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Finalement…

Depuis plusieurs semaines je réfléchis…   je me questionne plus particulièrement sur mon programme de français pour l’an prochain.  Je devrais plutôt dire que je me torture l’esprit avec ça depuis plusieurs mois déjà.

Ce n’est pas toujours simple de choisir une route…  en tout cas, pour moi.  Oui, il y a de jolis programmes qui me séduisent vraiment…  mais en même temps, j’ai le goût d’offrir quelque chose de différent à mes deux derniers.

J’en ai tourné des pages depuis janvier…  des centaines…   des milliers! probablement…  puisque j’ai épluché une bonne vingtaine de manuels et de guides enseignants.  Ha!

Finalement?  J’ai décidé de choisir, non pas un programme « adéquat » mais bien plus un programme qui «plaira davantage» aux goûts d’exploration et de découvertes de mes deux derniers.  J’ai décidé de choisir en fonction de leurs intérêts.

Étrange n’est-ce pas?

J’ai réalisé que peu importe le programme que j’utiliserai, je pourrai largement le bonifier pour le rendre suffisamment solide au bout du compte.  Alors, j’ai donc une contrainte de moins!

Mon choix n’a pas été fait en fonction de l’étude de la langue et des textes seulement.  Pour une fois, je l’ai choisi en fonction de ce qu’il propose comme « activités » à faire.

J’ai bouquiné…   tourné des pages et des pages…  observé les textes, les projets d’écriture, les idées d’activités en parallèle, le travail sur le texte, etc…  et tout naturellement, c’est vers les « multidisciplinaires » que mon choix s’est fait.  Pourquoi? Parce qu’ils offrent la possibilité de travailler l’étude de la langue dans un texte de science, de science humaine, d’histoire ou un simple récit.

Au Québec, nous avons deux possibilités :

« Modulo » qui offre ANKOR au deuxième cycle et  CYCLADES au troisième cycle 

« Graficor » qui offre MES CHANTIERS au deuxième cycle.

hum…   j’ai épluché les deux…  j’ai,d’ailleurs, déjà utilisé en partie les deux collections ( avec mes deux plus vieux)

Mon choix?  Aucun !   Après analyse…  J’ai choisi un ancien programme multidisciplicaire « MÉMO 4 » et « MÉMO MAG 6 ? » (1990) de Graficor.

Sérieusement?   C’est assez incroyable comment les enfants travaillaient à l’époque! ha!  J’ai déjà débuté ma planification et je me questionne réellement sur le temps de travail que peut prendre un programme comme celui-là.  De plus, il y a beaucoup de place à explorer « ailleurs » pour le rendre moins désuet.

Un multidisciplinaire a l’avantage de contenir plusieurs matières :

  • Situation de lecture, d’écriture, communication orale
  • Étude de la langue
  • Sciences humaines
  • Sciences de la nature
  • Formation personnelle et sociale : relations interpersonnelles, vie en société, consommation, santé
  • Arts plastiques
  • Littératie

Pour le moment…  c’est le meilleur choix pour mes deux derniers.  Chaque semaine offre un programme différent de la semaine précédente : tantôt en français, tantôt en sciences,,,   l’enfant n’a pas l’impression d’être emprisonné dans un cadre répétitif.

Je vais l’explorer en profondeur dans les prochaines semaines…   et je verrai si ce choix est définitif!

Bon je vous laisse, la classe reprend dans quelques minutes.  Bonne journée!

 

Thème de la forêt

Si vous travaillez sous le thème de la forêt…

 

Cycle 3.Téléchargez le livret La forêt.

Cycle 2.Téléchargez le livret La forêt.

Cycle 3.Téléchargez le livret L’arbre et la biodiversité.

*** mot de passe : animateur

Source : Animateur-Nature

 

Choisir mais… pour qui?

La sixième année marque un tournant dans les apprentissages pour moi et je suis torturée dans mon choix de manuel de français pour l’an prochain…  D’ailleurs, c’est souvent ainsi.  Je suis souvent confrontée à l’éternel question : « Qu’est-ce qui est le mieux pour lui? »

Vous savez, le problème c’est que nous choisissons souvent notre matériel en fonction de NOS goûts avant tout… pas toujours en fonction des goûts de nos enfants.

Lorsque mon plus vieux est entré en 6e, je me souviens du bonheur que j’avais éprouvé avec le manuel « Fleur d’encre » de Hachette.  Mon fils-1 l’adorait…  oui, car nous partagions la même passion pour la lecture et la découverte des classiques littéraires.  Mon plus vieux adorait, et adore encore, la lecture et plus particulièrement les classiques.  Notre passion commune fut récompensé par un manuel comme celui-là.

Lorsque mon deuxième est entré en 6e, je me souviens que lui aimait beaucoup moins ce même manuel.  L’ayant tellement aimé, je me suis entêtée à le conserver en dépit de tout.  Pourtant, cet enfant n’a jamais « vibré » pour la littérature…  jamais.  Pourtant c’est un bon lecteur aussi, mais ses choix sont complètement à l’opposé de mon plus vieux.  Il dévore les livres de sciences, de travaux manuels, de découvreurs, etc…  Alors…  un manuel scolaire sur la littérature française ne lui convenait tellement pas…  tellement pas.

Mon troisième entre en 6e l’an prochain…  Lui non plus n’est pas un passionné de littérature…  au contraire, puisque je dois lui imposer des lectures pour qu’il lise suffisamment.  Malgré des étagères bien remplies, une bibliothèque accessible, plusieurs revues à la maison…  rien ne l’attire suffisamment pour qu’il lise sans que je lui demande de le faire.  Pourtant, les romans que je lui propose lui plaisent toujours.

Maintenant, il me faut choisir un manuel de travail pour l’an prochain, un manuel qui LUI plaira à lui et non pas à moi.  Ce n’est pas simple, croyez-moi.

Si j’observe ses goûts, ses intérêts, sa tendance naturelle… il ne se sentira surement pas à l’aise de lire « Gilgamesh » en 6e!  Un manuel européen en entier est donc à exclure pour lui.

Lui proposer un manuel purement québécois?  Il se sentirait probablement à l’aise car le travail demandé reste toujours plus simple qu’un manuel européen.  On se questionne moins longtemps sur le texte au Québec…  ou plutôt…  complètement différemment!  

Mais… voilà…  pour moi, c’est nettement insuffisant.

Que puis-je lui offrir?

Je suis en train d’explorer de vieux manuels québécois présentement, des manuels avant réforme, qui ressemblaient beaucoup plus aux manuels européens d’ailleurs.  Je pense donc faire un mélange de tous les manuels que je possède.  C’est un travail immense…  mais j’ai le temps puisque je n’aurai que deux enfants en classe à l’automne.  Je vais probablement prendre ce que je juge le plus pertinent dans tous les manuels que je possède.

Ce serait tellement plus simple de prendre un manuel qui me plait, n’est-ce pas?  Mais je sais, après l’expérience de mon deuxième, que ce n’est pas une si bonne solution à long terme.  Je dois choisir, non pas pour moi, mais aussi pour lui!

Moi, lire? tu blagues!

« Pour un garçon, un bon livre est un livre qu’il a envie de lire. De nombreux petits garçons ont découvert le plaisir de lire avec le fameux Livre Guinness des records. Et pourquoi pas? Ce qui compte, c’est de continuer de les alimenter après leurs premiers coups de cœur afin qu’ils s’épanouissent encore davantage. »   (Dominique Demers, 2002)

Si vous avez des garçons qui n’aiment pas lire…   je vous propose la lecture de ce petit document

Moi_lire_tu_blagues!

Projet pancanadien de français langue première

Un guide qui vaut vraiment la peine d’être épluché…  on y trouve de belles idées!

Si cela vous intéresse : CLIQUER ICI

Retrouver l’essentiel

Nous travaillons très lentement présentement…  Sortir d’une aussi grosse grippe nous oblige à se recentrer sur l’essentiel.  Une fois de plus, je constate que prendre son temps change complètement la dynamique de la classe-maison.

Je le répète souvent…  Je ME le répète souvent…  mais j’en prends la pleine conscience uniquement lorsque je me donne le droit d’apprécier ces moments de lenteur en classe-maison. Je me rends compte dans ces moments-là, à quel point on installe peu à peu un climat «d’obligation» qui est tellement inutile au fond.

Lorsqu’on prend notre temps, tout change en classe-maison!!!

C’est incroyable la transformation des enfants quand ils ne sentent pas cette obligation de «satisfaire» maman à tout prix.  Oui…  je le vois dans le regard des enfants cette pression malsaine qu’ils s’imposent trop souvent pour rien.  Même si je n’exige rien d’exorbitant, je sens qu’ils travaillent pour me plaire bien souvent.

Est-ce que je développe le plaisir d’apprendre ou la crainte de ne jamais en faire assez…   voilà ma réflexion du moment!  Comment faire la différence au quotidien?

Hum…  je sens que je vais réfléchir encore et encore ce soir!

 

 

L’an prochain…

Je commence mon exploration pour l’an prochain…  tranquillement…  Puisque je n’aurais que deux enfants en classe, – c’est incroyable quand j’y pense, je prends mon temps.

Pour le moment j’ai choisi mon programme de mathématique.

Je n’ai jamais trouvé un programme québécois qui ressemble à ce que je recherche, mais maintenant, j’y tiens.  On travaille différemment au Québec en mathématique…  on ne fait pas les choses de la même manière.  On doit donc apprendre à « vivre avec » pour bien réussir éventuellement.

Dernièrement, j’ai eu une discussion qui m’a fait beaucoup réfléchir.

J’ai rencontré un enseignant de mathématique à l’université qui me disait que les étudiants québécois sont généralement assez bons en mathématique au Québec.  Ayant dans ses cours des étudiants de plusieurs endroits dans le monde, il est surpris de constater que nos étudiants ne sont pas en retard, au contraire, souvent plus solides que d’autres étudiants venant de l’extérieur.  C’est donc une erreur de penser que nos programmes sont plus faibles et inadéquats.  Nous pensons la même chose, au Québec on s’éparpille, au primaire et au secondaire dans les compétences, au lieu de se centrer sur les connaissances à acquérir.

On y revient toujours… la  « drill »…   la répétition des exercices pour maîtriser une fois pour toute les notions de base.  Combien de fois j’ai été surprise de voir un problème survenir au secondaire qui n’était qu’une mauvaise connaissance d’une notion du primaire!

Il me disait, que pour lui c’est une erreur de laisser manipuler aussi longtemps les jeunes élèves avec du matériel mathématique…  Nous devrions, au contraire, amener les élèves à manipuler de vrais objets, dans la vraie vie.  D’ailleurs, beaucoup de concepts mathématique se comprennent réellement quand on les utilise au quotidien…  ne serait-ce que l’heure pour les plus jeunes!  Bon, je crois qu’il est toujours utile de manipuler pour les plus jeunes, mais je comprends l’idée de rendre la chose plus concrète que des petits cubes!

Je pourrais en parler longtemps, mais bon c’est un grand détour pour dire que j’ai choisis des programmes du Québec pour la prochaine année, uniquement des programmes québécois.  

Non, ils ne seront pas comme Singapour, mais je vais cibler une tonne de ressources que je possède pour rendre mon programme aussi enrichissant!

Mon fils-3 en 6e année

Je vais utiliser simultanément deux programmes!

Décimales de ERPI

decimale  decimale   

Pour moi, ce n’est pas suffisant…  naturellement…  je vais compléter avec :

Caméléon de CEC

   

Je possède plusieurs ressources pour compléter le tout!!!!

Mon fils de 3e année

Sans surprise… la version 4e année des mêmes programmes.

TamTam de ERPI

tamtam  tamtam

Caméléon de CEC

  

Même chose…  je possède plusieurs ressources pour compléter!!!!

Je ne serai probablement jamais réellement satisfaite de mon programme québécois, mais j’apprivoise tranquillement ceux-ci.  Lorsque je suis tombée dernièrement sur un de mes manuels enfants…   ouf…  j’ai de la difficulté à imaginer que j’ai fait des maths jusqu’à l’université! ha!  Nous n’avons pas régressé, pas avancé non plus… j’étais surprise de constater que le programme n’a pratiquement pas changé depuis 35 ans!

Au sujet de mes planifications…

J’ai placé plusieurs planifications depuis quelques semaines, est-ce utile pour quelqu’un?  Je ne veux pas travailler inutilement !

 
Bonne soirée!

Une route chaotique parfois…

On croit souvent que lorsqu’on fait la classe-maison, l’élève est automatiquement un élève avec de la facilité puisqu’on travaille d’un à un.  Quelle grande erreur de croire ça!  Si je regarde ma propre maisonnée, il y a une grande différence entre mes enfants.

Lorsque j’observe mon deuxième qui éprouve une réelle difficulté avec les mathématiques…  je me questionne grandement.

Comment est-ce possible?

Je lui ai pourtant enseigné la même chose que les autres…  d’une façon probablement similaire au fond.  Pourtant… il a toujours accusé un sérieux retard dans la compréhension de la matière.

Je n’ai pas à chercher pourquoi…  qui est le coupable?  Moi? dans ma façon erronée de lui expliquer les notions?  Lui? par son côté lunatique qui a oublié certaines notions du primaire?  Je n’ai pas à chercher le coupable puisqu’il n’y en a pas.  Il éprouve simplement plus de difficultés à comprendre les mathématiques.  Il réussit dans toutes les autres matières et même au-delà dans certaines.

Le problème?

Il s’identifie à cette difficulté…  toujours…  tout le temps.  Même si je lui répète que la valeur d’une personne n’est pas la réussite d’une seule de ses composantes…  rien n’y fait.  Pour lui, il restera, dans sa tête naturellement, un élève faible éprouvant des difficultés.

Le second problème?

Pour entrer en classe régulière l’an prochain, il DOIT réussir l’examen du printemps.  Il doit le réussir avec une BONNE note pour pouvoir entrer dans une concentration et éviter le pire : se retrouver en classe générale avec les plus faibles du niveau et les élèves problématiques.

Je suis réaliste…  il n’y arrivera pas.  Je le sais très bien.  Je ne dénigre pas le talent de mon fils…  je le sais c’est tout.  Je fais tout présentement pour solidifier la matière : de nombreux retour en arrière, installer les notions de plusieurs façons, faire les exercices incompris avec lui, etc… mais… c’est un travail pénible et ardu.

Travailler « un à un » en classe avec un enfant ne garantit pas un travail parfaitement compris et réussi.  On semble souvent surpris lorsque je mentionne une difficulté d’un de mes enfants dans un travail scolaire.  Mon effort auprès d’eux ne garantit en rien leur réussite.  Je leur apporte mon soutien, mon expérience, mes idées, mon appui, mes encouragements… mais… la compréhension viendra de l’enfant.

Pour le moment, j’y mets beaucoup de temps… plus on grimpe dans la scolarité, plus la matière s’intensifie.  À partir du secondaire 3, c’est carrément autre chose.  Je dois souvent faire tous les problèmes avec lui…  ouf…  une chance que c’est une matière aisée pour moi!

Je me questionne et je jongle avec mon problème…  la solution naîtra d’elle-même à un moment ou à un autre j’imagine.

Bonne journée à vous!

L’école-maison… la vraie vie!

Si je regarde les 12 dernières années, l’école à la maison fut souvent chaotique complètement le contraire de ce que « j’avais prévu ».  Parfois un accouchement, parfois une maladie, une visite imprévue, une catastrophe dans la maison, un enfant blessé ou malade, un curriculum qu’on déteste, un livre qui ne convient pas, un enfant qui ne comprend pas, etc.  notre vie quotidienne fut ponctuée d’une foule de choses imprévues.  Si j’observe encore plus, je constate que JAMAIS une seule année scolaire fut parfaite!

C’est frustrant pour une personne comme moi…  oui…  qui aime les choses bien faites, qui aime les listes, qui aime la planification et l’ordre.  C’est d’autant plus frustrant que je porte une grande attention à ma planification et ma routine.

Hier soir, j’attendais mon fils à son cours de conduite et je réfléchissais à tout ça…

Je pensais à mon enfance…  mes années scolaires en classe régulière dans une toute petite école de campagne.  Je vivais dans un très petit village de 275-300 personnes.  Nous étions 35 dans l’école au complet. ha!  pas dans une classe comme maintenant…  dans l’école au complet!

La vie me semblait toujours identique…  autobus le matin… classe…  retour à la maison…   La classe était un refuge où rien n’arrivait… tout était toujours pareil.  Une vieille école qui craque et grince l’hiver…  l’odeur de la cire sur les boiseries…  les corridors sombres et silencieux…  l’odeur de l’encre…  l’odeur des livres…  le froufrou des robes des religieuses…  et tout ce silence…

Je suis donc restée avec cette impression de calme et de régularité de l’école…

Enfant, j’étais dans une bulle à travers la vraie vie.

Je songeais à notre classe-maison…  ponctué de rire, de pleurs, de joie, de peine, un coup de téléphone, un invité surprise, un départ précipité, une maladie, etc…  pas surprenant que je suis souvent exaspérée de notre aventure chaotique.

Je pensais à la frustration de mes premières années de classe-maison où je n’arrivais jamais à avoir une journée comme je les voulais…  Je recherchais en classe-maison la même « ambiance » que j’avais connu enfant.

J’ai pensé à tout ça une partie de la nuit…

J’ai réalisé que mes enfants ont vraiment de la chance.  Oui…  Ils auront eu la chance de vivre dès l’enfance « la vraie vie » au lieu d’être, comme moi, dans une bulle.  Ils seront donc déjà préparés à ce que sera leur propre vie adulte : une vie qui ne se déroule JAMAIS dans une bulle, une vie remplie d’imprévue.  La vraie vie n’est jamais une vie paisible et stable où rien n’arrive…  au contraire elle est peuplée d’imprévue, des événements heureux ou malheureux qui arrivent sans être sur une liste ou dans une planification!

Mes enfants, lorsqu’ils seront adultes, ne seront pas surpris de découvrir des événements qui perturbent leur route…  ils auront déjà compris que c’est ça, la vraie vie!

Et dire que les gens croient que nous mettons nos enfants dans un cocon pour leur éviter « la vraie vie »!!!

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