Catégorie : Textes à télécharger 1ère année (CP)

Choix de lectures (vieux manuel)


Mironneau…  Je possède plusieurs manuels de cet auteur.  J’affectionne particulièrement tous ces manuels puisqu’il propose des textes plus ou moins longs, d’auteurs classiques et particulièrement bien choisis je trouve.

Je vous propose plusieurs niveaux de lecture.

Cours préparatoire:

Mironneau, Adolphe. Choix de lectures / cours préparatoire

On le retrouve sur le site «Bienvenue chez SAB» et «Manuels anciens»

Cours élémentaire:

Mironneau, Adolphe. Choix de lectures / cours élémentaire 1er degré

Mironneau_CE1

Source: Gallica

***Si ce vieux manuel vous intéresse, écrivez-moi en privé.

Cours moyen :

Mironneau, Adolphe. Choix de lectures / cours moyen

Mironneau_cm1

Source : Gallica

Mironneau_cours moyen

Source : Gallica

***Si ce vieux manuel vous intéresse, écrivez-moi en privé.

 

Cours supérieur:

Mironneau, Adolphe. Choix de lectures / cours supérieur

Mironneau_Cours supérieur

Source: Gallica

***Si ce vieux manuel vous intéresse, écrivez-moi en privé.

Lecture courante élémentaire (vieux manuel)


Je poursuis ce matin avec quelques découvertes encore…

Voici un autre manuel de lecture, cette fois, pour les plus jeunes.  Comme c’est un manuel Québécois… il y beaucoup de textes religieux.  Par contre, si on prend le temps de le découvrir, on y retrouve plusieurs textes qui sauront plaire aux plus petits ( 1re et 2e année )

 

Les frères de l’instruction chrétienne. Lecture courante

Lecture courante_Canada

Source : BANQ

Plume de nuage ( conte )


Pour celles qui expliquent le cycle de l’eau, voici un joli conte :

PLUME DE NUAGE

Un conte de : Didier T. LRSY

Il y a bien longtemps, quand le monde n’était pas encore tout à fait le monde, vivait sur la plus haute montagne de notre terre, le premier flocon tombé du ciel.

Ce premier flocon du monde, s’appelait Plume de nuage.

Et du haut de son perchoir, entre ciel et terre, il passait son temps à contempler la vie en la remerciant de l’avoir fait flocon de neige. Il était flocon de neige et se sentait merveilleusement bien dans ce corps de flocon.

Aujourd’hui encore, Plume de nuage se considère comme quelqu’un d’heureux. Seulement, aujourd’hui c’est un peu différent, car en vérité il aimerait en savoir un peu plus ;


Par exemple, depuis quelque temps, il se demande : « D’où vient réellement le soleil quand le matin il se lève derrière le glacier ?

Et où va-t-il lorsqu’il disparaît là-bas, tout au loin, derrière la ligne d’horizon ? « .

Non content de cela, actuellement se pose-t-il aussi des questions quant à sa propre existence.

« D‘où est-ce que je viens ? Dois-je aller quelque part ? » Mais, faute de ne point trouver de réponses satisfaisantes, il se met à douter et prend conscience de son ignorance. Alors, pour tant de questions sans réponse, Plume de nuage devient triste, si triste qu’il se met à pleurer.

La seule larme qu’il verse, doucement se change en un glaçon. Plume de nuage quitte ainsi sa vie de flocon de neige au travers une larme pour renaître en un petit morceau de glace.

« Quelle étrange sensation, se dit-il. Mon corps est devenu aussi transparent que du verre !

… Mais que se passe-t-il ? Je sens que je glisse. Mon être entier se laisse glisser et descendre le versant de la montagne.

« Et plus il descend, plus il sourit. C’est alors que la glissade qu’il fait le prend d’une ivresse si débordante que Plume de nuage en vient à se tordre littéralement de rire. Il se tord tant et si bien que du glaçon fraîchement conçu, devient-il une petite flaque.

Très étrange, se dit-il, je sens mon corps d’une fluidité prodigieuse, je peux, comme je le désire, épouser chaque forme que je rencontre, la contourner ou entrer dans ses moindres recoins.

Et mon corps, bien que transparent, n’est plus dur comme la glace, mais aussi liquide que… de l’eau ! ? ».

Plume de nuage comprend ! Il est devenu une goutte d’eau.

Une goutte d’eau pure, limpide et si fraîche qu’il sent monter en lui une nouvelle vigueur pour continuer sa route. Plume de nuage quitte sa montagne, au profit d’un petit ruisseau.

Là, il se fait porter par le courant à la rencontre de nouveaux paysages.

Mais après plusieurs kilomètres de tranquille traversée, la petite rivière se met à rejoindre une autre rivière, puis une autre… encore une autre.

A chaque nouvelle rencontre le courant s’accélère rapidement.

Plume de nuage n’en croit pas ses yeux. Devant lui maintenant la rivière de part se vitesse et son débit, devient un véritable torrent.

« Ou là ! comme je regrette le petit courant de tout à l’heure… mais impossible de revenir en arrière ! J’ai choisi d’aller visiter le monde et rien ne doit m’arrêter.

Gardons confiance ! A quoi bon résister ou se crisper. C’est en prenant le contre sens du courant que je risque de me faire mal ».

Réflexion faite, Plume de nuage plonge sous l’eau et se fond littéralement au reste de l’eau.

IL s’y fond tellement bien, qu’il acquiert toutes les qualités du torrent : rapidité, puissance et bonne santé. Plume de nuage n’a plus rien à craindre. Il a compris qu’au lieu de combattre les forces de la nature il est préférable de les épouser… et de faire confiance.

Faire confiance ! ? oui… mais jusqu’où ?

Car là-bas, un peu plus loin une cascade gigantesque dans un brouhaha effroyable chavire toute l’eau du torrent qui arrive à vive allure. Aucune goutte d’eau ne peut y échapper.

« Ai-je vraiment raison de faire confiance, se dit Plume de nuage ? Qu’est-ce qui m’attend?

« A peine a-t-il posé cette question, qu’un courant d’une force prodigieuse le catapulte en plein cœur de la cascade.

Plume de nuage n’a pas la force de regarder, et ferme les yeux. Seulement il répète. Faire confiance ! Faire confiance – comme pour mieux s’en persuader – suivre le courant de la vie… et faire confiance.

Il se sent ballotté à droite, à gauche, sous l’eau, puis encore sous l’eau, de nouveau à droite de nouveau à gauche, encore sous l’eau, puis encore à droite… et…

Contre toute attente, il éprouve alors une bien étrange sensation.

Son corps est devenu fluide et léger. Puis il se sent pris d’un curieux bercement. IL ouvre les yeux… la cascade, maintenant, se trouvent au-dessus de lui à plus de cinquante mètres.

Il ouvre mieux les yeux et comprend qu’il est, grâce au vent léger, tombé sur la feuille d’un arbre qui tendait quelques unes de ses branches à proximité de l’eau.

La feuille qui l’a reçu, maintenant le berce gentiment.

Plume de nuage s’y repose un instant et la remercie en lui donnant un peu de son eau.

Encore une fois, il comprend que la nature fait bien les choses.

« Dorénavant, je n’ai plus à avoir peur, faire confiance aux forces de la vie ! voilà qui me mènera loin !
Allez, en route vers de nouvelles aventures ! s’exclame-t-il ! ».

Plume de nuage se laisse alors glisser jusqu’à la bordure de la feuille, puis s’étire, et tombe dans une eau devenue plus calme.

Tranquillement, Plume de nuage se laisse porter au fil de l’eau.

Au détour d’un courant il ose même aller caresser les mollets d’un Monsieur en train de tremper ses pieds au bord de la rivière.

Un peu plus en aval, il se blottit dans le creux d’une main d’un enfant qui éclabousse au autre enfant.. puis dégouline sur son visage avant de rejoindre sa rivière.

Maintenant la rivière s’élargit et repose majestueusement dans son lit. Plume de nuage s’y endort quelque temps… et rêve. Son rêve l’emporte loin… très loin…

Mais brassé ici et là par quelques remous et courants sous-marins, le rêve qu’il fait lui laisse dans la bouche, une certaine amertume qui finit par le réveiller.

Tout en ouvrant les yeux, il oublie le songe qu’il vient de faire. Seul dans la bouche, lui reste ce petit goût d’Amertume. Durant son sommeil, la rivière a quitté son lit. Maintenant elle est devenue un fleuve qui s’écoule paisiblement. Sur son dos passent de temps à autres des bateaux. Des petits, des gros…

Plume de nuage regarde autour de lui. Le paysage a bien changé. Seul demeure ce goût amer qui persiste dans sa bouche.

Le relief est plat et les arbres rares. Une nouvelle végétation d’herbes fines et élancées se courbent docilement, caressées qu’elles sont par le vent. Ce vent à quelque chose de bien particulier. Un parfum de sel semble s’y dégager. Ce même parfum que Plume de nuage sent non plus seulement dans sa bouche, mais dans la totalité de son corps.

Plume de nuage porte en lui le goût de ce sel. IL est devenu une goutte d’eau salée.

IL comprend alors que le fleuve a terminé son cours. Maintenant c’est un estuaire qui dans le crépuscule s’offre à lui.

Bientôt le soleil aura disparu.

Déjà le ciel prend son costume de nuit. Un croissant de lune laisse passer devant sa lumière quelques nuages effilochés. Une première étoile s’allume.

Mais ce qui retient l’attention de Plume de nuage ne se trouve pas dans le ciel. Non ! ce qui retient son attention, c’est le bruit qu’il entend.

Ce bruit n’a rien de comparable avec le brouhaha de la chute d’eau de tout à l’heure. Non ! le bruit que Plume de nuage entend parait venir d’un tout autre monde… et en même temps ce bruit lui semble si familier.

Alors, Plume de nuage comprend que ce qu’il entend, ce qui l’appelle… c’est la mer. La mer dans toute sa splendeur.

Une petite vague vient le chercher et se retire d’elle-même dans l’immensité océane. Le soleil au bout de l’horizon a disparu.

Une lueur mauve persiste encore quelques instants. Puis c’est la nuit. Et seul dans la nuit, un petit flocon de neige devenu goutte d’eau se laisse porter au rythme des vagues.

Plume de nuage se sent bien. Un sentiment de liberté coule dans ses veines. Chaque seconde devient éternellement sereine.

Puis doucement, dans le clair-obscur des étoiles et la lune, plume de nuage descend à l’intérieur de l’océan.

Et là, se repose entre une coquille Saint-Jacques et une anémone.

Lorsque Plume de nuage rouvre les yeux, un rayon de soleil lui tend la main et l’invite à remonter à la surface.

La mer est belle, le soleil miroite chaque vague qui s’élance. Et l’écume resplendit comme mille diamants. Plume de nuage se laisse emporter par une vague. Au sommet de celle-ci une telle ivresse monte en lui qu’un sentiment de force s’empare de ses pensées, lui donnant la brève illusion que lui, Plume de nuage, infime petite goutte d’eau est devenu plus grand que la vague, plus grand même que l’océan.

Mais lorsque la vague redescend et disparaît au sein même de cette mer qui venait tout juste de la créer, Plume de nuage reçoit une véritable douche froide. Dès lors, il comprend une nouvelle chose. IL comprend que son existence n’est qu’une vague de la vie, et qu’un jour cette même vie qui l’avait fait naître, le rappellerait.

Les jours, les années s’écoulent paisiblement.

Puis, alors que Plume de nuage, sur le dos d’un dauphin se dore au soleil, il sent dans son corps une nouvelle sensation. Quelque chose de chaud monte en lui.

Son enveloppe de goutte d’eau disparaît. Un filet de vapeur l’étire vers le haut.

Maintenant il voit le dauphin à plusieurs mètres sous lui.

Tout doucement Plume de nuage sent qu’il monte dans le ciel. Il n’a plus de corps. Même la vapeur a disparu. Simplement, lui reste la conscience d’exister.

Sans peine ni remords, Plume de nuage laisse ce qu’il quitte.

De sa hauteur, il admire la mer dans son entier. Puis l’ascension s’accélère. Plume de Nuage contemple une dernière fois sa planète. Elle est devenue un tout petit point bleu qui tourne autour du soleil.

Enfin, regardant le ciel, il ouvre son cœur en toute confiance puis s’écrie « J ‘ARRIVE ! »‘… Et du ciel d’où il était venu, Plume de nuage disparaît.

Mais qui sait ?

Peut-être un jour reviendra-t-il en un nouveau flocon de neige ou pourquoi pas en un arbre de la forêt amazonienne ou simplement en petit garçon.

Peut-être aussi, ne reviendra-t-il pas ? Mais chut ! cela est une autre histoire…

Si le conte vous intéresse, vous pouvez le télécharger ici :

cycle de l’eau_conte plume de nuage p.6-11

Quentin et le patin ( texte-album )


Je poursuis mes recherches de textes sur l’hiver…

Quentin adore la peinture.

Il veut être un peintre quand il sera grand. Les gens vont venir de partout lui demander de faire leur portrait.

Quentin a hâte d’aller à l’école demain. Peut-être que madame Martine va montrer son dessin à toute la classe. Peut-être qu’ils vont le payer avec des bonbons. Quentin aime beaucoup les bonbons, surtout les jujubes rouges.

Le lendemain, madame Martine distribue du papier et des crayons. Quentin passe la main sur le papier lisse. Il adore la couleur jaune vif de son crayon.

― Je vais dessiner ma collection de roches, annonce Thomas.
― Moi, je vais faire une fusée, dit Hugo
― Je crois que je vais dessiner une marguerite, dit Élise.

Élise sait dessiner toutes sortes de jolies fleurs.
Bientôt, toute la classe travaille en silence. Quentin est le seul qui ne dessine pas. Il regarde fixement sa feuille.

― Qu’est-ce qui ne vas pas, Quentin ? demande madame Martine.
― Je ne sais pas quoi dessiner, répond Quentin.
―Tu pourrais dessiner quelque chose que tu aimes beaucoup, suggère madame Martine.

Quentin a une idée. Il prend son crayon et se met à dessiner. « Madame Martine va aimer mon dessin », pense-t-il.

― Quelles jolies roches, Thomas! dit madame Martine.
― Merci, répond Thomas.
En voyant la feuille de Quentin, madame Martine s’exclame :
― Quel beau dessin! Quentin est tout fier.
― Regardez, les amis, dit madame Martine. Quentin a dessiné une belle roche!
― Ce n’est pas une roche, dit Quentin. C’est ma mère.

Madame Martine regarde de nouveau le dessin.  Elle le tourne de tous les côtés. Puis elle dit :
― Ah oui, je la vois maintenant. C’est très joli.  Mais Quentin n’est pas content.  Madame Martine continue d’admirer les dessins des autres enfants.

― Je ne suis pas bon en dessin, grogne Quentin.
― C’est peut-être à cause du papier, suggère Élise.
― Tu as peut-être besoin d’une autre sorte de crayon, dit Thomas.
― Le problème, ce n’est pas le crayon, dit Quentin. C’est moi.

Quentin jette son dessin à la poubelle.
― Je ne suis pas bon en dessin, répète-t-il.
La cloche sonne. C’est l’heure de la récréation.

Les enfants se précipitent dehors.
Ils enfilent leurs patins et s’élancent sur la patinoire avec madame Martine.
Tout le monde patine, sauf Quentin.

― Tu ne patine pas? lui demande Thomas.
Tu es le meilleur patineur de la classe, pourtant !
― Je ne veux pas être bon en patin, dit Quentin. Je veux être bon en dessin !

Élise passe devant eux.  Elle est moins douée pour patiner que pour dessiner.  Elle tombe sur la glace. Quentin l’aide à se relever.

― Zut ! s’exclame-t-elle. Je ne sais pas patiner.
― Tes patins sont peut-être trop grands, dit Quentin.
― Le problème, ce n’est pas la taille de mes patins, dit Élise. C’est moi.

― Arrête de t’en faire, dit Quentin. Le truc, c’est de s’amuser. Regarde, c’est facile!  Quentin commence à glisser doucement, comme un oiseau dans le ciel.

Puis il patine à reculons, comme un voilier poussé par le vent. Ensuite, il va de plus en plus vite, comme une voiture de course!

Quentin patine d’un côté, puis de l’autre. Il fait des pirouettes. Il tourbillonne d’un bout à l’autre de l’étang.

Bientôt, il oublie sa déception de ne pas être bon en dessin.
Il s’amuse trop à patiner.

À la fin, il saute très haut dans les airs. Toute la classe l’applaudit.

― Regardez Quentin! s’écrie Thomas.
― Regardez la glace! s’écrie Élise.

Partout où Quentin est passé en patinant, il a tracé des lignes sur la glace.

Élise voit une tortue. Thomas voit un oiseau. Madame Martine voit le visage souriant de la maman de Quentin.

Eh oui! Quentin a fait de beaux dessins avec ses patins.  Même lui peut voir à quel point ils sont jolis.

― J’avais raison,  lui dit Thomas en rentrant à la maison.  Tu avais seulement besoin d’une autre sorte de crayon.

Si cela vous intéresse : 

Je vous invite à lire le texte en ligne sur « la maison de dédé » : CLIQUER ICI

Voici le tapuscrit de l’album : Quentin et le patin

Découvrons… ( texte)


Voici plusieurs petits textes informatifs sur différents animaux.  C’est idéal pour les petits lecteurs débutants!  Ces documents sont proposés par la Commission scolaire des Sommets

Si cela vous intéresse : 

Je n’ai vérifié tous les liens…  mais ils devraient fonctionner!

Le secret des coeurs de pomme (texte)


( Avant de débuter le conte, couper une pomme dans le sens de la longueur et une autre dans le sens de la largeur )

Il était une fois une petite fleur toute blanche qui se balançait dans les branches d’un pommier. Elle s’appelait Joséphine et, toute la journée, elle souriait au soleil et s’amusait à jouer à cache-cache dans les feuilles avec ses soeurs. Mais ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était de se balancer dans le vent.

Ffffffoouuuuuu!….

Joséphine adorait sentir le vent danser dans ses pétales. Elle se sentait alors si légère qu’elle rêvait de s’envoler vers le ciel, comme les insectes qui venaient la visiter, les papillons aux ailes châtoyantes, les oiseaux aux chants
mélodieux!…

Elle aussi voulait habiter le ciel, comme les nuages au-dessus de sa tête ou les étoiles scintillant dans la nuit. C’était son rêve à elle. Son rêve secret. Elle ne l’avait confié à personne.
Mais un soir, elle aperçut dans le ciel une étoile filante.

– Ah!… Une étoile filante!… s’exclama-t-elle ravie. Je vais pouvoir faire un voeu!…

Et les yeux fermés, pleine d’espoir elle demanda:

– Étoile filante, étoile filante, donne-moi le don de voler comme un papillon!…

Le lendemain matin, dès que le vent fut levé, Joséphine se mit à agiter ses pétales, convaincue qu’ils deviendraient des ailes et qu’elle s’envolerait comme un papillon!…

Mais elle ne réussit qu’à hâter sa détresse, en perdant presque tous ses pétales. Pauvre Joséphine, elle avait le coeur bien gros et pas juste le coeur, son corps aussi devenait de plus en plus rond et lourd.
Elle le voyait bien, elle ne deviendrait jamais un papillon!… Elle resterait une pomme, comme toutes les pommes.

Alors elle pleura tout le jour et pleurait encore quand la nuit fut tombée.

– Eh!… Petite pomme, entendit-elle soudain, écoute-moi!…

– Qui es-tu? demanda Joséphine en arrêtant aussitôt de pleurer.

– Je suis une étoile filante. C’est à moi que tu as confié ton rêve, hier soir…

– C’est de ta faute, si je suis triste!… répliqua aussitôt Joséphine en reniflant. Tu n’as même pas réalisé mon voeu!…

– Je vais te révéler un secret, lui dit alors l’étoile filante.
La magie des étoiles ne peut changer une pomme en papillon, mais elle peut garder une place pour les rêves dans ton coeur.

Et c’est depuis ce jour qu’on peut trouver dans le coeur des pommes, une étoile et un papillon!..

Voilà le facteur ( texte )


Couverture de Voilà le facteur !

Résumé : 

M. Bonvent est facteur à Castagnac. Chaque jour, Félicie et lui font le tour de la ville. Ils distribuent des milliers de lettres de toutes formes et de toutes couleurs. Félicie, c’est sa bicyclette bien-aimée.

Voici une version de cet album pour le CP : 

Voilà le facteur !
M. Bonvent est facteur. Chaque jour, Félicie et lui font le tour de la ville.
Ils distribuent des lettres, Félicie c’est sa bicyclette bien aimée.
« – Facteur, lui dit un matin, le chef de bureau de poste, voici un pli urgent pour M. le Maire ».
M. Bonvent bondit sur Félicie. Hélas, il a raté un virage. Félicie dérape sur la boue. Heureusement, la maison du maire n’est plus bien loin et M. Bonvent est arrivé.
« – Le maire est en ville. Il est à la course cycliste », s’écrit la domestique.
Le maire doit recevoir sa lettre. Alors, M. Bonvent et Félicie repartent. Ils  débouchent sur la grande rue. M. Bonvent ne s’aperçoit de rien… Mais il se trouve pris au milieu du peloton de coureurs cyclistes.
M. Bonvent les a tous dépassés et le voilà devant les tribunes d’honneur…  où il arrive bon premier et vainqueur de la course.
M. le Maire reçoit sa lettre et M. Bonvent un magnifique vase en argent.

Pierre Bonvallet, Voilà le facteur !, Coll. Mon premier album, Ed. Hachette

Si vous désirez télécharger ce texte : 

Voilà le facteur

On se questionne…

  1. Qui est monsieur Bonvent?
  2. Quel est son métier?
  3. Qui est Félicie?
  4. Quelle mission est confiée à monsieur Bonvent?
  5. Quelle mésaventure arrive-t-il à monsieur Bonvent?
  6. Monsieur Bonvent a-t-il accompli sa mission?

***L’album original est un peu plus long que ce court texte.

Cher Père Noël ( texte )


Voici le texte que je travaille avec mon fils de 2e année en début de semaine.

Résumé :

Félix le manchot a toujours rêvé de voler. Une nuit, le père Noël l’emmène faire une promenade en traîneau dans le ciel. Et grâce au père Noël, il découvre qu’il vole plus vite que quiconque… dans l’eau!

Le texte…

Pour les plus petits qui débutent en lecture…

« Cher Père Noël, écrit Félix.  Je sais que les manchots ne peuvent pas voler.  Mais j’aimerais pouvoir essayer.  Pour Noël, je ne demande pas un train ni un nouvel ourson.  Tout ce que je veux, c’est voler comme un pinson. »

Félix termine sa lettre et la met à la poste sans tarder.  Il appelle ensuite ses amis pour aller jouer sur les glaciers.  Ils glissent sur le ventre et descendent jusque dans l’eau.  Plouf!  Plouf! Plouf!  Ils nagent sur le dos.  Les ailes de Félix lui permettent de nager.  Mais il a beau essayer, il n’arrive pas à s’envoler.

La veille de Noël, Félix est bien au chaud dans son lit.  Soudain, une lumière éclaire sa chambre dans la nuit.

Le son d’une voix le réveille.

– Lève-toi, c’est le moment!

Félix se frotte les yeux.  Il voit le Père Noël qui l’attend!

Félix sort par la fenêtre et monte dans le grand traîneau.  avant même de faire « Ouf! », il est déjà rendu très haut.  Le traîneau accélère, poussé par le vent polaire.

Félix est fou de joie : il vole pour la première fois!

Le vent souffle et souffle encore.  Le traîneau est très secoué.  Si bien qu’un sac de jouets est sur le point de tomber.

Le Père Noël essaie de l’attraper…  mais il ne le saisit pas à temps.  Le sac tombe dans l’eau puis s’enfonce lentement.  Le Père Noël fait atterrir le traîneau et tente de sortir le sac de l’eau.  Mais il est bien trop loin pour qu’il l’attrape de la main.

– Attendez, dit Félix.  J’y vais!

Il plonge dans l’eau d’un bond, et nage très vite jusqu’au fond.  Il remonte enfin avec le sac de jouets.

– Incroyable ! s’exclame le Père Noël.  Personne ne peut filer aussi vite que toi dans l’eau.  Tu es rapide… comme un oiseau!

– C’est vrai! s’écrie Félix.  Nous les manchots, nous volons…  à notre façon!

Félix aide ensuite le Père Noël à livrer les jouets dans toutes les maisons, aux filles et aux garçons.

– Merci beaucoup! dit le Père Noël.  Tu es mon petit lutin ailé.  Crois en tes rêves, et ils vont se réaliser!

Mary Packard

Pour télécharger le texte :

Cher Père Noël

Nous le travaillerons un peu…

Analyse de la couverte

questionnaire de lecture_cher Père Noël