Catégorie : À ne pas oublier

Oeuvres complètes? ou extraits?


Vous faites lire des oeuvres complètes en classe?

Je pense qu’il devrait toujours y avoir de la place pour des oeuvres complètes en classe…  et oui, même en première année!

Un des objectifs de la lecture n’est-il pas de rendre l’enfant autonome et bon lecteur?

Il s’agit donc de proposer à nos enfants différentes lectures pour créer « l’habitude » de lire…   que le « besoin » de lire devienne suffisamment présent pour lui faire choisir des lectures personnelles.  Il faut développer « le goût de lire » chez l’enfant.

Notre tâche est de « stimuler » ce goût…  lui donner « forme »…  lui donner « vie »!!!!

C’est à nous de proposer des lectures en classe…  des extraits parfois, mais aussi des oeuvres complètes qui permettent de mieux comprendre la pensée de l’auteur, mais surtout qui permettent de saisir le « coeur » de l’oeuvre.

Il faut éviter de trop le travailler ce roman, pour garder le « goût » de lire.  Trop de travail avec le roman enlève l’intérêt de lire.  On peut très bien ne poser que quelques questions oralement ou demander une narration quelconque…  mais sans plus!  On garde les extraits pour le vrai travail…  on garde le roman pour faire grandir notre culture, notre imaginaire, notre connaissance de l’autre, etc…

Lire devrait être une chose « plaisante », même pour un roman qui nous intéresse moins.  Voilà pourquoi je lis souvent le roman avant…   cela me permet de donner une « piste de réflexion » pour mieux l’apprécier par la suite.

Pour finir… Inutile de rappeler l’importance de lire…  Nous le savons tous !

Bonne journée !

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Lire… pour mieux préparer la classe!


J’ai reçu une question d’une maman…

J’ai déjà répondu à cette question il y a quelques temps, mais je me suis dit qu’il serait peut-être bon que je donne un petit rappel.

Ah oui… la question! ha!

Est-ce que je lis tout ce que mes enfants lisent en classe.

Et oui…  et même plus…  car souvent je lis un roman qui ne prendra pas place en classe car il ne convient pas à ce que je désire travailler, ou encore,  je sais très bien qu’il ne plaira aucunement à l’enfant qui devait le lire.

Pourquoi?

Tout simplement pour mieux le travailler!

Je lis tout… absolument tout…  même pour les grands adolescents avec de gros romans à l’étude!!!

Qu’est-ce que je lis pour la classe?

Les textes du jour :

Je lis chaque texte abordé en classe.  Je repère les mots qui seront difficiles, les phrases qui ne seront pas bien comprises,…  au fond j’anticipe déjà les questionnements.  Je lis les questions proposées par le manuel de travail et j’organise ainsi la structure que prendra cette leçon.  Naturellement, je lis  le guide si je l’ai!  J’aime, pour les plus vieux, amener le texte dans son contexte historique…  alors souvent je cherche quelques informations qui pourront amorcer la lecture.

Les romans à l’étude :

Je lis et note les questions que je désire abordées en dehors du travail scolaire demandé.  Parfois, je consulte le net pour dénicher des questionnaires, des pistes de travail, etc.

Pour moi, un roman à l’étude n’est pas de répondre mécaniquement à un questionnaire…  et non…  je cherche à provoquer une réflexion, une interrogation, un regard différent de l’aventure, etc.  Je planifie l’étude d’un personnage, un trait de caractère, un acte quelconque, une conversation particulière, une attitude dérangeante, etc…  je suscite la réflexion!

Je préfère grandement une bonne discussion sur la lecture qu’un questionnaire insipide.  L’enfant apprend à répondre aux questionnaires mécaniquement, sans réfléchir réellement.  Discuter avec l’enfant permet de mettre en lumière plusieurs choses qu’il ne peut comprendre totalement encore vu son jeune âge et son inexpérience.  J’aime proposer la relecture de certains passages pour en discuter ensuite.

Les mathématiques : 

Et oui…  je lis les notions à voir, les problèmes qui seront abordés et même plus!  J’essaie de prévoir à l’avance ce qui sera problématique et je prévois ainsi des leçons supplémentaires, des manipulations, etc.

L’histoire, sciences, géogaphie, etc…:

Je lis naturellement le guide, le manuel de travail…  et…  les manuels, revues ou livres que je possède à la maison qui pourraient compléter la leçon.

Finalement… c’est très simple… Je reste « éveillée » en tout temps devant les apprentissages des enfants.

Cela demande énormément de temps… surtout avec 4 enfants en classe… surtout avec les enfants au secondaire, mais cela en vaut largement la peine.  On s’investit davantage dans les rouages de la compréhension chez notre enfant.

Alors, finalement pour répondre à la question de départ :

Oui, je lis tout!

Travailler « avec » et « pour » nos enfants


Je suis toujours surprise d’entendre ça…  toujours autant…   après toutes ces années d’école-maison…

Une de mes soeurs est enseignante au primaire, en 1ère-2e année, dans une école publique.  Depuis le retour des fêtes deux petits nouveaux apparaissent dans son école…  deux enfants issus de l’école-maison.

Cette image négative qui colle si souvent à l’école-maison…

Oui, vous savez?

Cette image d’enfants qui n’ont jamais fait le minimum???  Vous savez un enfant qui arrive en 2e année…  qui ne sait pas lire, pas écrire, pas calculer…  Un enfant qui n’a tristement rien fait de concret au niveau académique depuis 2 ans!!!!!!!!!!!!!

Et oui…   une autre famille qui n’avait pas compris que l’école-maison ce n’est pas de « NE RIEN FAIRE »

Je déteste cette image qui colle souvent à l’école à la maison…  cette image que les mamans ne sont pas équipées pour enseigner à leurs enfants.  Cette image qu’à la maison

  • les enfants ne travaillent pas adéquatement;
  • qu’ils ne font que jouer ou écouter la télé;
  • qu’ils ne font rien;
  • qu’ils n’apprennent que le minimum;
  • qu’ils n’ont pas les outils pour apprendre correctement;
  • qu’ils prennent beaucoup de retard;
  • etc.

Vous croyez que j’exagère?

Hélas, ce n’est pas la première fois que ma propre soeur me parle de petits qui intègrent l’école et qui n’arrivent pas à suivre…

Si je n’avais qu’une seule chose à dire…

L’école à la maison n’est pas de « ne rien faire » on ne travaille pas pour la commission scolaire, ou pour un retour éventuel en classe régulière.

  • On travaille pour « nos enfants »!!!
  • On travaille quotidiennement pour bien outiller nos enfants!!!
  • On travaille quotidiennement pour instruire nos enfants!!!
  • On travaille avec et  pour « NOS ENFANTS  »

Aimons-les assez pour leur offrir une éducation et une instruction similaire ou mieux que ce que propose l’école régulière!

Se tromper… se relever!


Et si nous acceptions de nous tromper?

  • Combien de fois j’ai pris un manuel pour le lancer au bout de mes bras ( symboliquement parlant bien entendu ) parce qu’il ne nous convenait pas!
  • Combien de fois j’ai remis en question une méthode de travail en classe-maison?
  • Combien de fois j’ai remis en question ma manière d’enseigner une matière ou  même une notion?
  • Combien de fois j’ai remis en question ma façon de voir les apprentissages?
  • Combien de fois je me suis carrément trompée…   oui…   trompée…
  • Combien de fois j’ai eu peur de m’être trompé de route de route avec mes enfants…
  • Combien de fois j’ai remis en question l’idée même d’enseigner à la maison…

Et oui..  et puis après?

Et si nous acceptions simplement de nous relever dignement pour poursuivre une meilleure route?

Bon mercredi tout le monde!

Avoir en tête une idée précise…


Imaginez un peu que nous sommes en train de dériver sur l’océan…  nous portons un gilet de sauvetage, mais nous ignorons où se trouve la terre.  Que ferions-nous dans cette situation?  On se laisserait flotter, luttant contre les vagues ou le courant…  heureux d’être en vie.

Mais, sans direction claire…  hum…  on se découragerait, non?

Je pense que c’est la même chose en classe-maison.  Si on ne garde pas en mémoire un point précis,  si on ne focalise pas sur ce que nous voulons voir chez nous, on dérive.

Je pense que nous devons tous déterminer dans quelle direction nous voulons aller et comment s’y rendre.

Quels sont nos objectifs?

  • Voir nos enfants heureux…  j’imagine…
  • Voir nos enfants bien grandir…  assurément…
  • Voir nos enfants réussir…  oui, mais quoi?

Je m’interroge souvent sur ce que je veux dans ma classe-maison…  trop souvent probablement.  Je me questionne justement pour mettre un point précis dans ma tête, un objectif clair.

L’an dernier, lorsque mon plus vieux faisait ses examens pour le DES, j’ai compris que mon point de focalisation avait changé…  j’ai compris, à ce moment-là, que ce qui était important pour moi avait été déplacé.  Une folie ces examens…  une véritable folie…  car nous avons travaillé pour un but qui n’était pas le bon.  Heureux des résultats, oui… mais déçu de ne pas avoir compris.

On peut être heureux à dériver…  heureux d’être en vie…  mais…  dans quelle direction se rendre dans un océan si vaste?

Alors, que voulons-nous dans notre classe-maison?

Bon retour en classe ce matin!

À son propre pas, on va loin!


Oui…   c’est un proverbe Corse qu’une amie me répétait sans cesse à l’université…   elle était lente sans bon sens! ha!  Je me demandais comment elle pouvait arriver à faire la polytechnique avec moi à ce rythme là!  Pourtant, aujourd’hui elle travaille comme ingénieure chimique!!!

À son propre pas…  on va loin!

Lorsqu’on a un seul enfant en classe, on ne voit pas toujours s’il est rapide ou lent…  non…  on avance tout simplement.  Par contre, au deuxième qui entre en classe…   hum…   on réalise que le rythme n’est pas toujours le même…  puis…  un troisième entre en classe, et?  il a un rythme totalement différent de travail.  Vient un quatrième, etc…

C’est alors qu’on réalise parfois que nous avons un enfant « différent » devant soi et que si nous lui en donnons la chance : à son propre pas…  il aura la chance d’aller loin!

Dans ma classe-maison j’ai un enfant plus lent…  beaucoup plus lent…

Un des moyens que j’ai choisi d’utiliser avec lui est de toujours fixer des objectifs qu’il sera en mesure d’atteindre !  Parfois avec beaucoup d’efforts…  mais il est en mesure de réussir!  Je dis toujours à mon fils de se donner un objectif réalisable et ensuite de passer à l’action!  C’est le seul moyen…  passer à l’action!

On pourrait appliquer ce proverbe pour notre classe-maison aussi…  un rythme plus lent qu’une autre maison…  mais un magnifique résultat à la fin!

Bon samedi tout le monde!

Des demandes claires… et positives!


J’ai beau me le répéter à plusieurs reprises, je m’y fait prendre encore…

Je parle ici de la mauvaise habitude d’enseigner à nos enfants ce que nous ne voulons pas voir,  au lieu de leur dire ce que nous désirons voir.

On oublie trop souvent de parler positivement à nos enfants…

Ainsi, au lieu de dire à un enfant : « je ne veux pas voir de travail mal écrit » on devrait prendre l’habitude de dire ce que nous voulons vraiment : « Tu dois me faire un travail soigné, bien écrit, l’orthographe vérifié, etc…  »

L’enfant a une idée claire de ce que l’on veut et ne se sent pas continuellement pris en faute.  Il développe l’habitude de rendre un travail comme il a été demandé.  Il apprend à mettre des balises claires au travail à faire.

Oui…  il est bon de s’ajuster parfois!

Bon mardi!

Être maman… tout simplement!


Au quotidien, dans le roulement mouvementé de notre classe-maison, il est facile d’oublier que notre rôle premier est d’être « maman » auprès de nos enfants.  On peut penser que c’est secondaire, mais dans les faits, c’est primordial de s’en souvenir…  car une maman…   une bonne maman…  veut toujours le « meilleur » pour ses enfants.

Nous le savons tous… mais lorsqu’un enfant refuse de travailler…  réchigne au travail…  ne réussit pas comme il le devrait…   prend plus de temps que ce que nous espérions…  Où va notre bonne volonté d’être une maman attentionnée?

C’est facile d’oublier que notre rôle est d’accompagner nos enfants en classe…  les accompagner…  les soutenir…  les encourager…  leur tenir la main…  leur donner les bons outils pour réussir…

Notre tout premier rôle auprès d’eux est d’être maman… tout simplement!

Bon dimanche!

Écrire… Écrire…


Écrire…

On ne réalise pas suffisamment qu’écrire s’apprend, naturellement,  en écrivant!

Ça semble banal de lire cette phrase n’est-ce pas?

mais…  

Combien d’entre nous font écrire leurs enfants à tous les jours?  

Je ne parle pas ici de répondre, souvent par un seul mot  d’ailleurs,  à une question de compréhension.  Non…  Je parle d’écrire…  de poser le geste de réflexion et de composer quelque chose…  créer avec les mots!!!

Hum…

En tout cas, chez nous, on écrit à tous les jours!

J’utilise pour chacun un petit cahier qu’on appelle « mon cahier d’écrivain» .

Chaque jour, je demande d’écrire dans ce petit cahier.  Mon plus jeune écrit une phrase ou deux, mon troisième un paragraphe, mon deuxième et mon premier la longueur qu’ils veulent.  Parfois, je leur propose des sujets mais très souvent ils écrivent ce qu’ils veulent.

Vous savez quoi?

Les enfants adorent ça!  Au fond, quand on y pense, c’est un peu comme un journal intime ce cahier…  car souvent…  on y retrouve des évènements du quotidien, des sorties, des invités, des activités, etc. On y retrouve ce qui les anime au quotidien.  On y retrouve des histoires, des rêves, des projets, des poèmes, etc.

janvier 2013 008

Une vraie mine d’or ce cahier au fil du temps!!!

Facile à mettre en place : 

  • On choisit un cahier
  • On trouve une période de 15-20 minutes tous les jours
  • On écrit la date du jour… on écrit…  on ajoute si on a le temps un petit dessin pour embellir la page!

janvier 2013 009

Facile, n’est-ce pas?

On en profite pour installer les bases de l’écrit…  On pourrait choisir de ne pas corriger les fautes et donner plus de liberté à l’enfant.

L’idée est de lui permettre d’écrire librement!

Écrire…  c’est facile…  mais il faut y mettre du temps!

Bonne journée!

Un truc à partager…


Voici un truc à ne jamais oublier en classe :

On mise sur la qualité d’un travail et non sur la quantité de travail à produire

Simple n’est-ce pas?

Croyez-moi…  on l’oublie souvent.

On a l’impression de « devoir » terminer à tout prix un programme au lieu de penser à construire un plancher solide pour y déposer l’année suivante.  On doit apprendre à nos enfants à « prendre  le temps » de bien faire un travail… même si cela prend du temps!

Pensez-y!