Journal quotidien


Il faut apprendre à observer le travail de nos enfants autrement que par la lunette d’un système de «notes».

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Ce n’est pas vrai que voir apparaître un 88% sur un petit test indique que l’enfant comprend et «maîtrise parfaitement» la matière pour ce résultat qui semble acceptable.  Une note… ça ne veut rien dire.

Rappelons-nous que, malheureusement d’ailleurs, puisqu’on ne travaille que quelques notions à la fois, l’évaluation tourne toujours autour du travail que nous venons de faire les jours (ou les semaines) précédents (es). Plusieurs enfants, plus éveillés,  s’en rendent rapidement compte et réussissent admirablement à chaque examen puisqu’ils savent, à l’avance, le type de travail attendu!

Lorsqu’on prend le temps de revenir sur les notions quelques semaines plus tard, nos charmants enfants jurent ne jamais avoir vu les fameuses notions !!!  Hier encore, chez nous, mon fils de 6e a tenté de me convaincre (pendant un bon 10 minutes) que les notions, que nous revoyons présentement, il ne les a jamais étudiées!  Il en est absolument certain…  Pfft…

J’ai donc ressorti le petit test qu’il avait réussi avec brio en décembre! ha!  Apercevant sa feuille…  il a tenté de me convaincre que ce n’était pas lui qui avait fait le travail.  «En observant bien, dit-il, on remarque que ce n’est pas mon écriture».  Bin voyons…  Qui a bien pu faire un exercice sur les opérations de fractions en décembre 2016 (la feuille porte une date)  à part lui?  Ah…  ce Gabriel…  toujours aussi cabotin!

Une évaluation ne vaut pas grand chose puisque c’est sur le long terme qu’on peut réellement constater si les notions apprises sont bien ancrées!

Les fameux travaux «notés»…

Bon, comme je l’ai mentionné, il m’arrive de mettre une note sur un petit test ou un travail que je conserve dans le portfolio de l’enfant pour ma rencontre à la fin de l’année avec ma Commission Scolaire.  Par contre, les enfants en sont rarement conscients.  Pour eux, ça ne veut rien dire.  Je préfère répéter, avant le travail ou l’évaluation à faire, que l’objectif est de vérifier ce que nous avons retenu de la matière, pas de déterminer qu’ils savent à la hauteur de 62% les notions… Pfft… ça ne veut rien dire.

D’ailleurs, lorsque l’enfant sait qu’il est «noté» il devient plus frileux devant les questions posées, il ose moins et prend moins de chance.  Il a tendance à questionner automatiquement pour se rassurer dans le travail à effectuer au lieu de tenter quelque chose, de puiser dans ses connaissances antérieures.

De toute façon, si vous êtes comme moi, vous savez à l’avance les endroits qui seront erronés lors de l’évaluation.  Naturellement, puisque nous les accompagnons au quotidien.  Comme je suis celle qui explique, qui ré-explique, qui demande de refaire un travail, qui lui donne des explications complémentaires,…  je connais déjà les endroits qui ne sont pas encore totalement acquis!  La note ne fait que me rappeler ce que je savais déjà : nous devrons revoir ce coin de matière! ha!

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C’est bien un comportement adulte de vouloir compartimenter, mettre dans un cadre bien rigide le travail de nos enfants.  Le besoin de mesurer, d’évaluer, de comparer, de situer un enfant par rapport à quoi ?

Une note ça ne sert qu’à une seule chose : classer!

A-t-on besoin de catégoriser nos enfants en classe-maison?  Absolument pas.  Nous avons besoin d’élèves qui désirent apprendre!

Bonne journée.

 

 

 

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Un commentaire sur « Journal quotidien »

  1. Tellement vrai. Toutes leurs évaluations à la noix qui ne font que les rassurer un bref instant, mais ils y tiennent mordicus. J’aime personnellement donner en autonomie du travail sur des notions vues depuis le début de l’année pour ‘rafraîchir » la mémoire. Le fait aussi de toujours réfléchir à haute voix et de rappeler les acquis permet de garder vivante la réflexion continue que nous devons exercer quand nous travaillons. Comme je leur dis, je ne veux pas qu’ils tombent en pilote automatique. J’aime également aller chercher des exercices ailleurs pour les obliger à voir autrement les problèmes mathématiques et à bien lire les consignes.
    Vigilance, réflexion, modélisation, correction autonome réfléchie puis avec moi et enfant reprise des exercices manqués. Ils doivent aussi apprendre à utiliser ce qu’ils apprennent , d’où la beauté des projets de recherche et présentations.
    Tout cela demande aussi des enfants reposés et alertes.
    Mais quelle belle récompense quand on voit la compréhension s’installer et que je les vois utiliser les outils et stratégies découverts en cours de route.

    Aimé par 2 people

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