Archives de Catégorie: Textes à télécharger 3e année (CE2)

Planification français (3e année-CE2 )

Textes de la semaine

Étude de la langue :

  • Conjugaison : des verbes irréguliers à l’imparfait : dire, venir, partir
  • Vocabulaire : Les noms composés
  • Grammaire : On révise les articles
  • grammaire : on révise  : reconnaître le sujet du verbe : CLIQUER ICI

Situation d’écriture de la semaine

Thème : Écrire un dialogue à partir d’un tableau

voici notre tableau :

Joueurs de football, 1908
Le Douanier Rousseau

Si cela vous intéresse, voici mon document de travail :

planification semaine 26

Petite semaine en étude de la langue et travail sur le texte, car je travaille en parallèle sur un projet d’histoire.  Ce projet termine notre année en histoire du Québec.

Si cela vous intéresse : Voyage chez les Amérindiens !

Cliquer ici document prof

Cliquer ici document élève

Le peintre et les cygnes sauvages (texte)

Voici un autre album pour ma semaine 26 ( 3e année)

Le peintre et les cygnes sauvages

Il était une fois, dans un village du Japon, un peintre que tout le monde aimait.  Il s’appelait Teiji et n’avait pas son pareil pour saisir au bout de son pinceau la beauté du moindre arbrisseau, de l’herbe la plus fragile, de la rose fanée.

Et tous les gens qui le connaissaient lui demandaient de venir décorer leur maison ou bien peindre leur portrait. Teiji était donc riche et vivait confortablement.

Un jour qu’il dessinait dans la nature, il vit passer dans le ciel un vol de grands oiseaux blancs. Ces oiseaux étaient si beaux et chantaient si bien que Teiji en demeura saisi, les yeux vers les nuages et le pinceau en l’air. Quand il revint à lui, il décida d’en savoir plus sur ces oiseaux merveilleux. Il plia son rouleau de papier, rangea ses pinceaux et se mit à marcher vers l’horizon où il avait disparu.

Il marcha longtemps.

Le soir, il atteignit une cabane de pêcheur située au bord d’un grand lac.

Un vieil homme l’y accueillit et lui offrit un peu de thé. Teiji l’interrogea sur les oiseaux qui avaient dû passer au-dessus de sa maison. Qui étaient-ils ? D’où venaient-ils ? Où allaient-ils ? Comment les retrouver ?

Le vieil homme sourit…

Il raconta que ces oiseaux venaient de très loin au-delà des mers. Ils naissaient dans un pays gelé que l’on appelait Sibérie. Et c’était des cygnes sauvages.

Ils vivaient dans la neige, tièdes boules blanches sur champs de glace et, lorsque le froid leur devenait trop cruel, ils se rassemblaient pour partir en voyage vers des pays moins rudes. Certains d’entre eux arrivaient jusqu’ici, au Japon. Ils passaient tous les ans au-dessus de la maison du pêcheur en chantant de manière incomparable.

Puis ils survolaient les flots avant de se poser dans une île, au milieu du lac.

« M’emmènerais-tu dans ta barque jusqu’à cette île ? » demande Teiji.

Mais le pêcheur refusa.

A cette époque de l’année, le lac charriait de gros blocs de glace et il était dangereux de s’y aventurer.

Alors Teiji rentra chez lui.

Il retrouva sa maison confortable et ses amis qui s’extasiaient sur ses derniers tableaux.

En les regardant à son tour, Teiji les trouva étrangers. Il expliqua à ses amis qu’il avait aperçu la beauté et qu’il ne pourrait plus jamais peindre s’il n’arrivait à le retrouver.

Alors, il vendit sa maison et ses tableaux.

Il ne garda que ses pinceaux, ses couleurs, et quelques rouleaux de papier.

Et il se remit en marche.

Il trouva la cabane au bord du lac et il pria le pêcheur d’accepter tout son argent en échange de sa barque.

Le pêcheur prit l’argent et lui donna la barque. Alors, Teiji avança lentement sur le lac. Son cœur était plein de plaisir et d’angoisse à la pensée de revoir les cygnes sauvages.

Mais une bourrasque de vent jeta un bloc de glace contre la coque de sa fragile embarcation.

Et Teiji chavira dans l’eau glacée.

Son sang se figea dans ses veines. Son souffle fut comme suspendu. Mais Teiji ne voulait pas mourir avant d’avoir revu la seule beauté qu’il eût aperçue en ce monde.

Il se raccrocha à une planche détachée de la barque naufragée et il parvint tant bien que mal jusqu’au rivage de l’île.

Là, tout transi de froid, il vit enfin les cygnes. Ceux-ci avançaient vers lui dans une brume légère en balançant doucement leur long cou.

Teiji voulut sortir de sa poche son matériel de peintre, mais son naufrage avait détrempé ses rouleaux de papier et noyé ses couleurs.

Alors, il faut saisi d’une profonde tristesse.

« Ai-je risqué la mort pour voir la beauté m’échapper ? » se dit-il.

À ce moment, les cygnes se rassemblèrent.

Ils s’apprêtaient à repartir vers une île encore plus lointaine où l’hiver est beaucoup plus doux. Quand ils s’envolèrent et qu’ils déployèrent leurs ailes. Le ciel fut assombri par une ombre bruissante et musicale. Leur vol était si ample, si tranquillement splendide, que Teiji s’exclama : « Qu’importe si le pinceau d’aucun artiste ne parvient jamais à emprisonner cela dans un dessin ! La beauté est insaisissable. Au moins l’aurais-je vue avant de mourir… »

À peine eut-il prononcé ces mots qu’il sentit son corps se couvrir de plumes et de grandes ailes lui pousser.

Il entendit l’appel des cygnes, loin au-dessus des flots du lac, et il fut étonné d’y répondre en écho en un chant incomparable.

Puis Teiji s’envola pour rejoindre ses frères, cygne parmi les cygnes dans un ciel immuable.

 Claude et Frédéric Clément

Si ce texte vous intéresse, le voici :

Le peintre et les cygnes sauvages

***Ce texte fait partie de mes textes de la semaine 26

Le pinceau magique (texte)

J’ai choisi ce conte pour la base de ma semaine 26 ( 3e année- CE2 )

Le pinceau magique - Didier Dufresne;Stéphane Girel

Résumé du conte
Il y a bien longtemps en Chine, vivait un pauvre jeune nommé Ma Liang qui rêvait de devenir un grand artiste peintre. Une nuit, il reçut dans ses rêves un pinceau magique capable de donner vie à chacun de ses dessins. Emprisonné par le seigneur local, il parvint à s’enfuir en peignant une échelle et une fenêtre ouverte. S’envolant sur le dos d’un dragon qu’il avait dessiné,  Ma Liang s’installa dans un petit village et jura de ne plus jamais achever ses toiles.  Mais les soldats de l’empereur le retrouvèrent et il fut emmené au palais. Là, l’empereur lui ordonna de peindre un arbre d’or sur une île, et un bateau pour l’y conduire. Mais il lui demanda de peindre tellement de vent, que le bateau coula en laissant l’empereur prisonnier à jamais sur son île.

Voici le tapuscrit du conte :  

Le piceau magique

Les secrets véritables (textes)

Je l’adore cet album…  Mes trois plus vieux l’avaient adoré, alors je le propose à mon dernier cette semaine en lecture supplémentaire.

Je sais qu’on travaille ce texte en CE1 avec « Ribambelle de hatier »,,,  mais je préfère le donner en lecture en CE2 (3e année) lorsque la compréhension est meilleure.

Je trouve d’ailleurs que l’histoire correspond davantage à l’esprit des 8 ans!

Cliquer pour un extrait

" Vous voulez savoir comment changer en or les couteaux de votre mémé ?
Vous voulez guérir les blessures, devenir invisible, marcher les pieds en l’air et la tête en bas ?…
N’hésitez plus, ouvrez ce livre. Les secrets véritables du Grand Albert sont à vous, maintenant. "

Si le texte vous intéresse, « ZOUTILS » propose le tapuscrit : CLIQUER ICI

 

 

 

Un cheval pour totem (extrait)

J’adore les petits romans d’Alain Surget!  Nous en avons lu plusieurs au fils du temps.

Je propose un extrait de « Un cheval pour totem » la semaine prochaine ( 3e année-CE2)

UN CHEVAL POUR TOTEM

Extrait…

Nuun a dix ans. Dans sa tribu, c’est l’âge auquel on devient adulte. Pour cela, il doit se trouver un animal-totem. Nuun a choisi : ce sera le cheval. Après avoir assisté à une chasse aux chevaux qui l’a bouleversé, il passe la nuit dans la steppe à sangloter. Au matin, il aperçoit un poulain abandonné…

Les caresses et le son de la voix rassurèrent l’animal qui vint appuyer sa tête contre le bras de Nuun.

–      Te voilà seul, perdu loin de ton troupeau.  Tu ne pourras pas survivre sans une jument où un étalon pour te protéger, mais quand les chevaux reviendront-ils ? [...]

–       Je te garde avec moi !  Je serai celui qui a sauvé le petit cheval, et le premier à vivre aux côté de son animal-totem. [...]

Nuun l’emmena jusqu’à la rivière, entra dans l’eau avec lui. Il lui lava les jambes avec ses mains, nettoya sa robe en le brossant avec une poignée d’herbes.

–       Quand tu es mouillé, tu brilles autant qu’une aile de corbeau. On dirait que la nuit s’est couchée sur toi.

II lui posa doigt sur le chanfrein.

[...]

Alain Surget, Un cheval pour totem, coll. Castor Poche

Voici l’extrait que je propose à mon plus jeune la semaine prochaine :

Un cheval pour totem

Le canard et la panthère

Voici mon texte de base (3e année ) de la semaine prochaine.  

J’aime beaucoup les contes du chat perché de Marcel Aymé!

Résumé : 

Les parents de Delphine et Marinette regardent le canard avec des yeux gourmands. C’est le moment de lui conseiller de faire un grand voyage. Le canard part faire le tour du monde. Après quelques mois, le voici de retour avec une compagne insolite une panthère ! Retrouvez Delphine et Marinette, les deux sueurs espiègles, et leurs amis les animaux de la ferme.

Extrait « le canard et la panthère » :

A plat ventre dans le pré, Delphine et Marinette étudiaient leur géographie dans le même livre, et il y avait un canard qui allongeait le cou entre leurs deux têtes pour regarder les cartes et les images. C’était un joli canard. Il avait la tête et le col bleus, le jabot couleur de rouille et les ailes rayées bleu et blanc. Comme il ne savait pas lire, les petites lui expliquaient les images et lui parlaient des pays dont le nom était marqué sur les cartes.
— Voilà la Chine, dit Marinette. C’est un pays où tout le monde a la tête jaune et les yeux bridés.
— Les canards aussi ? demanda le canard.
— Bien sûr. Le livre n’en parle pas, mais ça va de soi.
— Ah ! la géographie est quand même une belle chose… mais ce qui doit être plus beau encore, c’est de voyager. Moi, je me sens une envie de voyager, si vous saviez…
Marinette se mit à rire et Delphine dit :
— Mais, canard, tu es trop petit pour voyager.
— Je suis petit, c’est entendu, mais je suis malin.
— Et puis, si tu voyageais, tu serais obligé de nous quitter. Est-ce que tu n’es pas heureux avec nous ?
— Oh ! si, répondit le canard. Il n’y a personne que j’aime autant que vous.
Il frotta sa tête contre celle des deux petites…

Marcel Aymé, Les contes du chat perché

***  Je ne trouve pas le texte sur le net… désolé.  Je vais placer plusieurs extraits dans mon document.

Si cela vous intéresse, voici mon document-texte pour la semaine prochaine :

Texte semaine 25 _ Le canard et la panthère

Planification en français 3e année ( semaine 24 )

Textes de la semaine :

Étude de la langue de la semaine :

  • Jour 1 : le complément direct (COD)
  • Jour 2 : vocabulaire de la table (oralement) et  le complément direct ( suite)
  • Jour 3 : le verbe grandir ( -IR 2e groupe) au présent de l’indicatif (révision)
  • Jour 4 : verbe en -ir

Situation d’écriture de la semaine :

  • Jour 1 : Un hérisson et un lapin se rencontrent dans le jardin.  Que peuvent-ils se raconter?  Fais-les parler. ( écrire un dialogue )
  • Jour 2 :  Froux le lièvre a invité ses voisins, la famille de Quipic à un pique-nique au fond du jardin.  Imagine la scène et le menu.
  • Jour 3: Expression écrite dirigée : employer « qui »
  • Jour 4-5 : Le renard et le bouc :  réécrire en changeant le narrateur

Si cela vous intéresse, voici mon document de travail:

planification semaine 24

Les trois tamis (texte- philo)

Un jour, un homme vint trouver le philosophe Socrate et lui dit :
- Ecoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.
- Je t’arrête tout de suite, répondit Socrate. As-tu songé à passer ce que tu as à me dire au travers des trois tamis ?
Et comme l’homme le regardait rempli d’étonnement, l’homme sage ajouta :
- Oui, avant de parler, il faut toujours passer ce qu’on a à dire au travers des trois tamis.
Voyons un peu ! Le premier tamis est celui de la vérité. As-tu vérifié si tout ce que tu veux me
raconter est vrai ?
- Non, je l’ai entendu raconter et…
- Bien, bien. Mais je suppose que tu l’as au moins fait passer au travers du deuxième tamis, qui
est celui de la bonté. Ce que tu désires me raconter, si ce n’est pas tout à fait vrai, est-ce au
moins quelque chose de bon ?
L’homme hésita puis répondit :
- Non, ce n’est malheureusement pas quelque chose de bon, au contraire…
- Hum ! dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est utile de me
raconter ce que tu as envie de me dire…
- Utile ? Pas précisément…
- Alors, n’en parlons plus ! dit Socrate en souriant. Si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni
bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier…

Socrate

Quelle belle idée de départ pour travailler :  Doit-on tout dire?

Pour télécharger le texte proposé par l’école « St-jean-le-vieux » : CLIQUER ICI

Le renard et le bouc (texte-3e année)

Un jour, Capitaine Renard se promène avec son compère le Bouc.

Comme ils marchent depuis pas mal de temps et qu’il fait très chaud, ils ont vraiment très soif.
Au détour d’un chemin, ils voient un puits. Ils descendent au fond pour s’abreuver.
Ils se désaltèrent copieusement. Capitaine Renard dit au bouc :
« Ce n’est pas tout de boire, il faut sortir d’ici ; mets-toi contre le mur, je grimperai sur ton échine puis, me servant de tes cornes comme d’une échelle, je sortirai de là. Après quoi, je te tirerai sans difficulté… »

Sitôt dit, sitôt fait. Renard sort du puits et dit au bouc :
« Si le ciel t’avais donné autant de jugement que de barbe au menton, tu ne serais pas descendu dans le puits sans te demander comment tu en sortirais. Adieu ! Tâche de t’en tirer. Je suis pressé…»

Le lendemain, Madame Bouc est à la recherche de son compagnon. Arrivée près du puits, elle entend des cris. Elle s’approche et voit son mari. Elle lui tend la corde qu’elle porte toujours autour du cou.

Bouc s’en saisit et, en deux temps, trois mouvements, il sort du puits.

En colère, il explique sa mésaventure à sa femme, puis il rajoute :
« Capitaine Renard, ton tour viendra ! »

D’après « Le Renard et le Bouc » – Jean de La Fontaine

Si vous voulez télécharger le texte : CLIQUER ICI

***  je vais faire faire l’exercice proposé qui provient du manuel « Livre miroir CE2 » de Magnard

Guerriot l’écureuil ( texte- 3e année)

Pour poursuivre mon thème de la semaine…  voici mon troisième texte.

Il avait passé la belle saison dans sa maison de campagne, une petite boule de mousse reconstruite chaque printemps, un pavillon vert suspendu à une fourche de chêne…

Il s’était laissé aller joyeux à vivre seul, en gaieté et sans souci sous le soleil, mangeant le jour les fruits de la forêt, de ceux-là qui ne durent qu’un temps, s’aventurant parfois dans les prairies frontières pour s’empiffrer de cerises qui ne se conservent point, et quelquefois aussi, mais rarement, sanguinaire, saignant dans leurs nids ou sur les branches, où il les saisissait à l’improviste, les petits oiseaux.

Le plus souvent, content du jour et de la nuit, il sautait de banche en branche, tout son corps roux au vent, giclant éperdument, comme une large étincelle de feu, au moindre choc qui émouvait l’arbre sur lequel il se trouvait…

Il mangeait là où il se trouvait, le plus souvent tout de même au même endroit sous les hauts sapins, où il retrouvait les joyeux compagnons.

Ils montaient le long des grands fûts droits.  Ils y grimpaient, soit tour à tour, soit en se poursuivant avec des cris aigus, plus à l’aise le long de ces arêtes vertigineuses que le sol mou, où les longues griffes de leurs pattes entravaient leur marche hésitante.

Et quand un rappel d’oiseau ou de bête arrivait à eux, ils dressaient leur petite tête au vent, écourtaient attentivement et filaient aussitôt dans la direction du bruit pour retrouver le geai Jacquot, margot la pie, s’amuser de leur caquetage, de leurs courbettes, de leurs caresses ou de leurs querelles…

Guerriot était ce jour-là sorti de la forêt; il avait couru sur le mur, effrayant les lézards qui se chauffaient au soleil et rentraient précipitamment dans leurs retraites…  Il avait visité des noisetiers et des hêtres, choisi sa faine et regagné par le chemin des branches, plus familier et plus commode, l’entrée de la forêt.

Louis Pergaud, de Goupil à Margot

Si ce petit texte vous intéresse :

Guerriot l’écureuil

*** Le travail qui accompagne ce texte se retrouvera dans mon document de travail de la semaine 24

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