Compréhension de lecture


Voici des épreuves de compréhension de lecture.  Elles sont principalement pour des élèves qui éprouvent des difficultés avec la lecture.  Par contre, quelle belle idée de les utiliser pour vérifier si nos enfants saisissent bien le sens des questions posées et comment y répondre adéquatement.

Les exercices sont proposés par une équipe de chercheuses à l’UQAM:

Cliquer ici pour vous rendre sur leur site.

Ce que j’aime particulièrement de ces évaluations c’est le corrigé qui les accompagne.   On propose, dans le corrigé, les «bonnes réponses» et celles qui devraient être «rejetées» en mentionnant pourquoi elles devraient l’être.  Cela permet de mieux comprendre ce que nos enfants n’arrivent pas à saisir dans la question posée.

Je sais que plusieurs mamans éprouvent de la difficulté à bien évaluer les réponses de leurs enfants… c’est un moyen de s’entraîner!


Plusieurs niveaux de disponible sur le site :

Prochaine semaine : travail sur le texte


Fils-3 (secondaire 1-5e)

Comme l’année file à vive allure…  février déjà…  je dois me concentrer sur quelques notions importantes à voir avant la fin de l’année.  À ma présentation du portfolio, en juin, on s’attend à ce que certaines choses soient vues…  ce qui n’est pas encore le cas dans tous les types de texte.

Cette semaine, je reviens sur la narration et plus particulièrement sur le type de narrateur et les marques de l’énonciation.  Il me semble qu’il connaît déjà tout ça…  mais…  je sais qu’il éprouve parfois de la difficulté à bien cerner le narrateur omniscient.

Je n’ai pas cherché longtemps pour mes textes à travailler…  j’utilise trois très courts extraits proposés par un cahier québécois (MisÀjour français de HRW)  Je ne veux pas y passer des heures…

  • Premier extrait : Nuit noire (Carole Tremblay)
  • Deuxième extrait : En été de Jade (Charlotte Gingras)
  • Troisième extrait : La route de Chlifa (Michèle Marineau)

Quelqu’un a mis le dossier sur la narration sur le net : CLIQUER ICI

 

Fils-4 (5e année/CM2)

Après plusieurs jours sur le Moyen âge…  nous lirons sur nos origines.

  • Premier texte : Qui sont nos ancêtres de la préhistoire?
  • Deuxième texte : Les débuts de la vie sur la Terre
  • Troisième texte : Bébé en devenir

Les trois textes sont proposés par un manuel scolaire québécois «Signet B de ERPI»  un manuel que mon fils-4 aime particulièrement depuis quelques semaines.  J’ai décidé de travailler quelques temps avec ce manuel puisqu’il s’y sent à l’aise et l’apprécie.

Lectures supplémentaires

Naturellement…  vous me connaissez, je bonifie ce choix d’extraits avec des lectures que je puise ici et là dans mes vieux manuels puisque j’aime davantage ce type de manuel de travail.

Mon fils-3 (secondaire 1/5e)

Le miracle du froid et du chaud de Henry Bordeaux

Il poursuit aussi la lecture de son roman « Percy Jackson»

 

Mon fils-4 (5e année/CM2)

Comment la baleine perdit ses pieds de Pierre Mille

Je réponds / français


Je sais que plusieurs aiment particulièrement que j’offre mes planifications de la semaine.  Je n’ai, généralement, malheureusement pas le temps de le faire.  Je ne crois pas que ce soit réellement pertinent de les mettre toutes puisque nous ne travaillons pas de la même manière.

J’utilise présentement, pour mon fils-4, ce vieux manuel que j’apprécie beaucoup puisqu’il cadre avec ce que je recherche pour lui.  Il rejoint davantage ce que mon fils-4 a besoin que le Dumas que j’employais au début.

Vous le retrouvez sur le site de MANUELS ANCIENS

Je garde en tête de travailler moins d’exercices mais répétitivement de semaine en semaine.  D’ailleurs, beaucoup d’anciens manuels travaillaient ainsi : peu d’exercices mais qui reviennent souvent pour raffermir nos connaissances de base.  On place aussi au premier plan les exercices oraux très répétitifs, surtout en conjugaison, afin de mettre dans la mémoire une certaine «façon de faire» qui s’installe réellement par la suite.  Les dictées, les nombreuses situations d’écriture, ajoutent à ma semaine suffisamment d’occasion d’améliorer les bases en étude de la langue.  J’ajoute aussi quelques lectures supplémentaires, sur le même thème, et ma semaine devient complète.

Comme je n’ai pas le manuel en main…  et que j’aime beaucoup avoir des feuilles sous la main, je prépare la séquence moi-même.

Voici donc la prochaine semaine :

Thème menuisier_leçon 8

***Si vous voyez des fautes soyez indulgentes 😉

J’ai ajouté un texte et une situation d’écriture au travail d’origine proposé par le manuel.  De plus, j’ai modifié certaines questions.

Et…  non, je n’ai pas fait de corrigé.  Inutile de m’écrire puisque je n’en fais pas pour ce niveau.  Il y a peu d’exercices donc ce ne sera pas trop lourd pour la correction.

Le singe cordonnier (texte)


J’ai longuement hésité avant de choisir ce texte pour mon dernier…  mais comme il n’arrête pas de me répéter que les textes se terminent, curieusement, toujours bien, je me suis laissée tenter par le texte proposé dans son petit manuel de français.

Le singe cordonnier

par

Bonaventure Desperiers

Il y avait une fois à Paris un joyeux savetier nommé Blondeau, qui réparait les souliers et gagnait sa vie gaiement. Du matin au soir il chantait et réjouissait tout le voisinage.

On dit que, de toute sa vie, il ne fut jamais vu triste qu’une fois : ce fut lorsqu’un monsieur qui demeurait vis-à-vis sa logette acheta un singe.

Ce singe faisait mille maux à ce pauvre Blondeau. Il l’épiait aiguisant son tranchet, taillant son cuir, et, aussitôt que le savetier était allé dîner, il descendait dans l’atelier, prenait le tranchet, et découpait le cuir comme il avait vu faire.

Le pauvre Blondeau n’osait aller boire ni manger hors de son atelier sans enfermer son cuir. Et si, par malheur, il oubliait de tout fermer, le singe n’oubliait pas de tailler le cuir en morceaux, ce qui mettait Blondeau dans des colères folles.

Quand il en eut assez d’être ennuyé, il résolut de se venger.

Il observa attentivement les gestes du singe, et s’aperçut que l’animal imitait tout ce qu’il voyait faire. Blondeau aiguisait-il son tranchet ou son alène, le singe l’aiguisait après lui; enduisait-il son fil de poix, ainsi faisait le singe.

Blondeau alors aiguisa un tranchet et le fit couper comme un rasoir. Puis, quand il vit le singe aux aguets, il se mit le tranchet contre la gorge, et le mena et le ramena comme s’il eût voulu s’égorger. Quand il eut fait ce manège assez longuement pour que le singe s’en aperçût, il quitta sa boutique et s’en alla dîner.

Le singe ne perdit pas de temps pour descendre. Il prit le tranchet, se le mit contre la gorge, le menant et le ramenant, ainsi qu’il avait vu faire à Blondeau.

Mais il l’approcha trop près, et ne prit pas garde qu’en le passant contre sa gorge il allait se couper. C’est ce qui arriva, tant le tranchet était bien affilé.

Ainsi Blondeau fut vengé du singe.

 

Questions de compréhension :

  1. Pourquoi Blondeau devint-il triste?
  2. Que faisait le singe?
  3. Qu’avait remarqué Blondeau?
  4. Que fit-il avant de sortir de sa boutique?
  5. Qu’arriva-t-il au singe?

Écrire un paragraphe :

Expliquez pourquoi, de gai qu’il était, Blondeau était devenu triste.

Blondeau était un joyeux…  (pourquoi le trouvait-on joyeux?)  Il ne devint triste que lorsque…  Ce singe faisait mille misères à Blondeau.  Il…  Il… ( donnez des détails, inventez-en)

Source : Lucien Dumas.  Le livre unique de français – cours moyen p.70-71

 

Si cela vous intéresse, malgré le sujet 😉

Le singe cordonnier_texte+écriture

 

Français – Bloc fable – jour 6 (7?)


Jour d’écriture…

Jour 6

Je lui demande de reprendre son plan et d’écrire sa fable en suivant minutieusement le plan prévu!!!!!  J’insiste sur ce dernier point puisque mon fils-4 à tendance à s’éparpiller lors de l’écriture du texte.  C’est facile d’ajouter ceci ou cela mais au final, le texte ne ressemble plus au plan initial! hihihi 🙂

J’ignore encore si cela prendra plus qu’une journée.  On verra.

Français – Bloc fable – jour 5


Nous approchons de la fin…  déjà…  je ne voulais pas passer plusieurs jours sur ce thème si facile à comprendre.

Jour 5

Comme nous terminerons cette séquence par l’écriture d’une fable, je propose des pistes d’idée pour mieux encadrer son futur texte.

 

Dans le cahier de littérature :

La fable met souvent en scène des animaux qui s’opposent.

  • Le loup (cruel) et l’agneau (innocent)
  • Le lièvre (rapidité) et la tortue (lenteur)
  • Le renard (la ruse) et le corbeau (sottise)
  • La cigale (insouciance) et la fourmi (prévoyante)
  • Le rat (la faiblesse) et le lion (la puissance)
  • (…)

 

Dans la fable, on retrouve une morale.  Voici quelques exemples.

  • On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
  • Aide-toi et le ciel t’aidera.
  • Tel est pris qui croyait prendre.
  • Rien ne sert de courir, il suffit de partir à point.
  • La raison du plus fort est toujours la meilleure.
  • Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute.
  • L’avarice perd tout en voulant tout gagner
  • Le faible se perd à vouloir imiter le puissant.
  • Loin des yeux loin du cœur
  • (…)

***Comme il devra choisir une morale, j’en explique plusieurs.

Je reviens sur la stucture et les caractéristiques :

  • Le titre : le titre qui annonce les animaux de la fable.
  • Les personnages : des animaux qui s’opposent.
  • L’histoire : quelle est la situation de départ, les événements qui surviennent et comment l’histoire se terminera.
  • La morale : la leçon que tu aimerais donner.  Quels sont les comportements que la morale dénoncera?

~~~~~~**** ~~~~~~

S’il reste du temps,  il prépare son plan.
En passant, ce fameux plan devient un autre de mes changements…  il devient le coeur de nos situations d’écriture maintenant.

 Voici ma feuille pour préparer le plan :

Français – Bloc fable – jour 4


Un thème très apprécié auprès de mon dernier.  C’est plaisant de voir un magnifique sourire devant le travail à faire 🙂

Jour 4

Lecture du jour :

Le meilleur des animaux

Les animaux discutaient de leurs mérites :

Je suis le plus féroce, disait le lion.

Le guépard se targuait de courir le plus vite.

Moi, je suis le plus gros, barrissait l’éléphant.

La girafe mettait sa haute taille en avant,

L’aigle prétendait voler le plus haut,

La vipère vantait sa morsure redoutable,

La brebis, sa patience inégalable,

Le python, le nombre de ses d’anneaux.

Pour finir, ils demandèrent

À l’homme son avis : – D’après vous,

quel est le meilleur d’entre nous?

  • C’est sans aucun doute la vache laitière,

Car c’est elle qui fournit le lait!

Chacun juge en fonction

De son propre intérêt.

 

101 Fables du monde entier

On fait un retour sur les deux derniers jours :

Dans le cahier de littérature :

Caractéristiques de la fable :

Dans une fable, l’auteur raconte une histoire qui fait réfléchir le lecteur.  À la fin de la fable, l’auteur en tire une leçon : la morale.

Souvent, l’auteur critique les humains : leur caractère (coléreux, égoïste…); leur comportement en société (menteur, flatteur…), dans la vie quotidienne (avare,insouciant…).

Pour éviter de citer les hommes, l’auteur fait agir et parler des animaux.  Cela permet de se moquer des hommes plus facilement.

 

Dans le cahier de littérature :

On recopie la fable du jour et on mentionne les caractéristiques de la fable (en relation avec ce que nous venons d’écrire)

L’auteur fait parler des animaux : lion, éléphant, girafe…

Morale :  Chacun juge en fonction / De son propre intérêt.  Chacun juge les personnes en fonction de lui-même ou de son intérêt. Ainsi, lorsque les animaux comparent leurs qualités, la girafe met en avant sa haute taille, l’éléphant sa grosseur, etc.  L’homme, lui, juge en fonction de ses besoins : c’est pourquoi il choisit la vache qui le nourrit, l’habille…

L’auteur critique et se moque des humains : chacun vante ses propres mérites (flatteur, narcissique,…) pour déterminer qui est le meilleur.  Tendance humaine de se comparer.

 

Lecture pour le plaisir :

Rien

Un jour de marché, Mustapha rencontra son ami Ali.
– S’il te plaît Ali, peux-tu m’aider à transporter mes bagages jusqu’à ma maison ?
– Bien sûr ! Mais que me donneras-tu en contrepartie ?
– Rien !
– D’accord dit Ali.
Une fois arrivé chez Mustapha, Ali lui dit :
– Donne-moi maintenant mon salaire.
-Mais, Ali, rappelle-toi,lorsque tu m’as demandé ce que je te donnerai,je t’avais répondu : « rien ».
– Eh bien je veux ce rien que tu m’as promis.
-Mais c’est impossible !
– Alors, tu es un voleur.
Les deux hommes se disputèrent, et décidèrent d’aller finalement exposer leur problème à Nasreddine Hodja.
Nasreddine écouta les deux hommes et se tourna vers Ali :
– Soulève ce livre qui est devant toi et dit-moi ce que tu vois en dessous.
Ali souleva le livre et dit :
– Rien !
– Eh bien prend ce « rien » et va-t-en.

JIHAD DARWICHE, Sagesse et malices de Nasreddine, le fou qui était sage

 

*** Ce n’est pas vraiment une fable…  mais la morale implicite me plaît bien et… avouons-le, j’adore Nasreddine!

Voici les deux textes :

Rien et le meilleur des animaux_fables

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Je lui demande de lire des fables de La Fontaine le plus souvent possible.  Il doit en sélectionner une et la mémoriser.

Français – Bloc fable – jour 3


On poursuit notre exploration de la fable.

Jour 3

Lecture du jour :

Le chat gras et le chat maigre

Deux chats habitaient la même maison : l’un dodu, bien fourré, au pelage doux et lisse, au visage plein, au regard calme, était choyé par le maître, et jouissait du privilège de dormir et de faire ronron à toute heure dans le salon au coin du feu ; l’autre, n’ayant que la peau et les os, le poil rare,  rude et hérissé, l’air hagard et misérable, ne possédait d’autre ressource pour ne pas mourir de faim, que de courir nuit et jour après les souris, depuis la cave jusqu’au grenier. Enfin un jour, notre chat maigre, au désespoir, rencontrant le gros Monsieur de Minon sur l’escalier en l’absence du maître, demanda à lui parler, et fut poliment introduit dans le salon. Là, il le pria, en s’excusant, de lui expliquer le mystère de leurs conditions à tous deux, si différentes : l’un, si bien nourri, quoiqu’il passât sa vie à ne rien faire ; l’autre, si mal, quoique travaillant sans relâche.

« La chose est bien simple, dit Minon: vous courez toute la maison, pour manger de loin en loin quelque méchante souris.

-N’est-ce pas mon devoir?

-C’est possible: mais moi, je reste auprès du maître, je l’amuse par mes tours ; admis à ses repas, je demande de bons morceaux en faisant patte de velours; en un mot, je sais lui plaire, tandis que vous, vous ne savez que le servir.  Retenez bien ceci, mon cher:  Le secret de réussir dans le monde, c’est d’être adroit, non d’être utile. »

Ce chat n’avait, malheureusement, que trop raison.

Mario Urbanet.  Petites fables inoubliables

Travail sur la fable :

  • On retrouve la structure de la fable : titre, histoire, morale
  • Retrouve-t-on des vers?
  • Le titre mentionne-t-il les personnages principaux?
  • Personnages principaux, rôle de chacun dans la maison.
  • Qui parle dans le texte?
  • Pourquoi le chat maigre est-il mal aimé de ses maitres?
  • Que fait le chat gras pour être apprécié?
  • Quel conseil l’aîné donne-t-il au plus jeune?
  • Dans la morale, que conseille l’auteur au lecteur?  pourquoi?

Dans le cahier de littérature :

Je donne une copie de ce texte.  On colorie les différentes parties d’une couleur différente.  On entoure les personnages et on souligne leur rôle dans la maison.

On écrit, au bas de la page, l’explication de la morale suivante :

Retenez bien ceci, mon cher:  Le secret de réussir dans le monde, c’est d’être adroit, non d’être utile.

Le chat gras conseille à l’autre chat d’être plus adroit, c’est-à-dire d’être plus malin et rusé avec ses maîtres. Il doit aussi être habile.  L’auteur conseille au lecteur de savoir flatter les personnes qui ont du pouvoir. Le ton est ironique, la morale décrit une société cruelle dans laquelle l’apparence et la flatterie sont plus récompensées que le travail.

*** Je me suis inspirée, en partie, du manuel «fil à fil» de ISTRA

Lecture supplémentaire

Perrette, sur sa tête ayant un pot au lait

Bien posé sur un coussinet,

Prétendait arriver sans encombre à la ville.

Légère et court vêtue elle allait à grands pas,

Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,

Cotillon simple et souliers plats.

Notre laitière ainsi troussée

Comptait déjà dans sa pensée

Tout le prix de son lait, en employait l’argent;

Achetait un cent d’oeufs, faisait triple couvée :

La chose allait à bien par son soin diligent.

 » Il m’est, disait-elle, facile

D’élever des poulets autour de ma maison;

Le renard sera bien habile

S’il ne m’en laisse assez pour voir un cochon.

Le porc à s’engraisser coûtera peu de son;

Il était, quand je l’eus, de grosseur raisonnable

J’aurai, le revendant, de l’argent bel et bon.

Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,

Vu le prix dont il est, une vache et son veau,

Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?  »

Perrette là-dessus saute aussi , transportée :

le lait tombe; adieu veau, vache, cochon, couvée.

La dame de ces biens, quittant d’un oeil marri

Sa fortune ainsi répandue,

Va s’excuser à son mari.

En grand danger d’être battue.

Le récit en farce en fut fait,

On l’appela le Pot au lait.

La Fontaine

Bloc français – la fable – jours 1-2


Avec mon plus jeune, nous explorons la fable pendant quelques jours.  Voici donc le travail proposé ce matin et demain.

Jour 1

On écoute «Maitre corbeau» sur le site «Il était une histoire»

On définit la fable :

Une fable est une courte histoire, écrite le plus souvent en vers, qui vise à donner de façon amusante une leçon de vie.  Les personnages d’une fable sont en général des animaux qui parlent, mais peut également mettre en scène d’autres entités ou des êtres humains. Une morale est généralement exprimée à la fin ou au début de la fable quand elle n’est pas implicite, le lecteur devant la dégager lui-même.

Première lecture

L’avarice perd tout en voulant tout gagner.

Je ne veux, pour le témoigner,

Que celui dont la poule, à ce que dit la fable,

Pondait tous les jours un œuf d’or.

Il crut que dans son corps elle avait un trésor :

Il la tua, l’ouvrit, et la trouva semblable

A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,

S’étant lui-même ôté le plus beau de son bien.

Belle leçon pour les gens chiches !

Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus,

Qui du soir au matin sont pauvres devenus,

Pour vouloir trop tôt être riches !

Jean de La Fontaine.

*** Je le questionne un peu sur le texte afin qu’il remarque, comme première lecture, certains détails : l’écriture en vers, personnages, la morale.  Je lui demande aussi des expressions qui contiennent le mot poule (poule mouillée, quand la poule aura des dents, chair de poule, etc.)

Travail dans son cahier de littérature

Je lui demande de préparer une page couverture :  il écrit «la fable» et dessine quelque chose qui rappelle «la poule aux oeufs d’or».  En fait, si l’enfant connait d’autres fables, il peut dessiner quelques personnages de fables qu’il connait.

la poule aux oeufs d'or

On rigole souvent lorsque je mentionne ce genre de choses…  Je désire simplement qu’il retrouve dans un document toutes les informations recueillies, les travaux exécutés, etc.  sur le sujet.  La présentation du document devient personnel et les enfants apprécient beaucoup puisqu’on a l’impression d’avoir pris le temps de faire les choses.  À la fin, nous attachons les pages ensemble pour former un livret à consulter.

~**~

Jour 2

Deuxième lecture et troisième lecture :

Par une belle journée d’hiver,

Une Cigale rencontra une Fourmi,

Qui faisait sécher des grains au soleil.

« S’il te plaît, ma bonne Fourmi,

Aie pitié de moi, dit la Cigale,

Et donne-moi quelque chose à manger.

Je n’ai rien pris depuis longtemps. »

« Et comment en es-tu arrivé là ?, demanda la

Fourmi. Qu’as-tu donc fait tout l’été ? »

« Cet été, répondit la Cigale,

Avec la fierté de l’artiste dans la voix,

J’ai chanté continuellement. »

« Fort bien, lui rétorqua la Fourmi,

Alors cet hiver tu vas danser. »

Ésope

*** On compare cette fable avec celle de La Fontaine pour remarquer les différences.

La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août, foi d’animal,
Intérêt et principal.  »
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
– Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
– Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.

Jean de La Fontaine

Travail dans son cahier de littérature

Recopier une des trois fables .

Je lui demande de colorier d’une couleur différente : le titre, la partie histoire et la morale.  Je veux simplement qu’il identifie les différentes parties qui composent la fable et comment elle s’organise : titre, histoire, morale.

la poule aux oeufs d'orAu bas de cette recopie (ou sur une autre page) , on note :

La fable est un texte court, généralement écrit en vers.

Elle est composée :

  • d’un titre qui annonce les personnages principaux;
  • d’une histoire qui met en scène des animaux;
  • d’une morale qui sert de leçon; elle se trouve, le plus souvent, à la fin de la fable.

 

~**~

Ça semble peu… en effet, je me garde du temps pour l’étude de la langue!!!!

Cette semaine?  On révise le présent de l’indicatif des trois groupes.

La source enchantée – jour 3


Oui, c’est un rythme rapide…  deux semaines pour ce petit roman est assez intense puisque la lecture n’est pas simple.  Voilà pourquoi une première lecture était souhaitable et nécessaire 😉

Lecture du chapitre 4

Vocabulaire :

…sa silhouette dégingandée (p.30)

…pour les obsèques de son grand-père (p.31)

…le chant acidulé des grillons (p.34)

…d’abord guillerette (p.36)

 

Travail demandé à l’enfant :

Personnages du chapitre : un inconnu, Winnie, sa grand-mère

Lieu : Dans le jardin des Foster, près du portail.

Décris l’inconnu. Quelle est ta première impression de cet inconnu?

 

Lecture du chapitre 5

Vocabulaire :

…c’était mortifiant (p.40)

…une matinée lourde, torride déjà (p.42)

…dans un inextricable fouillis (p.42)

…le lacis des branches au-dessus de lui (p.46)

… suggéra-t-il, goguenard (p.50)

 

Travail demandé à l’enfant :

Personnages du chapitre : Winnie, Jesse Tuck, Mae Tuck

Lieu : forêt près de la source.

Pourquoi Mae Tuck dit-elle : «Eh bien, nous y voilà, mes enfants, murmura-t-elle. Le pire a fini par arriver…» De quoi parle-t-elle?

 

Lecture du chapitre 6

Vocabulaire :

…qui moulinait sa petite chanson, imperturbable (p.64)

 

Travail demandé à l’enfant :

Personnages du chapitre : Winnie, Mae, Jesse et Miles Tuck

Lieu : Dans la forêt.

Pourquoi les Tuck enlèvent-ils Winnie? Est-ce quelque chose de rassurant pour un enfant de vivre une telle situation? Explique.

 

Si cela vous intéresse :

Jour 3_ chapitres 4-5-6

Pour les sources, voir jour 1