Nos dictées de la semaine.


On me demande encore très souvent pourquoi j’insiste autant sur cette vieille dictée formelle et désuète (pour plusieurs).

C’est facile, parce que cela fonctionne admirablement bien chez nous!

Quel exercice fabuleux!  La dictée installe l’élève au coeur de ce qu’il a appris au fil du temps.  Toutes ses connaissances antérieures sont mobilisées!  Dans une dictée, toutes les notions de grammaire, conjugaison ou d’orthographe seront revisitées plusieurs fois au fil de l’année scolaire.  Que vouloir de mieux?

Même si plusieurs la jugent désuète cette dictée, je pense qu’un peu de «passé» dans notre classe actuelle peut apporter le plus grand vent de fraîcheur qui soit!


Marche à suivre chez nous :  Je donne une ou deux phrases (parfois 3-4 pour Raphaël).  Je questionne, par moment, les enfants pour les amener à retrouver dans leur mémoire une règle ou un truc quelconque.  Après la dictée et la correction, on analyse la phrase.


Dictée de Raphaël (secondaire 2 – 4e)

En juin, le raisin apparait.  Fragile d’abord et peu fourni, de semaine en semaine abreuvé de rosée, il gonfle et se dilate, il arrondit ses grains en les pressant les uns contre les autres, dans la hâte de mûrir et de ruisseler.  Autour de lui, les soins se multiplient.  On le suit jour par jour, on épampre et on écime la souche afin que toute la sève reflue vers le fruit, on arrache les feuilles qui l’environnent pour qu’il puise à même à la flamme d’août, on l’isole dans sa sphère comme un dieu.  À mesure qu’il grossit, le maître prolonge ses visites.  Enfin, un jour, il le goûte.  Lentement, dévotement, il prend un grain et le mange.  Puis deux, puis trois.  Il savoure, il sourit.  Son visage s’illumine.

J. de Perquidoux


Dictée de Gabriel (6e)

Au-dessus de ma tête, le chêne orgueilleux ne courbe que ses branches ; le sapin élégant balance sa haute pyramide ; le peuplier robuste agite son feuillage mobile et le bouleau laisse flotter le sien dans les airs comme une longue chevelure.  L’un s’incline devant son voisin comme devant son supérieur, l’autre s’agite en tous sens comme auprès d’un ennemi ; les arbres semblent animés de passions comme les coeurs des hommes.

D’après B. de S.-P.

et celle-ci, pour retravailler le «a» et «à»

La foudre est tombée à deux ou trois kilomètres d’ici.  Elle a mis le feu à une grange et le feu menace de se communiquer à la maison voisine.  Le Service des Incendies a promptement répondu à l’appel.


 

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