Les tonneliers ( texte-5e année-CM2)


Voici un des prochains textes de mon fils-4.

Quand les soleils de juillet et d’août ont fait grossir le raisin vert dans la vigne; quand, aux premiers jours de sep­tembre, les grains, selon l’expression des vignerons,  commencent à se mêler, c’est-à-dire à se teinter de rouge et de noir, les pro­priétaires des vignobles commencent aussi à se préoccuper de la récolte. On passe en revue les futailles vides, on les nettoie, on- les remet en état, et, si la vendange promet d’être abon­dante, on s’approvisionne de tonneaux.

Les ateliers de tonnellerie sont en pleine effervescence. De tous côtés on entend le bruit du maillet sur les douves, accompagné du cliquetis des chaînes dont on se sert pour rincer les futailles. Je n’entends jamais ce gai tapage sans que le poé­tique refrain d’une chanson de Pierre Dupont me revienne aux lèvres :

Pan, pan, pan, pan! Maillet sonore,      

Presse les cercles des tonneaux,      

Pour enfermer le vin nouveau,

Fils de l’aurore!

A son industrie principale, le maître tonnelier joint d’autres industries accessoires.  C’est lui qui soigne le vin de ses pratiques et qui le met en bouteilles. Il est, de plus, gourmet-dégustateur. Il acquiert même, dans cette branche spéciale, des connaissances d’ar­tiste très précieuses…. Il lui suffît de verser quelques gouttes dans sa tasse d’argent, de les humer en faisant claquer sa langue pour dire, non seulement le cru, mais l’âge du vin.

On connaît l’histoire de ces deux tonneliers appelés à donner leur avis sur le vin d’un propriétaire. Le premier dit, après Ce vin est bon, mais il sent le cuir. »

Le second le goûta à son tour et reprit : « Je ne partage pas l’avis de mon collègue; ce vin est bon, mais il sent le fer.  Grand étonnement du propriétaire, qui jurait que son vin n’avait jamais été en contact ni avec du cuir, ni avec du fer…

Pourtant, quand on eut vidé la futaille, on trouva, tout au fond, une petite clé à laquelle était noué un bout de cuir et qui était tombée par mégarde dans le fût.

André Theuriet.  La vie rustique

 

Les idées:

  1. Que font les propriétaires de vignobles en septembre?
    «(Il) On passe en revue les futailles vides, on les nettoie, on les remet en état, et, si la vendange promet d’être abondante, on s’approvisionne de tonneaux »
  2. Qu’entend-on partout?
    «On entend le bruit du maillet sur les douves, accompagné du cliquetis des chaînes dont on se sert pour rincer les futailles.»
  3. Montrez que le tonnelier devient habile pour la dégustation.
    « Il est, de plus, gourmet-dégustateur… Il lui suffit de verser quelques gouttes dans sa tasse d’argent, de les humer en faisant claquer sa langue pour dire, non seulement le cru, mais l’âge du vin.»
  4. Pourquoi le vin sentait-il à la fois le fer et le cuir?
    « On trouva, tout au fond, une petite clé à laquelle était noué un bout de cuir, et qui était tombée par mégarde dans le fût.»

 

Si cela vous intéresse :

Les tonneliers

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