Le noroît (poésie)


Le noroît siffle dans les aulnes,

Il fait bien noir, il fait bien froid,

Et la nuit jette son effroi

Sur les plaintes pâles et jaunes.

 

Tristes, soudain, nous nous taisons,

et tremblons, dans cette nuit sombre,

D’entendre le démon de l’ombre

Rôder autour de nos maisons!

 

Mais la braise au poêle s’attise,

La chaleur monte des tisons,

Et près des flammes, nous pouvons

Oublier le froid et la brise . . .

 

Dans les rayonnements que font

Les bûches pleines d’étincelles,

Oublions les peines cruelles,

Et le mal cuisant et profond ! . . .

 

Dans les plaines pâles et jaunes

La nuit jette un sinistre effroi;

Il fait bien noir, il fait bien froid:

Le noroît siffle dans les aulnes!

Blanche Lamontagne


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s