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La poudrerie (texte)


Quel magnifique texte je trouve…  L’auteur donne une magnifique description.  Je l’ai choisi comme texte supplémentaire de lecture cette semaine.

Sur la campagne toute blanche, une nouvelle bordée de neige est tombée. Elle est tombée, comme une brume épaisse, pendant la nuit. Fine et sèche – car il fait grand froid – elle s’est posée, sans appuyer presque, sur les arbres, sur les toits; et dans les champs, à perte de vue, elle a tout recouvert d’une couche brillante de menus cristaux innombrables.

Ce matin, le soleil resplendit au fond du ciel pur, et sur terre tout scintille; des millions de petits yeux malins, cachés dans la neige, s’allument.

Une brise se lève quelque part et vient folâtrer autour des maisons, au bord des routes, à l’orée du bois.  La neige, la belle neige légère s’émeut; et la voici qui se joue, de-ci de-là, au gré du souffle qui la frôle.  Des traînées de poudre blanche courent le long des clôtures et des haies, serpentent à travers les champs, tourbillonnent soudain et soudain s’écroulent, puis, reprenant leur course frivole, s’allongent de nouveau, se tordent, sinueuses, et vont s’amonceler à l’abri des broussailles.

Puis le vent, le grand vent d’hiver se met à souffler.  Il arrive, on dirait, du bout de l’horizon, s’enfle, et court sur la campagne, qu’il rase et dépouille.  Et la neige mouvante se soulève, s’éparpille, et poudroie!  Tantôt, elle s’irise dans la lumière; tantôt, elle monte en tournoyant, s’épaissit, monte encore, et le soleil n’est plus qu’un disque pâle derrière un nuage blanc.  Tandis que les toits gémissent et que les arbres craquent, la neige affolée passe, comme une poussière, dans la rafale.

C’est la poudrerie.

Bon voyageur, qui péniblement avancez dans la neige, entrez chez vous!  La poudrerie vous cingle le visage et vous aveugle : entrez chez vous!  Une bonne chaleur pénétrera vos membres transis; vous prendrez part au repas de la famille; ensuite, nous causerons, en fumant, autour du poêle.  Entrez chez nous, bon voyageur!  Espérant l’accalmie, nous irons à la fenêtre, et vous verrez comme elle est belle, tout de même – quand on est à l’abri – comme elle est belle, la poudrerie qui passe dans le vent.

Adjutor Rivard, Chez nous.

 

Si ce texte vous intéresse :

La poudrerie

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Poésie à mémoriser : patinage


Sans effort, je tourne, je glisse,
Ainsi que mû par une hélice
Dans le néant.
Sur la glace polie et dure
Mon patin trace une guipure
Au point géant.
Une valse folle aiguillonne
La foule qui court, tourbillonne,
Tête en avant.
C’est un remous d’étoffes souples,
Une charge leste et par couples
Contre le vent.
Sensation délicieuse,
Rien n’est réel. L’onde joyeuse
M’ensevelit.
Je la perce, vire, tournoie,
Et le couple que je coudoie
Semble petit.

Alphonse Beauregard

Si vous désirez le télécharger : 

Patinage

 

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Je réponds / Utiliser un texte en histoire


Je réponds à cette question :

«Je ne comprends pas très bien, pourrais-tu donner un exemple un peu plus clair de ce qu’on pourrait faire pour utiliser l’histoire en français?  J’utilise AROBAS comme manuel de français.»

 

Si je prends comme exemple AROBAS B thème 9…  le texte explicatif­.  Au lieu d’utiliser le texte proposé «les cinq sens» p.27, vous sélectionnez le texte de son cahier d’histoire!

Au départ, on donne l’explication du «texte explicatif»…  vous faites la même chose que ce qui est proposé à la page 26  « Dans un texte explicatif, l’auteur explique une réalité…  etc… »

Vous utilisez votre texte en histoire pour repérer l’utilisation des titres, intertitres, sous-titres. Pour rappeler la structure d’un texte explicatif.

Vous utilisez votre texte en histoire pour «comprendre le texte» puisque déjà, dans votre manuel scolaire en histoire, on le questionne.

Vous utilisez le même texte pour «réagir au texte» : Quelle information te semble surprenante, intéressante, étrange, bizarre, différente de ta réalité?  Explique ta réponse à l’aide du texte.

Par la suite, dans ce même cahier AROBAS, on travaille l’utilisation de la virgule.  Vous pourriez sélectionner une phrase de son texte en histoire pour rappeler son utilisation.

Vous comprenez?  Vous utilisez le texte en histoire ou en science pour travailler les mêmes choses.

On sort du cadre… juste un peu…  mais le résultat sera le même au final.

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Je réponds / Utiliser l’histoire autrement


Une maman m’a demandé dernièrement comment je fais pour utiliser l’histoire en français pour réduire le temps et optimiser le travail.

C’est facile, on sélectionne un texte en fonction de la période étudiée ou on utilise notre manuel d’histoire pour travailler une notion quelconque.

Un exemple?

Mon fils-4 étudie la période 1800-1900 cette année en histoire.  On peut retrouver beaucoup de petits romans pour la jeunesse se déroulant dans cette période.  Pourquoi ne pas en recueillir un extrait et travailler avec pendant quelques jours?

Prenons, par exemple, ce petit roman jeunesse basé sur des faits réels, vécu par des enfants au 19e siècle.

ou encore celui-ci basé, encore une fois, sur des faits réels où des enfants travaillent dans des usines où on fabrique des tissus.

ou encore celui-ci, enfant trouvée, Mathilde s’échappe de l’hospice, connaît la prison pour avoir volé un pain, s’échappe à nouveau. Elle rencontre alors Louise Michel, institutrice …

ou encore celui-ci, basé une fois encore sur des faits réels

J'irai voir les Sioux

Il y en a beaucoup.

On choisit de le lire en entier ou non…  On choisit un extrait et on travaille!

 

Que pourrait-on proposer comme travail?

N’importe quoi…  au lieu de travailler dans votre manuel de français, poursuivez le même but sur votre texte en histoire.

  • Recherche des événements importants du récit
  • Recherche du schéma narratif
  • Étude d’un personnage, des lieux, du temps,…
  • Retrouver l’idée principale d’un paragraphe
  • Questions de compréhension
  • Règle de grammaire, conjugaison, etc.
  • Donner son opinion
  • Comparer une période avec la nôtre
  • etc.

On peut utiliser n’importe quel texte pour travailler nos notions, il faut simplement sortir du cadre habituel qu’on s’impose!

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Journal quotidien / je réponds – cours aux adultes


Bonjour tout le monde!

Dernière journée de classe-maison de la semaine…  Quelle semaine!  J’en suis bien contente même si elle n’est pas tellement meilleure que la semaine dernière 🙂

En fait, c’est l’attitude qui a changée…  et ça?  Ça n’a pas de prix!

Si on pouvait oublier hier…   Si on pouvait ne pas penser à demain…  Dieu que la classe-maison serait magique, vous ne trouvez pas?

Le temps qu’on passe à regarder ce qui a été fait ou pas fait…  Le temps qu’on passe à prévoir ce qui n’arrive jamais, ou au contraire, arrive tout le temps…

On perd tellement de temps à ne pas vivre au présent.

J’aimerais vous dire que je vis continuellement dans le moment présent en classe-maison, mais ce serait raconter n’importe quoi.  Je n’y arrive qu’ épisodiquement lorsque je suis plongée dans une longue discussion avec mes enfants sur un sujet quelconque.  Dans ces moments-là…  le temps s’arrête… on savoure enfin le temps qui passe.

Vous savez, j’en rêve quand même…  J’aimerais tellement ne pas penser à hier et encore moins à plus tard.  J’aimerais simplement proposer des choses et ne pas songer, même pas une seule minute, au retard que l’on prend où à la partie mise de côté faute de temps!

Soupirs…  Avouons que cela doit être assez plaisant de ne penser qu’au moment présent, toujours, tout le temps…  Ne vivre que pour le moment qui passe…

Bon, je vais redescendre un peu de mon nuage puisque pour le moment, je n’y arrive tout simplement pas 🙂

Je réponds

«Pour tes enfants à venir au secondaire, tu feras les cours aux adultes? Peux-tu donner une différence importante?»

 

En fait…  pour le moment, je l’ignore.  Pour mon troisième, né en mars, ce sera possible de faire la même chose que pour mon fils-2 puisqu’il ne perd pas trop de temps.  Par contre, pour mon dernier, né en juillet, il perdrait plus qu’un an!!!!  J’imagine donc que, comme pour mon plus vieux né en septembre, il devra passer par les cours au régulier.

Je n’aime pas particulièrement les cours aux adultes…  hum…  pas beaucoup en fait.  Mon fils-2 les déteste, carrément.  Par contre, ils permettent d’excellents résultats!  Pour plusieurs adolescents, fractionner l’examen en plusieurs sections est nettement préférable que le seul examen unique proposé au régulier.

La différence est très simple :

Cours au régulier : (mathématique secondaire 4)

  • Un programme basé sur des compétences à acquérir.
  • Un seul examen unique à la fin de l’année : compétence 1 et 2 ( raisonner et situation-problème)

Cours aux adultes :

  • Même programme mais basé sur les connaissances.
  • Programme qui peut se faire seul…  puisqu’il y a BEAUCOUP d’explications.  On tient l’adolescent par la main…  vraiment…  même trop!!!!
  • Programme divisé en 10 cahiers…  donc 30 devoirs et 10 examens.  On peut même reprendre l’examen 3 fois!
  • Pas de compétence 1…  donc pas de situation problème!
  • c’est long…………  très long.  Faire les exercices, les devoirs, attendre la correction, l’examen,…  c’est un processus que je trouve vraiment très long.