Je réponds / Leçons de maths ?


Donnes-tu de véritables cours, comme en classe régulière, à tes enfants ?


Non, je ne donne pas de cours formels, comme en classe régulière.  Par contre, effectivement, je prends toujours le temps d’expliquer les notions avant de laisser l’enfant travailler en autonomie.

En fait, je fais un peu plus que ça.

Mon cahier de travail :

Chaque programme contient sa page de leçon.  Parfois, pour certains programmes, la leçon se trouve dans un calepin des savoirs dans un autre manuel ou sur des feuilles reproductibles.

J’imprime toujours ces leçons que nous conservons précieusement dans un cartable (classeur).

Lors de la leçon, je lis, avec l’enfant, la leçon et je l’explique.  Parfois, la lecture suffit puisque c’est très simple.  Par contre, très souvent, il faut plus qu’une simple lecture pour réellement comprendre.


En passant, au sujet des savoirs… 

Il m’arrive, parfois, de complètement modifier certaines informations.  Oui, oui, « modifier, changer », puisque les techniques enseignées ne sont pas toujours les seules à produire un même résultat. Prenons la simple division, plus d’une façon de faire existe pour réaliser une division.  Quelle méthode est la meilleure ?

Les connaissances à acquérir sont souvent étalées sur plusieurs années et la façon de travailler peut changer d’une année à l’autre (pour une même notion).  Par exemple, pour trouver l’équation d’une droite au secondaire, deux façons seront enseignées…  Pourquoi ?  Pour rien.  L’important n’est-il pas de trouver cette équation ?  En tout cas, pour moi, ça me suffit.  J’enseigne donc la bonne manière dès le départ.  La première façon, en secondaire 2, n’apporte rien d’utile pour les prochains niveaux puisqu’elle ne sera plus utilisée ensuite!

Je n’hésite pas à corriger le tir.  Je connais, maintenant, suffisamment les programmes pour savoir que la seconde façon sera plus utile pour la suite. 

Je modifie donc, à l’occasion, la feuille des savoirs pour mieux nous servir.


Pendant la lecture de la leçon, je fais toujours les exercices proposés par la leçon, au tableau, en prenant le temps de répéter notre démarche de travail pour réaliser l’exercice.  J’insiste beaucoup sur la bonne façon de faire puisqu’elle facilitera grandement le travail éventuellement.

Je n’hésite pas à répéter comment résoudre les exercices.  J’insiste même sur une bonne façon de faire,  la même d’ailleurs jusqu’à la fin du secondaire.

  • On sépare notre travail en deux : à gauche, les formules, les données de travail.  À droite, les calculs.
  • On écrit «en mots» ce que l’on doit faire.
  • On écrit, sur la ligne suivante, à gauche, la formule mathématique utilisée.
  • On écrit, sur la ligne suivante, toujours à gauche, les données.
  • On fait les calculs à droite.
  • On écrit la réponse à gauche.

Je donne toujours, par la suite, un autre exemple que j’invente.

Nous faisons ce nouvel exemple ensemble.  Je le laisse me dire comment faire.  Je peux donc voir, dès le départ, qu’il comprend ce qu’il devra faire.  D’ailleurs, je regarde toujours les exercices qui seront proposés, avant.  Mon exemple est un exemple qui ressemble au travail qu’il devra effectuer ensuite.

Il est important, selon moi, d’expliquer «comment faire» car c’est ce que l’enfant devrai faire.


Un exemple (secondaire 4 – méthode de réduction)

  1. Choisir la variable à éliminer ;
  2. Obtenir des coefficients numériques opposés devant la variable choisie en trouvant des équations équivalentes au besoin ;
  3. Additionner membre à membre les équations obtenues en 2 ;
  4. Résoudre l’équation à une seule variable qui en résulte ;
  5. Trouver la valeur de l’autre variable en plaçant la valeur trouvée à l’étape 4 dans l’une ou l’autre des équations du système ;

Je prépare, la plupart du temps, ces feuilles de «manières de faire».


Les feuilles de leçons, manières de faire et d’exemples restent dans un cahier de travail et peuvent être consultées si le besoin se fait sentir pendant les exercices.

Donc, finalement, avec ce que je viens de dire, je remarque qu’effectivement je donne un cours. Ha!

 

Je réponds / préparer programme de maths


Je suis en train de préparer mon programme de mathématique pour l’automne prochain.  Peux-tu me dire comment tu fais ça ?  J’utiliserai, comme toi, le cahier Point de mire? »

Je suis justement en train de préparer, dans les grandes lignes, le programme de mon dernier qui sera en secondaire 1 l’an prochain.

Comme l’édition que j’ai utilisée avec Raphaël l’an dernier est différente de celle que Gabriel utilisera, je suis en train de le planifier.

Comment je me prépare ?

Avant tout, comme je l’ai souvent répété,  je suis pas mal rigoureuse dans ma préparation puisque cela allège mon temps ensuite.  J’aime être bien préparé, solide, avec des outils qui peuvent appuyer mes leçons, etc.

Étape 1

Dans mon cas, j’imprime tous les «savoirs» qui correspondent aux leçons que je devrai lui expliquer.  Je les examine, une page après l’autre, afin de repérer les sections qui seront plus complexes à faire.

Comme le programme de secondaire 1 est une grosse révision du primaire, je SAIS déjà que quelques sections devront être particulièrement travaillées en prévision de ce qui vient ensuite dans les années suivantes.

Je place toutes ces feuilles dans un cartable (classeur) afin de les utiliser pour les leçons et les consulter au besoin ensuite lors des exercices ou des tests.

Je prépare une liste des savoirs pour s’y retrouver un peu mieux au fil de l’année.

Liste des «savoirs» secondaire 1

Étape 2

Pendant que j’examine mon cahier des «savoirs», je prends en note, tout ce qui touche le langage mathématique.  En fait, je surligne tous les termes que je désire revoir sur chacune des pages des leçons.

Savoir 1.1 – nombre naturel , en extension, nombres pairs, droite numérique, nombre entier positif ou négatif, les symboles d’appartenances, etc.

Lorsque je donnerai la leçon, je vérifierai s’il comprend bien tous ces mots correctement.

Le langage mathématique est vraiment important à maîtriser, c’est souvent une des causes de la mauvaise compréhension des problèmes.

 

Étape 3

Pendant que j’examine mon cahier des «savoirs», je prépare des outils qui appuieront mon travail : tableau de conversion, exercices supplémentaires sur le tracé des droites parallèles et perpendiculaires, différents triangles, le patron à découper de différents solides, etc.

Je mets en place tous les outils susceptibles d’être utiles.

Étape 4

Comme j’ai besoin de stimuler les troupes parfois…  J’essaie toujours de calculer «approximativement» le nombre de numéros à faire «minimalement» pour arriver à faire le programme dans le temps que je me fixe pour l’année scolaire.

Dans ce cas-ci, il y a 656 numéros à faire + 18 numéros représentant des situations-problèmes ou de raisonnement ( CD1-CD2) plus longues à faire (2 jours chez nous) + 9 tests (CD1-CD2 / 3 jours chez nous ) + 11 situations-problèmes supplémentaires (2-3 jours – optionnelles par contre) + un bilan de mi-année et un autre à la fin de l’année

  • 18 x 2 jours = 36
  • 9 tests x 3 jours = 27
  • 11 SP x 2 jours = 22
  • bilan mi-année x 3 jours = 3
  • Bilan fin année x 3 jours = 3
  • 91 jours

Comme nous travaillons, généralement, autour de 180 jours, c’est donc 89 jours qui seront consacrés aux leçons et exercices…  il faudra donc faire 7-8 numéros chaque jour pour y arriver.  C’est faisable.

Il faut quand même dire que dans chaque section, il y a une grande section avec des problèmes de raisonnements ou des problèmes d’applications.  Ce sera un peu intense de faire autant de numéros en 75 minutes chaque jour.  De plus, si l’enfant rencontre des difficultés particulières, il faudra prévoir des exercices de renforcement!

Finalement, j’imprime les tests, les situations-problèmes et de raisonnements et les bilans (mi et fin d’année).

Je n’imprime pas les exercices de «renforcements» que je n’utilise qu’à l’occasion lorsque je sens que mes gars ne comprennent pas suffisamment.  Je les imprime donc au fur et à mesure des besoins.

Rendu là, le gros de ma planification est déjà en place.  Il ne reste que la planification «plus grossière» de notre quotidien et les «ajouts» que j’aime bien faire (dessins géométriques, découverte de mathématiciens, etc)

Ça semble toujours excessif pour quelqu’un qui ne planifie pas…

Je sais…

Par contre, pour moi, pour MON QUOTIDIEN, c’est tellement plaisant de planifier autant puisque tout est là, à portée de mains, tout est en place pour simplement «être vraiment là» pour la leçon que je donne.

Je ne cherche rien, je n’imprime rien à la dernière minute, tout le matériel ou les outils sont là, près de nous.

Facile, n’est-ce pas ?  C’est, en tout cas, à la portée de tous !

Je réponds / manuel pour l’an prochain


«Bonjour Sylvie, fais-tu de l’éthique et culture religieuse ?  Peux-tu me dire ce que tu utilises (secondaire 1) et pourquoi tu as choisi ce manuel ?»

Ma réponse paraîtra étrange mais elle représente bien notre parcours.  Non, je ne fais pas ECR mais oui, j’utilise un manuel de ECR.

En fait, je ne fais pas le cours de ECR en utilisant un manuel d’une couverture à l’autre.  Je préfère puiser à l’intérieur d’un manuel ce que je désire approfondir avec mes enfants.  Nous parlons énormément…  vraiment beaucoup.  Je ne crains pas les questions des enfants sur différents sujets et je me sers parfois d’un passage en éthique pour aborder un sujet avec eux.

Je ne fais donc pas un manuel en entier…  Jamais.

Pour le secondaire 1, j’aime particulièrement celui proposé par FIDES

Tout au long du manuel, on retrouve plusieurs extraits qui accompagnent les thèmes.  J’aime particulièrement les textes choisis pour aborder ces différents thèmes.  Par exemple, on propose un extrait du journal d’Anne Frank pour aborder l’amitié.  On propose un poème, une chanson, un extrait d’un journal intime, une conversation,..  bref on nourrit le sujet d’une manière intéressante.

Un point positif pour moi… pas de longs questionnaires!!!!!  Je déteste…  On propose uniquement quelques questions de réflexion à faire oralement.

Avec le manuel, on retrouve (si tu trouves le guide) quelques SAÉ qui peuvent accompagner le travail.  Je n’en fais qu’une ou deux dans l’année.

Donc non, je ne fais pas le cours de ECR mais oui, j’utilise un manuel à l’occasion pour susciter un questionnement, entretenir une discussion, inciter à se questionner, etc.

D’ailleurs, je pense l’utiliser un peu plus l’an prochain avec mon dernier.

 

Je réponds / français secondaire 2


Une maman demande :

«Je vais débuter à l’automne avec mon fils qui sera en secondaire 2, quel manuel (approuvé) as-tu préféré en français ?»

Je ne vais parler que des cahiers ou manuels (québécois) que je possède à la maison et que j’ai utilisés (en partie) puisque j’ignore ce que les autres proposent exactement.

Je possède les cahiers/manuels suivants :

MisàJour de HRW

J’en ai déjà parlé, pour moi, il demeure une belle option puisqu’il va à l’essentiel.  Chaque niveau regroupe les genres littéraires à étudier pour l’année.  On cible donc l’essentiel, uniquement.

Vous devrez ajouter une méthode de grammaire puisqu’il ne tient compte que de la grammaire du texte.

Je l’ai utilisé en combinaison avec d’autres manuels puisqu’il ne touche qu’à l’essentiel, le minimum!!!!  Je sais, par contre, que dans une classe régulière, on n’ajoute rien d’autres.  Je suis juste plus exigeante qu’eux…  ha!

 

 

Matière première de CEC

Quelle déception… franchement, je m’attendais à plus.  Si MisÀJour va à l’essentiel, dans ce cas-ci, il touche à peine à l’essentiel à voir.  Le seul avantage qu’il représente c’est qu’il contient une section «étude de la langue».  Pour moi, il ne représente pas un choix intéressant.

Je sais, par contre, que plusieurs l’apprécient exactement pour ce que je n’aime pas… sa grande simplicité.

On aurait avantage à le compléter avec d’autres ressources.

 

Rendez-vous de Graficor

Deux manuels et un cahier d’activités

À mon avis?  Un magnifique programme lorsqu’on a la chance d’avoir le guide enseignant.  Tout est là…  L’étude des textes, des textes supplémentaires à lire, des projets de lectures, etc.  On y retrouve même un cahier de grammaire pour l’accompagner et une tonne de fiches reproductibles pour aller plus loin.  Le choix des extraits est intéressant dans plusieurs sections et même surprenant pour un manuel québécois parfois.  Le manuel est divisé en thème et dans chacun on retrouve les différents types de textes à voir durant l’année. Ainsi, au lieu de ne voir que le texte narratif pendant un chapitre, comme dans les cahiers, on retrouve le texte narratif dans chacun des thèmes abordés tout au long du manuel.

Points négatifs ?  L’élève doit répondre dans un cahier de travail…  pour celles qui aiment les cahiers c’est un moins.  Un autre point négatif, non négligeable, c’est un programme qui coûte cher si on n’a pas la chance de trouver les manuels en solde et quelqu’un qui a le guide enseignant.

Pourquoi ne pas avoir utilisé que ce programme pour mes enfants ?

Toujours la même chose, comme tous les programmes québécois, les questions posées pour l’étude des textes ne correspond aucunement à ce que je recherche.  Les programmes québécois se concentrent toujours sur le ressenti, le vécu, la justification, etc.  Je cherche autre chose.  Je l’utilise épisodiquement pour quelques sections particulièrement intéressantes à mes yeux.  C’est un beau programme je trouve.

Je préfère prendre plusieurs cahiers et manuels et construire un programme à mon goût…  mais cela demande beaucoup de temps.

Comme je le répète souvent : «Soyons créatives!»

Je réponds / du français partout!


Une maman me demande :

«Comment fais-tu pour que ce que tu travailles en français avec tes gars deviennent des choses qu’ils vont retenir «vraiment»? »

___________________

Je suis certaine que nous sommes plusieurs à rechercher un travail efficace quotidiennement.  Pfft…  Qui n’a pas souvent l’impression que ce que l’on fait ne sert pas toujours autant qu’on le voudrait ?

Après toutes ces années, ce qui fonctionne réellement chez nous, c’est de sauter sur toutes les lectures que nous faisons pour réinvestir des notions vues en français ou dans d’autres matières.

Par exemple, je n’hésite pas à prendre mon texte de dictée pour retravailler différents secteurs du programme de français.

Étape 1 : Je donne la dictée, je la corrige.

Étape 2 : Lecture de certaines dictées pour travailler la lecture à haute voix.

Étape 3 : Je questionne sur le texte de la dictée : expliquer une expression, expliquer un mot en particulier, justifier l’accord de tel mot, retrouver les sujets, les GN, le rôle de la ponctuation, etc.  J’alterne les questions selon le type de texte que j’utilise.

Étape 4 : Je me sers souvent de la dictée pour approfondir une notion en étude de la langue : mots difficiles, orthographe d’accord et règle, grammaire, conjugaison, etc.

Étape 4 : Vocabulaire – élocution.  J’aime utiliser un mot ou deux pour construire une phrase, un paragraphe que l’enfant verbalise et écrit.  Il utilise ainsi plusieurs mots inconnus de son vocabulaire quotidien.

Étape 5 : Narration.  Naturellement…  Je m’en sers aussi, à l’occasion, pour proposer un sujet d’écriture simple : un court paragraphe, sans plus.

 

J’utilise souvent un texte lu en science pour retravailler certaines choses en français.

Par exemple, la semaine dernière, mon dernier a lu un texte sur l’ours noir.  J’en ai profité pour revoir avec lui la construction d’un texte descriptif (aspect, sous-aspect).  J’ai utilisé un extrait pour retravailler la description.  Je lui ai même proposé de réécrire cette description sur un autre animal de son choix.

La semaine dernière, après la lecture de son dernier roman à l’étude, j’ai proposé l’écriture d’un résumé et d’une critique littéraire à mon fils de secondaire 2.

Tu comprends ?  On réinvestit «autrement» le travail installé en français.

Tu pourrais utiliser un court paragraphe d’une lecture en histoire et l’utiliser pour la dictée de la semaine, retravailler un temps de conjugaison en particulier, etc.

On doit simplement «oser» un peu!

Je réponds / littérature jeunesse


«Que penses-tu d’utiliser la littérature jeunesse pour travailler au lieu des cahiers d’école normaux?»


Je l’avoue…  J’y ai rêvé souvent et il m’arrive d’y rêver encore mais, dans le quotidien, c’est trop difficile pour moi de n’utiliser que ça surtout au niveau de mes enfants maintenant.

Travailler à partir de la littérature jeunesse «tout le temps» serait un rêve merveilleux pour plusieurs d’entre nous j’en suis certaine.

Par contre, dans la réalité, c’est difficile à mettre en place sans y mettre beaucoup de temps.

Avec les petits j’ai beaucoup travaillé, avec bonheur d’ailleurs, avec les albums mais avec les plus grands c’est nettement plus problématique de faire un programme entier en n’utilisant que des romans comme support.

Dans un premier temps, il faut réellement bien connaître les attentes du niveau.  Ce n’est pas tout de lire un roman et le résumer…  il faut travailler beaucoup plus que ça!  L’étude des personnages, l’incipit, le type de narrateur, la description, le schéma narratif, organiser le dialogue et j’en passe des tonnes! Oui, il y a des séquences publiées par plusieurs maisons d’éditions (Gallimard ou Folio jeunesse, Hatier, Hachette éducation, etc) mais, malheureusement, on travaille trop souvent les mêmes choses alors qu’en réalité, dans un programme réel,  l’élève doit travailler plusieurs autres choses qu’on ne parle jamais dans ces séquences de travail.  Oui, on peut les faire…  soupirs… mais ça prend tellement de temps.

Dans un deuxième temps, il faut aussi penser à varier le type de romans puisque les jeunes ont souvent tendance à apprécier un genre en particulier.  Par exemple, mon plus jeune ne lirait que des romans d’aventure présentement alors que mon troisième, ne lirait que des romans policiers!  De plus, avouons-le, il est facile de délaisser certaines catégories…  surtout celles que nous n’aimons pas particulièrement.

Pour finir, il faut aussi penser à travailler l’étude de la langue en parallèle et ce n’est pas toujours simple.  Par exemple, lorsqu’on utilise un roman pour travailler «lire et comprendre un récit» quelle partie de l’étude de la langue devrait-on travailler ?  la narration, description, dialogue, distinguer narrateur, auteur et personnages, le cadre spatio-temporel, chronologie dans le récit (ellipse, rétrospection, anticipation), le point de vue, le temps dans le récit,… Il y a tellement de choses qu’on pourrait travailler en parallèle qu’on peut facilement en oublier, ou encore, travailler trop souvent les mêmes choses.

Ensuite vient la partie «écriture» qu’il est intéressant de faire en parallèle.  On aimerait bien proposer des situations d’écriture en lien avec la lecture.  Que peut-on proposer qui dirige l’élève vers un but à atteindre?  Ce n’est pas toujours si simple, pour les grands en tout cas, de trouver de bonnes idées «intéressantes» qui les poussent toujours plus loin!

Un autre point à ne pas négliger, c’est que travailler un roman entier prend du temps et certains enfants n’aiment pas travailler plusieurs semaines sur un même roman, surtout sur un roman imposé qu’ils n’aimes pas particulièrement.

Bref…  j’en rêve encore.  Cependant, le travail à faire pour «créer» un programme entier basé sur la littérature jeunesse est trop lourd à faire lorsqu’on a plus d’un enfant en classe.  Il faut se rappeler aussi que les romans deviennent de plus en plus longs lorsque les enfants deviennent grands…  Créer une belle séquence pédagogique sur un gros roman demande beaucoup de temps que sur un tout petit album jeunesse!!!!!

Je pense que la meilleure idée est de proposer un peu des deux : un travail avec un manuel et quelques romans au fil de l’année scolaire.

En tout cas, chez nous ça fonctionne très bien ainsi.  Le manuel me permet de travailler en profondeur certains points alors que le roman me permet d’aborder un texte entier.  C’est une grande différence et l’un devrait bien vivre à côté de l’autre!

Je sais que plusieurs ne travaillent qu’avec des romans alors c’est tout à fait possible de le faire!

Je réponds / grammaire – dictée


«(…) Peux-tu mettre un exemple vraiment clair du travail que tu fais avec ta dictée ? On dirait que je ne sais pas où tu veux en venir mais je trouve ton idée bonne. »


Comme je l’ai expliqué plusieurs fois, je me sers de ma dictée du jour (les quelques phrases que je donne chaque matin) pour revoir les notions étudiées en grammaire, orthographe, vocabulaire ou conjugaison.

En fait, pour être plus précise, je cible ce que je veux travailler au départ, puis je sélectionne ma dictée en fonction de ce travail à faire.  On s’entend, la dictée que je donne ne travaille jamais uniquement une seule et unique notion puisqu’à chaque fois, on révise l’orthographe de différents mots, l’accord dans le groupe du nom, l’accord de l’adjectif, les homophones, la conjugaison d’un temps en particulier, les participes passés, ect.  Elle permet de mobiliser ses connaissances antérieures sur une tonne de choses!

Par contre, elle devient, pour moi, un outil précieux d’un travail de révision sur des notions que je vois de toute façon lors des périodes de travail en étude de la langue.

Un exemple concret ?  Mon fils de 6e année cette semaine.

J’ai choisi de réviser le verbe dans une proposition :

  • infinitif, groupe, temps et personne
  • verbes d’action et verbes d’état
  • temps simple et temps composé
  • verbes avoir et être que l’on utilise «seul» ou comme «auxiliaire
  • le temps et le mode du verbe.
  • l’accord sujet-verbe

Ma courte dictée me permettra de revoir tout ça!


Étape 1 : on révise

Je rappelle à mon fils le but de notre dictée de la semaine : réviser ce qu’il connaît du verbe.

  • Qu’est-ce qu’un verbe?
  • Qu’est-ce qu’un verbe d’action ?  un verbe d’état?
  • Quels sont les verbes d’état ?
  • Analyse d’un verbe : infinitif, groupe, mode, temps, personne, nombre,…
  • La différence entre un temps simple et un temps composé…  un exemple ?
  • Que peux-tu me dire de l’auxiliaire?
  • Comment accorde-t-on le verbe?

Étape 2 : Dictée de la semaine ( je donne 1-2 phrases chaque jour)

Dans la clairière, le pied dans les mousses, la tête sous les feuilles, l’esprit dans le mystère, il rêve, il regarde, il écoute, il scrute le nid d’oiseau, il observe le brin d’herbe, il épie le trou de la taupe, il entend les langages inconnus du renard, du loup, de la belette, de la fourmi, du moucheron. (lundi)

Il n’existe plus pour lui-même; il n’a plus conscience de son être à lui, son moi s’efface. Un nuage passe, il ne le voit pas, une pluie tombe, il ne le sent pas. (mardi)

Ses pieds ont pris racine parmi les racines de la forêt ; la grande sève universelle les traverse et lui monte au cerveau, et presque à son insu y devient pensée comme elle devient gland dans le chêne et mûre dans la ronce. (mercredi)

Il la sent monter ; il entre en communication avec la nature. Et que fait-il ? Il fait sa fleur et son fruit étrange, fable et moralité. » (jeudi)

Victor HUGO.


Étape 3 : on travaille!

  • Souligne tous les verbes en rouge.
  • S’agit-il de verbes d’action ou d’état ?  Comment le sais-tu ?
  • Donne l’infinitif de chacun des verbes.  À quel groupe appartiennent-ils ?
  • À quel temps sont-ils conjugués ?  À quelle personne ?
  • Est-ce des verbes au temps simple ou composé ?  Quel est l’indice pour les reconnaître ?
  • Retrouve le sujet de chacun des verbes.  Donne la nature, la personne et le nombre de chacun.

Étape 4 : on corrige la dictée.

Pendant la dictée et lors du travail sur la notion, j’insiste sur quelques petits points à particulièrement observer dans la dictée.  Je ne donne pas l’orthographe des mots, naturellement, mais j’insiste fortement sur la nécessité de surveiller certaines choses que nous avons déjà vues antérieurement : un homophone en particulier, un participe passé, un mot de la même famille, etc.  Cette démarche est essentielle, à mon avis, pour améliorer le travail au fil des semaines.

Lors de la correction, comme nous avons travaillé la notion à travers cette dictée, la dictée est généralement assez bonne puisque plusieurs choses sont apparues plus claires pour lui pendant le travail.  J’y retrouve très peu de fautes en général souvent même aucune!

Je ne donne JAMAIS de «notes» à une dictée puisque ce n’est absolument pas une évaluation quelconque mais un simple exercice pour travailler une notion en étude de la langue.

La dictée n’est pas là pour démontrer à l’enfant qu’il éprouve de la difficulté mais que son travail quotidien lui donne les outils et la possibilité de mieux écrire en tout temps!!!!


Étape 5 : on utilise la notion

À la fin de la semaine, lors de la situation d’écriture du vendredi, je lui demande de tenir compte de ce travail sur la notion de la semaine dans son texte.  J’y tiens.  C’est souvent lors de ce travail que je «vois» ce qu’il a retenu du travail de la semaine.


Étape 6 : on retravaille s’il le faut.

Pour certaines notions, je propose quelques exercices à faire dans la semaine.  Ce n’est pas toujours aussi simple que de trouver des verbes! hihihi


J’espère que cela vous aidera un peu!!!

Je réponds / Étude de la langue


«Je me souviens que tu utilisais le BERTHOU au primaire en grammaire mais qu’utilises-tu pour ton fils en secondaire 2?»


J’utilise une grammaire européenne (vieux manuel de 1962) que j’affectionne particulièrement.

Je n’ai pas le manuel de 4e seulement (secondaire 2) mais celui qui regroupe le 4e et le 3e (secondaire 2 et 3).

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Il n’a rien d’exceptionnel ce programme de grammaire mais c’est exactement la rigueur que j’affectionne.  Je vais vous le dire, c’est un gros programme…  même sur deux ans, il demande «beaucoup» de travail.  Par contre, en prenant son temps, c’est un programme plus que complet!

La structure est toujours la même :

  1. Un court extrait d’un texte d’auteur.
  2. Observons et réfléchissons sur ce court extrait.
  3. La leçon.
  4. Le résumé de la leçon.
  5. De très nombreux exercices variés pour les deux niveaux.  Il y a même quelques exercices de révision des notions précédentes!!!!
  6. Dictée + questions sur cette dictée.
  7. Composition française.

Aucune comparaison avec une grammaire québécoise.  On ne retrouve donc pas le jargon québécois comme dans les manuels scolaires (Réforme).  On se trouve ici en face d’un bon VIEUX manuel de grammaire à l’ancienne!

Vous savez? Un manuel qui travaille pour «vrai»! ha!


Vous pouvez découvrir plusieurs manuels de la collection, dont celui de secondaire 1 et 2 sur le fabuleux site MANUELS ANCIENS, site qui regorge de plusieurs trésors à découvrir.

 

 

Notre travail en étude de la langue


Une maman demande : «Il me semble que tu en avais parlé mais je ne trouve pas l’endroit sur ton blogue, tu travailles avec tes deux derniers en grammaire hein?


Je l’avoue, même moi je n’y pense pas toujours…

Mais quelle belle idée de travailler avec mes deux derniers «en même temps» par moment!!!!  Comme mon programme annuel d’étude de la langue est terminé, depuis trois semaines nous retravaillons les mêmes notions d’étude de la langue dans la même période de temps.

J’aime tellement…  tellement ça!

Au lieu de répéter deux fois la même chose n’est-il pas plus logique d’expliquer une seule fois?

Franchement, oui.

J’oublie de les mettre ensemble bien souvent puisqu’ils sont dans un niveau différent et que chacun travaille des exercices assez différents ; l’un approfondissant ce que l’autre découvre bien souvent.

Comme l’étude de la langue est un programme d’éternels recommencements – comment faire autrement puisque les notions ne sont jamais totalement acquises avant 14-15 ans, nous revoyons présentement plusieurs notions de base… encore!

Depuis trois semaines, notre étude de la langue se fait donc avec mes deux derniers, l’un en 6e et l’autre en secondaire 2 (4e).

Nous y travaillons environ 1 heure chaque matin…

Je donne, au départ, une courte dictée. 

Je la sélectionne en fonction du travail en étude de la langue que je désire travailler. Naturellement, je continue d’insister sur plusieurs choses pendant la dictée : orthographe particulier d’un mot, accord de l’adjectif, accord d’un verbe, mot de la même famille, etc.  Par contre, le «réel» travail, lui, se fera sur la notion en étude de la langue.

Ce matin, par exemple, je révise le complément d’objet direct.

Dictée de mon fils de 6e :

Soudain, un hurlement lointain paralysa (la langue de Bruno).  Hervé, avec des yeux terrifiés, épiait (les réflexes) sur la figure de son protecteur.

-Ce doit être un loup qui poursuit (un chevreuil)! supposa Bruno.  Tu comprends, les loups sont fous de joie à la première bordée de neige !

-Pourquoi cela ?

-Parce qu’ils ont (la chance) d’attraper plus facilement (un chevreuil).  Ils sont légers et portent sur la croûte, tandis que le chevreuil, avec ses pattes fines, enfonce…

Un second hurlement coupa (la parole) au guide.  Hervé, muet d’épouvante, blêmissait.  Bruno s’en aperçut et, pour chasser (une crainte légitime), lui dit :

-Ne me dis pas que tu as peur d’une petite bête !

 

Dictée de mon fils de secondaire 2

Une admirable Providence se fait remarquer dans les nids des oiseaux. On ne peut contempler, sans être attendri, cette bonté divine qui donne l’industrie au faible, et la prévoyance à l’insouciant.

Aussitôt que les arbres ont développé leurs fleurs, mille ouvriers commencent leurs travaux ; ceux-ci portent de longues pailles dans le trou d’un vieux mur ; ceux-là maçonnent des bâtiments aux fenêtres d’une église ; d’autres cherchent un crin à une ravale, ou le brin de laine que la brebis à laissé sus- pendu à la ronce. Il y a des bûcherons qui croisent des branches dans la cime d’un arbre ; il y a des filandières qui recueillent la soie sur un chardon. Mille palais s’élèvent, et chaque palais est un nid chaque nid voit des métamorphoses charmantes : un œil brillant, ensuite un petit, couvert de duvet.

Chateaubriand

La dictée permet de réviser bien plus que des compléments d’objet direct mais je l’utilise dans ce but en particulier.

Une fois la dictée donnée et corrigée, je révise avec eux la notion à revoir du jour. 

Vous connaissez les enfants, l’étude de la langue n’est pas une priorité dans leur vie!  Je commence toujours par vérifier ce qu’il reste de nos anciennes leçons puisqu’il arrive encore, trop souvent à mon goût d’ailleurs, que les notions soient complètement dissimulées derrière d’autres éléments plus pertinents à leurs yeux! hihihi

Une fois la notion révisée…

Ils cherchent, dans leur dictée respective, la notion du jour.

Par exemple, aujourd’hui, il recherche les COD dans le court extrait donné.

J’insiste beaucoup sur le «pourquoi» car, on ne cherche pas ces fameux COD pour rien!  On ne travaille pas uniquement pour le plaisir!!!! Comme nous re-travaillerons les participes passés dans les prochains jours, je prépare le terrain!

Par la suite, je leur demande de m’écrire quelque chose… 

Un sujet imposé, une narration sur une lecture la veille, un sujet proposé par l’un ou l’autre…  n’importe quoi!  Ce court paragraphe d’écriture doit «obligatoirement» contenir la notion du jour.  Il m’arrive de proposer un canevas de travail que les enfants peuvent compléter.

Si je sens que la notion reste fragile, je donne un exercice à faire.

Par contre, je sais déjà que j’y reviendrai à nouveau éventuellement puisque les notions ne sont jamais totalement acquises pour le moment.  Alors je n’étire pas en longueur les exercices supplémentaires.  Je préfère me dire que le secret, en étude de la langue surtout, c’est la répétition…  Je reviens continuellement sur les mêmes choses!!!


L’important, c’est d’y revenir.

Je sais que le travail que je propose peut sembler trop long, ou monotone, à faire pour plusieurs, mais chez nous, les enfants préfèrent cette façon de faire à une multitude d’exercices répétitifs qui n’apportent aucune compréhension «réelle» d’une notion apprise.

C’est en l’utilisant qu’on retient «réellement» une notion.  Un exercice sur une notion est superficiel dans la mémoire de l’enfant alors que l’utilisation répétitive de la notion la rend «concrète» et  utilisable par la suite.

On oublie trop souvent qu’il faut rendre nos apprentissages «utilisables» pour la suite!

Bonne journée.

Réflexions sur ma routine…


J’ai l’impression de répéter la même chose depuis des années.  J’ignore si je suis la seule dans cette situation, mais je n’arrive jamais à trouver du temps pour faire «toutes» les matières dans mes semaines de travail.

Bon, je l’avoue, je suis un tantinet perfectionniste en mathématique et en français : ça gruge beaucoup de mon temps de disponible c’est certain, mais quand même…

En fait, si je pars du principe qu’à l’école régulière, toutes les matières y passent chaque semaine, pourquoi je ne serais pas capable d’en faire autant ?

Bon, avouons qu’à l’école régulière, ils n’ont pas toujours le temps de bien approfondir les notions ou d’accompagner un enfant particulièrement en retard dans une matière.

Vous le savez, j’ai tenté plusieurs choses au fil du temps, le constat reste toujours le même : plus le niveau scolaire des enfants augmente, plus la quantité de matières à faire devient importante et plus il devient difficile de tout faire «rigoureusement»!  J’insiste sur le mot puisque c’est là que le problème survient : lorsqu’on veut bien travailler chaque matière, ça prend du temps!

Un des problèmes que je rencontre souvent c’est que j’approfondis trop certaines sections de travail.  Comme je vais toujours plus loin en français, plus loin en maths, plus loin en science, plus loin en histoire, plus loin en art, plus loin…  Devinez ce qui arrive?  Je manque de temps! Hihihi.

Je n’ai donc pas trouvé de recettes miracles pour le moment puisqu’il me faudrait diminuer mes «ajouts» pour me concentrer sur la matière : ce que je me refuse de faire pour le moment.  Franchement, je ne vois pas encore l’utilité de ne pas enrichir mes programmes (souvent médiocres d’ailleurs).

Mes solutions sont donc très temporaires puisqu’elles ne fonctionnent qu’à moitié.  Les dernières semaines, je fais, chaque jour, les matières de base importantes : dictée, français, étude de la langue, mathématique, anglais.  Puis, je travaille par «bloc» les autres matières en alternance.   Quand je dis «Travailler par bloc» je veux simplement dire que je travaille un sujet, par exemple la lumière en science, pendant 2-3 semaines à tous les jours jusqu’à ce que le sujet soit entièrement travaillé.  Ainsi, je suis assurée qu’une section du programme est entièrement bien faite et complète!

Bon, je ne peux jamais totalement vider un sujet puisque ce serait sans fin, mais on approfondit autant qu’ il est possible de le faire.

Ma routine ressemble donc à…

Les enfants ne travaillent pas avec moi en après-midi cette année puisque je ne suis pas disponible (je travaille).  Par contre, ils débutent dès 7:30 le matin et nous travaillons 60 minutes en fin de journée.

  • 7:30 – 8:00 : dictée de mots de vocabulaire et dictée (2-3 phrases).
  • 8:00-9:00 : Travail sur le texte ou étude de la langue.
  • 9:00-9:30 : Mathématique
  • 10:00 – 10-30 : Mathématique
  • 10:30 – 11:00 : Anglais
  • 11:00-12:00 : Travail sur une matière (autre que la base)
  • 17:30 – 18:30 : Travail sur la même chose qu’à 11:00
  • Lecture en soirée sur le roman à l’étude.

Ce n’est pas encore parfait…  soupirs…  naturellement…  puisque, si c’était le cas, je n’en parlerais pas!

Le «vrai» problème reste toujours le même : mon obligation de rendre des comptes en bout de ligne à une commission scolaire.  Je «dois» faire certains sujets, au niveau imposé par le programme.  Ce n’est pas toujours le niveau que je choisirais pour faire une matière en particulier et, croyez-moi, plusieurs choses ne seraient même pas au programme chez nous!


Je réponds à quelques questions que j’ai reçues dernièrement sur ce sujet


«Comment arrives-tu à tout faire dans une semaine de travail?

Facile.  Je n’y arrive pas.  Ha!

Présentement, je suis en retard en science, en histoire, en géographie et en mathématique.

Par contre, contrairement à plusieurs d’entre vous, ça ne me fait pas peur.  Je «sais» que nous terminerons le programme…  comme toujours!


«Tu commences à quelle heure le matin? Vous travaillez combien de temps?»

Présentement, nous débutons à 7:30.  J’ai un horaire atypique cette année puisque je travaille un peu en après-midi à l’extérieur de la maison.

7:30-9:30 / 10:00 – 12:00  parfois un peu en après-midi / 17:30-18:30

Nous travaillons environ 5 heures chaque jour parfois un peu plus, parfois un peu moins.  Je ne compte pas ici le temps de lecture obligatoire chez nous avant d’aller au lit (45-60 min.) et les petits moments ici et là que j’utilise à l’occasion quand je peux le faire.


Tu travailles les langues combien de fois chaque semaine ?

Présentement, les deux derniers ne font que de l’anglais.  Ils travaillent tous les jours environ 30 min.


Tu passes combien de temps en français chaque semaine?

Tous les jours, 90 min…  et même beaucoup plus par moment…  beaucoup trop souvent!


As-tu une matière que tu ne fais pas?

Oui…  Éthique et culture religieuse.  Je ne fais que quelques sections dans tout le manuel que j’utilise.

Pour moi, la culture religieuse et l’éthique se font quotidiennement, autrement…  c’est une longue route d’une vie!


Penses-tu qu’en deux heures je peux enseigner l’essentiel à mon garçon de secondaire 2?

Le rêve, l’illusion…  Même avec 5 heures par semaine je n’arrive pas à tout faire!

C’est d’ailleurs un mythe qui a la vie dure dans l’univers de l’école-maison : croire qu’on peut faire la classe «adéquatement» en 2 heures chaque jour!!!!  Pfft…  JAMAIS!

J’aimerais bien que ce soit possible par moment! ha!


Où trouves-tu le temps de faire des arts?

C’est un incontournable chez nous…  Cette période du vendredi est toujours là parce que j’y tiens!  Pour moi, les arts devraient être «obligatoires» dans toutes les maisons!


Comment fais-tu pour trouver du temps pour faire écrire autant?

Je le décide.

Écrire est un des moyens le plus efficace que je connaisse pour maîtriser l’écrit.  On apprend à bien écrire en écrivant souvent!  Pas seulement… naturellement, mais c’est un outil précieux que je désire conserver.  Sous forme de dictées, de courts textes rapides, d’un résumé, d’une narration sur un sujet, d’une opinion ou d’une situation d’écriture longue, on écrit souvent!

Comme je l’ai mentionné plus haut, le français occupe toujours trop de temps dans ma semaine.


Es-tu quelqu’un d’organisé? 

Est-ce une question piège? 🙂

Oui.  Je suis organisée.  Je planifie, je fais des listes, je fragmente le travail à faire, je néglige rien, je fais les choses une seule fois, j’essaie d’être «à jour» partout!