L'homme qui courait après sa chance ( livre/texte)


Quelle belle découverte…  Voici un texte qui saura plaire à un grand de 6e par exemple.  Il y est question de chance ou de malchance.

L’homme qui courait après sa chance


Il était une fois, un homme malheureux.
Vous savez, ce genre d’homme a qui la chance ne sourit jamais.
Il aurait bien aimé avoir une femme, avenante et fidèle.
Beaucoup étaient passées devant sa porte, mais aucune ne s’était arrêtée.
Par contre, les corbeaux étaient tous pour son champ, et les renards pour son poulailler.
S’il jouait, il perdait, s’il allait au bal, il pleuvait, et si une tuile se décrochait du toit, sûr de sûr, c’était juste au moment où il était dessous!…
Bref, il n’avait pas de chance.
Un jour, fatigué de souffrir des injustices du sort, il s’en fut demander conseil à un ermite qui vivait dans les bois, non loin de son village.
Je vous épargnerai des mésanventures qu’il rencontra en chemin, mais lorsqu’il arriva devant la cabane de l’ermite, il était tout crotté, puant, blessé, bref…chemin peu chanceux, une fois encore.

– Bonjour l’ermite, dit-il alors, je veux te demander où pourrais-je trouver ma chance, toi qui sait tout sur tout!
– Il n’y a d’espoir qu’en dieu. Si tu n’as pas de chance, lui seul peut savoir où la trouver. Va le voir de ma part, je suis sûr qu’il t’accordera ce que tu désires!
– j’y vais! Salut à toi, l’ermite!

L’ homme reprit son chemin, en quête de sa chance auprès de dieu, qui vivait en ce temps-là dans une grotte blanche, en haut d’une montagne, au-dessus des nuages.

En chemin, comme il traversait une forêt, un Tigre lui apparut.
Il fut tant effrayé qu’il tomba à genoux en claquant des dents et tremblant des mains.
– Epargne-moi, bête terrible, lui dit-il. Je suis un malchanceux, en vérité, je ne suis pas comestible! Si tu me dévorais, probablement qu’un os de ma carcasse te trouerait le gosier!!
– Bah! ne crains rien, lui dit alors le Tigre. Je n’ai pas d’appétit! Où vas-tu donc, toi?
– Je vais voir dieu, là-haut, sur la montagne!
– Porte-lui mon bonjour, dit le tigre en baillant, et demande-lui pourquoi j’ai perdu l’appétit, avant que je n’en meure!

Le voyageur promit, puis reprit son chemin.

Au soir, parvenu dans une plaine verte, il s’installa sous un Chêne maigre.
Comme il commençait à s’assoupir, il entendit bruisser le feuillage au-dessus de sa ête:
– qui est là? cria-t-il
Une voix répondit:
– c’est moi, l’Arbre. j’ai peine à respirer. Regarde mes frères sur cette plaine, ils sont hauts et puissants, magnifiques! Moi seul suis tout chétif, et je ne sais pourquoi!..
– je vais visiter dieu, lui répondit l’Homme. je lui demanderai un remède pour toi!
– Merci voyageur, répondit l’Arbre malade.

Au matin, l’Homme se remit en chemin.
Vers midi, il arriva en vue de la montagne. Au soir, à l’écart du sentier qui grimpait vers la cime, il aperçut une vieille maison presque en ruine, parmi les rochers.
Il s’approcha au seuil, et regarda dedans par la porte entrouverte.
Près de la cheminée, une femme était assise, la tête basse. Elle pleurait.
– Pourquoi êtes-vous si chagrine? demande l’Homme.
– Dieu seul le sait! soupira la Femme;
– si dieu le sait, lui dit l’homme, n’ayez crainte, je l’interrogerai! je dois aller le voir! Dormez bien, belle dame!
Elle haussa les épaules, …depuis un an son chagrin la tenait éveillée tout au long de ses nuits.

Le voyageur pavint alors à la grotte de dieu, le lendemain matin.
Elle était ronde, et déserte. Au milieu du plafond, était un trou par lequel descendait la Lumière du ciel.
l’Homme s’en vint dessous.
– Mon fils, que me veux-tu? dit alors la voix de dieu.
– Seigneur, je veux ma Chance!!!
– pose-moi 3 questions, mon fils, et tu l’auras! Elle t’attend déjà au Pays d’où tu viens!
– Merci seigneur! alors, voici mes questions:
au pied du mont, vit une femme seule, et ne cesse de pleurer! Pourquoi?
– Elle est belle et jeune, il lui faut un époux!
– Seigneur, sur mon chemin, j’ai rencontré un Chêne chétif, du quoi souffre-t-il donc?
– un coffre d’or empêche ses racines d’aller chercher profond le terreau qu’il lui faut pour vivre.
– Seigneur, dans la forêt, il y a un tigre bizarre qui dit avoir perdu l’appétit, comment le soigner?
– Qu’il dévore le plus sot du monde, et la santé lui reviendra!
– Seigneur, bien le bonjour, et merci à toi!

L’homme redescendit, content, vers la vallée. Il n’avait plus de temps à perdre, puisque dieu le lui avait dit:
la chance était au pays d’où il venait!

Sur le retour, il vit alors la femme:
– belle femme, dit-il, il te faut un mari!!
– Entre donc voyageur! Ta figure me plait, soyons heureux ensemble!
– Hé! je n’ai pas le temps, j’ai rendez-vou avec ma chance! elle m’attend, elle m’attend! je dois y aller!
Il salua la femme, en s’en alla riant et gambadant.

Il arriva bientôt devant l’Arbre malade:
– Un coffre rempli d’or fait souffrir tes racines! dit alors l’homme.
– Homme, répondit l’Arbre, déterre-le donc! Tu seras riche, et moi, je serai libéré!!
– hé! c’est que je n’ai pas le temps! J’ai rendez-vous avec ma chance, elle m’attend, elle m’attend!!

Puis il reparti en courant, juqu’au chemin où il retrouva le tigre:
– Bonne bête, lui dit-il, voici ce qu’il te faut pour retrouver ta santé, tu dois dois manger le plus sot qui soit au monde!
Le tigre demanda:
– comment le reconnaitre?
– je l’ignore, dis l’homme. Je ne peux faire mieux que de te répéter les paroles de dieu, comme je l’ai fait pour la femme et l’Arbre!
– la femme?
– oui, la femme! Ell pleurait sans cesse, elle était jeune et belle, il lui fallait un homme! elle voulait de moi, mais je n’avais pas le temps!
– Et l’arbre? dit le Tigre.
– Un trésor l’empêchait de vivre. il voulait que je l’en délivre, mais comme je te l’ai déjà dit, je n’avais pas le temps, et je ne l’ai toujours pas! Allez, salut, je suis pressé!!!
– Où vas-tu donc ainsi pressé? lui dmande alors le Tigre.
– je retourne chez moi! j’ai rendez-vous avec ma chance! Elle m’attend, elle m’attend!
– Un instant! dit le tigre. Dis-moi bonhomme, qu’est-ce qu’un voyageur qui court après sa chance et laisse au bord du chemin une femme avenante et un trésor enfoui???
– Facile, bonne bête! répondit l’autre étourdiment. C’est un sot!!!
et à bien y réflêchir, je ne vois pas comment on pourrait être plus sot que ce sot-là!

… Ce fut son dernier mot.

 

texte provenant de :

 

Quel beau texte pour faire réfléchir un jeune de 11-12 ans!!!

Lui faire prendre conscience qu’il a, lui aussi,  cette grande force qui pourra lui permettre d’avoir confiance en lui.

À lire et relire!!!

Si vous voulez télécharger le texte ici

 

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