La cheminée (poésie)


O feu divin, génie antique et salutaire,
Protecteur des premiers habitants de la terre
 .
Feu, gardien du foyer que nos rudes aïeux
Osèrent élever sous la terreur des cieux;
 .
Feu vigilant, chasseur des ombres et des bêtes
Qui tendaient par le soir leurs embûches muettes
 .
Feu pur, Feu tout puissant, père de la clarté
Qui fit naître la joie et la sécurité !
 .
Bien que tu ne sois plus, aux siècles où nous sommes
Qu’un humble serviteur des hommes
 ..
S’acquittant simplement d’un labeur doux et cher,
Cuisant les mets, chauffant le logis en hiver,
 .
Les mortels n’ont pas oublié ton essence
Mystérieuse, et ta splendeur et ta puissance,
 .
Mais les grands paysans dont je suis descendu
Ont su te rendre, O Feu, le culte qui t’est dû ;
 .
Afin que leur maison mieux qu’une autre te plaise,
Et que ta flamme puisse y rayonner à l’aise
 .
Leurs mains pieuses t’ont dédié pour autel
La cheminée immense et l’âtre solennel
Louis Mercier. Poèmes de la Maison.

Si cela vous intéresse :

*** Dans mon cas, elle sera mémorisée lors du thème 2 de mon fils-3

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