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La ruse du cerf ( texte )


Un tigre se promenait un jour sur un versant de colline. Il aperçut soudain un petit cerf tacheté
qui broutait l’herbe verte sous les arbres. Le cerf remarqua le tigre et resta paralysé de frayeur.
Impossible de s’enfuir ! Alors, il fit appel à tout son courage et décida de tromper le tigre. Il
savait que celui-ci n’avait encore jamais vu un cerf de sa vie. Aussi fit-il comme s’il n’avait
pas remarqué le fauve. Il se retourna et continua tranquillement à brouter.
Le tigre fut très étonné : pourquoi donc cet animal bizarre ne se sauvait-il pas ? Il s’approcha
et demanda :
– Dites-moi, mon brave, à quoi vous servent les cornes que vous portez sur la tête ?
– A déchirer les tigres.
– Et, dites-moi, pourquoi avez-vous toutes ces taches blanches sur le dos et sur les flancs ?
demanda le tigre.
Le cerf répondit :
– Chaque fois que je dévore un tigre, une tache blanche vient s’ajouter aux précédentes. Et
j’en ai tellement dévoré, de vos congénères, que je n’arrive même plus à les compter toutes.
En entendant ces mots, le tigre prit peur et se sauva.
Il rencontra sur sa route un renard à qui il raconta toute l’histoire. Le renard se mit à rire.
– Le petit cerf tacheté s’est moqué de toi, dit-il.
Mais le tigre ne le croyait pas et continuait de trembler de frayeur.
– Puisque tu as si peur, dit le renard, permets-moi de grimper sur ton dos, et nous irons
ensemble voir le cerf pour en avoir le cœur net.
Lorsque le petit cerf les aperçut, il comprit que le tigre avait tout raconté au renard. Comment
faire pour échapper au danger ?
Brusquement, il s’écria de sa plus belle voix :
– Merci, frérot ! Merci, cher petit renard ! Tu m’avais promis hier un bon gros tigre, et je vois
que tu sais tenir parole. Quel tigre splendide tu m’amènes ! Et juste à l’heure du déjeuner !
A ces mots, le tigre fit un bond et s’enfuit à toutes jambes…

Conte de Chine

Vous pouvez télécharger le texte et un questionnaire de lecture ici :  cliquer ici

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La bobine merveilleuse ( texte )


La bobine merveilleuse

 Un petit prince fut un jour réprimandé sévèrement, par son précepteur. Le soir, il songeait, tristement qu’on est bien malheureux d’être enfant parce qu’il faut obéir. Il aurait voulu être déjà un homme. Tout en pleurant, l’enfant s’endormit.

 Le lendemain en s’éveillant, il vit à côté de lui une jolie bobine de soie qui brillait aux rayons naissants de l’aurore. Surpris, il allait la saisir, quand de la bobine une toute petite voix s’échappa et murmura les paroles suivantes :

 « Prends garde, enfant, prends garde ! Le fil merveilleux qui s’enroule autour de moi représente toute la suite de tes jours. Vois-tu, à mesure que les instants s’écoulent, ce fil se déroule et se dévide. Hier, tu souhaitais pouvoir à ton gré hâter ta vie. Je t’en donne le pouvoir. Mais rappelle-toi que ta main, qui peut dévider ce fil tout entier en un instant, ne pourra en pelotonner de nouveau un seul brin.»

 Le petit prince regarda la bobine sans oser y toucher. Puis il s’enhardit et il tira un petit bout de fil, seulement de manière à passer un jour et il se revit près de s’endormir dans le lit où il venait de s’éveiller :

«Un jour, pensa-t-il, ce n’est pas assez, je veux grandir et être homme ! »

Saisissant la bobine, il se mit à tirer le fil et il se vit devenu homme, avec de la barbe au menton. Il était roi ; des conseillers et des courtisans l’entouraient et lui parlaient des affaires de l’Etat.

Ce fut d’abord une grande joie pour lui. Puis il voulut être marié, avoir des enfants… et déjà il se voit père de famille. Enfin, impatient de voir ses enfants grandir, de nouveau il tire le fil de la bobine et ses années passent emportées dans un tourbillon. Après chaque désir rassasié, il en voyait renaître un autre, plus ardent, et de nouveau la bobine tournait entre ses doigts et de nouveau le fil se dévidait.

Or, il arriva qu’un jour, derrière le fil de soie, le bois doré de la bobine se montra tout à coup. Le roi en fut surpris et effrayé ; il osait à peine regarder le fil qui se déroulait tout seul, lentement. Que n’eût-il pas donné pour pouvoir pelotonner de nouveau un brin de fil sur la bobine qu’il regardait avec tristesse !

La petite voix se fit encore entendre :

«ô prince ! les jours passés ne reviennent point. Tu as dépensé ta vie follement ! Elle te paraît vide : c’est que tu ne l’as point remplie de bonnes actions ; elle te paraît malheureuse : c’est que tu n’as point su l’employer utilement. Ton impatience, au fond, c’était de la paresse, c’est pour échapper à la tâche journalière que tu as voulu vivre vite.

Va, si tu n’es pas heureux, c’est que tu ne l’as pas mérité.»

J.-M. Guyau, écrivain philosophe français mort en 1888

Il est possible de lire ce texte sur le net ici : cliquer ici

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Le dragon ( texte )


Voici une nouvelle qui peut très bien accompagner un adolescent de 4e ( secondaire 2 )

Le dragon

Le vent de la nuit faisait frémir l’herbe rase de la lande ; rien d’autre ne bougeait. Depuis des siècles, aucun oiseau n’avait rayé de son vol la voûte immense et sombre du ciel. Il y avait une éternité que quelques rares pierres n’avaient, en s’effritant et en tombant en poussière, créé un semblant de vie. La nuit régnait en maîtresse sur les pensées des deux hommes accroupis auprès de leur feu solitaire. L’obscurité, lourde de menaces, s’insinuait dans leurs veines et accélérait leur pouls.
Les flammes dansaient sur leurs visages farouches, faisant jaillir au fond de leurs prunelles sombres des éclairs orangés. Immobiles, effrayés, ils écoutaient leur respiration contenue, mutuellement fascinés par le battement nerveux de leurs paupières. A la fin, l’un d’eux attisa le feu avec son épée.
– Arrête ! Idiot, tu vas révéler notre présence !
– Qu’est ce que ça peut faire? Le dragon la sentira de toute façon à des kilomètres à la ronde. Grands Dieux ! Quel froid ! Si seulement j’étais resté au château !
– Ce n’est pas le sommeil : c’est le froid de la mort. N’oublie pas que nous sommes là pour…
– Mais pourquoi, nous ? Le dragon n’a jamais mis le pied dans notre ville !
– Tu sais bien qu’il dévore les voyageurs solitaires se rendant de la ville à la ville voisine…
– Qu’il les dévore en paix ! Et nous, retournons d’où nous venons !
– Tais toi ! Écoute…
Les deux hommes frissonnèrent.
Ils prêtèrent l’oreille un long moment. En vain. Seul, le tintement des boucles des étriers d’argent agitées, telles des piécettes de tambourin, par le tremblement convulsif de leurs montures à la robe noire et soyeuse, trouait le silence. Le second chevalier se mit à se lamenter.
– Oh ! Quel pays de cauchemar ! Tout peut arriver ici ! Les choses les plus horribles… Cette nuit ne finira-t-elle donc jamais ? Et ce dragon ! On dit que ses yeux sont deux braises ardentes, son souffle, une fumée blanche et que, tel un trait de feu, il fonce à travers la campagne, dans un fracas de tonnerre, un ouragan d’étincelles, enflammant l’herbe des champs. À sa vue, pris de panique, les moutons s’enfuient et périssent piétinés, les femmes accouchent de monstres. Les murs des donjons s’écroulent à son passage. Au lever du jour, on découvre ses victimes éparses sur les collines. Combien de chevaliers, je te le demande, sont partis combattre ce monstre et ne sont jamais revenus ? Comme nous, d’ailleurs…
– Assez ! Tais toi !
– Je ne le redirai jamais assez ! Perdu dans cette nuit je suis même incapable de dire en quelle année nous sommes !
– Neuf cents ans se sont écoulés depuis la nativité…
– Ce n’est pas vrai, murmura le second chevalier en fermant les yeux. Sur cette terre ingrate, le Temps n’existe pas. Nous sommes déjà dans l’Éternité. Il me semble que si je revenais sur mes pas, si je refaisais le chemin parcouru pour venir jusqu’ici, notre ville aurait cessé d’exister, ses habitants seraient encore dans les limbes, et que même les choses auraient changé. Les pierres qui ont servi à construire nos châteaux dormiraient encore dans les carrières, les poutres équarries, au cœur des chênes de nos forêts. Ne me demande pas comment je le sais ! Je le sais, c’est tout. Cette terre le sait et me le dit. Nous sommes tout seuls dans le pays du dragon. Que Dieu nous protège !
– Si tu as si peur que ça, mets ton armure !
– A quoi me servirait elle ? Le dragon surgit d’on ne sait où. Nous ignorons où se trouve son repaire. Il disparaît comme il est venu. Nous ne pouvons deviner où il se rend. Eh bien, soit ! Revêtons nos armures. Au moins nous mourrons dans nos vêtements de parade.
Le second chevalier n’avait pas fini d’endosser son pourpoint d’argent qu’il s’interrompit et détourna la tête.
Sur cette campagne noire, noyée dans la nuit, plongée dans un néant qui semblait sourdre de la terre elle-même, le vent s’était levé. Il soufflait sur la plaine une poussière qui semblait venir du fond des âges. Des soleils noirs, des feuilles mortes tombées de l’autre côté de la ligne d’horizon, tourbillonnaient en son sein. Il fondait dans son creuset les paysages, il étirait les os comme de la cire molle, il figeait les sangs dans les cervelles. Son hurlement, c’était la plainte de milliers de créatures à l’agonie, égarées et errantes à tout jamais. Le brouillard était si dense, cerné de ténèbres si profondes, le lieu si désolé, que le Temps était aboli, que l’Homme était absent. Et cependant deux créatures affrontaient ce vide insupportable, ce froid glacial, cette tempête effroyable, cette foudre en marche derrière le grand rideau d’éclairs blancs qui zébraient le ciel. Une rafale de pluie détrempa le sol. Le paysage s’évanouit. Il n’y eut plus désormais que deux hommes, dans une chape de glace, qui se taisaient, angoissés.
– Là ! chuchota le premier chevalier. Regarde ! Oh ! Mon Dieu !
À plusieurs lieues de là, se précipitant vers eux dans un rugissement grandiose et monotone : le dragon.
Sans dire un mot, les deux chevaliers ajustèrent leurs armures et enfourchèrent leurs montures. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, sa monstrueuse exubérance déchirait en lambeau le manteau de la nuit. Son œil jaune et fixe, dont l’éclat s’accentuait quand il accélérait son allure pour grimper une pente, faisait surgir brusquement une colline de l’ombre puis disparaissait au fond de quelque vallée; la masse sombre de son corps, tantôt distincte, tantôt cachée derrière quelque repli, épousait tous les accidents du terrain.
– Dépêchons nous !
Ils éperonnèrent leurs chevaux et s’élancèrent en direction d’un vallon voisin.
– Il va passer par là !
De leur poing ganté de fer, ils saisirent leurs lances et rabattirent les visières sur les yeux de leurs chevaux.
– Seigneur !
– Invoquons Son nom et Son secours !
A cet instant, le dragon contourna la colline. Son œil, sans paupière, couleur d’ambre clair, les absorba, embrasa leurs armures de lueurs rouges et sinistres. Dans un horrible gémissement, à une vitesse effrayante, il fondit sur eux.
– Seigneur ! Ayez pitié de nous !
La lance frappa un peu au-dessous de l’œil jaune et fixe. Elle rebondit et l’homme vola dans les airs. Le dragon chargea, désarçonna le cavalier, le projeta à terre, lui passa sur le corps, l’écrabouilla.
Quant au second cheval et à son cavalier le choc fut d’une violence telle, qu’ils rebondirent à trente mètres de là et allèrent s’écraser contre un rocher.
Dans un hurlement aigu, des gerbes d’étincelles roses, jaunes et orange, un aveuglant panache de fumée blanche, le dragon était passé…

– Tu as vu ? cria une voix. Je te l’avais dit !
– Ça alors ! Un chevalier en armure ! Nom de tous les tonnerres !
– Mais c’est que nous l’avons touché !
– Tu t’arrêtes ?
– Un jour, je me suis arrêté et je n’ai rien vu. Je n’aime pas stopper dans cette lande. J’ai les foies.
– Pourtant nous avons touché quelque chose.
– Mon vieux, j’ai appuyé à fond sur le sifflet. Pour un empire, le gars n’aurait pas reculé…
La vapeur, qui s’échappait par petits jets, coupait le brouillard en deux.
– Faut arriver à l’heure. Fred ! Du charbon !
Un second coup de sifflet ébranla le ciel vide. Le train de nuit, dans un grondement sourd, s’enfonça dans une gorge, gravit une montée et disparut bientôt en direction du nord. Il laissait derrière lui une fumée si épaisse qu’elle stagnait dans l’air froid des minutes après qu’il fut passé et eut disparu à tout jamais.

Ray BRADBURY,  Un remède à la mélancolie, traduction Jacqueline Hardy, éd. Denoël, coll. Présence du futur, 1961  (1948)
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La minuscule ( texte ) de Marielle Remy


Voici un joli conte : 

En ce temps-là, il existait deux mondes complètement opposés. Ils vivaient l’un en face de l’autre. Quand les uns se pavanaient au soleil, les autres rêvaient sous la lune. Mais la vraie différence entre ces deux voisins, était que celui d’en haut possédait la lumière, celui d’en bas vivait dans l’obscurité.

Un jour, les habitants de l’obscurité en ont eu assez de cette situation. Ils avaient envie d’un p’tit bout de soleil. Ils ont d’abord chuchoté, puis parlé, discuté, argumenté, et enfin, ils ont élevé la voix. Chacun voulait faire entendre sont point de vue. C’était un vrai tohu-bohu, on ne s’entendait plus.

Alors le Pic-vert tapa trois coups sur le grand arbre. Tout le monde se tût.

« Écoutez –moi, dit l’oiseau, la solution est simple. Vous le savez bien : il suffit de demander un peu de lumière aux voisins d’en face.

–   Si c’était aussi simple, on l’aurait déjà fait ! dit le doyen des Crocodiles.

–   Ils sont trop égoïstes. Ils n’ont jamais rien voulu partager avec nous ! surenchérit le Lion.

–   Moi, j’ai une idée, dit le Renard, toujours aussi rusé. il faut aller voler la lumière. C’est pas compliqué !

–    Bravo ! Belle idée ! Mais qui va y aller ? demande la foule.

Le Singe propose immédiatement ses services.

–   Vous savez tous combien je suis agile, et vous connaissez mon style, ça devrait être facile.

Et le Singe se mit en route vers le pays éclairé. À peine arrivé, il est aveuglé par tant de lumière. Pour se protéger, il met la tête entre ses pattes et avance ainsi, les fesses en avant. Le soleil lui brûle aussitôt les fesses. Ses poils grillent et on voit apparaître son derrière rose !

Le Singe rentre chez lu, penaud. Évidemment, tout le monde se moque de ses fesses toutes nues. Le Singe a tellement honte de son postérieur qu’il se réfugie dans les arbres et, encore aujourd’hui, il en descend rarement.

Le Kangourou promet alors aux habitants d’aller chercher un bout de soleil.

« Avec ma grande poche comme unique ustensile, je pourrai cacher de façon subtile la lumière. Personne ne s’en apercevra ! Soyez tranquilles », jubile le Kangourou.

Mais avec ce soleil qui brille sans répit, le sol du pays de la lumière est tellement chaud que le Kangourou se brûle les pattes et bondit de tous côtés. Aïe ! Un saut ! Un autre saut ! C’est vraiment trop chaud !

C’est ainsi que le Kangourou, bredouille, rentre chez lui en sautant. Les habitants de l’obscurité l’accueillent avec des rires. Humilié, le Kangourou s’en va vivre très loin, sur une île, au-delà des océans.

L’obscurité continue de régner, et les gens désespèrent.

Quand soudain, une voix fluette se fait entendre :

–   Moi, je vais aller chercher la lumière !

–   Mais qui parle ? D’où vient cette voix ? questionne la foule.

–   Baissez-vous, je suis là, à vos pieds. Je suis la petite Araignée.

–   Toi ! Mais regarde-toi ! C’est une plaisanterie, rugit le Lion.

–   Tu es minuscule ! articule l’Éléphant.

–   Tu es ridicule ! formule l’Aigle.

–   Reste donc dans ta bulle ! hulule la Chouette.

–   Il est inutile de te déplacer, même avec un véhicule tu n’y arriverais pas ! Tu es bien trop minuscule, conclut la Girafe.

Mais la petite Araignée ne les écoute plus.

Déjà, tel un reptile, elle se faufile en déroulant son fil, ainsi elle est certaine de retrouver son chemin au retour.Elle confectionne un petit pot d’argile qu’elle porte sur son dos.

Enfin, la minuscule funambule atteint le pays d’en face. Elle circule aisément. Elle ne craint pas le soleil. Ses pattes sont si fines, et ses yeux si petits, que le soleil peut bien continuer à luire. Sans scrupule, elle se glisse à ses côtés et, délicatement, avec ses mandibules, lui brise un de ses rayons et vite, le dissimule dans son pot d’argile. Ni vu, ni connu, elle retrouve son fil et rentre chez elle, tranquille. À peine arrivée, elle déballe le petit morceau de soleil qui file tout droit vers le ciel. Et la lumière est reine.

Tous les habitants congratulent la minuscule. Des youpis, des hourras, des bravos fusent de tous côtés. On entend même quelques excuses des plus grands : le Lion, l’Éléphant, l’Aigle et la Girafe.

Depuis ce jour, les toiles d’araignée ont la forme d’un soleil. Et elles sont toujours tissées à l’aurore… afin que personne n’oublie le courage de la minuscule.

Marielle Remy

Questions sur le texte : 

  1. Quel genre d’animal est « La minuscule » ?
  2. Dans quel monde vivent les animaux ? Que veulent-ils ?
  3. Quels sont les animaux qui partent chercher de la lumière dans le monde du dessus ?
  4. Pourquoi les singes ont-ils le derrière rose ?
  5. Pourquoi les kangourous sautent-ils ?
  6. Quelle forme ont les toiles d’araignée depuis ce jour-là ?

Il est possible de télécharger le texte : cliquer ici