Je réponds / planification en français


«…J’aimerais pouvoir mieux planifier mes semaines en français, peux-tu dire ce que veut dire pour toi le cours de français ? et des trucs pour planifier.»

je-rc3a9ponds

Ce n’est jamais simple de donner des «trucs» puisque nous travaillons tous d’une manière tellement différente.  La vision d’une semaine de travail est tellement «élastique» qu’il est difficile pour certaines d’accomplir la moitié de mes semaines, alors que pour d’autres, elles pourraient facilement ajouter plusieurs autres éléments !

Dans mon cas, j’ai largement modifié notre façon de travailler depuis quelques mois.  J’ai une vision différente des apprentissages avec mes deux derniers.  La base reste la même…  mais j’ai réalisé que plusieurs choses n’apportaient rien à notre classe-maison et n’a pas laissé de traces positives dans la vie de mes deux premiers enfants.

À quoi bon reproduire la même erreur avec les deux derniers! ha !

Lorsque je pense à la prochaine semaine, j’organise ma planification ainsi :

1 – Le texte en français.

Je débute toujours par cette matière pour la simple raison que je possède plusieurs manuels, des tonnes d’idées en tête, plusieurs buts à atteindre, etc.  C’est donc un peu compliqué puisque je n’utilise pas un seul manuel mais plusieurs !

Je le sélectionne, ce fameux texte de base, en fonction de ce que je désire travailler.  Parfois, un simple sujet d’intérêt, parfois pour travailler la structure, les descriptions, les personnages, le narrateur, le vocabulaire, etc.

Peu importe le choix de notre texte, on y travaille toujours quelque chose simplement en le lisant!  Les questions qui l’accompagnent sont franchement très secondaires puisque l’important c’est de le comprendre «réellement» ce texte !  Par contre, le choix du texte est, il me semble, primordial.  Dans mon cas, les textes «insignifiants» en langage trop familier sont à mettre de côté puisqu’ils n’apportent rien de positif!

Comme nous le travaillons «attentivement» ce texte ensemble, j’essaie de toujours utiliser des textes assez courts afin de pouvoir le lire plusieurs fois.  Je fais une grande distinction entre un texte travaillé en classe et une lecture quelconque d’un roman ou d’un texte pour le plaisir de lire.  Ce texte de français est choisi pour en faire son «analyse»!

2-Narration orale.

Je demande toujours une narration orale à la fin de nos lectures : un résumé, parler d’un personnage, discuter d’une section en particulier, etc.

C’est essentiel pour moi !  Je vérifie donc si l’enfant maîtrise suffisamment le texte pour accomplir un travail d’analyse par la suite.

3 –  Le travail à faire avec le texte de base.

Une fois le texte choisi, je planifie le travail à accomplir par l’élève : simple lecture, questionnaire de compréhension, étude d’une partie du texte, étude de la langue, narration orale, narration écrite, analyse du vocabulaire, etc.

Je sélectionne ce qui sera fait à l’écrit et ce qui sera fait à l’oral puisque, oui, il m’arrive de travailler plusieurs choses oralement.  Comme je lis tous les textes avec eux, je peux questionner tout au long de la lecture afin de m’assurer que la compréhension est totale!

4-  Dictée.

C’est un gros morceau de notre quotidien puisque, tous les jours, nous faisons une dictée.  J’utilise cette dictée pour revisiter les notions déjà étudiées en étude de la langue.  On peut tout revoir dans une dictée : conjugaison, conjugaison particulière de verbes plus difficiles, mots de la même famille, mots variables et invariables, accords dans les GN, accords sujet-verbe, etc…  Pour moi, c’est une richesse sans fond!

5 – Étude de la langue.

Naturellement, un autre gros morceau : l’Étude de la langue.

Par contre, avec le temps, j’ai diminué le nombre d’exercices à faire puisque, finalement, on finit par réaliser que ce n’est pas dans ces exercices que l’enfant apprend réellement à utiliser la notion mais bien lorsqu’il se retrouve dans l’obligation de l’utiliser à l’écrit!

Les exercices servent donc, pour moi, à installer une façon de faire, une certaine démarche d’observation et d’application.

Nous en faisons à tous les jours mais je sélectionne attentivement le type d’exercices.

6 – Narration écrite.

J’essaie de faire écrire les enfants plusieurs fois par semaine.  Ce n’est pas toujours des sujets qui nécessitent beaucoup de temps mais au moins, ils écrivent.

Je recherche plusieurs choses à travers ces écrits : amélioration de l’orthographe-grammaire, être en mesure de donner son opinion sur plusieurs sujets, mettre sur papier des réflexions, des idées, des projets, des ambitions,…  des sujets d’invention, des sujets d’analyse,…  bref écrire!

Ce que j’aime particulièrement : je vois «grandir» nos enfants à travers leurs écrits.  On les voit se transformer!  Merveilleux!


C’est donc le travail que nous faisons présentement en français.  Ça pourrait être mieux, mais sûrement pire!

 

 

 

 

 

Publicités

6 réflexions sur “Je réponds / planification en français

  1. Laurence dit :

    Je fonctionne de la même façon que vous mis à part pour les dictées cette année. En effet, je fais une dictée en fin de semaine dans laquelle je réinvestis les points importants abordés lors des exercices d’entrainement en étude de la langue faits tout au long de la semaine.
    Pour nous, il y a deux sortes de lectures d’œuvres complètes :
    – celles lues dans le cadre de la classe et qui font l’objet soit d’un questionnaire, soit d’un résumé, soit d’un rapprochement avec une autre oeuvre connue, soit d’une fin différente à écrire… (il y a là tellement de possibilités, tout dépend de ce que le récit m’inspire). Ensuite, carnet de lecture pour en garder une trace;
    – celles lues pour le plaisir et qui ne font l’objet d’aucun travail.
    La lecture d’œuvres complètes se fait le soir avant le coucher.
    Nous fonctionnons aussi avec deux sortes d’ateliers écriture :
    – les écrits consécutifs à la lecture d’un texte court et qui ne dépassent pas 10-15 lignes;
    – les rédactions qui ne sont pas uniquement faites en Français mais peuvent être rédigées suite à un sujet traité dans une autre matière comme l’Education civique et morale.
    Les rédactions sont alors plus longues (pour un niveau 6e, 20-25 lignes me semblent déjà bien) et surtout, plusieurs contraintes sont à respecter afin de les structurer mais aussi afin de réinvestir là aussi le travail fait en amont en Français.

    Aimé par 1 personne

    • Je distingue, moi aussi, différent mode d’écriture au fil de la semaine : des situations d’écriture «express», situations d’écriture avec contraintes, des situations d’écriture «bilan», des narrations écrites, etc. J’alterne, au fil de la semaine ou du mois.

      Idem que vous pour les lectures !

      J'aime

  2. raxtine dit :

    Je suis contente que tu mentionnes les différents aspects de l’apprentissage du français car trop de personnes pensent que le français se résume à la grammaire et l’orthographe et néglige la lecture et surtout l’écriture. L’apprentissage du français ouvre la porte à littéralement toutes les autres matières.
    Je me reconnais tellement dans ton approche sauf que je prépare peut-être moins le texte à l’étude; je fais littéralement feu de tous bois et tout deviens objet d’étude et d’approfondissement. Je réinvestis constamment les notions et je fais écrire très régulièrement. Je modélise énormément pour leur apprendre à réfléchir la langue et je leur demande de faire la même chose quand elles me posent des questions; cela donne d’excellents résultats.
    Je n’impose pas de romans mais j’insiste sur la diversité en lecture et surtout je propose des livres qui les poussent vers l’avant. La qualité de l’écriture des oeuvres est fondamentale.
    J’aime aussi utiliser des albums pour déclencher les discussions et initier l’écriture; les photos, les peintures et autres œuvres d’art sont aussi très appréciées comme déclencheurs.
    Elles aiment aussi beaucoup quand je leur fais la lecture ou qu’on le fait de manière interactive, cela offre de bonnes occasions pour discuter et exprimer réactions, émotions, jugement, intertextualité, etc.

    Aimé par 1 personne

    • Christine dit : «je leur fais la lecture ou qu’on le fait de manière interactive, cela offre de bonnes occasions pour discuter et exprimer réactions, émotions, jugement, intertextualité, etc. »

      Oui! Moi aussi je fais ça, j’ai oublié de le mentionner.

      Et oui, moi aussi je crois que la modélisation est au coeur du succès des apprentissages. Je voulais en parler cette semaine d’ailleurs…

      J'aime

  3. Laurence dit :

    Nous faisons également comme ça. Le champ des possibilités est vaste et chez nous la lecture est vraiment au centre de nos apprentissages. Les discussions qui en découlent sont très formatrices et stimulent la pensée et la réflexion.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s