Choisir a un prix


Si nous n’avions aucune «finalité à atteindre» à l’instruction que l’on donne à nos enfants suivrions-nous la même route ?  Utiliserions-nous le même curriculum?   Quels seraient les objectifs que nous choisirions d’atteindre ?  Qu’est-ce que nous prioriserions?  Et si nous savions déjà, au contraire, que nos enfants allaient changer d’orientation éventuellement et qu’ils se dirigeraient vers un choix de carrière qui nécessite une base solide en mathématique ou en science ?  Nos priorités seraient-ils les mêmes présentement?  Poussons encore un peu plus loin notre réflexion.  Si nous savions déjà qu’un de nos enfants embrasserait la politique éventuellement, notre curriculum serait-il le même? N’aurions-nous pas souhaité travailler davantage la philosophie, l’argumentation et l’art du discours au lieu de travailler aussi intensément certains programmes de notre curriculum ?

Je suis certaine que plusieurs choisiraient une route différente.

D’autres ? Probablement une route qui ressemble déjà à leur quotidien.

Résultats de recherche d'images pour « bon ou mauvais choix »

Avant de lancer derrière nous certaines matières, nous devrions nous rappeler que nous ignorons, pour le moment en tout cas, la route qu’empruntera nos enfants.

Qui peut réellement prévoir si l’enfant qui se dirigeait vers un métier manuel ne changera pas d’avis éventuellement.

Qui peut réellement «décider» pour l’enfant la route qu’il devra emprunter éventuellement?

Qui sommes-nous pour prendre une décision qui ne nous revient pas…  Avons-nous suivi, nous les adultes, une route déjà tracée par nos parents ?

Pourquoi ne pas «choisir», dès maintenant, d’outiller notre enfant pour qu’éventuellement il puisse «choisir» sans devoir reprendre ce qui aurait dû être appris enfant.

Je crois qu’on ne réalise pas toujours l’ampleur de cette tâche, que nous avons choisie, d’instruire nos enfants à la maison…

4 réflexions sur “Choisir a un prix

  1. Lorsque je prends le temps de m’asseoir et de réfléchir à l’immensité de cette tâche, j’ai parfois le tournis.
    Surtout en pensant à mon fils aîné, ado, scolarisé et qui ne voit plus le sens d’apprendre encore et encore…
    Pour mes plus jeunes, je veux une instruction vivante, pleine de découvertes.
    Ma devise pourrait être « Connais le monde qui t’entoure pour mesurer combien tu es petit face au temps et à la nature, connais-toi intérieurement pour apprendre combien tu es unique. »
    J’essaie d’être un exemple en fonction de mes valeurs, de leur inculquer les bases qui leur permettront d’avoir accès à d’autres savoirs bien plus complexes.
    Combien d’étudiants ais-je vus « paumés » dans une bibliothèque universitaire car ils avaient des bases trop faibles en français, en anglais, en culture générale…

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