Une belle façon…


Mon fils-1 découvre les légendes cette semaine.  Une des légendes est celle de la Corriveau.

Au-delà de découvrir la légende elle-même, de l’associer avec une recherche pour découvrir si le personnage de la légende a bel et bien existé, il peut être intéressant de découvrir « autrement » la légende.

La légende :

À l’âge de 16 ans, la Corriveau se maria pour la première fois. Mais par un affeux malheur, son premier époux mourut, une nuit, en plein sommeil, étouffé par son oreiller.

À peine quelques mois plus tard, elle se remaria. Mais à son grand malheur, parce qu’elle était tombée sur un alcoolique violent qui la battait. Lui aussi mourut, pendu. Il s’était pendu… ou on l’avait pendu…

Son troisième mari se trouva à être un fondeur de cuillères, et, comble de l’ironie, il mourut à son tour, quelqu’un lui avait versé du métal fondu dans l’oreille.
Le quatrième, un médecin cette fois-ci, se fit empoisonner avec un très puissant remède destiné en fait à guérir les chevaux.
Le cinquième, il mourrut aussi dans son sommeil, à coup de hache sur la tête. On avait voulut le faire passer pour un accident, en le traînant dans l’enclos du cheval.
Quant-aux sixième, un cordonnier. On lui enfonça son alêne(aiguille très longue) au travers du nombril.
Et enfin, le dernier se fit empaler sur sa fourche.Trouvant étrange, toutes ces morts, on arrêta Marie-Josephte, qu’on apellera dorénavant; la Corriveau. On la trouva coupable de ces meurtres, on la condamna à être pendue et exposée dans une cage de fer sur la place publique.
Des rumeurs se mirent à courir; la Corriveau était une sorcière, de son vivant, elle sortait 2 nuits par semaines, pour se rendre à un sabbat, sur l’Île d’Orléan. Elle avait tué tous ses maris parce qu’ils l’avaient découvert. D’autres histoires se racontaient; que sous sa cage de fer, l’herbe était toujours brûlée, qu’elle sortait encore la nuit pour se rendre à ses sabbats, qu’elle attaquait les passant et qu’on entendait gémir les derniers mots qu’elle avait prononcés: JE ME VENGERAI.

Après plusieurs années accrochée à la vue de tout le monde, la cage et son occupante disparurent mystérieusement. On dit alors que le diable lui-même était venu la chercher pour la ramener avec lui en enfer.

Mais tout ceci n’est qu’une légende. D’après les preuves historiques qu’on a pu retrouver, ce que l’on peut présumer être la vérité a pu être établie:

Marie-Josephte Corriveau bien née le 14 mai 1733 à Saint-Vallier-de-Belle-Chasse n’a pas tué sept maris, ni six, ni cinq, ni quatre, ni trois, elle en a tué un seul pour certains, pour d’autre, deux. Elle se retrouva veuve une première fois : son mari, Charles Bouchard, cultivateur de Saint-Vallier, avec qui elle s’est mariée le 17 novembre 1749, mourut d’un manière inconnue, certains croient que c’est bien la Corriveau qui l’a tué. Alors qu’il se peut très bien qu’il s’agisse d’une simple mort naturelle comme une maladie. On doit croire, à tort, qu’elle a assassiné son premier mari, simplement parce que tout porte à croire qu’elle a bien assassiné le second et dernier. Elle avait déjà eu trois enfants avec le premier mari : Marie-Françoise, 19 mars 1752; Marie-Angélique, 6 février 1754; et Charles, le 16 août 1757. Contrairement à ce que racontent certaines versions de la légende, oui, elle a bel et bien eu des enfants. C’est le 25 avril 1760 que Charles mourut.

Il est très vrai qu’elle se remaria peu de temps après, probablement parce qu’elle souffrait de solitude. Son nouveau mari s’appellait Louis Dodier, ils se sont mariés en juillet 1761. C’était, selon ce que racontent des gens, avec un alcoolique qui la battait. Toujours soul, il exigeait inlassablement qu’elle fasse son devoir conjugal, et la battait ensuite. Ça ajoute un peu plus de drame à l’histoire personnelle de la Corriveau. Un certain jour, tannée de sa situation, Marie-Josephte profita qu’il était en train de dormir pour le tuer à coup de hache sur la tête, et elle le traîna dans l’enclos du cheval pour camouffler son crime. On constata le décès le 26 janvier 1763.
On l’accusa quand même de meurtre. Mais elle réussit à convaincre son propre père de se rendre coupable à sa place. Le 10 avril 1763 , il fut condamné à mort. Le 15 avril, Marie-Josephte avoua avoir tué ses deux maris, ce qui épargna la corde à son père. Trois jours plus tard, elle fut pendue et son cadavre fut exhibé dans une cage de fer, accroché à un carrefour.

La cage resta longtemps accrochée, assez pour que les habitants et les aubergistes des alentours se plaignent que l’exposition de ce cadavre effrayaient la clientèle. Ainsi donc, une nuit, quelques courageux décrochèrent la cage et l’enterrèrent dans la partie du cimetière réservée aux condamnés à mort et aux inconnus mort en mer. C’est environs 150 ans plus tard, quand on agrandissait le terrain de l’église, que la cage fut retrouvée. Il restait à peine quelques ossements. Elle fut vendu à un cirque Américain qui l’exposa avec comme affiche: FROM QUEBEC.

En musique :

 

Par exemple dans notre cas, nous avons découvert qu’un groupe en a fait une chanson!  Vous pouvez même l’écouter sur le net :

La corrida de la Corriveau du groupe Mes Aïeux ( il faut entrer le titre et vous verrez apparaitre la chanson que vous pouvez écouter en ligne )

 

Un petit film d’animation : ici

En art :

Charles Walter Simpson (1878-1942)

Le squelette de La Corriveau, dans sa cage de fer, terrorisant un voyageur

bronze du sculpteur Alfred laliberté

Littérature :

Le magnifique roman historique de Monique Pariseau

Histoire :

Pourquoi ne pas en profiter pour situer cette légende sur notre ligne du temps!  Parler de la Nouvelle-France…  etc…

 

Parfois un simple thème peut nous conduire dans plusieurs directions et rendre l’apprentissage plus intéressant pour un jeune adolescent.  Il ne faut pas hésiter à chercher un peu!

On peut pousser la réflexion encore plus loin en abordant le meurtre, la souffrance, la cruauté, la barbarie, etc…

On peut proposer par la suite de raconter la légende comme un conteur le ferait!  Et même pourquoi ne pas écrire une légende sur un vécu de l’enfant?

Si on prend le temps de lire ce que nos jeunes étudient, s’y impliquer, les discussions peuvent prendre une belle direction!

 

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