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Et si on améliorait ton texte mon grand?


Je réponds à ce courriel : Ma fille écrit n’importe quoi.  Peux-tu me dire comment tu fais pour expliquer comment améliorer un texte»

Ce n’est pas simple d’écrire un paragraphe pour plusieurs enfants…  encore moins lorsque les contraintes sont grandes.  Cependant, on peut améliorer les choses rapidement en lui permettant de se questionner un peu.

Voici un premier brouillon d’un paragraphe de mon fils-4 :

Un jour, en revenant de l’école, j’ai vu un enfant prêt à traverser la rue.  Tout à coup une voiture arrive à grande vitesse.  J’essaie de crier pour l’avertir mais il ne m’entend pas.  Alors je décide de courir et de pousser l’enfant sur le trottoir.  Puis, il me dit «merci beaucoup» et je le raccompagne chez lui.

 

À partir de ce genre de premier jet, j’amène l’enfant à se questionner pour améliorer son paragraphe.

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Ton premier paragraphe doit répondre aux questions : QUI? OÙ? QUAND? POURQUOI?

Un jour, en revenant de l’école…

«Puisque tu reviens de l’école, peux-tu déterminer à quelle saison se déroule ton texte»

j’ai vu un enfant…

«Comment était cet enfant?  Que peux-tu m’en dire?  le connais-tu?  a-t-il ton âge?

prêt à traverser la rue…

«Que voulait-il faire cet enfant?  J’ai vu un enfant qui…

«Qu’as-tu pensé de son idée de traverser la rue?  Comment le trouvais-tu?  Que vaudrait-il mieux faire?  Que te proposes-tu de faire?

 

Deuxième paragraphe : élément déclencheur, péripéties dénouement

Tout à coup une voiture arrive à grande vitesse.

«D’où vient cette voiture?»  «Où est-elle par rapport à l’enfant?»  «Que semble faire l’enfant?» «l’a-t-il vu aussi?»

J’essaie de crier pour l’avertir mais il ne m’entend pas.

«Comment te sens-tu?»  «Pour l’avertir de quoi?»  «Pourquoi ne t’entend-t-il pas?»  «Que fait-il?  il débute sa traversée ou non?»

Alors je décide de courir et de pousser l’enfant sur le trottoir.

«Tu te mets à courir en silence ou non?»  «Où est l’enfant lorsque tu décides de le pousser?» « Tu as peur pour lui? pour toi?»  «Ton geste est-il réfléchi?»

«Une fois sur le trottoir, comment est l’enfant?  et toi?» «Où est l’auto?» «Que lui dis-tu?»  «Quel geste fais-tu?» «Comment te sens-tu après l’événement?»  «que lui proposes-tu?»

Conclusion : comment se termine ton histoire?

Puis il me dit «merci beaucoup» et je le raccompagne chez lui.

Tu connais l’endroit où il habite?» «Est-il réconforté?» « Que l’encourages-tu de faire la prochaine fois?»

 

Je ne dis JAMAIS ce que l’on devrait y lire…  j’essaie de l’amener à le découvrir.  Je me retiens de mettre en mots ce que j’aimerais lire 😉

Ça prend beaucoup de temps, surtout pour les plus jeunes qui ne lisent pas encore beaucoup et qui utilisent continuellement le même vocabulaire, le même genre de phrases au quotidien.

Je suis contre l’idée de «faire raconter à haute voix» avant l’écriture…  parce que l’enfant verbalise en utilisant le même genre de phrases et on n’écrit pas comme on parle…  soupirs…  surtout au Québec!

L’enfant ne dira pas : «Soudain, sur ma gauche, j’aperçois une voiture qui arrive à grande vitesse.»

L’enfant dira plutôt : «Y’a une auto qui arrive vite.»  et même pire que ça pour plusieurs enfants…  «Y’a un char qui arrive vite»

Je préfère donc corriger un texte déjà écrit.

Il faut prendre le temps…   car, avouons-le, ça prend beaucoup de temps pour certains enfants à développer un texte écrit qui a du sens.

 

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Je réponds

«Ton fils a quel âge?  quel était son texte final?»

Mon fils est en 5e année (CM2) il a 10 ans.

Voici son court texte final :

Un jour d’automne, en revenant de l’école, j’ai vu un jeune enfant qui semblait vouloir traverser seul la rue.  Je trouve étrange qu’un enfant aussi jeune soit le bord de la rue.  Je me suis dit que je devrais peut-être l’aider à traverser.

Pendant que je m’approche, je vois, sur la gauche, une voiture arriver rapidement.  On dirait que l’enfant ne la voit pas.  Je crie pour l’avertir mais il ne m’entend pas, alors je crie plus fort mais ça ne sert à rien.  Je cours rapidement et pousse l’enfant plus loin sur le trottoir.  Près de nous, on entend la voiture freiner brusquement.

Quel soulagement, il n’est rien arrivé de grave.  Je lui propose de le raccompagner, il semble soulagé et ravi.

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Robinson


Voici l’extrait qui prend place dans les lectures de mon fils-3 cette semaine.

Je n’ai pas choisi cet extrait par hasard… vous vous en doutez 😉

Comme il lit présentement «Robinson Crusoé» de Daniel Defoe ET SURTOUT parce qu’il découvre, depuis peu, le «véritable» plaisir de lire.  Ah…  Il lit depuis longtemps, mais il n’a jamais été un grand lecteur.  Il découvre présentement le bonheur de se retrouver, jour après jour, au coeur d’une aventure.

Inspiré de l’aventure réelle d’un marin écossais, le roman que Defoe fait paraître en 1719 connaît un succès foudroyant qui ne s’est plus démenti.

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Ce court extrait de «Souvenirs littéraires» le représente tellement…

Robinson

(…) J’avais été autorisé à acheter ce qui me plairait ; j’avais couru à l’étalage d’un libraire ambulant et, bien servi par le hasard ou par mon instinct, j’avais fait l’acquisition d’un livre, d’un admirable livre, qui était le Robinson suisse. Je vois encore les quatre petits volumes in12, ornés d’affreuses gravures « en tailledouce. » L’impression fut profonde, si profonde qu’elle m’absorba tout entier. Je vivais dans une sorte de rêve permanent, et je m’en allais audelà des mers, dans des pays inconnus il y a des arbres extraordinaires, des cavernes de sel, des autruches sur lesquelles on peut monter et des animaux dont on ne sait pas le nom.

Devant la maison de mon oncle s’étendait une sorte de clos qui aboutissait à un vaste champ nommé la poterne, car il confinait aux anciennes fortifications de la petite ville ; s’élevait un noyer dont les branches dominaient un petit mur. Je grimpais sur la muraille, je me glissais le long des branches, j’escaladais le tronc jusqu’à une large bifurcation je m’installais, caché, perdu au milieu des feuilles, et je lisais. J’appelais ce noyer Falkenhorst, en mémoire de l’habitation que la famille naufragée avait construite sur un arbre.

J’ai passé des journées dont je me souviens avec délices. Je m’étais confectionné un arc et des flèches ; je m’exerçais à tuer des oiseaux : je ne réussis qu’à éborgner un canard, ce qui me valut une semonce énergique. Parfois, je m’en allais sur mon bourriquet, comme disait le gardechampêtre ; je filais par un chemin creux jusqu’audelà de SaintAubin, je passais derrière une blanchisserie et je gagnais un grand pré traversé par un ruisseau et il y avait un bouquet d’arbres. je n’apercevais plus de maisons, je n’entendais plus le tictac du moulin, l’horizon m’était fermé par les haies dont la prairie était entourée selon l’usage du pays ; j’étais seul, j’étais libre, j’étais dans l’île déserte vers laquelle j’aspirais de toutes mes forces.

Dans un buisson, au pied d’un frêne, j’avais creusé une cachette, « une mijotte, » je déposais des provisions, c’estàdire des morceaux de chocolat et des macarons. J’avais volé chez mon oncle un marteau et des clous que j’avais enfouis à côté de la soute aux vivres. Partout je pouvais prendre une latte, une planche, je m’en emparais et avec toute sorte de précautions, afin de ne pas être vu, je les apportais dans le pré, et je les dissimulais assez habilement dans l’épaisseur de la haie vive. Je voulais construire un radeau, le charger de mes provisions et puis m’abandonner au cours de la Sarthe. devaisje aller ainsi ? je ne m’en doutais guère, mais il me paraissait certain que je ne pouvais aborder qu’à une île déserte, je dresserais des buffles, je pêcherais des tortues et je verrais des flamants roses marcher dans les hautes herbes. L’imagination des enfants, que nulle expérience ne peut combattre, a une puissance extraordinaire (…)

Maxime du Camp.  Souvenirs littéraires.

 

«L’imagination des enfants, que nulle expérience ne peut combattre, a une puissance extraordinaire (…) »  C’est tellement vrai…

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Je réponds / «Point de mire» de CEC


« Peux-tu nous dire pourquoi tu aimes ce programme de maths plus qu’un autre?»

 

Pour le moment, je n’ai utilisé que deux niveaux en classe :  secondaire 1 et 3.  L’an prochain, j’utiliserai celui de secondaire 2 mais…  je vais utiliser le «cahier des savoirs» du manuel «PIXEL » de ERPI pour les leçons.

 

 

Comme je l’ai mentionné dernièrement, j’aime ce programme parce que, en tout premier lieu, il est construit de la même façon qu’un examen au Québec :

  • Questions à choix multiples
  • Questions à  réponses courtes
  • Situations d’application
  • Questions à développement ( CD1 et CD2…  les deux compétences mathématiques)

Les examens, au Québec, sont construits exactement de cette manière.

J’aime l’idée d’installer une manière de faire qui ne déstabilisera pas mes fils lorsqu’ils se présenteront aux examens.  N’oublions pas que mes enfants ne sont évalués que par portfolio jusqu’en secondaire 3.

Est-ce que je choisis mon programme en fonction d’un examen éventuel uniquement?

Devinez 😀

Mes points positifs

  • Même structure qu’un examen du DES – je viens de le dire plus haut 😉
  • Beaucoup d’exercices.  On n’a pas l’impression de passer trop rapidement sur une notion.  On a le temps de la travailler en profondeur.
  • Les exercices «bilan» à la fin des chapitres (Méli-mélo) sont réellement pertinents.  On a l’impression de se retrouver devant une évaluation et même, sur certaine aspects, les problèmes vont plus loin que ceux proposés à l’évaluation.
  • Les fameux «réinvestissement» qui ponctuent le manuel permettent de revenir sur les chapitres vus précédemment et approfondir «largement» les notions.  Certains problèmes sont de réels défis! 😀
  • Le guide propose des exercices de consolidation, des exercices d’enrichissement, des évaluations, des situations problèmes supplémentaires, etc…  On peut donc revoir ou approfondir les notions

 

Mes points négatifs

  • Les leçons…  personnellement, je préfère utiliser le «cahier des savoirs» de PIXEL de ERPI qui propose une démarche plus claire pour les leçons.  Je l’aime vraiment beaucoup ce cahier…  malheureusement ce n’est que pour le secondaire 1 et 2.  C’est une question de goût.

 

Je préfère les nouvelles générations de cahiers aux manuels «réforme» : ils vont à l’essentiel!