Archives de Catégorie: Textes à télécharger 3e année (CE2)

Le départ des hirondelles ( texte)

Peu à peu le temps se voila, le ciel devint fort gris. Vers quatre heures, d’infinies légions d’hirondelles vinrent se condenser sur l’église, avec mille voix, mille cris, des débats, des discussions.  Peut-être les jeunes, retenues par le souffle tiède d’automne, auraient
voulu rester encore. Mais les sages insistaient pour le départ.  Elles prévalurent : la masse noire s’envola vers le sud-est, probablement vers l’Italie.  Elles étaient à quatre ou cinq heures de vol lorsque toutes les cataractes du ciel s’ouvrirent pour abîmer la terre ; nous crûmes un moment au déluge.  Retirés dans notre maison qui tremblait aux vents furieux, nous admirions la sagesse des devins ailés qui avaient si prudemment devancé l’époque annuelle.

Michelet (1798-1874). L’Oiseau. [Hachette, édit.]

Quel magnifique petit texte à travailler en CE1 ou CE2!!!

Le gland et la citrouille ( texte )

Voici un petit texte adorable à proposer en classe :

Un paysan nommé Garo, assis au pied d’un vieux chêne considérait un plant de citrouille.

« N’est-il pas étrange, se disait-il, que cette tige mince et fragile porte de si gros fruits, tandis que ce grand et superbe chêne n’en produit que de misérablement petits!  Si j’avais créé le monde, moi, c’est au chêne que j’aurais suspendu ces énormes citrouilles : il y aurait eu ainsi entre le fruit et l’arbre une juste proportion »

Comme il achevait ces mots, un gland se détacha du chêne et le frappa si juste sur le nez que le sang en jaillit.

« Aie, s’écria Garo, voilà un bon coup et une bonne leçon : si ce gland eût été une citrouille, il n’eût pas manqué de m’écraser le nez. »

Ne critiquons pas légèrement les oeuvres de la Providence.

V.F Bernard

Ce n’est pas si compliqué de proposer de petits textes humoristiques, bien écrits avec une petite morale à réfléchir à la fin…  Ne me dites pas qu’on ne pourrait pas insérer ce genre de texte à l’intérieur de nos manuels scolaires.

Ensuite?

On peut travailler en profondeur ce genre de petit texte :

  • Que veut dire paysan?  Quelle est le féminin de paysan?
  • Conjuguer le verbe « s’asseoir » au présent de l’indicatif
  • Expliquer les mots : citrouilles, concombre, cornichon, potiron, melon
  • Qu’est-ce qu’un tige, une branche, un rameau, une feuille?
  • Quelle est la différence entre pendre et suspendre?
  • Qu’est-ce qu’un gland?
  • etc…  etc…  on peut éplucher ce genre texte à l’infinie!

On peut proposer de bien belles choses quand on se donne la peine de fouiller un peu!

Le cerisier ( texte )

« À quoi sert d’apprendre? Celui qui n’a pas été en classe vaut autant que celui qui a beaucoup étudié. Nous sommes ce que Dieu nous a faits; un peu plus ou un peu moins d’instruction ne nous change guère.»

Ainsi parlait un jeune paysan qui avait toujours fui l’école et qui essayait de justifier sa conduite. Il se plaisait â répéter :

« À quoi sert d’apprendre?

Le maître de la ferme où il travaillait lui donna une leçon que je vais vous raconter.

C’était à l’époque où on greffait les arbres fruitiers.

« Nicolas, dit-il, j’ai là un cerisier qui ne produit que de chétives cerises, aigres au goût; s’il donnait de bons fruits, je le conserverais. Je suis décidé à l’abattre.

  •  Maître, vous avez raison; cet arbre ne donnera jamais rien de bon.

  •  Jamais! En es-tu bien sûr? Si je le greffais? Essayons. »

Le cerisier fut greffé. Pendant l’opération qu’il voyait pour la première fois, le paysan secouait la tête d’un air d’incrédulité et en murmurant : « Un méchant arbre sera toujours un méchant arbre. »

Deux ans plus tard, le cerisier était couvert de cerises superbes, exquises de saveur.

« Il faut avouer qu’elles sont fameusement bonnes, s’écria Nicolas en les goûtant; et vous avez bien eu raison, notre maître, de ne pas arracher l’arbre.

  •  Mon garçon, te voilà pris. À quoi sert d’apprendre ? À quoi sert de greffer un sauvageon? L’instruction est pour l’homme ce que la greffe est pour la plante; elle le rend plus sociable, plus  intelligent de ses devoirs et de ses vrais intérêts; elle adoucit son caractère en élevant son coeur. »

Auteur inconnu

Si ce texte vous intéresse :

Le cerisier

Plume de nuage ( conte )

Pour celles qui expliquent le cycle de l’eau, voici un joli conte :

PLUME DE NUAGE

Un conte de : Didier T. LRSY

Il y a bien longtemps, quand le monde n’était pas encore tout à fait le monde, vivait sur la plus haute montagne de notre terre, le premier flocon tombé du ciel.

Ce premier flocon du monde, s’appelait Plume de nuage.

Et du haut de son perchoir, entre ciel et terre, il passait son temps à contempler la vie en la remerciant de l’avoir fait flocon de neige. Il était flocon de neige et se sentait merveilleusement bien dans ce corps de flocon.

Aujourd’hui encore, Plume de nuage se considère comme quelqu’un d’heureux. Seulement, aujourd’hui c’est un peu différent, car en vérité il aimerait en savoir un peu plus ;


Par exemple, depuis quelque temps, il se demande : « D’où vient réellement le soleil quand le matin il se lève derrière le glacier ?

Et où va-t-il lorsqu’il disparaît là-bas, tout au loin, derrière la ligne d’horizon ? « .

Non content de cela, actuellement se pose-t-il aussi des questions quant à sa propre existence.

« D‘où est-ce que je viens ? Dois-je aller quelque part ? » Mais, faute de ne point trouver de réponses satisfaisantes, il se met à douter et prend conscience de son ignorance. Alors, pour tant de questions sans réponse, Plume de nuage devient triste, si triste qu’il se met à pleurer.

La seule larme qu’il verse, doucement se change en un glaçon. Plume de nuage quitte ainsi sa vie de flocon de neige au travers une larme pour renaître en un petit morceau de glace.

« Quelle étrange sensation, se dit-il. Mon corps est devenu aussi transparent que du verre !

… Mais que se passe-t-il ? Je sens que je glisse. Mon être entier se laisse glisser et descendre le versant de la montagne.

« Et plus il descend, plus il sourit. C’est alors que la glissade qu’il fait le prend d’une ivresse si débordante que Plume de nuage en vient à se tordre littéralement de rire. Il se tord tant et si bien que du glaçon fraîchement conçu, devient-il une petite flaque.

Très étrange, se dit-il, je sens mon corps d’une fluidité prodigieuse, je peux, comme je le désire, épouser chaque forme que je rencontre, la contourner ou entrer dans ses moindres recoins.

Et mon corps, bien que transparent, n’est plus dur comme la glace, mais aussi liquide que… de l’eau ! ? ».

Plume de nuage comprend ! Il est devenu une goutte d’eau.

Une goutte d’eau pure, limpide et si fraîche qu’il sent monter en lui une nouvelle vigueur pour continuer sa route. Plume de nuage quitte sa montagne, au profit d’un petit ruisseau.

Là, il se fait porter par le courant à la rencontre de nouveaux paysages.

Mais après plusieurs kilomètres de tranquille traversée, la petite rivière se met à rejoindre une autre rivière, puis une autre… encore une autre.

A chaque nouvelle rencontre le courant s’accélère rapidement.

Plume de nuage n’en croit pas ses yeux. Devant lui maintenant la rivière de part se vitesse et son débit, devient un véritable torrent.

« Ou là ! comme je regrette le petit courant de tout à l’heure… mais impossible de revenir en arrière ! J’ai choisi d’aller visiter le monde et rien ne doit m’arrêter.

Gardons confiance ! A quoi bon résister ou se crisper. C’est en prenant le contre sens du courant que je risque de me faire mal ».

Réflexion faite, Plume de nuage plonge sous l’eau et se fond littéralement au reste de l’eau.

IL s’y fond tellement bien, qu’il acquiert toutes les qualités du torrent : rapidité, puissance et bonne santé. Plume de nuage n’a plus rien à craindre. Il a compris qu’au lieu de combattre les forces de la nature il est préférable de les épouser… et de faire confiance.

Faire confiance ! ? oui… mais jusqu’où ?

Car là-bas, un peu plus loin une cascade gigantesque dans un brouhaha effroyable chavire toute l’eau du torrent qui arrive à vive allure. Aucune goutte d’eau ne peut y échapper.

« Ai-je vraiment raison de faire confiance, se dit Plume de nuage ? Qu’est-ce qui m’attend?

« A peine a-t-il posé cette question, qu’un courant d’une force prodigieuse le catapulte en plein cœur de la cascade.

Plume de nuage n’a pas la force de regarder, et ferme les yeux. Seulement il répète. Faire confiance ! Faire confiance – comme pour mieux s’en persuader – suivre le courant de la vie… et faire confiance.

Il se sent ballotté à droite, à gauche, sous l’eau, puis encore sous l’eau, de nouveau à droite de nouveau à gauche, encore sous l’eau, puis encore à droite… et…

Contre toute attente, il éprouve alors une bien étrange sensation.

Son corps est devenu fluide et léger. Puis il se sent pris d’un curieux bercement. IL ouvre les yeux… la cascade, maintenant, se trouvent au-dessus de lui à plus de cinquante mètres.

Il ouvre mieux les yeux et comprend qu’il est, grâce au vent léger, tombé sur la feuille d’un arbre qui tendait quelques unes de ses branches à proximité de l’eau.

La feuille qui l’a reçu, maintenant le berce gentiment.

Plume de nuage s’y repose un instant et la remercie en lui donnant un peu de son eau.

Encore une fois, il comprend que la nature fait bien les choses.

« Dorénavant, je n’ai plus à avoir peur, faire confiance aux forces de la vie ! voilà qui me mènera loin !
Allez, en route vers de nouvelles aventures ! s’exclame-t-il ! ».

Plume de nuage se laisse alors glisser jusqu’à la bordure de la feuille, puis s’étire, et tombe dans une eau devenue plus calme.

Tranquillement, Plume de nuage se laisse porter au fil de l’eau.

Au détour d’un courant il ose même aller caresser les mollets d’un Monsieur en train de tremper ses pieds au bord de la rivière.

Un peu plus en aval, il se blottit dans le creux d’une main d’un enfant qui éclabousse au autre enfant.. puis dégouline sur son visage avant de rejoindre sa rivière.

Maintenant la rivière s’élargit et repose majestueusement dans son lit. Plume de nuage s’y endort quelque temps… et rêve. Son rêve l’emporte loin… très loin…

Mais brassé ici et là par quelques remous et courants sous-marins, le rêve qu’il fait lui laisse dans la bouche, une certaine amertume qui finit par le réveiller.

Tout en ouvrant les yeux, il oublie le songe qu’il vient de faire. Seul dans la bouche, lui reste ce petit goût d’Amertume. Durant son sommeil, la rivière a quitté son lit. Maintenant elle est devenue un fleuve qui s’écoule paisiblement. Sur son dos passent de temps à autres des bateaux. Des petits, des gros…

Plume de nuage regarde autour de lui. Le paysage a bien changé. Seul demeure ce goût amer qui persiste dans sa bouche.

Le relief est plat et les arbres rares. Une nouvelle végétation d’herbes fines et élancées se courbent docilement, caressées qu’elles sont par le vent. Ce vent à quelque chose de bien particulier. Un parfum de sel semble s’y dégager. Ce même parfum que Plume de nuage sent non plus seulement dans sa bouche, mais dans la totalité de son corps.

Plume de nuage porte en lui le goût de ce sel. IL est devenu une goutte d’eau salée.

IL comprend alors que le fleuve a terminé son cours. Maintenant c’est un estuaire qui dans le crépuscule s’offre à lui.

Bientôt le soleil aura disparu.

Déjà le ciel prend son costume de nuit. Un croissant de lune laisse passer devant sa lumière quelques nuages effilochés. Une première étoile s’allume.

Mais ce qui retient l’attention de Plume de nuage ne se trouve pas dans le ciel. Non ! ce qui retient son attention, c’est le bruit qu’il entend.

Ce bruit n’a rien de comparable avec le brouhaha de la chute d’eau de tout à l’heure. Non ! le bruit que Plume de nuage entend parait venir d’un tout autre monde… et en même temps ce bruit lui semble si familier.

Alors, Plume de nuage comprend que ce qu’il entend, ce qui l’appelle… c’est la mer. La mer dans toute sa splendeur.

Une petite vague vient le chercher et se retire d’elle-même dans l’immensité océane. Le soleil au bout de l’horizon a disparu.

Une lueur mauve persiste encore quelques instants. Puis c’est la nuit. Et seul dans la nuit, un petit flocon de neige devenu goutte d’eau se laisse porter au rythme des vagues.

Plume de nuage se sent bien. Un sentiment de liberté coule dans ses veines. Chaque seconde devient éternellement sereine.

Puis doucement, dans le clair-obscur des étoiles et la lune, plume de nuage descend à l’intérieur de l’océan.

Et là, se repose entre une coquille Saint-Jacques et une anémone.

Lorsque Plume de nuage rouvre les yeux, un rayon de soleil lui tend la main et l’invite à remonter à la surface.

La mer est belle, le soleil miroite chaque vague qui s’élance. Et l’écume resplendit comme mille diamants. Plume de nuage se laisse emporter par une vague. Au sommet de celle-ci une telle ivresse monte en lui qu’un sentiment de force s’empare de ses pensées, lui donnant la brève illusion que lui, Plume de nuage, infime petite goutte d’eau est devenu plus grand que la vague, plus grand même que l’océan.

Mais lorsque la vague redescend et disparaît au sein même de cette mer qui venait tout juste de la créer, Plume de nuage reçoit une véritable douche froide. Dès lors, il comprend une nouvelle chose. IL comprend que son existence n’est qu’une vague de la vie, et qu’un jour cette même vie qui l’avait fait naître, le rappellerait.

Les jours, les années s’écoulent paisiblement.

Puis, alors que Plume de nuage, sur le dos d’un dauphin se dore au soleil, il sent dans son corps une nouvelle sensation. Quelque chose de chaud monte en lui.

Son enveloppe de goutte d’eau disparaît. Un filet de vapeur l’étire vers le haut.

Maintenant il voit le dauphin à plusieurs mètres sous lui.

Tout doucement Plume de nuage sent qu’il monte dans le ciel. Il n’a plus de corps. Même la vapeur a disparu. Simplement, lui reste la conscience d’exister.

Sans peine ni remords, Plume de nuage laisse ce qu’il quitte.

De sa hauteur, il admire la mer dans son entier. Puis l’ascension s’accélère. Plume de Nuage contemple une dernière fois sa planète. Elle est devenue un tout petit point bleu qui tourne autour du soleil.

Enfin, regardant le ciel, il ouvre son cœur en toute confiance puis s’écrie « J ‘ARRIVE ! »‘… Et du ciel d’où il était venu, Plume de nuage disparaît.

Mais qui sait ?

Peut-être un jour reviendra-t-il en un nouveau flocon de neige ou pourquoi pas en un arbre de la forêt amazonienne ou simplement en petit garçon.

Peut-être aussi, ne reviendra-t-il pas ? Mais chut ! cela est une autre histoire…

Si le conte vous intéresse, vous pouvez le télécharger ici :

cycle de l’eau_conte plume de nuage p.6-11

Noune, l’enfant de la préhistoire (album-texte)

Comme nous redécouvrons la période de la préhistoire, j’ai choisi d’exploiter ce petit texte pour mon fils de 4e année (CM1).

 

Noune est un petit garçon qui vit avec Pah, Mah, ses parents, et Malina, sa soeur, au pied de la grande falaise, là où paissent les troupeaux de rennes. A l’école de la Vie, au rythme des saisons et au contact de la Nature, il apprend, en observant, comment allumer un feu, coudre des vêtements, chasser, pêcher… Il assiste à la décoration de la grande caverne dont les peintures, si vivantes et si colorées, le fascinent… Cela se passe, il y a 17 000 ans…

Il conviendrait probablement mieux à un CE2, mais je vais tout de même l’utiliser pour mon fils de 4e année (CM1)…  de toute façon, un texte c’est un texte.  Je l’adore ce petite texte d’ailleurs car il trace les grands lignes de cette période historique.

 

Je vais utiliser uniquement un questionnaire de lecture puisque je travaille avec lui « la façon de répondre aux questions » présentement.  Chez nous, répondre à une question correspond à l’écriture d’une phrase complète…  pas uniquement un mot ou deux pour s’en débarrasser! ;)

Je vais utiliser le travail du blogue « Le petit cartable de Séléanne » : CLIQUER ICI

il y en a d’autres…

 

Si vous utilisez le tapuscrit de « orphéécole », un questionnaire de lecture l’accompagne : CLIQUER ICI

 

 

La sorcière de la rue Mouffetard (texte)

 

 

Si le conte vous intéresse :

Enseignons.be propose le tapuscrit : 10-10-07La-sorciere-de-la-rue-Mouffetard

La poule et le moineau (texte)

Il était une fois un moineau qui s’étonnait que la poule restait toujours par terre et ne vole jamais.

  •  Madame la poule, demanda-t-il un jour, pourquoi ne voles-tu pas, comme moi ?  Tu as des ailes pourtant.  Veux-tu que je t’apprenne ?

  •  Et pourquoi donc volerais-je, puisque je trouve ma nourriture par terre ? répondit la poule.

  •  Oui, mais celui qui sait voler peut aussi s’enfuir, dit le moineau, plein de sagesse.

  •  Je ne vois pas pourquoi je m’enfouirais. Je suis très bien ici.  Va-t-en, et laisse-moi manger en paix.  Le moineau hocha la tête, accablé par tant de bêtises.

  •  Les hommes vont te tuer et te manger.  Comme tu ne sais pas voler, tu es une proie facile. Enfin, je t’aurai prévenue !  Et le moineau s’envola.

Le lendemain matin, la poule fut saisie d’une grande frayeur en voyant arriver le fermier armé d’un bâton.  Elle se rappela les derniers mots du moineau. Avait-il donc raison ?

  •  Oh !Oh ! se lamenta la poule en s’enfuyant, la tête basse, vers un buisson. J’aurais mieux fait d’écouter les bons conseils du moineau…

Le fermier s’occupa de ses maïs puis chercha sa poule à travers la basse-cour, mais elle resta cachée dans son buisson, terrorisée. Bien que morte de faim, elle n’osait quitter son abri. Même quand le soir tomba et qu’il commença à faire plus froid.  Il faisait presque tout à fait noir quand le moineau vint se poser au-dessus de la poule.

  •  Si tu veux, je vais encore te donner un conseil, dit le moineau.

  •  Évidemment que je veux, dit la poule. Maintenant, j’ai bien compris que les moineaux donnent d’excellents conseils.

  •  Alors écoute. Quand le fermier viendra pour te tuer, arrange-toi pour pondre un œuf.  Le fermier le prendra et ira vite le faire frire dans sa poêle. Voilà mon conseil, et ne l’oublie pas !

  •  Merci, dit la poule. Je vais faire ce que tu me dis. Aujourd’hui, demain, et tant que je vivrai.  Le moineau s’envola et cria encore de loin :

  •  Si tu ponds un œuf tous les jours, personne n’aura plus envie de te tuer. Sois heureuse et …longue vie ! C’est ce que fit la poule, et elle devint très, très, très vieille.

Auteur inconnu

Si le texte vous intéresse :

La poule et le moineau

La bataille du frigo (texte)

Voici un des textes qui accompagnera mon fils pour la prochaine semaine.  Il s’agit d’un texte du « professeur Phifix » 

-Dites donc, les tomates, vous ne trouvez pas qu’il y a une drôle d’odeur par ici ?
Personne ne s’est oublié, par hasard…

-Vous n’avez pas tort les courgettes ! répondirent en chœur les tomates en branches.

-Une odeur plutôt écoeurante et ça provient d’au-dessus de notre bac à légumes.

-Oui, une odeur entêtante qui va empuantir tout le frigo.

-Hum…hum ! Moi, j’appelle plutôt ça un parfum, un doux parfum de melon, parce que moi au moins, je suis un fruit de saison, un fruit juteux et délicieux.  Pas comme certains que l’on trouve en toute saison et qui n’ont plus aucune saveur.

-C’est la jalousie qui vous fait parler, répliqua une carotte, car si vous aviez de la consistance, vous tiendriez plus longtemps. Quand à l’odeur, je ne donne pas tort aux courgettes : vous sentez. Et vous aurez été dévoré depuis belle lurette que votre odeur imprégnera encore tout le frigo.

-Vous me faites un procès d’intention, parce que si vous voulez vraiment parler d’odeur, il y en a d’autres, au rayon supérieur qui empestent réellement et ça, toute l’année !

-C’est de nous que vous parlez ? s’exclamèrent les fromages sur des tons divers.

-Tout à fait, reprit le melon. Personne ne peut contester que vous puez comme trente-six mille boucs !

-Il ne faut pas exagérer ! s’indigna un petit fromage de chèvre tout sec.

-Oui, ajoutèrent les portions de fromage de la « vache qui miaule », il ne faut pas généraliser.

-J’ai compris, ronchonna le camembert d’une voix rauque à cinquante pour cent de matières grasses, c’est après moi que vous en avez !

-Ah ! intervint l’entrecôte, si on pouvait enfermer le melon et le camembert dans le bac à légumes, on ne s’en porterait pas plus mal.

-Je dirais même plus, surenchérit le faux-filet : dans le freezer ! Dans le freezer !

Tous les aliments du frigo (à l’exception des deux accusés) éclatèrent d’un grand rire à s’en fendre la poire mais se turent aussitôt car la porte venait de s’ouvrir. La lumière s’alluma et la famille, affamée par une grosse journée de travail et de classe, opéra une belle razzia sur les rayonnages, mettant tout le monde d’accord.

G. Hubert-Richou

Je vais me servir de ce petit texte humoristique pour travailler les groupes du nom avec mon fils-4.

On peut le télécharger sur le site du « professeur phifix »  : CLIQUER ICI

Planification français (3e année-CE2 )

Textes de la semaine

Étude de la langue :

  • Conjugaison : des verbes irréguliers à l’imparfait : dire, venir, partir
  • Vocabulaire : Les noms composés
  • Grammaire : On révise les articles
  • grammaire : on révise  : reconnaître le sujet du verbe : CLIQUER ICI

Situation d’écriture de la semaine

Thème : Écrire un dialogue à partir d’un tableau

voici notre tableau :

Joueurs de football, 1908
Le Douanier Rousseau

Si cela vous intéresse, voici mon document de travail :

planification semaine 26

Petite semaine en étude de la langue et travail sur le texte, car je travaille en parallèle sur un projet d’histoire.  Ce projet termine notre année en histoire du Québec.

Si cela vous intéresse : Voyage chez les Amérindiens !

Cliquer ici document prof

Cliquer ici document élève

Le peintre et les cygnes sauvages (texte)

Voici un autre album pour ma semaine 26 ( 3e année)

Le peintre et les cygnes sauvages

Il était une fois, dans un village du Japon, un peintre que tout le monde aimait.  Il s’appelait Teiji et n’avait pas son pareil pour saisir au bout de son pinceau la beauté du moindre arbrisseau, de l’herbe la plus fragile, de la rose fanée.

Et tous les gens qui le connaissaient lui demandaient de venir décorer leur maison ou bien peindre leur portrait. Teiji était donc riche et vivait confortablement.

Un jour qu’il dessinait dans la nature, il vit passer dans le ciel un vol de grands oiseaux blancs. Ces oiseaux étaient si beaux et chantaient si bien que Teiji en demeura saisi, les yeux vers les nuages et le pinceau en l’air. Quand il revint à lui, il décida d’en savoir plus sur ces oiseaux merveilleux. Il plia son rouleau de papier, rangea ses pinceaux et se mit à marcher vers l’horizon où il avait disparu.

Il marcha longtemps.

Le soir, il atteignit une cabane de pêcheur située au bord d’un grand lac.

Un vieil homme l’y accueillit et lui offrit un peu de thé. Teiji l’interrogea sur les oiseaux qui avaient dû passer au-dessus de sa maison. Qui étaient-ils ? D’où venaient-ils ? Où allaient-ils ? Comment les retrouver ?

Le vieil homme sourit…

Il raconta que ces oiseaux venaient de très loin au-delà des mers. Ils naissaient dans un pays gelé que l’on appelait Sibérie. Et c’était des cygnes sauvages.

Ils vivaient dans la neige, tièdes boules blanches sur champs de glace et, lorsque le froid leur devenait trop cruel, ils se rassemblaient pour partir en voyage vers des pays moins rudes. Certains d’entre eux arrivaient jusqu’ici, au Japon. Ils passaient tous les ans au-dessus de la maison du pêcheur en chantant de manière incomparable.

Puis ils survolaient les flots avant de se poser dans une île, au milieu du lac.

« M’emmènerais-tu dans ta barque jusqu’à cette île ? » demande Teiji.

Mais le pêcheur refusa.

A cette époque de l’année, le lac charriait de gros blocs de glace et il était dangereux de s’y aventurer.

Alors Teiji rentra chez lui.

Il retrouva sa maison confortable et ses amis qui s’extasiaient sur ses derniers tableaux.

En les regardant à son tour, Teiji les trouva étrangers. Il expliqua à ses amis qu’il avait aperçu la beauté et qu’il ne pourrait plus jamais peindre s’il n’arrivait à le retrouver.

Alors, il vendit sa maison et ses tableaux.

Il ne garda que ses pinceaux, ses couleurs, et quelques rouleaux de papier.

Et il se remit en marche.

Il trouva la cabane au bord du lac et il pria le pêcheur d’accepter tout son argent en échange de sa barque.

Le pêcheur prit l’argent et lui donna la barque. Alors, Teiji avança lentement sur le lac. Son cœur était plein de plaisir et d’angoisse à la pensée de revoir les cygnes sauvages.

Mais une bourrasque de vent jeta un bloc de glace contre la coque de sa fragile embarcation.

Et Teiji chavira dans l’eau glacée.

Son sang se figea dans ses veines. Son souffle fut comme suspendu. Mais Teiji ne voulait pas mourir avant d’avoir revu la seule beauté qu’il eût aperçue en ce monde.

Il se raccrocha à une planche détachée de la barque naufragée et il parvint tant bien que mal jusqu’au rivage de l’île.

Là, tout transi de froid, il vit enfin les cygnes. Ceux-ci avançaient vers lui dans une brume légère en balançant doucement leur long cou.

Teiji voulut sortir de sa poche son matériel de peintre, mais son naufrage avait détrempé ses rouleaux de papier et noyé ses couleurs.

Alors, il faut saisi d’une profonde tristesse.

« Ai-je risqué la mort pour voir la beauté m’échapper ? » se dit-il.

À ce moment, les cygnes se rassemblèrent.

Ils s’apprêtaient à repartir vers une île encore plus lointaine où l’hiver est beaucoup plus doux. Quand ils s’envolèrent et qu’ils déployèrent leurs ailes. Le ciel fut assombri par une ombre bruissante et musicale. Leur vol était si ample, si tranquillement splendide, que Teiji s’exclama : « Qu’importe si le pinceau d’aucun artiste ne parvient jamais à emprisonner cela dans un dessin ! La beauté est insaisissable. Au moins l’aurais-je vue avant de mourir… »

À peine eut-il prononcé ces mots qu’il sentit son corps se couvrir de plumes et de grandes ailes lui pousser.

Il entendit l’appel des cygnes, loin au-dessus des flots du lac, et il fut étonné d’y répondre en écho en un chant incomparable.

Puis Teiji s’envola pour rejoindre ses frères, cygne parmi les cygnes dans un ciel immuable.

 Claude et Frédéric Clément

Si ce texte vous intéresse, le voici :

Le peintre et les cygnes sauvages

***Ce texte fait partie de mes textes de la semaine 26

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