Je réponds


Je réponds à une maman ce matin :

« Je suis tellement nerveuse, comment fais-tu pour ne pas transmettre ton inquiétude à ton fils-2 pour ses examens ?»

Effectivement, c’est très énervant pour moi aussi ce processus d’évaluations.  Je pense que la première fois a été pire (fils-1) puisque c’était, justement, notre première fois.

Personnellement, ma pire bataille reste toujours la même «prouver que tout ce que nous avons fait comme travail antérieurement est adéquat pour la réussite de l’enfant»  Je ne voudrais pas être la personne qui occasionne l’échec de mon fils.  Je l’avoue, je ne supporterais pas l’idée que mon fils ne réussisse pas un examen parce qu’il n’avait pas vu la matière adéquatement.

C’est une bataille ridicule et complètement farfelue puisque même en travaillant adéquatement, mon fils aurait très bien pu ne pas réussir un examen parce qu’il n’avait pas, tout simplement, les aptitudes pour le réussir.

Nervosité, crainte…  c’est incontournable à mon avis.  Je ne crois pas possible de n’éprouver que de la quiétude dans un tel processus.

Cependant, il est très important, malgré tout, de ne pas transmettre de craintes à l’enfant qui sera évalué.  Je demeure «rassurante», «encadrante», «encourageante»… et ce, même si je me doute de la possible difficulté de l’enfant.

Je connais mes enfants…

Je connais aussi la force et la faiblesse de chacun en classe…

Je devine un peu le résultat à venir…

Cependant, on ne connait un enfant en situation de stress qu’une fois qu’il y a passé.  Certains enfants s’écrasent devant la difficulté, d’autres sont transformés miraculeusement et pour d’autres, ils éprouvent de la difficulté mais réussissent à s’en sortir.

J’ai appris à travers ce processus une chose très importante :

« AVOIR CONFIANCE  et  FAIRE CONFIANCE »

Peu importe le résultat, l’enfant devant soi reste notre enfant.  Peu importe la réussite ou l’échec, notre amour n’en sera aucunement changé.  Il demeure ce qu’il était avant cet examen.

D’ailleurs, un échec ouvre souvent la porte à d’autres avenues que nous n’aurions probablement jamais explorées sans cet échec!

Courage, confiance, visualisation positive et travail de préparation adéquat… voilà ce que je pense utile pour bien réussir ce processus.

4 réflexions sur “Je réponds

  1. Bonsoir,
    Je te trouve extrêmement positive mais devant un échec, je ne sais pas vraiment comment rassurer un enfant qui de toute façon subit la situation et est dépité. Comment fais-tu pour transformer un échec en porte ouverte sur autre chose de beau, de meilleur que tu n’aurais pas vu initialement ? Je sens bien que tu as vécu cette expérience. Peux-tu la partager ?
    Bonne soirée,
    Anne

    J'aime

    1. Anne, je pense que bien vivre avec l’échec se prépare tôt dans la vie d’un enfant. J’aime l’idée de rappeler constamment à mes enfants que la ligne est toujours extrêmement mince entre la réussite et l’échec et que nous devons apprendre à bien vivre avec les deux. Qui aime échouer? Hum… ce serait assez surprenant d’entendre quelqu’un dire que oui. Pourtant, nous avons tellement appris, au fil du temps, de nos échecs­. Moi la première!

      J’essaie d’inculquer à mes enfants qu’échouer un examen ne remet absolument pas en question leur personnalité, leurs forces, leurs pensées, leurs capacités à créer, etc. L’examen rappelle simplement que nous n’étions pas prêt. On a beau blâmer l’examen, la façon d’évaluer, etc… la réalité est simplement la réalité : NOTRE enfant n’était pas en mesure de le réussir.

      Un échec se présente chez nous… on respire un grand coup… on se retrousse les manches et on travaille pour reprendre la route ensuite. Rien n’est jamais totalement terminé… RIEN!

      Rassurer un enfant… hum… simple… dis-lui que tu l’aimes malgré tout et qu’un examen échoué n’y changera absolument rien. Au départ, il n’entendra peut-être pas… mais ça viendra🙂 Les enfants sont tellement perméables à nos réactions, ne l’oublie pas. Il faut donc apprendre à bien vivre avec l’échec de nos enfants aussi. L’important est de ne pas isoler l’enfant dans cet échec, ne pas le comparer, ne pas lui dire des énormités ou encore des choses erronées. Quand on y pense… un examen c’est tellement rien dans une longue vie! hihihi😀

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