Catégorie : Terre des lettres 6e

Terre des lettres 6e – Mes fiches de travail


Comme pour le manuel de 4e, je vais placer mes fiches de travail dans cette publication afin de mieux s’y retrouver.

J’utilise le manuel de 2013…  pas le nouveau à paraître en 2016.

Étude de la langue :

***N’oubliez pas qu’il faut avoir le manuel (2013) pour utiliser mes fiches de travail.

  1. Le verbe _p.298-299
  2. infinitif, auxiliaire et participe passé _p.336-337
  3. Le nom et le groupe nominal_p.300-301
  4. Le féminin des noms _p.374
  5. Le féminin des adjectifs_p.375 (J’ai ajouté 2 exercices)

Situation d’écriture

***N’oubliez pas que je n’invente rien, ce sont les «expression écrite» proposées par le manuel.

Chapitre 1

 

Expression artistique

Chapitre 1 : Expression artistique_poésie p.25

Étude de l’image

Chapitre 1 : Étude de l’image _ La nuit étoilée_p.30

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Terre des lettres 6e – texte 2


Le manuel «Terre des lettres»  propose uniquement un court extrait du poème de Verhaeren…  Je déteste ça.  Je n’ai jamais trouvé que c’est une bonne idée de fractionner un poème… même s’il semble long ou difficile à comprendre.

Pourquoi ne pas pousser un peu plus loin ce que l’on propose dans nos manuels?  Vous me connaissez suffisamment maintenant pour savoir que j’ai proposé à mon fils-4 la lecture du poème entier hier!

Dédié au sud-ouest

Sur la bruyère longue infiniment
voici le vent cornant novembre;
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs ;
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent ;
Aux citernes des fermes.
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort, dans leurs mélancolies.

Le vent rafle, le long de l’eau,
Les feuilles mortes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre ;
Le vent mord, dans les branches,
Des nids d’oiseaux ;
Le vent râpe du fer
Et peigne, au loin, les avalanches,
Rageusement du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Dans les étables lamentables,
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitres et de papier.
– Le vent sauvage de Novembre ! –
Sur sa butte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d’éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Les vieux chaumes, à cropetons,
Autour de leurs clochers d’église.
Sont ébranlés sur leurs bâtons ;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent, comme un grand vol,
Rabattu noir, contre le sol.

Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L’avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes,
Criant de froid, soufflant d’ahan,
L’avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes ;
L’avez-vous vu, cette nuit-là,
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n’en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient, comme des bêtes,
Sous la tempête ?

Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant,
Voici le vent cornant Novembre.

Emile Verhaeren

 

Par la suite, le manuel propose une expression écrite «à la manière de».  J’ai préparé, comme toujours, une feuille pour écrire son poème.

Si cela vous intéresse :

Le vent_Émile Verhaeren p.17

«Terre des lettres 6e» de Nathan p.17