Nos dictées de la prochaine semaine


Je poursuis le même méthode : une dictée d’une phrase ou deux chaque matin.

Lors de cette dictée, je questionne l’enfant chaque fois que je devine la moindre difficulté ou le moindre doute possible : homophone, temps des verbes, orthographe du mot particulièrement difficile, une règle de grammaire qui revient souvent, mots variables ou non, etc.

Comme je travaille ainsi depuis plus d’une année, je parle de moins en moins puisque que les enfants réfléchissent de plus en plus lors des écrits!


Dictée de Gabriel (6e)

Rien n’est plus beau qu’un bel automne, saison justement préférée des peintres et des poètes qui l’aiment, les uns à cause des teintes pourprées dont octobre décore le front des bois ; les autres, à cause du sentiment de délicate mélancolie qu’évoque ce dernier sourire de l’année.  Mélancolie d’ailleurs sans tristesse et nuancée de vive espérance.  Car à l’idée de la froide mort hivernale, se mêle, consolante, celle d’une prochaine résurrection, comme si derrière décembre qui s’avance sous les branches chargées de frimas, parmi les herbes flétries, déjà l’on devinait, à l’horizon lointain, avril inquiet et couronné de fleurs nouvelles.

Paul Arène «Contes et nouvelles de Provence»


Dictée de Raphaël (secondaire 2-4e)

Le lièvre aux oreilles noires fuyait. Jusqu’à présent, il ne s’était, en somme, guère éloigné de son gîte ; il avait simplement cherché à égarer le chien dans les champs des alentours.  Mais ce n’était plus le moment de s’attarder aux lentes ruses.  Le lièvre fuyait, fuyait !…  à toute vitesse !  droit devant soi !…  Il traversait des prés, des champs inconnus, suivait des sentiers hasardeux, sautait des sillons, franchissait des murs, des barrières, trouait des haies épineuses qui le déchiraient cruellement.  Il fuyait!…  S’attendant d’un moment à l’autre à entendre encore le tonnerre éclater derrière lui, il fuyait, les oreilles collées sur le dos, les yeux hagards!  et ce chien blanc qui, toujours à la même distance, le suivait comme s’il l’eût traîné au bout d’une laisse !

E.Pérochon «Le livre des Quatre-Saisons»

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