Je réponds à une question

Je réponds / la dictée


Je réponds à un courriel reçu la semaine dernière au sujet de la dictée.

J’en ai parlé souvent, mais la dictée, chez nous, est un outil précieux pour revoir les notions vues en étude de la langue.  Chaque semaine, j’essaie de cibler une notion, -parfois davantage, que je désire retravailler.

Par exemple, cette semaine, mon fils de secondaire 2 revoit les adjectifs numéraux.  J’ai remarqué la semaine dernière qu’il se questionnait encore sur l’accord de «mille».  J’ai donc sélectionné une dictée ou plusieurs nombres sont présents dont le fameux mille.

Cette dictée, mine de rien, ne retravaillera pas uniquement les adjectifs numéraux puisqu’on y retrouve une tonne de petites choses qui reviennent continuellement : des temps de verbe influencés par des personnes différentes, des groupes nominaux variés, des homophones, participes passés, accords sujet-verbe, accords de l’adjectif, etc.

Sous la dictée, l’enfant «doit» déployer tout ce qu’il a retenu comme outils pour bien écrire ses phrases.  C’est un bon moyen de revoir, par la suite, tous les fameux trucs qui peuvent lui être utiles lorsqu’il écrit.  Le but de cette dictée, chez nous en tout cas, est de le forcer à «réfléchir»  ou à «se questionner» pendant qu’il écrit.


Sa dictée de la semaine

Les gens du roi, enfin, se trouvaient deux cents par navire ; nous soixante en tout.  En d’autres temps, cette écrasante supériorité ne nous eût guère intimidés : nous nous serions battus comme dix mille diables ; avec vingt-sept canons, à soixante hommes, nous avions démâté et abordé, par le travers de Maracaïbo, cinq mois plus tôt, un vaisseau de second rang que nous avions laissé à l’état de brûlot après lui avoir enlevé ses boulets (cent quatre-vingt-cinq en tout), sa poudre (plus de deux cent cinquante kilos), et le coursier qui s’allongeait maintenant sur notre gaillard.  Mais depuis lors le poids d’une fortune si obstinément contraire s’était abattu sur nos épaules.  Ses mille et un coups répétés nous enlevaient notre confiance en nous-mêmes avec la sauvagerie qui nous rendait invincibles.  La vérité est que nous étions amollis, découragés.

R.Margerit «L’île des perroquets»


Par la suite, il m’arrive parfois d’utiliser cette dictée pour une situation d’écriture.  Par exemple, dans ce cas-ci, on pourrait proposer la situation d’écriture suivante :

Les pirates parviendront-ils à échapper aux vaisseaux du roi quand tout semble annoncer leur fin proche ?

 

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