Journal quotidien / comment choisir?


Il y a des rencontres qui ont le don de tout remettre en question parfois…  vous ne trouvez pas?

J’ignore si je suis la seule à être ainsi mais il m’arrive parfois de rencontrer des personnes qui réussissent à remettre en question ma façon d’exploiter mes ressources ou chamboulent totalement ma façon de voir les apprentissages.  C’est absolument incroyable de voir à quel point certaines personnes ont une vision claire et pragmatique de l’éducation.

Ayant pourtant circuler dans plusieurs façons d’apprendre au fil du temps, je me questionne encore aujourd’hui sur ma vision à long terme de l’instruction que je donne à mes enfants.  C’est incroyable mais…  une personne…  une discussion…  une vision…  et pourtant tellement logique que je me demande pourquoi je m’éparpille autant au lieu de me centrer encore plus sur l’essentiel.

Il y a des discussions qui apportent plus que plusieurs années à tâtonner!

20 réflexions sur “Journal quotidien / comment choisir?

    1. J’imagine Domitille, qu’ayant été enseignant ou enseignante longtemps, votre vision de l’éducation et de l’instruction des enfants serait sûrement beaucoup plus juste que beaucoup d’autres enseignantes et/ou parents qui débutent. Vous avez probablement expérimenté une tonne de choses, une tonne d’essais et d’erreurs qui vous ont conforté ou permis d’ajuster plusieurs choses au fil du temps.

      C’est un des problèmes de l’école-maison, notre vision est centrée sur notre quotidien, nos enfants, nos visions de l’éducation et de l’instruction. Une maman ayant un bagage très artistique aura tendance à reproduire ce modèle dans sa maisonnée… au contraire, une maman ayant un parcours scientifique aura tendance à rechercher cet aspect en laissant de côté ce qui lui cause plus de problème. Nous désirons des choses pour nos enfants… nous avons souvent une vision et une tendance à reproduire un modèle qui nous conforte et rassure. Parfois, au contraire, on recherche un modèle totalement différent justement pour fuir notre propre parcours ou pensant trouver la panacée!

      Un enfant qui a un parcours scolaire régulier rencontrera plusieurs types d’enseignants(tes): tantôt plus artistiques, tantôt plus scientifiques, tantôt plus histoire, etc. Il découvrira plusieurs styles et approches différentes pour travailler. Il se retrouvera avec plusieurs manières différentes d’exploiter les notions : tantôt d’une manière visuelle, d’autres plus auditifs, certains carrément autrement. Certains enseignants très «maternants» d’autres complètement le contraire. L’enfant aura donc la possibilité de s’y retrouver à un moment ou à un autre dans son long parcours.

      À la maison, nous avons la chance de suivre l’enfant dans sa façon d’apprendre… mais, malheureusement, nous sommes souvent beaucoup trop à l’écoute de cet enfant justement. Je suis certaine que je ne m’exprime pas correctement et que plusieurs interpréteront mal ce que j’essaie de dire. Nous avons la chance extraordinaire d’accompagner nos enfants… cependant, nous avons aussi le malheur de lui offrir qu’une façon d’apprendre.

      Mais qu’est-ce qui fonctionne réellement? Qu’est-ce qui permet à l’enfant d’en retirer le maximum?

      L’enseignant (directeur maintenant), avec qui j’ai discuté longuement d’ailleurs, avait une vision très juste de l’école-maison… ça semble surprenant, mais c’était réellement le cas. Il ne me connait absolument pas, mais pouvait mentionner plusieurs choses vraiment exactes. Sa vision du monde de l’éducation (école régulière) était sévère et critique, mais sa vision de l’école-maison l’était tout autant… vision qui rejoint mon constat en plusieurs points d’ailleurs. Il a réussi à soulever plusieurs choses qui m’obligent à réfléchir sur ma façon de travailler au quotidien.

      Un exemple? Le papillonnage et la multiplication de notre façon de travailler au fil du temps. Une tendance largement répandue dans l’école-maison hihihi On a tendance à explorer, essayer des choses, changer continuellement notre approche, notre façon de travailler, etc. Pourquoi cette tendance?

      etc… j’ai la tête pleine de réflexion que je vais analyser et qui m’aideront, je l’espère, à mieux poursuivre auprès des miens😀

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  1. Une rencontre, un film, une chanson même parfois… Oui parfois cette « chose » rentre à l’intérieur de nous et bouleverse l’ordre établi. Ensuite bien il faut vivre avec ou en faire quelque chose.

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  2. S’il est vrai que nos enfants ne sont exposés qu’à nous… Sauf quelques exceptions: cours de musique, scouts, cours de toutes sortes, etc. toutefois je pense aussi que non seulement je tente de m’adapter à chaque enfant, mais qu’en plus eux doivent s’adapter à moi. J’étire mes enfants et je les sors de leur zone de confort, mais eux aussi le font pour moi.
    En ce moment j’ai deux petites filles très artistiques, et celà n’est pas mon fort. J’apprends en même temps qu’elles et j’explore le monde des arts. Je l’utilise dans presque toutes les matières. Mais moi aussi je les étire en écriture, en logique mathématique. Mais au delà d’un style particulier, j’offre avant tout une méthode, une rigueur, des outils d’apprentissage. J’explore, je nourris la curiosité, l’émerveillement, la valeur de se dépasser et le sens de leur propre compétence. Je pense sincèrement que cela transcende les styles d’apprentissage.

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    1. Je suis entièrement d’accord avec toi… mais avons-nous toutes les mêmes aptitudes à faire ce que tu fais… hum… j’en doute. Tu sembles être une maman-prof bien meilleure que moi en tout cas😉

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  3. Réflexion pertinente concernant la richesse d’avoir plusieurs types d’enseignants. D’ailleurs c’est un peu pour cette raison que mes enfants suivent des cours de piano avec un autre professeur; c’est assez singulier car j’enseigne le piano à d’autres enfants! Quand tu auras fait l’analyse de tes réflexions glisse nous en un petit mot. C’est toujours intéressant de te lire là-dessus! Disons que c’est un sujet qui m’interpelle particulièrement.

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  4. Je ne sais pas si ce monsieur a un regard juste sur le monde de l’IEF, mais je ne me retrouve pas du tout dans son descriptif. Mon approche a certes évolué avec le temps mais très graduellement . Je pense qu’un prof pourrait en dire autant. Je n’ai fait qu’un seul changement « plus » marqué dans mon approche il y a 6 ans dans ma façon d’aborder la classe en 20 ans de pratique. Peut-être cotoie-t-il plusieurs familles IEF et a-t-il fait ce constat? Moi, je ne me souviens pas d’avoir vu cette tendance très répandue autour de moi… J’en ai vu certes, mais relativement très peu…

    Pour ce qui est de notre tendance personnelle, ta réflexion me paraît plus intéressante (que les remarques du monsieur en question). Mais, je pense que toutes les familles influencent le parcours de leur enfantavec le tempsavec le temps que ce soit en IEF ou même les familles qui envoient leur enfant à l’école. Les familles de médecin reproduisent souvent des médecins. Les artistes ont souvent des enfants artistes… Et c’est un certain drame pour nos écoles qui veulent offrir une même chance à tous. les enfants défavorisés ont trop peu la chance de sortir de leur condition sociale… Donc, même à l’école, les parents influencent beaucoup la destinée, l’orientation de leur enfant…

    Quant à notre méthode quotidienne, je trouve que d’avoir un professeur de musique, un professeur de solfège, un professeur de sport et des chefs scouts peuvent être suffisant pour offrir à un enfant une façon différente de fonctionner. Si un enfant passe quelques heures toutes les semaines sous la guidance d’un autre, et dans un groupe, cela lui apporte déjà cette différence qu’il peut vivre! A condition bien sûr de l’y laisser sans y mettre notre nez… Mes enfants passent entre cinq à dix heures par semaine (selon qu’ils ont scout ou pas) encadrés en dehors de la maison… Cela me paraît suffisant… compte tenu que les enfants ont en moyenne 25 heures de classe par semaine…

    Cela dit, il est bon de regarder l’école maison en se posant des questions à son sujet… Tout n’y est pas parfait! Mais, quand mon mari me rapporte ce qui se vit en classe, je me dis que je préfère nettement l’imperfection de l’IEF à celle de l’école… hi! hi! (bien qu’il puisse se vivre de belles choses dans certaines classes)…

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    1. Comme je le pensais, je ne me suis pas assez bien exprimée Brune, une de ses observations est notre tendance à «s’ajuster» continuellement au gré de nos découvertes ou de l’enfant devant soi. hihihi C’est naturellement ce que nous faisons pour plusieurs… on découvre un nouveau livre qui semble toujours plus fabuleux que le précédent😉 on découvre une manière de faire qui semble toujours plus appropriée que la précédente🙂 en classe régulière, au contraire, on a tendance à ne prendre qu’une seule chose qui ne change jamais😉

      Je suis bien placée pour avouer qu’il avait raison sur plusieurs points pas sur tous!!!!! Mon expérience n’est pas grande… mais j’ai côtoyer beaucoup, beaucoup de famille IEF qui ressemblent à ce qu’il décrivait! ha!

      Je me questionne tout de même sur plusieurs aspects… mon parcours est différent du tien puisque je ne suis pas enseignante à la base.

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  5. je connais un enseignant Waldorf absolument fabuleux,qui a sans doute discuté avec « ton monsieur ». Néanmoins, je pense que tout n’est qu’une question d’équilibre dans la balance, mais les 2 plateaux sont remplis. Pour ma part je rêve d’une école waldorf pour mes enfants, néanmoins beaucoup de choses ne m’y convienne pas, un manque d’éxigence, un apprentissage de la lecture qui me semble inadapté, etc.. et bien souvent des enfants très durs, du fait du manque de cadre familiale….
    Au plaisir de continuer a te lire…

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    1. J’ai rêvé aussi d’une école Waldorf pour mes enfants, puisque j’ai passé plusieurs semaines à les observer lors d’un parrainage il y a longtemps… cependant, les résultats des enfants de ces classes ne sont pas aussi «extraordinaires» que ça. Au contraire… des enfants proches des arts, de la musique, de l’histoire, mais… qu’en est-il dans les autres matières? Je pense aussi, comme toi, que plusieurs choses seraient à revoir.

      Voilà pourquoi je m’en inspire pour certaines choses mais… pas tout.

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      1. Je suis entièrement d’accord avec vos critiques sur les écoles Steiner-Waldorf. Je rencontre tant de parents qui rêvent d’écoles alternatives pour leurs enfants et qui ne comprennent pas que moi, qui ai passé 10 ans dans ces écoles, je ne partage pas ce désir. Les écoles qui fonctionnent vraiment bien sont très rares! Pour ma part je pense que c’est une pédagogie géniale pour les tout-petits. Mais après, ça se complique! J’ai quitté ces écoles complètement assoiffée de connaissances concrètes, de sciences, de technologies, etc. et je n’ai jamais réussi à rattraper mes lacunes…
        Je suis arrivée à l’ief par « contrainte », mais aujourd’hui je ne changerais cette situation pour rien au monde! Ce mode de vie me permet d’offrir une palette d’apprentissage aussi large que possible à mes enfants, de nourrir leur soif d’apprendre de façon entièrement « personnalisée ». Mais c’est également ma propre expérience qui me pousse à penser qu’il est essentiel que leurs apprentissages soient structurés et constants. Et même si au début on papillonne forcément, on gagne (en énergie, temps, cohérence,…) à suivre une ligne conductrice. C’est une grande responsabilité à porter je trouve, qui nécessite forcément beaucoup de remise en question. Mais ce qui me console dans mes moments de doutes, c’est la certitude qu’il n’y a pas d »éducation idéale ou parfaite.
        Je te souhaite une bonne continuation dans tes réflexions🙂

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      2. Sara dit : « Mais c’est également ma propre expérience qui me pousse à penser qu’il est essentiel que leurs apprentissages soient structurés et constants.»

        Je suis entièrement d’accord avec toi, cependant, j’ajouterais le plaisir d’apprendre aussi. Lorsqu’on apprécie une chose on l’apprend tellement mieux, elle s’imprègne davantage en soi. La routine, la constance, la répétition d’un geste, un cadre, une structure répétitive… tout ça apporte beaucoup au quotidien.

        Sara dit : «C’est une grande responsabilité à porter je trouve, qui nécessite forcément beaucoup de remise en question.»

        Que de fois, en 15 années d’IEF, cette responsabilité a pesé sur mes épaules… ouf… Je pense que plusieurs ne réalisent pas cette responsabilité. Nous espérons faire le meilleur pour nos enfants, là, en ce moment, mais il ne faut jamais oublier qu’ils devront vivre et s’imbriquer dans la société avec nos choix éventuellement!

        Je te souhaite une belle continuation aussi!

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  6. Ce changement que tu décris, je l’ai moi même vécu lors du visionnage du film de Clara Bellar « être et devenir » ou encore lors de la lecture du livre d’André Stern.

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    1. Mais oui ou comme d’autres en lisant le livre de Léandre Bergeron… ou en découvrant la façon de faire de Charlote Mason… de Waldorf-Steiner… de Montessori… etc. 😀 Tous ces changements n’apportent bien souvent qu’un soupir passager le temps qu’on découvre quelque chose de différent éventuellement!

      Notre vision des changements changent bien souvent lorsque notre enfant désire entrer à l’université dans une concentration autre que les arts, la littérature ou les sciences humaines. Lorsque l’enfant se retrouve devant un constat : il n’était pas préparé pour «la réalité». Devenir musicien est une chose, chirurgien totalement autre chose😉 la société doit avoir les deux… puisque chacun apporte quelque chose. D’ailleurs, il n’est pas plus simple de devenir un excellent musicien qu’un excellent chirurgien! hihihi

      Tout est possible dans les apprentissages… même ne rien faire. Mais, la question demeure : Que faut-il faire pour «préparer» nos enfants à la réalité du monde dans lequel ils doivent poursuivre ensuite!

      Ce n’est pas vrai qu’un enfant en IEF est condamné à choisir des sciences humaines perpétuellement parce qu’il n’a pas les aptitudes pour faire plus… ou qu’il n’a pas reçu les compétences pour vouloir plus. Présentement, malheureusement, c’est un constat un peu tristounet que l’on remarque… beaucoup choisissent les arts, la musique, les sciences humaines après l’école-maison puisque les prérequis universitaires sont moindres et beaucoup ne se rendent même pas plus loin que leur diplôme d’études secondaires.

      Lorsqu’on comprend que l’apprentissage est intimement relié au plaisir et à la répétition, beaucoup de choses peuvent être explorées… Cependant, il faut garder en tête l’objectif premier : que nos enfants réussissent à entrer dans la vie adulte éventuellement MIEUX OUTILLÉS pour faire face à la réalité qui les attend.

      Lorsque j’observe mon plus vieux qui découvre la «vraie vie» présentement puisqu’il est en appartement, doit travailler, étudier, assumer «seul» son existence et les choix qu’il prend. On réalise à quel point notre travail préparatoire était essentiel et parfois déficient sur certaines aspects. L’IEF encadre, conforte, dorlote, place nos enfants dans un cocon douillet d’assurance que tout est possible… mais n’oublions pas de leur en donner les moyens!

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      1. Je suis tout à fait d’accord avec toi.

        L’ief peut aussi empêcher nos enfants de faire face à leurs faiblesses car ils considèrent les choses uniquement à travers notre vision des choses, notre regard forcément subjectif à leur égard.

        Je pense que pour leur donner le maximum de chances dans la vie afin qu’ils puissent réellement choisir la profession qu’ils souhaitent exercer et réussir leurs études, il faut un enseignement très structuré, très rigoureux et éviter de se remettre à chaque fois qu’une méthode nous paraît plus attrayante. Je ne condamne personne, je suis la première concernée !

        Bon courage dans tes réflexions et… tiens-nous au courant !

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      2. Alexandra dit «il faut un enseignement très structuré, très rigoureux et éviter de se remettre à chaque fois qu’une méthode nous paraît plus attrayante.»

        hahaha… pas aussi simple qu’il n’y paraît quand vous êtes comme moi! hihihi

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  7. Ce qui m’impressione le plus sur les blogs de certaines mamans IEF, c’est leur assurance et leur rigueur. Elles savent où elles vont et une fois le cap fixé, elles y vont.
    Je reconnais que je suis admirative et parfois envieuse de ces qualités qui me font si souvent défaut !
    En tout cas, quels que soient les doutes et difficultés dont vous témoignez parfois, une chose est également certaine : vos enfants ont sans nul doute tous conscience des trésors d’amour que vous mettez en oeuvre auprès d’eux jour après jour ! Vous en ferez de belles personnes.
    Chapeau Mesdames !!!!
    Anne

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