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Cette différence qui dérange…


Mes bébés de la journée…
Ne sont-ils pas magnifiques ces iris?!?

Nous faisons l’école-maison depuis… toujours il me semble…   et pourtant, encore maintenant après toutes ces années, nous dérangeons toujours autant!!

Si je prends le temps de sortir dans un supermarché, un magasin quelconque en semaine, il y a toujours…  oui toujours…  au moins une personne qui demande : « ils ne vont pas en classe ces enfants-là? » Je les rassure en répétant qu’ils font l’école à la maison et que nous sommes présentement en fin d’année scolaire à la maison.  La dame ajoute : « Déjà que les élèves sont toujours en congé, vous devriez travailler un peu plus longtemps qu’eux au moins. » ha!  comme si on ne travaillait pas suffisamment…

Sérieusement, je me demande souvent pourquoi cela dérange autant…

Beaucoup de gens ne peuvent tout simplement pas comprendre que les enfants peuvent apprendre un samedi, un dimanche, en soirée, pendant les vacances, en route dans l’auto, devant un étalage de légumes, etc.

Apprendre ne devrait jamais être associé à « être en classe »!!!

Ne nous arrive-t-il pas d’apprendre encore même à l’âge adulte????  Pourtant…  nous ne sommes pas assis sur des chaises dans une classe tout le temps!

Ce fut donc mon petit moment de frustration du matin…  un soupir…  et je repars travailler!

Bonne journée!

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Je sais… je sais…


Je sais…  je sais…  oui…  je sais…  je vous néglige tous! ha!

J’ai reçu plusieurs messages privés de mamans qui se questionnent sur mon soudain silence?!?  Est-ce parce que je parlais trop avant? 🙂

Plus sérieusement, je suis tellement occupée que je me demande comment faire pour allonger un peu mes journées!

Alors… oui, mes 3 plus jeunes sont en vacances jusqu’au 5 août.  Nous reprendrons la route plus tôt pour terminer en mai encore l’an prochain.  Je préfère me garder du temps pour gérer les examens du DES de mon fils-1 en secondaire 5 au printemps prochain.

Oui…  je dois travailler fort présentement pour terminer mon travail à la maison.  Mon employeur termine à la fin juin et est débordée de travail présentement…  donc moi aussi!

Oui…  je travaille avec mon fils-1 à la révision de son année pour tous les examens qui restent.

Oui…  je prends du temps à tous les jours pour soigner mes jardins de fleurs et mon jardin potager.

Et que dire de mes enfants…  mon quotidien à la maison…  les déplacements pour les examens de mon fils-1…

Je n’ai même pas le temps de travailler à la préparation de ma prochaine année…  hum…  un peu tout de même car j’y pense en me couchant le soir! ha!

Alors…  Je suis là…   mais pas toujours en train d’écrire!  Rassurez-vous tout de même dans quelques semaines vous n’aurez pas assez de temps pour tout lire… car oui… je parle beaucoup… trop!

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Le temps qui passe…


Je sais ce que j’aime de la fin du printemps…

Mes jardins de fleurs qui débutent lentement…  apportant chaque jour une nouvelle couleur, une nouvelle odeur.  Hier, je pouvais voir ceci…

Une abeille sur une Véronique…
De magnifiques iris… jaunes, bleus, rouges, etc…
Centauré… d’un bleu si vibrant…
mon magnifique coeur-saignant blanc… délicats petits coeurs… tout en douceur…
Ma première variété de «Clématite » qui fleurit déjà…

Que dire des plus jeunes en vacances…   Il y a tant de belles découvertes à faire dehors!!!

Ah… faire de la boue… n’est-ce pas un passe-temps agréable?
Jouer sous la tente… c’est tellement mieux!
Et… on attend que la piscine soit prête!!!!

Oui…  même si j’ai beaucoup de travail à l’intérieur…  Je travaille dehors et je savoure agréablement la beauté du printemps chaque jour.

Quel bonheur de vivre tranquillement chez nous!

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Pourquoi faire cela simple…


De retour après la première partie de l’examen d’arts plastiques… hum… Pourquoi faire simple ce qui peut être compliqué???!!!

Le thème du projet d’art à réaliser?

Faire une affiche «à la manière de…»  qui a pour fonction de dénoncer l’intimidation et sensibiliser les adolescents (… )

hum…

Je ne peux pas m’empêcher de me questionner…  Qui trouve les sujets de ces projets?

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Mémoriser autrement…


Apprendre les tables en poésie?!!!  pourquoi pas!

.
Les aventures d’une famille de chats

Le chat brun, dans le salon
A beau tourner en rond,
ça ne fait qu’un seul chat brun,
Une fois un , un

Le chat fait la grimace,

car il est furieux.
De voir un autre chat dans la glace !
Une fois deux, deux.

Chat et chatte, heureux comme des rois,
Regardent leur petit qui boit,
Une fois trois, trois

Les chats font semblant de se battre
Une fois quatre, quatre……..

Puis, grimpés sur le toit de zinc,
Une fois cinq, cinq.

Ils pourchassent les souris,
Une fois six, six.

Et sautent après les alouettes,
Une fois huit, huit…..

Alors que leur bon lit d’étoffes,
Une fois neuf, neuf,

En bas, les attend chez clarisse,
Une fois dix, dix

Jean Tardieu

Les sports d’hiver

Maurice, avec ses deux souliers
Qui ne prennent pas l’humidité,
Dans la neige fait des creux :
Deux fois un, deux.

Il court, avec sa soeur, là‑bas ;
Deux fois deux font quatre pas.

Les voilà sur un mur assis,
Deux fois trois, six.

Puis, soudain, ils prennent la fuite,
Deux fois quatre, huit.

Car leurs pieds sont engourdis,
Deux fois cinq, dix.

Mais, en courant sur la pelouse,
Deux fois six, douze,

La fille se fait une entorse,
Deux fois sept, quatorze !

Le garçon n’est pas à son aise,
Deux fois huit, seize.

Il crie: «Hé là ! Vite ! Vite !»
Deux fois neuf, dix‑huit.

« Qu’on amène le médecin !»
Deux fois dix, vingt.

Jean Tardieu

Les Trois Mousquetaires ou Le collier de la Reine

Les Trois Mousquetaires
Vont en Angleterre ;
Leur habit porte une croix,
Trois fois un, trois.

Penchés au bord du bateau,
Ils voient leur reflet dans l’eau,
Athos, Porthos, Aramis !
Trois fois deux, six.

Puis, ayant quitté la nef,
Trois fois trois, neuf…

Les Mousquetaires en décousent,
Trois fois quatre, douze.

Avec des ducs et des princes,
Trois fois cinq, quinze.

Courent, complotent, s’agitent,
Trois fois six, dix‑huit.

Car il leur faut, d’ici demain,
Trois fois sept, vingt et un.

Trouver le collier, se battre,
Trois fois huit, vingt‑quatre.

Et rapporter la cassette,
Trois fois neuf, vingt‑sept.

Pour que la Reine soit contente,
Trois fois dix, trente !

Jean Tardieu

La nièce attentionnée

Séraphine dans sa main
Tient quatre fleurs du jardin
Qu’elle a cueillies à quatre pattes
Quatre fois un quatre.

Va au marché, choisit des truites
Quatre fois deux huit.

Qu’elle pose dans sa blouse
Quatre fois trois douze.

Achète un panier de fraises
Quatre fois quatre seize.

Une bouteille de vin
Quatre fois cinq vingt.

Un cornet de belles dattes
Quatre fois six vingt-quatre.

Puis une douzaine d’huîtres
Quatre fois sept vingt-huit.

Puis un ananas juteux
Quatre fois huit trente-deux.

Enfin des grappes de cassis
Quatre fois neuf trente-six.

Pour la fête de sa tante
Quatre fois dix quarante.

Jean Tardieu

La soirée du pianiste

L’artiste est à son piano,
Sa main droite joue en solo,
Ses cinq doigts sont longs et fins !
cinq fois un, cinq.
Puis, des deux mains, il s’enhardit
cinq fois deux, dix.
Le piano tonne, hurle, grince,
cinq fois trois, quinze !
Un dernier accord, c’est la fin !…
cinq fois quatre, vingt.
Après le concert, le pianiste trinque,
cinq fois cinq, vingt-cinq.
Puis, il rentre dans sa soupente,
cinq fois six, trente.

Passe sa chemise en lin,
cinq fois sept, trente-cinq.
Puis, sa tête devient dolente,
cinq fois huit, quarante.
Il dort déjà. Tout est éteint,
cinq fois neuf, quarante-cinq.
Sauf la Lune, qui se lamente,
cinq fois dix, cinquante.

Jean Tardieu

Six fois… ou l’omelette

Jean‑Pierre, en entrant, dit à Claire
« Bonjour :
Voilà six neufs frais du jour !»
Elle répond : «Salut! Mon futur mari ! »
Six fois un, six.

Car elle est sa future épouse,
Six fois deux, douze !

«Donne les oeufs dit‑elle, bien vite !»
Six fois trois, dix‑huit.

Les neufs cassés, elle va les battre.
Six fois quatre, vingt‑quatre.

Puis elle hache de la viande.
Six fois cinq, trente.

Avec des brins de persil,
Six fois six, trente‑six.

Et porte le tout sur le feu,
Six fois sept, quarante‑deux.

Quand l’omelette est bien cuite,
Six fois huit, quarante‑huit.

Voyez‑la, dans l’assiette plate,
Six fois neuf, cinquante‑quatre.

Dorée, chaude, appétissante,
Six fois dix, soixante.

Jean Tardieu

Les sept nains

La princesse Blanche‑Neige,
Chez les sept nains qui la protègent
Lave, nettoie, époussette,
Sept fois un, sept.

Lorsqu’une vieille aux jambes torses,
Sept fois deux, quatorze.

Lui dit : « Prends ce beau fruit, tiens !»
Sept fois trois, vingt et un.

Mais un des nains frappe à la vitre,
Sept fois quatre, vingt‑huit.

Et lui dit : «  Garde‑toi bien »,
Sept fois cinq, trente‑cinq.

«De mordre à ce fruit dangereux»,
Sept fois six, quarante‑deux.

«C’est un poison qu’elle t’offre !»,
Sept fois sept, quarante‑neuf.                  ..

La vieille, dans les airs, s’enfuit
Sept fois huit, cinquante‑six.

Et la Princesse des bois,
Sept fois neuf, soixante‑trois.

Est sauvée par ses amis,
Sept fois dix, soixante‑dix.

Jean Tardieu

Le cow‑boy et les voleurs

Ces huit voleurs de chevaux
Sont surpris un peu trop tôt
Par le cow‑boy Hippolyte,
Huit fois un, huit.

Ils s’enfuient, et chacun d’eux
Tire sur lui deux coups de feu
Quel vacarme ! Quelle fournaise !
Huit fois deux, seize.

Mais ils ne peuvent l’abattre,
Huit fois trois, vingt‑quatre.

Alors, il lance sur eux,
Huit fois quatre, trente‑deux.

Son lasso, de cordes puissantes
Huit fois cinq, quarante.

Et les entraîne à sa suite
Huit fois six, quarante‑huit.

Sur son passage, on applaudit,
Huit fois sept, cinquante‑six.

On entend les tambours battre,
Huit fois huit, soixante‑quatre.

Tous les enfants sont à ses trousses,
Huit fois neuf, soixante‑douze.

En triomphateur il revient
Huit fois dix, quatre‑vingts.

Jean Tardieu

Les Muses et le pauvre boeuf

Près de la mer, les neuf Muses,
Insouciantes, s’amusent,
Lorsque arrive, à pas lents, un boeuf,
Neuf fois un, neuf.

Craintives, elles prennent la fuite,
Neuf fois deux, dix‑huit.

Cependant, la pauvre bête,
Neuf fois trois, vingt‑sept.

Est destinée au sacrifice,
Neuf fois quatre, trente‑six.

Les Muses ont le coeur sur la main,
Neuf fois cinq, quarante‑cinq.

Et ne voulant pas qu’on l’abatte,
Neuf fois six, cinquante‑quatre.

Cachent l’animal plein d’effroi,
Neuf fois sept, soixante‑trois.

Sous les branches et sous la mousse,
Neuf fois huit, soixante‑douze.

Et le sacrificateur qui survient,
Neuf fois neuf, quatre‑vingt‑un.

Croit que le boeuf au ciel est parti,
Neuf fois dix, quatre‑vingt‑dix.

Jean Tardieu

Histoire de l’avare et de sa femme

La femme de l’Avare pleure :
Elle ne reçoit de son mari
Que dix sous par jour pour le beurre,
Un peu de viande et du pain bis !
Dix fois un, dix.

Toujours de l’eau, jamais de vin,
Dix fois deux, vingt !

Quand l’Avare a touché ses rentes,
Dix fois trois, trente.

Il les enfouit sous des plantes,
Dix fois quatre, quarante !

Mais, un beau jour qu’il s’absente,
Dix fois cinq, cinquante.

Sa femme, en semant de la menthe,
Dix fois six, soixante.

Déterre le trésor enfoui,
Dix fois sept, soixante‑dix !

Quand le vieux grigou revient,
Dix fois huit, quatre‑vingts.

Il ne trouve plus un radis.
Dix fois neuf, quatre‑vingt‑dix.

Et s’écroule en gémissant,
Dix fois dix, cent !

Jean Tardieu