Publié dans Un livre à découvrir au primaire

La vie des bêtes pourchassées (livre)


Nous débutons un nouveau livre cette semaine.

J’ai choisi un livre de récits animaliers, très très vieux : La vie des bêtes pourchassées ( 1928) de Ernest Thompson Seton

«Ernest Thompson Seton (14août186023octobre1946) était un canado-écossais (puis naturalisé citoyen américain) qui devint un auteur connu, artiste animalier, fondateur des Woodcraft Indians, et pionnier des Boy Scouts of America (BSA). Seton a fortement influencé Lord Baden-Powell, le fondateur du scoutisme. Ses livres remarquables liés au scoutisme comprennent le Birch Bark Roll et le manuel du Boy Scout. Il est responsable de la forte influence de la culture amérindienne dans le BSA. Monarch, the big bear of Tallac (Monarch, le gros ours de Tallac) 1904, a été adapté en dessin animé sous le titre de Bouba en 1977

 

Quel magnifique petit livre….  nous adorons !

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Publié dans Poésies à découvrir et à mémoriser

Notre texte à mémoriser de la semaine


Cette semaine nous délaissons l’apprentissage d’un poème et nous apprenons une fable.  Il s’agit d’une fable très connu de Jean de la Fontaine : le Chêne et le Roseau.  Je l’ai choisie pour sa morale : la loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure!

Voici le texte à imprimer : le-chene-et-le-roseau_fables.doc

Le Chêne et le Roseau

Le Chêne un jour dit au Roseau :
« Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n’auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l’orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
– Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. « Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts.