Je réponds à une question·Planification secondaire 1 (5e)

Je réponds / manuels secondaire 1


«Peux-tu redonner ta liste des manuels que tu vas utiliser avec ton dernier en secondaire 1 cette année ?  Je ne sais pas encore quoi utiliser dans quelques matières. »

 


Français 


Mathématique


Science et technologie

  • Un cahier des éditions CEC : Origines

Histoire


Géographie

  • Cahiers des éditions CEC : Géo à la carte (ce n’est que l’image d’une des couvertures)

Anglais

Plusieurs ressources…


Arts plastiques


Éthique et culture religieuse


Petits romans à l’étude en classe

  • L’île au trésor / Stevenson
  • 35 kilos d’espoir / Anna Gavalda
  • Sans atout contre l’homme à la dague / Boileau-Narcejac
  • L’affaire Caïus / Henry Winterfeld
  • Anya / Michel Morpurgo
  • Le bourreau de la pleine lune / Michel Honaker
  • L’appel de la forêt / Jack London
  • Oscar et la dame rose / Éric-Emmanuel schmitt
  • La plus grande lettre de monde / Nicole Schneegans
  • BD – Astérix et cléopâtre

Plus…

Musique, poésie, sports,…

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Je réponds à une question

Je réponds / Routine de travail


Question reçue :

« L’an dernier, j’ai eu beaucoup de misère avec mon ado et je veux que ça change cette année.  Je sais que tu as des ados en classe, peux-tu dire combien de temps tu les fais travailler et que fais-tu faire? »


Ma routine de travail reste toujours sensiblement la même depuis des années.  Cependant, l’autonomie des enfants a grandement contribué à modifier légèrement le temps de travail en classe.

Nous débutons « très » tôt le matin afin d’en faire le plus possible en matinée puisque je ne suis pas disponible en après-midi, et nous reprenons un peu en début de soirée.

Notre routine ressemblera à ça :

Note : Secondaire 3 est une «grosse» année, elle marque un tournant dans le secondaire : le travail demandé est plus grand, plus intense dans certaines matières et demande une plus grande autonomie.  Mon fils devra donc travailler un peu plus que par le passé afin d’être prêt à temps pour les évaluations de fin d’année que je fais faire à la Commission scolaire.

N’oubliez pas que cet horaire n’est jamais rigide comme ici…  le temps de travail sur chaque matière représente approximativement à ça.

  • 7 : 00 – 9 : 00  : Travail sur le texte, étude de la langue, séance d’écriture.
  • 9 : 00 – 9 : 30 : pause
  • 9 : 30 – 10 : 30 : Mathématique (sec.1) / Science ou histoire (sec. 3)
  • 10 : 30 – 11 : 00 : Anglais (sec.1)/ Science ou histoire (Sec. 3)
  • 11 : 00 – 11 : 30 : Science, histoire ou géo (sec. 1) /Anglais (sec.3)
  • 11 : 30 – 12 : 00 : Orthographe ou vocabulaire en autonomie.
  • 12 : 00 – 13 : 00 : Repas du midi
  • 13 : 00 – 14 : 00 :  Lecture obligatoire (sec. 1) / Mathématique (sec. 3)
  • 14 : 00 – 15 : 00 : Lecture obligatoire (sec. 3)  / Arts plastiques(sec. 1)
  •        15 : 00 – …  : Arts plastiques (sec. 3) quand il y en a.
  • Libre
  • 18:00 – 19 : 00 : Dictée, correction et analyse.

 

En résumé, mes adolescents travaillent autour de 6 heures chaque jour.

Je réponds à une question

Je réponds (leçon de mathématique)


Bonjour tout le monde, j’ai reçu cette question ce matin :

«Je sais que tu en as déjà parlé mais peux-tu redire comment tu procèdes pour donner les leçons en mathématique.  Tu laisses ton fils travailler seul ou tu lui donnes une leçon avant de faire les exercices.  Merci.»


Effectivement, je donne TOUJOURS une leçon avant de débuter les exercices et même une leçon qui va bien au-delà de celle proposée par le manuel.

Le mieux, comme toujours, est de vous donner un exemple concret.  Prenons, par exemple, la première leçon proposée par le manuel de secondaire 2.

Voici la leçon proposée par le manuel PANORAMATH B

La réduction d’expressions algébriques

C’est très simple…  très clair même…  mais pour nous !!!!

Je prends toujours le temps de bien expliquer chaque chose clairement.


Étape 1 : Le vocabulaire

  • variable,
  • exposant,
  • expression algébrique,
  • terme,
  • coefficient,
  • terme constant,
  • monôme,
  • binôme,
  • trinôme,
  • degré du monôme,
  • termes semblables.

Étape 2 : on passe à la démonstration

  • Comment déterminer le nombre de termes
  • Comment trouver le degré d’un monôme
  • Comment réduire une expression algébrique par l’addition et la soustraction.

Étape 3 : Exemples

Je donne plusieurs exemples ( pas ceux du cahier) afin de voir s’il comprend bien ce qu’on attend de lui.


Étape 4 : une feuille de route

Je lui donne TOUJOURS une feuille «aide-mémoire» comme référence.  On relit ensemble les informations qui pourront lui être utiles.

Généralement, cette feuille référence est pour le chapitre en entier.

par exemple, dans ce cas-ci : panorama 9


Étape 5 : les exercices du cahier

Finalement, on passe aux exercices du cahier.


Étape 6 : en cas de difficultés…

On ajoute d’autres exercices!


À mon avis, tout ce travail en amont est vraiment essentiel.

Bonne journée !

Je réponds à une question·Journal quotidien 2017-2018

Je réponds / Leçons de maths ?


Donnes-tu de véritables cours, comme en classe régulière, à tes enfants ?


Non, je ne donne pas de cours formels, comme en classe régulière.  Par contre, effectivement, je prends toujours le temps d’expliquer les notions avant de laisser l’enfant travailler en autonomie.

En fait, je fais un peu plus que ça.

Mon cahier de travail :

Chaque programme contient sa page de leçon.  Parfois, pour certains programmes, la leçon se trouve dans un calepin des savoirs dans un autre manuel ou sur des feuilles reproductibles.

J’imprime toujours ces leçons que nous conservons précieusement dans un cartable (classeur).

Lors de la leçon, je lis, avec l’enfant, la leçon et je l’explique.  Parfois, la lecture suffit puisque c’est très simple.  Par contre, très souvent, il faut plus qu’une simple lecture pour réellement comprendre.


En passant, au sujet des savoirs… 

Il m’arrive, parfois, de complètement modifier certaines informations.  Oui, oui, « modifier, changer », puisque les techniques enseignées ne sont pas toujours les seules à produire un même résultat. Prenons la simple division, plus d’une façon de faire existe pour réaliser une division.  Quelle méthode est la meilleure ?

Les connaissances à acquérir sont souvent étalées sur plusieurs années et la façon de travailler peut changer d’une année à l’autre (pour une même notion).  Par exemple, pour trouver l’équation d’une droite au secondaire, deux façons seront enseignées…  Pourquoi ?  Pour rien.  L’important n’est-il pas de trouver cette équation ?  En tout cas, pour moi, ça me suffit.  J’enseigne donc la bonne manière dès le départ.  La première façon, en secondaire 2, n’apporte rien d’utile pour les prochains niveaux puisqu’elle ne sera plus utilisée ensuite!

Je n’hésite pas à corriger le tir.  Je connais, maintenant, suffisamment les programmes pour savoir que la seconde façon sera plus utile pour la suite. 

Je modifie donc, à l’occasion, la feuille des savoirs pour mieux nous servir.


Pendant la lecture de la leçon, je fais toujours les exercices proposés par la leçon, au tableau, en prenant le temps de répéter notre démarche de travail pour réaliser l’exercice.  J’insiste beaucoup sur la bonne façon de faire puisqu’elle facilitera grandement le travail éventuellement.

Je n’hésite pas à répéter comment résoudre les exercices.  J’insiste même sur une bonne façon de faire,  la même d’ailleurs jusqu’à la fin du secondaire.

  • On sépare notre travail en deux : à gauche, les formules, les données de travail.  À droite, les calculs.
  • On écrit «en mots» ce que l’on doit faire.
  • On écrit, sur la ligne suivante, à gauche, la formule mathématique utilisée.
  • On écrit, sur la ligne suivante, toujours à gauche, les données.
  • On fait les calculs à droite.
  • On écrit la réponse à gauche.

Je donne toujours, par la suite, un autre exemple que j’invente.

Nous faisons ce nouvel exemple ensemble.  Je le laisse me dire comment faire.  Je peux donc voir, dès le départ, qu’il comprend ce qu’il devra faire.  D’ailleurs, je regarde toujours les exercices qui seront proposés, avant.  Mon exemple est un exemple qui ressemble au travail qu’il devra effectuer ensuite.

Il est important, selon moi, d’expliquer «comment faire» car c’est ce que l’enfant devrai faire.


Un exemple (secondaire 4 – méthode de réduction)

  1. Choisir la variable à éliminer ;
  2. Obtenir des coefficients numériques opposés devant la variable choisie en trouvant des équations équivalentes au besoin ;
  3. Additionner membre à membre les équations obtenues en 2 ;
  4. Résoudre l’équation à une seule variable qui en résulte ;
  5. Trouver la valeur de l’autre variable en plaçant la valeur trouvée à l’étape 4 dans l’une ou l’autre des équations du système ;

Je prépare, la plupart du temps, ces feuilles de «manières de faire».


Les feuilles de leçons, manières de faire et d’exemples restent dans un cahier de travail et peuvent être consultées si le besoin se fait sentir pendant les exercices.

Donc, finalement, avec ce que je viens de dire, je remarque qu’effectivement je donne un cours. Ha!

 

Je réponds à une question·Mathématique secondaire 1 (5e)·Planification secondaire 1 (5e)

Je réponds / préparer programme de maths


Je suis en train de préparer mon programme de mathématique pour l’automne prochain.  Peux-tu me dire comment tu fais ça ?  J’utiliserai, comme toi, le cahier Point de mire? »

Je suis justement en train de préparer, dans les grandes lignes, le programme de mon dernier qui sera en secondaire 1 l’an prochain.

Comme l’édition que j’ai utilisée avec Raphaël l’an dernier est différente de celle que Gabriel utilisera, je suis en train de le planifier.

Comment je me prépare ?

Avant tout, comme je l’ai souvent répété,  je suis pas mal rigoureuse dans ma préparation puisque cela allège mon temps ensuite.  J’aime être bien préparé, solide, avec des outils qui peuvent appuyer mes leçons, etc.

Étape 1

Dans mon cas, j’imprime tous les «savoirs» qui correspondent aux leçons que je devrai lui expliquer.  Je les examine, une page après l’autre, afin de repérer les sections qui seront plus complexes à faire.

Comme le programme de secondaire 1 est une grosse révision du primaire, je SAIS déjà que quelques sections devront être particulièrement travaillées en prévision de ce qui vient ensuite dans les années suivantes.

Je place toutes ces feuilles dans un cartable (classeur) afin de les utiliser pour les leçons et les consulter au besoin ensuite lors des exercices ou des tests.

Je prépare une liste des savoirs pour s’y retrouver un peu mieux au fil de l’année.

Liste des «savoirs» secondaire 1

Étape 2

Pendant que j’examine mon cahier des «savoirs», je prends en note, tout ce qui touche le langage mathématique.  En fait, je surligne tous les termes que je désire revoir sur chacune des pages des leçons.

Savoir 1.1 – nombre naturel , en extension, nombres pairs, droite numérique, nombre entier positif ou négatif, les symboles d’appartenances, etc.

Lorsque je donnerai la leçon, je vérifierai s’il comprend bien tous ces mots correctement.

Le langage mathématique est vraiment important à maîtriser, c’est souvent une des causes de la mauvaise compréhension des problèmes.

 

Étape 3

Pendant que j’examine mon cahier des «savoirs», je prépare des outils qui appuieront mon travail : tableau de conversion, exercices supplémentaires sur le tracé des droites parallèles et perpendiculaires, différents triangles, le patron à découper de différents solides, etc.

Je mets en place tous les outils susceptibles d’être utiles.

Étape 4

Comme j’ai besoin de stimuler les troupes parfois…  J’essaie toujours de calculer «approximativement» le nombre de numéros à faire «minimalement» pour arriver à faire le programme dans le temps que je me fixe pour l’année scolaire.

Dans ce cas-ci, il y a 656 numéros à faire + 18 numéros représentant des situations-problèmes ou de raisonnement ( CD1-CD2) plus longues à faire (2 jours chez nous) + 9 tests (CD1-CD2 / 3 jours chez nous ) + 11 situations-problèmes supplémentaires (2-3 jours – optionnelles par contre) + un bilan de mi-année et un autre à la fin de l’année

  • 18 x 2 jours = 36
  • 9 tests x 3 jours = 27
  • 11 SP x 2 jours = 22
  • bilan mi-année x 3 jours = 3
  • Bilan fin année x 3 jours = 3
  • 91 jours

Comme nous travaillons, généralement, autour de 180 jours, c’est donc 89 jours qui seront consacrés aux leçons et exercices…  il faudra donc faire 7-8 numéros chaque jour pour y arriver.  C’est faisable.

Il faut quand même dire que dans chaque section, il y a une grande section avec des problèmes de raisonnements ou des problèmes d’applications.  Ce sera un peu intense de faire autant de numéros en 75 minutes chaque jour.  De plus, si l’enfant rencontre des difficultés particulières, il faudra prévoir des exercices de renforcement!

Finalement, j’imprime les tests, les situations-problèmes et de raisonnements et les bilans (mi et fin d’année).

Je n’imprime pas les exercices de «renforcements» que je n’utilise qu’à l’occasion lorsque je sens que mes gars ne comprennent pas suffisamment.  Je les imprime donc au fur et à mesure des besoins.

Rendu là, le gros de ma planification est déjà en place.  Il ne reste que la planification «plus grossière» de notre quotidien et les «ajouts» que j’aime bien faire (dessins géométriques, découverte de mathématiciens, etc)

Ça semble toujours excessif pour quelqu’un qui ne planifie pas…

Je sais…

Par contre, pour moi, pour MON QUOTIDIEN, c’est tellement plaisant de planifier autant puisque tout est là, à portée de mains, tout est en place pour simplement «être vraiment là» pour la leçon que je donne.

Je ne cherche rien, je n’imprime rien à la dernière minute, tout le matériel ou les outils sont là, près de nous.

Facile, n’est-ce pas ?  C’est, en tout cas, à la portée de tous !

ECR (secondaire 1-5e)·Je réponds à une question

Je réponds / manuel pour l’an prochain


«Bonjour Sylvie, fais-tu de l’éthique et culture religieuse ?  Peux-tu me dire ce que tu utilises (secondaire 1) et pourquoi tu as choisi ce manuel ?»

Ma réponse paraîtra étrange mais elle représente bien notre parcours.  Non, je ne fais pas ECR mais oui, j’utilise un manuel de ECR.

En fait, je ne fais pas le cours de ECR en utilisant un manuel d’une couverture à l’autre.  Je préfère puiser à l’intérieur d’un manuel ce que je désire approfondir avec mes enfants.  Nous parlons énormément…  vraiment beaucoup.  Je ne crains pas les questions des enfants sur différents sujets et je me sers parfois d’un passage en éthique pour aborder un sujet avec eux.

Je ne fais donc pas un manuel en entier…  Jamais.

Pour le secondaire 1, j’aime particulièrement celui proposé par FIDES

Tout au long du manuel, on retrouve plusieurs extraits qui accompagnent les thèmes.  J’aime particulièrement les textes choisis pour aborder ces différents thèmes.  Par exemple, on propose un extrait du journal d’Anne Frank pour aborder l’amitié.  On propose un poème, une chanson, un extrait d’un journal intime, une conversation,..  bref on nourrit le sujet d’une manière intéressante.

Un point positif pour moi… pas de longs questionnaires!!!!!  Je déteste…  On propose uniquement quelques questions de réflexion à faire oralement.

Avec le manuel, on retrouve (si tu trouves le guide) quelques SAÉ qui peuvent accompagner le travail.  Je n’en fais qu’une ou deux dans l’année.

Donc non, je ne fais pas le cours de ECR mais oui, j’utilise un manuel à l’occasion pour susciter un questionnement, entretenir une discussion, inciter à se questionner, etc.

D’ailleurs, je pense l’utiliser un peu plus l’an prochain avec mon dernier.

 

Français secondaire 2 (4e)·Je réponds à une question

Je réponds / français secondaire 2


Une maman demande :

«Je vais débuter à l’automne avec mon fils qui sera en secondaire 2, quel manuel (approuvé) as-tu préféré en français ?»

Je ne vais parler que des cahiers ou manuels (québécois) que je possède à la maison et que j’ai utilisés (en partie) puisque j’ignore ce que les autres proposent exactement.

Je possède les cahiers/manuels suivants :

MisàJour de HRW

J’en ai déjà parlé, pour moi, il demeure une belle option puisqu’il va à l’essentiel.  Chaque niveau regroupe les genres littéraires à étudier pour l’année.  On cible donc l’essentiel, uniquement.

Vous devrez ajouter une méthode de grammaire puisqu’il ne tient compte que de la grammaire du texte.

Je l’ai utilisé en combinaison avec d’autres manuels puisqu’il ne touche qu’à l’essentiel, le minimum!!!!  Je sais, par contre, que dans une classe régulière, on n’ajoute rien d’autres.  Je suis juste plus exigeante qu’eux…  ha!

 

 

Matière première de CEC

Quelle déception… franchement, je m’attendais à plus.  Si MisÀJour va à l’essentiel, dans ce cas-ci, il touche à peine à l’essentiel à voir.  Le seul avantage qu’il représente c’est qu’il contient une section «étude de la langue».  Pour moi, il ne représente pas un choix intéressant.

Je sais, par contre, que plusieurs l’apprécient exactement pour ce que je n’aime pas… sa grande simplicité.

On aurait avantage à le compléter avec d’autres ressources.

 

Rendez-vous de Graficor

Deux manuels et un cahier d’activités

À mon avis?  Un magnifique programme lorsqu’on a la chance d’avoir le guide enseignant.  Tout est là…  L’étude des textes, des textes supplémentaires à lire, des projets de lectures, etc.  On y retrouve même un cahier de grammaire pour l’accompagner et une tonne de fiches reproductibles pour aller plus loin.  Le choix des extraits est intéressant dans plusieurs sections et même surprenant pour un manuel québécois parfois.  Le manuel est divisé en thème et dans chacun on retrouve les différents types de textes à voir durant l’année. Ainsi, au lieu de ne voir que le texte narratif pendant un chapitre, comme dans les cahiers, on retrouve le texte narratif dans chacun des thèmes abordés tout au long du manuel.

Points négatifs ?  L’élève doit répondre dans un cahier de travail…  pour celles qui aiment les cahiers c’est un moins.  Un autre point négatif, non négligeable, c’est un programme qui coûte cher si on n’a pas la chance de trouver les manuels en solde et quelqu’un qui a le guide enseignant.

Pourquoi ne pas avoir utilisé que ce programme pour mes enfants ?

Toujours la même chose, comme tous les programmes québécois, les questions posées pour l’étude des textes ne correspond aucunement à ce que je recherche.  Les programmes québécois se concentrent toujours sur le ressenti, le vécu, la justification, etc.  Je cherche autre chose.  Je l’utilise épisodiquement pour quelques sections particulièrement intéressantes à mes yeux.  C’est un beau programme je trouve.

Je préfère prendre plusieurs cahiers et manuels et construire un programme à mon goût…  mais cela demande beaucoup de temps.

Comme je le répète souvent : «Soyons créatives!»

Je réponds à une question

Je réponds / du français partout!


Une maman me demande :

«Comment fais-tu pour que ce que tu travailles en français avec tes gars deviennent des choses qu’ils vont retenir «vraiment»? »

___________________

Je suis certaine que nous sommes plusieurs à rechercher un travail efficace quotidiennement.  Pfft…  Qui n’a pas souvent l’impression que ce que l’on fait ne sert pas toujours autant qu’on le voudrait ?

Après toutes ces années, ce qui fonctionne réellement chez nous, c’est de sauter sur toutes les lectures que nous faisons pour réinvestir des notions vues en français ou dans d’autres matières.

Par exemple, je n’hésite pas à prendre mon texte de dictée pour retravailler différents secteurs du programme de français.

Étape 1 : Je donne la dictée, je la corrige.

Étape 2 : Lecture de certaines dictées pour travailler la lecture à haute voix.

Étape 3 : Je questionne sur le texte de la dictée : expliquer une expression, expliquer un mot en particulier, justifier l’accord de tel mot, retrouver les sujets, les GN, le rôle de la ponctuation, etc.  J’alterne les questions selon le type de texte que j’utilise.

Étape 4 : Je me sers souvent de la dictée pour approfondir une notion en étude de la langue : mots difficiles, orthographe d’accord et règle, grammaire, conjugaison, etc.

Étape 4 : Vocabulaire – élocution.  J’aime utiliser un mot ou deux pour construire une phrase, un paragraphe que l’enfant verbalise et écrit.  Il utilise ainsi plusieurs mots inconnus de son vocabulaire quotidien.

Étape 5 : Narration.  Naturellement…  Je m’en sers aussi, à l’occasion, pour proposer un sujet d’écriture simple : un court paragraphe, sans plus.

 

J’utilise souvent un texte lu en science pour retravailler certaines choses en français.

Par exemple, la semaine dernière, mon dernier a lu un texte sur l’ours noir.  J’en ai profité pour revoir avec lui la construction d’un texte descriptif (aspect, sous-aspect).  J’ai utilisé un extrait pour retravailler la description.  Je lui ai même proposé de réécrire cette description sur un autre animal de son choix.

La semaine dernière, après la lecture de son dernier roman à l’étude, j’ai proposé l’écriture d’un résumé et d’une critique littéraire à mon fils de secondaire 2.

Tu comprends ?  On réinvestit «autrement» le travail installé en français.

Tu pourrais utiliser un court paragraphe d’une lecture en histoire et l’utiliser pour la dictée de la semaine, retravailler un temps de conjugaison en particulier, etc.

On doit simplement «oser» un peu!

Je réponds à une question

Je réponds / littérature jeunesse


«Que penses-tu d’utiliser la littérature jeunesse pour travailler au lieu des cahiers d’école normaux?»


Je l’avoue…  J’y ai rêvé souvent et il m’arrive d’y rêver encore mais, dans le quotidien, c’est trop difficile pour moi de n’utiliser que ça surtout au niveau de mes enfants maintenant.

Travailler à partir de la littérature jeunesse «tout le temps» serait un rêve merveilleux pour plusieurs d’entre nous j’en suis certaine.

Par contre, dans la réalité, c’est difficile à mettre en place sans y mettre beaucoup de temps.

Avec les petits j’ai beaucoup travaillé, avec bonheur d’ailleurs, avec les albums mais avec les plus grands c’est nettement plus problématique de faire un programme entier en n’utilisant que des romans comme support.

Dans un premier temps, il faut réellement bien connaître les attentes du niveau.  Ce n’est pas tout de lire un roman et le résumer…  il faut travailler beaucoup plus que ça!  L’étude des personnages, l’incipit, le type de narrateur, la description, le schéma narratif, organiser le dialogue et j’en passe des tonnes! Oui, il y a des séquences publiées par plusieurs maisons d’éditions (Gallimard ou Folio jeunesse, Hatier, Hachette éducation, etc) mais, malheureusement, on travaille trop souvent les mêmes choses alors qu’en réalité, dans un programme réel,  l’élève doit travailler plusieurs autres choses qu’on ne parle jamais dans ces séquences de travail.  Oui, on peut les faire…  soupirs… mais ça prend tellement de temps.

Dans un deuxième temps, il faut aussi penser à varier le type de romans puisque les jeunes ont souvent tendance à apprécier un genre en particulier.  Par exemple, mon plus jeune ne lirait que des romans d’aventure présentement alors que mon troisième, ne lirait que des romans policiers!  De plus, avouons-le, il est facile de délaisser certaines catégories…  surtout celles que nous n’aimons pas particulièrement.

Pour finir, il faut aussi penser à travailler l’étude de la langue en parallèle et ce n’est pas toujours simple.  Par exemple, lorsqu’on utilise un roman pour travailler «lire et comprendre un récit» quelle partie de l’étude de la langue devrait-on travailler ?  la narration, description, dialogue, distinguer narrateur, auteur et personnages, le cadre spatio-temporel, chronologie dans le récit (ellipse, rétrospection, anticipation), le point de vue, le temps dans le récit,… Il y a tellement de choses qu’on pourrait travailler en parallèle qu’on peut facilement en oublier, ou encore, travailler trop souvent les mêmes choses.

Ensuite vient la partie «écriture» qu’il est intéressant de faire en parallèle.  On aimerait bien proposer des situations d’écriture en lien avec la lecture.  Que peut-on proposer qui dirige l’élève vers un but à atteindre?  Ce n’est pas toujours si simple, pour les grands en tout cas, de trouver de bonnes idées «intéressantes» qui les poussent toujours plus loin!

Un autre point à ne pas négliger, c’est que travailler un roman entier prend du temps et certains enfants n’aiment pas travailler plusieurs semaines sur un même roman, surtout sur un roman imposé qu’ils n’aimes pas particulièrement.

Bref…  j’en rêve encore.  Cependant, le travail à faire pour «créer» un programme entier basé sur la littérature jeunesse est trop lourd à faire lorsqu’on a plus d’un enfant en classe.  Il faut se rappeler aussi que les romans deviennent de plus en plus longs lorsque les enfants deviennent grands…  Créer une belle séquence pédagogique sur un gros roman demande beaucoup de temps que sur un tout petit album jeunesse!!!!!

Je pense que la meilleure idée est de proposer un peu des deux : un travail avec un manuel et quelques romans au fil de l’année scolaire.

En tout cas, chez nous ça fonctionne très bien ainsi.  Le manuel me permet de travailler en profondeur certains points alors que le roman me permet d’aborder un texte entier.  C’est une grande différence et l’un devrait bien vivre à côté de l’autre!

Je sais que plusieurs ne travaillent qu’avec des romans alors c’est tout à fait possible de le faire!

Je réponds à une question

Je réponds / grammaire – dictée


«(…) Peux-tu mettre un exemple vraiment clair du travail que tu fais avec ta dictée ? On dirait que je ne sais pas où tu veux en venir mais je trouve ton idée bonne. »


Comme je l’ai expliqué plusieurs fois, je me sers de ma dictée du jour (les quelques phrases que je donne chaque matin) pour revoir les notions étudiées en grammaire, orthographe, vocabulaire ou conjugaison.

En fait, pour être plus précise, je cible ce que je veux travailler au départ, puis je sélectionne ma dictée en fonction de ce travail à faire.  On s’entend, la dictée que je donne ne travaille jamais uniquement une seule et unique notion puisqu’à chaque fois, on révise l’orthographe de différents mots, l’accord dans le groupe du nom, l’accord de l’adjectif, les homophones, la conjugaison d’un temps en particulier, les participes passés, ect.  Elle permet de mobiliser ses connaissances antérieures sur une tonne de choses!

Par contre, elle devient, pour moi, un outil précieux d’un travail de révision sur des notions que je vois de toute façon lors des périodes de travail en étude de la langue.

Un exemple concret ?  Mon fils de 6e année cette semaine.

J’ai choisi de réviser le verbe dans une proposition :

  • infinitif, groupe, temps et personne
  • verbes d’action et verbes d’état
  • temps simple et temps composé
  • verbes avoir et être que l’on utilise «seul» ou comme «auxiliaire
  • le temps et le mode du verbe.
  • l’accord sujet-verbe

Ma courte dictée me permettra de revoir tout ça!


Étape 1 : on révise

Je rappelle à mon fils le but de notre dictée de la semaine : réviser ce qu’il connaît du verbe.

  • Qu’est-ce qu’un verbe?
  • Qu’est-ce qu’un verbe d’action ?  un verbe d’état?
  • Quels sont les verbes d’état ?
  • Analyse d’un verbe : infinitif, groupe, mode, temps, personne, nombre,…
  • La différence entre un temps simple et un temps composé…  un exemple ?
  • Que peux-tu me dire de l’auxiliaire?
  • Comment accorde-t-on le verbe?

Étape 2 : Dictée de la semaine ( je donne 1-2 phrases chaque jour)

Dans la clairière, le pied dans les mousses, la tête sous les feuilles, l’esprit dans le mystère, il rêve, il regarde, il écoute, il scrute le nid d’oiseau, il observe le brin d’herbe, il épie le trou de la taupe, il entend les langages inconnus du renard, du loup, de la belette, de la fourmi, du moucheron. (lundi)

Il n’existe plus pour lui-même; il n’a plus conscience de son être à lui, son moi s’efface. Un nuage passe, il ne le voit pas, une pluie tombe, il ne le sent pas. (mardi)

Ses pieds ont pris racine parmi les racines de la forêt ; la grande sève universelle les traverse et lui monte au cerveau, et presque à son insu y devient pensée comme elle devient gland dans le chêne et mûre dans la ronce. (mercredi)

Il la sent monter ; il entre en communication avec la nature. Et que fait-il ? Il fait sa fleur et son fruit étrange, fable et moralité. » (jeudi)

Victor HUGO.


Étape 3 : on travaille!

  • Souligne tous les verbes en rouge.
  • S’agit-il de verbes d’action ou d’état ?  Comment le sais-tu ?
  • Donne l’infinitif de chacun des verbes.  À quel groupe appartiennent-ils ?
  • À quel temps sont-ils conjugués ?  À quelle personne ?
  • Est-ce des verbes au temps simple ou composé ?  Quel est l’indice pour les reconnaître ?
  • Retrouve le sujet de chacun des verbes.  Donne la nature, la personne et le nombre de chacun.

Étape 4 : on corrige la dictée.

Pendant la dictée et lors du travail sur la notion, j’insiste sur quelques petits points à particulièrement observer dans la dictée.  Je ne donne pas l’orthographe des mots, naturellement, mais j’insiste fortement sur la nécessité de surveiller certaines choses que nous avons déjà vues antérieurement : un homophone en particulier, un participe passé, un mot de la même famille, etc.  Cette démarche est essentielle, à mon avis, pour améliorer le travail au fil des semaines.

Lors de la correction, comme nous avons travaillé la notion à travers cette dictée, la dictée est généralement assez bonne puisque plusieurs choses sont apparues plus claires pour lui pendant le travail.  J’y retrouve très peu de fautes en général souvent même aucune!

Je ne donne JAMAIS de «notes» à une dictée puisque ce n’est absolument pas une évaluation quelconque mais un simple exercice pour travailler une notion en étude de la langue.

La dictée n’est pas là pour démontrer à l’enfant qu’il éprouve de la difficulté mais que son travail quotidien lui donne les outils et la possibilité de mieux écrire en tout temps!!!!


Étape 5 : on utilise la notion

À la fin de la semaine, lors de la situation d’écriture du vendredi, je lui demande de tenir compte de ce travail sur la notion de la semaine dans son texte.  J’y tiens.  C’est souvent lors de ce travail que je «vois» ce qu’il a retenu du travail de la semaine.


Étape 6 : on retravaille s’il le faut.

Pour certaines notions, je propose quelques exercices à faire dans la semaine.  Ce n’est pas toujours aussi simple que de trouver des verbes! hihihi


J’espère que cela vous aidera un peu!!!