Poésie à mémoriser : patinage


Sans effort, je tourne, je glisse,
Ainsi que mû par une hélice
Dans le néant.
Sur la glace polie et dure
Mon patin trace une guipure
Au point géant.
Une valse folle aiguillonne
La foule qui court, tourbillonne,
Tête en avant.
C’est un remous d’étoffes souples,
Une charge leste et par couples
Contre le vent.
Sensation délicieuse,
Rien n’est réel. L’onde joyeuse
M’ensevelit.
Je la perce, vire, tournoie,
Et le couple que je coudoie
Semble petit.

Alphonse Beauregard

Si vous désirez le télécharger : 

Patinage

 

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