvent.  Il a l’avantage d’être suffisamment complet pour remplir le rôle qu’il doit remplir lors d’un examen.

Par contre, il devient intéressant, à mon avis, si on a réellement pris l’habitude de l’utiliser régulièrement.  Un outil est merveilleux lorsqu’on l’utilise souvent, sinon, il ne sert à rien.  Il faut que l’habitude soit là…   Il faut être en mesure de chercher rapidement la règle ou la conjugaison que nous avons besoin d’utiliser.

Un bon dictionnaire, le manuel de grammaire qu’elle utilise régulièrement, un Bescherelle pour la conjugaison…  finalement, tous les outils qu’elle utilise régulièrement pour travailler.  Il faut avoir autour de soi les outils de référence que nous connaissons.

Je réponds / routine


Je réponds à un courriel reçu hier :

« Dis-moi, quelle est la routine de travail de ton gars de secondaire 3.  Comment fais-tu pour le motiver à travailler à tous les jours ? »

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Depuis très longtemps maintenant, j’ai presque toujours la même routine quotidienne.  J’ai un horaire un peu atypique puisque j’aide d’autres enfants en après-midi alors je débute tôt le matin.

Nous débutons dès 7:00 !  Oui… 7:00…  même pour mes adolescents.

Heureusement, j’ai la chance d’avoir des enfants qui sont raisonnables au moment d’aller au lit le soir alors ils ont une bonne nuit de sommeil derrière eux avant de débuter à 7:00.

Je débute toujours par une dictée de deux ou trois phrases que nous corrigeons ensemble et que nous analysons.  Cette dictée matinale permet de revoir la plupart des notions vues en étude de la langue et de repérer les fautes qui reviennent tout le temps.  C’est vraiment dans cette courte période que le gros de l’étude de la langue se travaille « réellement », bien plus que dans tous les exercices que nous faisons.

Par la suite, la matinée se découpe ensuite en 4 périodes de travail avec les matières en alternance :

  • Français – texte
  • Français – écriture
  • Français – étude de la langue
  • Mathématique
  • Science et technologie
  • Histoire
  • Géographie ( en secondaire 1)
  • Informatique ( logiciel WORD )
  • Arts plastiques et musique
  • ECR ( juste quelques séances mensuellement )

J’ai divisé mes périodes de travail sur 9 jours que j’alterne 20 fois dans l’année :

  • Jour 1 : Dictée, français, mathématique, histoire , anglais
  • Jour 2 : Dictée, mathématique, science, français, anglais
  • Jour 3 : Dictée, science, français, histoire, anglais
  • Jour 4 : Dictée, français, mathématique, arts plastiques, anglais
  • Jour 5 : Écriture express, mathématique, science, français, anglais
  • Jour 6 : Dictée, français, histoire, mathématique, science
  • Jour 7 : Dictée, science, français, mathématique, anglais
  • Jour 8 : Dictée, mathématique, science, arts plastiques, anglais
  • Jour 9 : Écriture express, français, mathématique, histoire, anglais

Pourquoi ne pas faire la même chose chaque jour ?  Tout simplement parce que la première période de travail, après la dictée, dure plus longtemps (1:30) au lieu d’une heure.  En alternant les matières, je peux travailler cette plus longue période dans autre chose que du français ou des maths.  De plus, mes gars aiment bien ne pas toujours commencer par « français ou maths ».

Pour ECR et informatique, je les place toujours à la dernière minute à quelque part.  J’ajoute la mémorisation ou la préparation d’un exposé oral de temps en temps aussi.  Pour mon fils de secondaire 3, je lui demande souvent de me préparer un sujet d’argumentation, un sujet que nous débattons ensuite.

Et l’après-midi ?

Naturellement, les enfants doivent travailler encore un peu en après-midi.  Au secondaire, les matières demandent plus de temps à faire.  Comme ils ont déjà fait 5 heures en matinée, je ne leur demande que quelques petites choses à compléter en après-midi :

  • Lecture obligatoire : dans notre travail en français, la lecture occupe une place vraiment importante.  Sachant cela, tu comprendras aisément que j’oblige mes adolescents à lire un roman que nous travaillons en classe.  Ils doivent donc lire  chaque jour (45-60 minutes).
  • Matières à terminer : ils ont toujours un peu de mathématique à terminer et, bien souvent, un exercice à faire dans notre petit cahier « BLED ».  Parfois, rarement, un exercice à compléter dans les autres matières (30-60 minutes).

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Comment fais-tu pour le motiver à travailler à tous les jours ?

Rien de particulier, il n’a pas le choix! ha !

Comme la routine est toujours la même depuis le tout début de son école-maison, mon fils de secondaire3 s’installe sans rechigner puisqu’il sait qu’il doit le faire.  Il peut arriver, exceptionnellement, qu’il tente de négocier une journée de congé mais, franchement, ça n’arrive qu’une ou deux fois annuellement.

Chez nous, faire la classe, n’est certainement pas une chose que l’on fait « si cela nous tente ».  On choisit la route de l’école-maison pour plusieurs raisons et la mienne n’est pas pour ne faire que la moitié du travail.  Au contraire, ma devise a toujours été :  « faire la même chose ou mieux que l’école régulière, certainement pas moins ».  On apprend tellement de choses pendant toute notre scolarité…  tellement.  On peut donner à nos enfants un réel goût pour apprendre qui va bien au-delà de simplement faire et terminer un cahier de français ! On peut faire une « vraie » différence.

Bonne journée !

 

 

 

Retour sur un manuel


Une mère me demande :

« Peux-tu nous parler de ton manuel de français « TEXTO » de Averbode que tu utilisais cette année ? »

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Effectivement, j’ai utilisé cette année les deux manuels «TEXTO» (secondaire 1 et 3).

Je les utilise toujours puisque notre programme n’est pas terminé.

Ils sont ce que j’avais figuré qu’ils seraient : à mi-chemin entre un manuel de français du Québec ou de l’Europe.  Je ne suis pas déçue, au contraire, je compte même utiliser la suite l’an prochain.

—— Points positifs ——

Choix des textes :

Naturellement, j’aime qu’on propose plus que des textes insignifiants parlant de jeux vidéo ou de sports.  J’aime que les lectures apportent un petit défi !

Avec ces manuels, on nage dans la littérature : Tolstoï, Colette, Molière, Voltaire, Daudet, Kipling, Tournier, Virgile, Perrault, Hugo, Rousseau, Gauthier, Hemingway, Montesquieu, Simenon, Conan-Doyle, etc…  Une belle sélection de textes qui ont su capter l’intérêt de mes gars malgré quelques sujets un peu repoussant pour de jeunes adolescents.

Étude d’une œuvre complète :

Pour chacune des séquences de travail, on propose un long…  très long… travail sur une œuvre complète.  J’avoue que certaines œuvres, au départ, m’apparaissaient être un choix assez étrange mais je suis assez surprise jusqu’à maintenant.

Situations d’écritures :

Je suis comblée !  Il y a pratiquement un sujet d’écriture pour chacun des textes et une section dédiée uniquement à l’écrit à la fin de chaque séquence de travail.

Quelques exemples :

Sujet secondaire 3: « On étouffe l’esprit des enfants sous un amas de connaissances inutiles » (Jeannot et Colin)  Pensez-vous que ce soit encore le cas aujourd’hui ?  Donnez votre avis en l’accompagnant d’exemples.

Sujet secondaire 1 : Choisissez un lieu particulier de votre entourage.  Écrivez une courte légende pour expliquer ce lieu ou le nom de ce lieu.

Dans le manuel de secondaire 3, on propose une section qu’on appelle « Le fil rouge : une tâche complexe.  Une page, pour chaque séquence, est consacrée à la création, composition et la rédaction d’un dossier d’année.  Fabuleuse idée !

 —— Points négatifs ——

Se le procurer !

Pas simple…  Il n’est pas disponible au Québec, pas disponible sur AMAZON non plus…  pas plus que sur leur site.  Il faut passer par un courriel envoyé à la maison d’éditions.

L’étude de la langue : Ce n’est pas vraiment un point « très » négatif mais l’étude de la langue est la section que j’aime moins.  Il y a beaucoup d’exercices, c’est vrai, mais le choix des exercices ne me plaît pas tellement.  J’utilise donc cette section en partie seulement.

Sérieusement, si on prend le temps de tout faire, même les exercices oraux proposés, l’année sera grandement occupée !

Bon, il y a mieux, certainement, mais ils me conviennent ces manuels.

Je réponds / mathématique secondaire 3


J’ai reçu cette question ce matin :

« Je sais que tu as utilisé plus d’un manuel de mathématique en secondaire 3 tout au long de tes années d’école à la maison.  Quel manuel as-tu préféré et pourquoi? »

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Je n’ai pas utilisé « quotidiennement » une tonne de manuels pour ce niveau en mathématique.  Par contre, j’ai puisé plusieurs exercices supplémentaires ici et là, dans divers manuels pour ce niveau.

Mon préféré ?  Sans hésiter une seule seconde…

Pour différentes raisons mais surtout pour la qualité «exceptionnelle» de ces manuels.

Sérieusement, aucun autre (que je connais) n’arrive à la cheville de ce programme.  Ce qui le différencie le plus ?  Le type de questions dans les exercices.  Ce type de programme demande de «réfléchir» au fil des exercices au lieu de simplement appliquer ce qu’on vient d’apprendre.  Le programme amène l’élève à découvrir la notion avant même de l’utiliser : on lui donne le moyen de se questionner, d’observer différentes choses pour conclure avec la technique (leçon) ensuite.  Une panoplie d’exercices viennent compléter les activités d’introduction.

Si vous avez le guide, vous avez aussi accès à une tonne d’exercices de soutien, supplémentaires, tests, etc.  Pour ce niveau, il y a aussi un petit cahier d’exercices qui permet quelques exercices de plus pour chaque leçon.

Par contre, je dois l’avouer, faire tout le programme demande un élève fort puisque c’est un très gros programme.

2e choix ?

Il offre un bon programme très complet.

Simple à utiliser, beaucoup d’exercices, des CD2, des CD1, tests, exercices supplémentaires et d’enrichissements si cela devient nécessaire…  Franchement, c’est un programme complet et beaucoup moins dispendieux que mon premier choix.

Un point à ne pas négliger (avis personnel): «Point de Mire», offre des situations-problèmes mieux ciblées aux besoins du programme que dans les manuels «Intersection»…

Le goût de mes enfants ?

  • Mon plus vieux a adoré «Intersection»
  • Mon deuxième a davantage apprécié «Point de mire»
  • Mon troisième préfère «Intersection»

Je réponds / calendrier de l’avent


«Je sais que tu as déjà mentionné que tu préparais Noël avec les bougies de l’avent.  Je suis croyante et j’aimerais installer une routine de l’avent avec mes enfants (primaire 3e et 5e année).  J’utilise déjà les bougies mais as-tu une idée de calendrier de l’avent qui pourrait nous accompagner?»

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Oui !

Il est anglais par contre.  Il faudrait prendre le temps de le traduire.

Cliquez ici pour accéder à la source de ce document

Journal quotidien


Je raconte….

Matinée de classe pour nous…  Et oui…  même le samedi !

Comme je ne suis pas disponible en après-midi durant la semaine, il me manque un peu de temps avec chacun d’eux.  Plusieurs petits problèmes surgissent et j’ai besoin de prendre un peu plus de temps pour revoir certaines choses.

Rien de très important mais je préfère y voir dès maintenant.  D’ailleurs, nous ne travaillerons qu’une partie de la matinée seulement puisque le nettoyage de la maison m’appelle également !

Soupirs…  C’est étourdissant de devoir être partout à la fois !

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Je réponds / vieux manuels

«Tu as abandonné tes vieux manuels? »

Oh que non!

Ils sont bien présents dans notre quotidien.  Je l’ai mentionné plusieurs fois, pour moi, il n’y a pas de comparable !

Je les utilise encore pour de l’analyse de phrases, pour des dictées, pour des situations d’écriture express, pour des lectures supplémentaires, pour l’étude de la langue, etc.

Pas une seule journée ne passe sans que j’ouvre un vieux manuel !

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Dans notre classe-maison ce matin :

Secondaire 1 : des sciences…  des sciences…  je veux avancer dans cette matière.  Nous sommes tellement loin derrière ma planification.

Secondaire 2 : des mathématiques…  des mathématiques…  et encore des mathématiques.  Je veux atteindre l’objectif que je m’étais fixé pour cette matière.  Comme il fera les examens à la fin de l’année, nous devons pousser un peu le rythme sinon nous n’aurons pas le temps de réviser à la fin de l’année.

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J’ai découvert…

Pour quelques dollars, ce projet d’arts plastiques donne un résultat magnifique et franchement intéressant à faire.  Il vaut l’investissement !

Cliquez ici pour accéder au projet.

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Je réponds…


Je réponds ici aux questions de Marylaine :

«Comment tu fais pour que ton école maison ne soit pas formelle en secondaire 3? »

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Question un peu étrange puisque je mentionne dans la publication que je travaille d’une façon très formelle présentement.  (J’ai l’impression que vous croyez le contraire, je me trompe ? )

Ma façon de travailler ne pourrait pas être plus formelle que ça !  On dirait presque une classe réelle à la maison.  J’ai dit presque…  ce n’est pas la même chose puisque je travaille avec seulement deux enfants.

Nous travaillons sur une routine de 9 jours qui revient en boucle.  Chaque jour, nous travaillons 4 périodes de 75 min. soit 5 heures en classe-maison le matin de 7:00 à 12:00.  Puis, en après-midi, les gars terminent ce que je demande de terminer, font les lectures obligatoires, la musique, les petits projets, etc. pour 1 à 2 heures parfois davantage.

Je ne compte pas les petits exercices que je demande de refaire en soirée lorsque je fais la correction des travaux de l’après-midi !

Dans un monde idéal, une meilleure façon d’apprendre pourrait être plus stimulante mais je n’ai pas le temps de travailler autrement plusieurs matières.  Dans une école, l’enseignant ne fait qu’une seule matière.  Le chanceux, il peut se concentrer sur des projets stimulants dans sa seule matière.  Par contre, à la maison, c’est toutes les matières qui sont enseignées par maman…  toutes et pour plus d’un enfant bien souvent.

Pour ne pas travailler «formellement» il faudrait suivre les intérêts des enfants, leur proposer des projets stimulants qui permettraient de travailler les mêmes compétences mais à travers une façon de faire totalement différente.  Par contre, dans notre réalité 2017, faire évaluer une telle façon d’apprendre n’est pas encore possible.

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«Comment arrives-tu à être certaine que tu as couvert l’essentiel sans en oublier?  »

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J’utilise principalement des manuels scolaires approuvés par le MELS.  Je suis donc assez certaine de couvrir le minimum au moins.

De plus, comme j’ai deux autres enfants plus âgés (CEGEP et université), j’ai déjà enseigné la même matière plus d’une fois.  Je connais suffisamment le programme pour pouvoir nager dans plusieurs autres manuels sans trop m’éloigner du travail nécessaire à faire.  Comme je sais déjà ce qui est essentiel à voir pour les autres niveaux à venir, les ayant déjà enseignés, j’oriente déjà les apprentissages vers cette direction.  Je m’assure de la compréhension réelle des choses afin de faciliter le travail l’an prochain.  C’est un puissant avantage, crois-moi !

Mais, et c’est le plus important, j’essaie de me concentrer sur MA classe-maison, sur ce que j’aimerais que les enfants puissent retenir de ce que nous apprenons.  Pour moi, découvrir de beaux textes est souvent bien plus important que de travailler un texte insipide.  Oui, j’en fais…  soupirs… puisque je veux bien préparer mes enfants à répondre de la bonne façon aux questions posées dans un cahier québécois mais ce n’est pas tout !!!!  On peut ajouter, même en travaillant très formellement, un tas de petites choses qui améliorent la compréhension des choses, les rendent plus intéressantes et demeurent plus longtemps dans la mémoire de nos jeunes.

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Je réponds/faire peu de choses…


Je réponds : «On dirait que tu travailles pas beaucoup d’affaire maintenant.  Tu travaillais pas plus que ça avant ?»

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Je me questionne un peu sur la pertinence d’une telle question…  mais comme il m’arrive de me dire la même chose que vous à l’occasion…

Bin oui, il m’arrive, à moi aussi, de trouver que nous ne travaillons pas suffisamment.  Il m’arrive de me lever un matin et rager intérieurement du peu de travail que nous accomplissons quotidiennement.

Pourtant, je vous l’assure, je ne peux pas exiger davantage de mes deux garçons présentement. Il travaille un bon 5-6 heures tous les jours et davantage si je compte la musique et les lectures supplémentaires.  De plus, malgré la période de l’adolescence et le désir de dormir davantage, ils commencent la classe dès 7:00 le matin pour que nous soyons «presque totalement» libres en après-midi.  Ce sacrifice, ils le font pour moi car j’ai besoin de temps en après-midi pour accompagner d’autres jeunes en mathématique.

Nous faisons, selon vous, peu de choses…  hum…

Effectivement, pour certains, nous faisons peu de matière chaque jour.  Comme je parle beaucoup et que j’ajoute beaucoup d’informations au fil de nos matières, le temps file et peu d’exercices «concrets» semblent, effectivement, être faits.

Ce n’est, en fait, qu’une partie de la réalité puisque nous avons travaillé intensément pendant toute la période de travail !

Lorsque je donne ma routine du jour sur une publication, je ne vous donne pas les recherches que nous avons faites, le travail qui accompagnent une leçon, les opérations supplémentaires que j’ai demandées, le verbe conjugué au tableau, les mots cherchés dans le dictionnaire, le pays exploré, la longue introduction en histoire, etc.  Je ne donne que les matières, sèchement.

Prenons, par exemple, la leçon de science d’hier (mon dernier).  Nous avons tellement exploré «autour» de la matière à couvrir qu’il n’a réussi à faire que quelques numéros mais, franchement, il a appris 6 fois plus que ce qu’il avait à apprendre dans son cahier de travail !

Alors, oui, effectivement…  nous semblons faire peu de choses présentement mais c’est loin d’être le cas !

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