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Histoire de la boîte et du Croquemitaine ( texte )


Cot cot cot!… Fr fr fr fr!… Cot cot cot cot!…

C’est la poule Belle-Galine qui arrive, moitié courant, moitié Volant.  Dans tous ses états!

–         Si vous saviez, dit-elle, ce que j’ai vu dans le jardin, sur le petit fauteuil à Paulette!

–         Qu’est-ce que tu as vu? Demandent les trois autres bêtes.

–         J’ai vu une boîte.  Et, dans cette boîte, un affreux croquemitaine!

–         Ah! La! La! Un Croquemitaine dans une boîte!

–         Je l’ai vu comme je vous vois, mais tout en plumes jaunes.  Il m’a regardée aussi avec des petits yeux tout ronds et très méchants.  Et j’ai eu bien peur, car il a essayé de me donner un coup de son terrible bec.

–         Il faut – dit Biqueblanche – que j’aille voir ce Croquemitaine.

Et la voilà partie.  Et la voilà revenue.

–         Qu’est-ce que tu as vu? demandent les trois autres bêtes.

–         J’ai vu la boîte et le Croquemitaine qui est dedans.  Je l’ai vu comme je vous vois, mais tout en poils blancs.  Il m’a regardée aussi avec des yeux fendus, obliques et tout plein de malice.  Et j’ai eu très peur, car il m’a menacée de ses cornes.

–         Il faut – dit la petite chatte – que j’aille voir ce Croquemitaine.

Et la voilà partie.  Et la voilà revenue.

–         Qu’est-ce que tu as vu?  Demandent les trois autres bêtes.

–         J’ai vu la boîte de Croquemitaine qui est dedans.  Je l’ai vu comme je vous vois, mais couvert de poils noirs et hérissés.  J’ai vu sa gueule rouge remplie de dents pointues, ses griffes en avant…  Il m’a regardée avec des yeux pleins de feu.  Et j’ai eu très peur, car il a voulu me dévorer.

–         Il faut – dit le chien Frisé – que j’aille voir ce Croquemitaine.

Et le voilà parti.  Et le voilà revenu.

–         Qu’est ce que tu as vu? Demandent les trois autres bêtes.

–         J’ai vu la boîte et le croquemitaine qui est dedans.  Mais vous l’aviez toutes les trois mal regardé.  Car il n’a ni bec, ni cornes,  ni griffes.  Il est tout gentiment frisé comme moi et ses oreilles retombent de chaque côté de sa tête.  Il a de bons gros yeux et un nez camus.  En m’apercevant, il a remué la queue.  Et comme j’ai voulu le caresser avec ma langue, il m’a aussitôt caressé avec la sienne.  Et je n’ai pas eu peur, car j’ai compris qu’il n’était pas méchant.

–         Il faut, dirent les quatre bêtes que nous retournions ensemble voir ce Croquemitaine.

Mais juste au même moment, on entend la voix de Paulette qui appelle :

–         Riri!  Riri!

Puis elle ajoute :

–         Va chercher dans le jardin, sur mon petit fauteuil, le joli coffret à ouvrage que papa vient de m’apporter.  Je veux te le montrer.  Mais…  touche-le avec précaution!  C’est très fragile, il y a un miroir sur le couvercle.

 

Lina Roth

Histoires de cette maison-là , Éd. Sudel

***  Mon fils-4 était sous le charme…  ha!  Il a adoré cette histoire.

Si vous voulez la télécharger :

Histoire de la boîte et du Croquemitaine

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L’attraction et la répulsion


Voici une petite expérience très simple mais qui plait beaucoup aux plus jeunes.  Il s’agit d’explorer l’attraction et la répulsion ( les charges électriques )

Matériel :

  • 2 ballons de baudruche
  • un morceau de laine ( un chandail, un bonnet, un foulard… )
  • petits morceaux de papier
  • ficelle
  • eau du robinet qui coule

Même aux plus jeunes, je prends le temps d’expliquer le concept de charges positives et charges négatives de l’électricité.   Ce qui facilite les choses ensuite.

Manipulation :

  1. Gonfler un ballon.
  2. Attacher une ficelle au ballon
  3. Électriser le ballon avec la laine ( en électrisant le ballon, il devient chargé négativement )
  4. Gonfler le second ballon
  5. Attacher une ficelle à ce ballon
  6. Électriser le second ballon avec la laine
  7. Approcher les deux ballons

Qu’arrive-t-il?  Décrire ce qui arrive.  ( Les deux ballons chargés négativement vont se repousser)

8.  Électriser à nouveau un des ballons

9.  Approcher le ballon au-dessus des petits morceaux de papier.

Que se passe-t-il?  Décrire ce qui arrive.  ( le ballon chargé négativement attire le papier chargé positivement )

10.  Approcher le doigt du ballon électrisé

Que se passe-t-il?  ( On verra le ballon (- ) qui s’approche du doigt en faisant un petit courant électrique…  les enfants adorent…  on entend même le petit « tic » )

11. Finalement, approcher le ballon électrisé d’un filet d’eau sans le toucher.

Que se passe-t-il?  ( On verra le mince filet d’eau être attiré par le ballon…  merveilleux pour un petit!)

On donne une petite conclusion…

  • Deux charges semblables se repoussent ( comme deux ballons électrisés )
  • Deux charges contraires s’attirent ( comme un ballon et l’eau, un ballon et le papier )

C’est très simple…  mais déjà on met la table pour aller plus loin éventuellement!

Bonne journée

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Le poney rouge ( roman )


Voici le roman qui accompagnera mon fils-3 la semaine prochaine.

Résumé :

Jody, petit garçon rêveur et solitaire, vit dans un ranch de Californie, avec ses parents et Billy Buck, le garçon d’écurie, son ami. Sa vie est paisible, entre l’école et les travaux de la ferme. Un matin, Jody découvre dans la grange un poney rouge, un cadeau de son père. Aidé par Billy Buck, Jody entreprend de dresser Galiban, le poney. Et peu à peu arrive le moment où, pour la première fois, Jody va pouvoir monter Galiban! Mais le poney tombe malade.

Un petit garçon aux cheveux de paille, un regard timide et poli, un père sévère mais bon. Et la vie saine et rude de la ferme, un pays de grands espaces, chauffé à blanc par le soleil. Jody fait l’apprentissage de la responsabilité avec le poney qu’on lui a donné. Fort, juste et tendre.

***Quel magnifique livre…  Je l’adore…  Une histoire d’amitié extraordinaire!!!

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Se préparer au secondaire…


Pour faire suite à plusieurs questions reçues :

Il y aurait tellement à dire…  tellement…  mais voici quelques observations dans MA classe-maison.

Préparer l’enfant à la « routine » de travail.

Ce sera tellement plus facile de vivre au quotidien avec un enfant qui a déjà pris l’habitude de travailler régulièrement sans réchigner devant les tâches à accomplir.

Ça vous semble banal?

Si vous saviez à quel point ce n’est pas le cas…

Lorsque les matières se multiplient et deviennent plus complexes, l’enfant qui a déjà pris l’habitude de travailler ne sera pas trop alourdi par la tâche supplémentaire à accomplir.  Il prendra la route de l’effort sans chercher à éviter continuellement de faire ce qui est demandé.  On ne se cachera pas, la marche est haute entre un primaire et un secondaire 3 par exemple…  le programme est plus lourd, la matière est plus difficile à comprendre et les exercices demandés sont beaucoup plus nombreux.   Un enfant qui a pour habitude de faire le minimum continuellement n’y arrivera qu’avec difficulté!

Le grand problème est qu’il ne pourra plus faire de petites choses amusantes en parallèle comme au primaire…  vous savez le beau dessin qui accompagne une lecture… un lapbook sur un sujet intéressant…  une recherche personnelle sur un thème particulier…  Il devient « esclave » de la base à connaître.  On ne peut plus se permettre de s’écarter des programmes parce qu’on n’arrive pas à faire le minimum!

 « SE » préparer face au changement.

On ne réalise qu’une fois les deux pieds dedans que le secondaire demande plus de travail.  Il faut apprendre à diviser le travail à faire, adéquatement, pour réussir à tout faire!

On doit impérativement se préparer, découvrir les notions avant l’enfant, lire, faire quelques exercices pour se préparer, faire des liens, éliminer ce qui est vraiment inutile, etc.

Il faut prendre le temps de mieux s’organiser!

La base primaire doit être solide!

D’ailleurs mes deux plus vieux m’ont dit exactement ça lorsque je leur ai demandé quel conseil ils donneraient à un élève qui débute le secondaire.

Il faut que la base en mathématique : les multiplications, additions, soustractions, divisions, fractions, aire et périmètre, volume, etc…  soit déjà bien comprise et assimilée!

On se dit souvent : « avec le temps, ça viendra », mais en réalité, pas toujours.  Il y a plusieurs notions qui ne peuvent pas être « incomprises », les multiplications par exemple.  Il est clair que de bien faire « minutieusement » le primaire en maths est très important.

Un enfant qui ne comprend rien aux règles d’orthographe ne trouvera certainement pas plus facile le programme du secondaire puisque les mêmes règles, et plusieurs autres, seront travaillés.

Que dire de l’écrit?  S’il n’a pas appris à écrire de façon autonome…  alors que dire des questions à développement en histoire?  Il doit avoir appris à faire des liens, à développer une aisance à mettre sur papier ses pensées.

Oui…  installez la base dès le primaire; un plancher réconfortant pour ce qui vient!

Gardez la flamme!

C’est primordial pour la suite…  Il fait garder l’intérêt pour les apprentissages en se collant sur ce qu’est l’enfant, son essence…  il faut préserver ce qui l’anime dans les apprentissages.  C’est tellement important, sinon…  il se perd et tout devient trop lourd.  Il aime la répétition?  Trouver un manuel qui permettra de faire plusieurs exercices répétitifs afin de le « rassurer » dans son travail.  Il aime la lecture?  Proposez-lui de travailler un roman plutôt qu’un texte insipide en classe…  Soyez « éveillé » pour lui proposer ce qui l’animera.  C’est un artiste?  Proposez-lui d’inclure cette passion dans ses écrits en illustrant son texte par exemple.   Gardez en tête qu’on apprend mieux lorsqu’on se sent « impliqué » dans ce que l’on apprend.

Conseil aux mamans…  regarder attentivement la matière

Oui…  soyez vigilante et prévoyante…  Observez les matières qui vous causent un problème et déterminez comment parvenir à « enseigner » ces matières.  Vous êtes incapable de faire les exercices proposées?  Hum…  comment allez-vous les expliquer à l’enfant?  Un problème ici et là est une chose mais l’ensemble de la notion à voir????   Il y a toujours des solutions : une amie peut vous aider, un mari, un frère ou une sœur, un professeur, un tuteur…  Il faut « prévoir » ce qui est problématique.  Déterminez les outils que vous allez utiliser… une vidéo sur internet, un manuel de référence, un enseignant, etc.

Il faut garder un œil lucide sur nos capacités réelles…  on ne deviendra pas un expert en science tout d’un coup!!!!  Par exemple, plusieurs sections de science demandent de calculer, de manipuler mathématiquement des données…  Il faut s’y préparer !

Finalement…  gardez « foi » en vous!

Je pense que c’est le plus précieux des conseils, non?

Nous avons entre les mains l’instruction de nos enfants…  gardons un œil lucide sur nos capacités et sur notre capacité réelle d’apprendre davantage.

Il est possible de faire le secondaire à la maison…  et sereinement en plus…  mais en ayant les bons outils!

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Lire… pour mieux préparer la classe!


J’ai reçu une question d’une maman…

J’ai déjà répondu à cette question il y a quelques temps, mais je me suis dit qu’il serait peut-être bon que je donne un petit rappel.

Ah oui… la question! ha!

Est-ce que je lis tout ce que mes enfants lisent en classe.

Et oui…  et même plus…  car souvent je lis un roman qui ne prendra pas place en classe car il ne convient pas à ce que je désire travailler, ou encore,  je sais très bien qu’il ne plaira aucunement à l’enfant qui devait le lire.

Pourquoi?

Tout simplement pour mieux le travailler!

Je lis tout… absolument tout…  même pour les grands adolescents avec de gros romans à l’étude!!!

Qu’est-ce que je lis pour la classe?

Les textes du jour :

Je lis chaque texte abordé en classe.  Je repère les mots qui seront difficiles, les phrases qui ne seront pas bien comprises,…  au fond j’anticipe déjà les questionnements.  Je lis les questions proposées par le manuel de travail et j’organise ainsi la structure que prendra cette leçon.  Naturellement, je lis  le guide si je l’ai!  J’aime, pour les plus vieux, amener le texte dans son contexte historique…  alors souvent je cherche quelques informations qui pourront amorcer la lecture.

Les romans à l’étude :

Je lis et note les questions que je désire abordées en dehors du travail scolaire demandé.  Parfois, je consulte le net pour dénicher des questionnaires, des pistes de travail, etc.

Pour moi, un roman à l’étude n’est pas de répondre mécaniquement à un questionnaire…  et non…  je cherche à provoquer une réflexion, une interrogation, un regard différent de l’aventure, etc.  Je planifie l’étude d’un personnage, un trait de caractère, un acte quelconque, une conversation particulière, une attitude dérangeante, etc…  je suscite la réflexion!

Je préfère grandement une bonne discussion sur la lecture qu’un questionnaire insipide.  L’enfant apprend à répondre aux questionnaires mécaniquement, sans réfléchir réellement.  Discuter avec l’enfant permet de mettre en lumière plusieurs choses qu’il ne peut comprendre totalement encore vu son jeune âge et son inexpérience.  J’aime proposer la relecture de certains passages pour en discuter ensuite.

Les mathématiques : 

Et oui…  je lis les notions à voir, les problèmes qui seront abordés et même plus!  J’essaie de prévoir à l’avance ce qui sera problématique et je prévois ainsi des leçons supplémentaires, des manipulations, etc.

L’histoire, sciences, géogaphie, etc…:

Je lis naturellement le guide, le manuel de travail…  et…  les manuels, revues ou livres que je possède à la maison qui pourraient compléter la leçon.

Finalement… c’est très simple… Je reste « éveillée » en tout temps devant les apprentissages des enfants.

Cela demande énormément de temps… surtout avec 4 enfants en classe… surtout avec les enfants au secondaire, mais cela en vaut largement la peine.  On s’investit davantage dans les rouages de la compréhension chez notre enfant.

Alors, finalement pour répondre à la question de départ :

Oui, je lis tout!