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Le fantôme de Canterville (livre)


Comme nous débutons bientôt, je propose une première lecture «obligatoire» à mes enfants. 

Secondaire 1

Un étrange choix, je sais…  Je cherchais quelque chose de très court mais qui saurait attirer son attention.  En regardant dans mes nombreux livres à la maison, je suis tombée sur ce conte comique d’Oscar Wilde.

 

 

«Mr. et Mrs. Otis, de riches Américains, s’installent en Angleterre avec leurs quatre enfants dans un manoir dont les anciens propriétaires prétendent qu’il est hanté. Les Américains n’en croient pas un mot et prennent possession des lieux sans se soucier de ce fantôme. Pourtant, ce dernier est bien décidé à les terroriser. Mais que va faire le spectre face à cette famille incrédule ? Parviendra-t-il à effrayer des jumeaux de onze ans qui n’ont peur de rien et ne cessent de lui jouer des mauvais tours ? Découvrez ce récit plein d’humour et de surprises dans lequel se mêlent le fantastique, la caricature, le mystère et l’émotion»

Un petit conte parfait pour lui!

Je ne travaillerai pas longuement ce petit roman, au contraire, quelque chose de très simple: schéma actanciel et schéma narratif seulement.

Schéma actanciel :

  • Héros : Sir Simon
  • Adjuvant : Virginia
  • Opposants : Les jumeaux, Washington, M.Otis
  • 1re quête : Effrayer la famille
  • 2e quête : Trouver le repos

Schéma narratif :

  • Situation initiale : Le fantôme de Sir Simon hante Canterville Chase, et il est redouté de tout le monde.
  • Élément perturbateur :Les Otis s’installent dans la maison des Canterville. Ils sont imperméables aux tentatives de Sir Simon pour les effrayer.
  • Péripéties : Le fantôme subit l’indifférence de la famille et les taquineries des enfants Otis, jusqu’à renoncer à son désir d’effrayer et à sombrer dans le désespoir.
  • Dénouement :Sir Simon parvient à émouvoir Virginia, qui l’aide à trouver la paix.
  • Situation finale : Le fantôme, libéré, repose enfin en paix dans le cimetière des Canterville. Virginia, mariée, honore toujours la mémoire de celui qu’elle a sauvé.

 

On pourrait exploiter ce petit conte bien avant le secondaire 1 (5e) mais je trouve qu’il est plus facile de développer avec un plus grand.  On pourrait aborder la peur, l’évolution du personnage principal, etc…

 

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Elle s’en vient…


Nous approchons de notre rentrée…  oui, oui, elle vient rapidement!

Nous avons profité de ce mois de vacances et j’avoue que j’en suis très heureuse.  Je ne croyais pas d’ailleurs avoir autant besoin de me reposer.

Il faut cependant l’avouer, ma vie est souvent un tourbillon tellement je suis occupée!  C’est fou à quel point l’aspect «école-maison» occupe une large place dans ma vie.  Je m’en rends compte surtout en vacances où j’ai beaucoup de temps pour faire autre chose! hihhi.  Imaginez, j’ai lu 5 livres en 3 semaines! et tout ça à travers mes jardins, mes sorties, les cueillettes de petits fruits, la maisonnée, la préparation scolaire, …

Comme je désire une année «épurée», avouons-le, ma planification est beaucoup moindre, tellement d’ailleurs que je me surprends moi-même.  Je vais enfin m’offrir une année où j’aurai le temps d’explorer sereinement au lieu de toujours courir vers le prochain sujet du jour.   Je l’ai mentionné à plusieurs reprises, je vais suivre les enfants…  tout simplement.  Je vais limiter au maximum les sujets «autres» que la base essentielle à voir.  Ainsi, nous pourrons explorer «ailleurs» que dans nos manuels.  Je veux retrouver le plaisir de jouer, découvrir, explorer, bien vivre auprès de mes enfants pendant la journée et pas uniquement en soirée faute de temps!

Tous les projets qui ne permettent bien souvent que peu d’apprentissages réels…  je les mets de côté.  Tout ce temps passé à «séduire» au lieu d’apprendre concrètement quelque chose, j’en ai assez.  On passe un temps fou à bâtir de magnifiques projets qui ne servent bien souvent qu’à dessiner, travailler l’art de bien découper, la finesse de bien recopier ou la maîtrise d’une construction quelconque! hihihi  Mais, au bout du compte, l’enfant ne retient pas plus que si nous en avions discuté longuement!  Oui, il a un joli cahier bien décoré, un joli projet à ranger sur son étagère…  mais quelles informations aura-t-il réellement retenues dans quelques mois?  Je parle d’informations réelles, pas du plaisir à faire les activités 😉

Je ne parle pas en l’air…  croyez-moi…  j’ai exploré tellement de choses depuis mon début d’école-maison!

Je vieillis j’imagine…  Je sens le besoin de concentrer ma force de frappe au lieu de l’éparpiller en diverses choses inutiles.  Je me rends compte que c’est la même chose partout dans mon quotidien…  On dépense tellement de temps à des futilités…  On passe tellement de temps à s’inventer un monde qu’on n’a pas réellement besoin.

Vous connaissez la loi Pareto?  80% des choses (effets) arrivent à cause du 20% (causes)  ou plus simplement on porte 80% du temps les 20% de nos vêtements!!! hahaha  ou on passe 80% du temps à apprendre le 20% que nous retenons!!!

Je pense qu’on peut facilement appliquer ça en classe-maison… 20% de ce que nous travaillons est «réellement» essentiel et utile…  le reste, le 80% ne sert qu’à habiller notre temps, séduire, nous conforter, nous donner l’impression de «faire ce qu’il faut».  Nous savons tous que nous ne retenons qu’une mince partie des informations que nous apprenons… c’est ainsi depuis toujours.  On dépense une telle énergie à vouloir «être différent» alors que depuis toujours, les gens qui savent beaucoup sont ceux qui ont pris le temps de se passionner pour «apprendre» tout le temps.

Il faut donc, non pas s’éparpiller partout, mais cultiver la «curiosité d’apprendre»!!!!

J’ai hâte à cette nouvelle année…  tellement…  Et vous?

 

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Planification mathématique (secondaire 1)


Comme pour mon manuel de géographie hier, voici la planification de mon cahier de mathématique.

Comme je l’ai mentionné hier, je ne planifie plus au jour le jour mais annuellement uniquement.

J’utilise «Pixel de ERPI » comme cahier de travail de base mais j’ai ajouté des fiches d’exercices de révision du cahier «Point de mire 1 de CEC» comme exercices supplémentaires.  Uniquement si nécessaire.

Le programme de secondaire 1 est très important, à mon avis, puisqu’il fait la révision de tout ce qui a été vu antérieurement au primaire.  Bien fait, il permet de mettre une base solide pour la suite.  Il faut donc prendre le temps de le faire «adéquatement et minutieusement» puisque la suite sera plus simple ensuite.

Si cela vous intéresse :

Planification annuelle

Les capsules vidéo sont des «rappels de la notion» données par un enseignant.  Ils viennent avec l’achat du corrigé numérique.

Mes ajouts : Point de mire de CEC secondaire 1.  La pagination que j’indique est celle du matériel reproductible.

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Planification géographie secondaire 1


 

Ce n’est pas un programme exceptionnel… mais c’est un cahier qui propose l’essentiel à connaitre en géographie en secondaire 1.  Pas meilleur ni pire qu’un autre pour ce niveau,

Je ne fais plus de planification «officielle» à la semaine mais j’aime bien l’idée de mettre sur papier toutes les séquences de travail à effectuer pour m’indiquer au fur et à mesure ce qui a été fait et ce qu’il me reste à faire.  Je colle cette planification dans la couverture du cahier et j’indique ce qui est fait chaque semaine au fur et à mesure.

L’avantage?

Je ne suis pas obligée d’en faire chaque semaine…  Je peux en faire un peu plus une semaine ou un peu moins une autre semaine sans paniquer devant ce qui n’a pas été fait.  Je ne suis donc JAMAIS ni en avance, ni en retard puisque l’important est de terminer un moment donné ce fameux programme 😉

Voici donc ma petite planification :

Planification annuel

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Soirées d’automne et d’hiver à Combourg (texte)


Thème 2 de mon fils-3 (la maison) 

Voici un des textes supplémentaires que j’ai sélectionné pour lui.

Ces textes supplémentaires ne sont pas «travaillés» mais uniquement lus en après-midi ou en soirée.  Ils doivent «obligatoirement» être lus..  mais je ne les travaille pas en classe.

Vous aurez compris que je veux que mon fils-3 lise davantage 😉

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Les soirées d’automne et d’hiver étaient d’une autre nature. Le souper fini et les quatre convives revenus de la table à la cheminée, ma mère se jetait, en soupirant, sur un vieux lit de jour de siamoise flambée ; on mettait devant elle un guéridon avec une bougie. Je m’asseyais auprès du feu avec Lucile ; les domestiques enlevaient le couvert et se retiraient. Mon père commençait alors une promenade, qui ne cessait qu’à l’heure de son coucher. Il était vêtu d’une robe de ratine blanche, ou plutôt d’une espèce de manteau que je n’ai vu qu’à lui. Sa tête, demi-chauve, était couverte d’un grand bonnet blanc qui se tenait tout droit. Lorsqu’en se promenant, il s’éloignait du foyer, la vaste salle était si peu éclairée par une seule bougie qu’on ne le voyait plus ; on l’entendait seulement encore marcher dans les ténèbres : puis il revenait lentement vers la lumière et émergeait peu à peu de l’obscurité, comme un spectre, avec sa robe blanche, son bonnet blanc, sa figure longue et pâle. Lucile et moi, nous échangions quelques mots à voix basse, quand il était à l’autre bout de la salle ; nous nous taisions quand il se rapprochait de nous. Il nous disait, en passant : « De quoi parliez-vous ?  » Saisis de terreur, nous ne répondions rien ; il continuait sa marche. Le reste de la soirée, l’oreille n’était plus frappée que du bruit mesuré de ses pas, des soupirs de ma mère et du murmure du vent.

Dix heures sonnaient à l’horloge du château : mon père s’arrêtait ; le même ressort, qui avait soulevé le marteau de l’horloge, semblait avoir suspendu ses pas. Il tirait sa montre, la montait, prenait un grand flambeau d’argent surmonté d’une grande bougie, entrait un moment dans la petite tour de l’ouest, puis revenait, son flambeau à la main, et s’avançait vers sa chambre à coucher dépendante de la petite tour de l’est. Lucile et moi, nous nous tenions sur son passage ; nous l’embrassions, en lui souhaitant une bonne nuit. Il penchait vers nous sa joue sèche et creuse, sans nous répondre, continuait sa route et se retirait au fond de la tour, dont nous entendions les portes se refermer sur lui.

Le talisman était brisé ; ma mère, ma sœur et moi, transformés en statues par la présence de mon père, nous recouvrions les fonctions de la vie. Le premier effet de notre désenchantement se manifestait par un débordement de paroles : si le silence nous avait opprimés, il nous le payait cher.

CHATEAUBRIAND. Mémoires d’Outre-tombe

Si cela vous intéresse :

Soirées d’automne et d’hiver à Combourg