Kimaati à l’école de la brousse (texte-5e année-CM2)


Voici un texte documentaire plus «moderne» que ce que j’utilise habituellement.  Il provient de cet album magnifique qui explore la vie d’écoliers d’enfants du monde.

Cliquer ici pour des informations complémentaires

Résumé : En Angleterre, Jodie et ses amis empruntent le bus scolaire qui les dépose à la primaryschool en vingt minutes à peine, tandis que Kimaati, le petit Kenyan, parcourt chaque jour à pied huit kilomètres pour rejoindre une classe… de soixante-treize élèves ! D’un continent à l’autre, la vie quotidienne des écoliers du monde te réserve de multiples surprises : savais-tu, par exemple, qu’en Finlande, les instituteurs ne donnent presque jamais de devoirs, que les enfants algériens ont cours le dimanche, qu’en Inde, garçons et filles fréquentent des écoles différentes ? Sous une toile de tente afghane ou en plein coeur de la forêt bolivienne, autant de situations à découvrir et de rêves à partager… sur le chemin des écoliers !

Voici ce que je propose à mon fils-3 cette semaine :

Kimaati, ses parents et ses six frères et sœurs vivent dans un p etit village de la brousse, au centre du Kenya, pas très loin de la capitale, Nairobi. Kimaati a 10 ans, il est en cinquième année d’école primaire. Chaque matin, il est heureux de se lever pour aller en classe. Au Kenya, l’école n’est pas obligatoire, et Kimaati sait que s’il était né quelques années plus tôt, comme certains de ses frères et sœurs, il n’aurait pas eu la possibilité d’y aller. C’est pourquoi il savoure chaque journée d’école et prend un grand plaisir à partager ce qu’il a appris avec ses proches, à son retour à la maison…

Une école 100 % gratuite.
Kimaati est le premier enfant de sa famille à être allé à l’école dès l’âge de 6 ans. Avant, ses parents n’avaient pas les moyens de payer les frais de scolarité. Ses grands frères et sœurs n’ont donc pas eu cette chance. Quand Kimaati a eu l’âge d’aller à l’école primaire, celle-ci est justement devenue gratuite au Kenya. Grâce à cette mesure, il y a 1,3 million d’écoliers supplémentaires : les instituteurs se sont retrouvés avec des classes d’une centaine d’élèves, d’âges et de niveaux différents ! Car beaucoup d’enfants de plus de 6 ans sont aussi allés pour la première fois à l’école, comme Malaïka, la sœur de Kimaati, qui a trois ans de plus que lui.

Huit kilomètres chaque matin.
La maison de Kimaati est toute petite. Elle ne comprend qu’une seule pièce, dans laquelle se serrent les parents et les sept enfants. Le matin, Kimaati et Malaïka se lèvent, enfilent leur uniforme et partent pour l’école. Elle est dans un village voisin, à huit kilomètres de chez eux, et il leur faut près de deux heures pour s’y rendre à pied…

Une classe de soixante-treize élèves.
Malgré leur différence d’âge, Kimaati et Malaïka sont ensemble en cinquième année. Dans leur classe, il y a soixante-treize élèves, mais la salle n’est pas assez grande pour autant d’enfants. Ils partagent donc à quatre des bureaux et des bancs prévus pour deux. Chaque enfant a un cahier et un crayon pour toute l’année, et peut emprunter les manuels, à tour de rôle. La plupart du temps, Kimaati et ses camarades font les exercices sur une ardoise ou répètent en chœur la leçon jusqu’à la retenir, mais sans l’écrire.

A la fin de la huitième année d’école primaire, les élèves passent au certificat, grâce auquel ils peuvent s’inscrire à l’école secondaire. Mais, comme elle est payante, la plupart arrêtent l’école à 14 ans, à la fin de l’école primaire.

Des cours d’hygiène.
L’anglais et le swahili sont enseignés aux enfants. Ce sont aussi les langues parlées par l’instituteur en classe. Kimaati apprend à compter à l’aide de capsules de soda, fait un peu d’histoire et de géographie, et reçoit des leçons d’entretien pour apprendre à s’occuper d’une maison.
Au programme, il y aussi des cours d’éducation à l’hygiène. Grâce à ces cours, les élèves changent leurs habitudes, sont moins absent à l’école et moins malades. Leurs familles aussi sont en meilleure santé, car les enfants sont chargés de leur transmettre ce qu’ils ont appris : tout à l’heure, Kimaati expliquera à ses parents que l’eau du puits peut transporter des maladies et comment s’en protéger.

Le seul repas de la journée.
À l’heure du déjeuner, le plat est toujours le même : de l’ugali, une bouillie à base de farine de maïs. Sans ce repas gratuit, la plupart des enfants auraient le ventre vide toute la journée et ne pourraient pas se concentrer…

Des jouets faits main.
Dans la cour, Kimaati joue au kucheza mpira « jouer à la balle en caoutchouc ». En fait, il s’agit du football. Les enfants ont fabriqué eux-mêmes leur ballon, à l’aide de morceaux de tissus noués. Parfois, pendant la récréation, Kimaati fabrique de petits animaux en fil de fer, des voitures, des camions ou des hélicoptères avec des boîtes de conserve. Mais son jeu favori c’est le kiuthi. (…)

VIDARD Estelle. «Kimaati à l’école de la brousse», École du monde, Paris, Flammarion, 2011, p.26-28

Si cela vous intéresse :

Kimaati à l’école de la brousse

Pour aller plus loin…

Présentement, à la télé, sur les chaînes TV5 et EXPLORA, on retrouve des documentaires fabuleux.

«Chroniques-du-poulailler» en avait parlé l’an dernier je crois…  en tout cas, si vous avez la chance d’installer vos enfants devant l’écran et écouter ces émissions, elles sont toutes magnifiques.

Chemins d’école, chemin de tous les dangers (5 X 60 min.)

L’épisode 2, demain 14h sur «Ici Explora», est sur le Kenya justement!

Au Kenya, le trajet des écoliers Massaï s’apparente à une aventure des plus dangereuses : sur leur chemin, ils doivent prendre garde aux lions, hyènes, éléphants et autres animaux sauvages.

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